Cet espace est consacré à nos périples en vélo, ceux qui sont passés et surtout nos aventures en Amerique duSud! Ce blog rassemble nos précédents voyages à vélos de 2010 à 2012, un récit des préparatifs de notre projet, et aujourdh hui se transforme en carnet de voyage pour suivre notre trajet!
San Pedro est une oasis très touristique et chère par rapport au reste du Chili. Mais nos quelques jours ici nous ont permis de découvrir la richesse et la diversité de la région.
Après notre arrivée par la Vallée de la Lune et notre bivouac, nous avons trouvé notre camp de base pour visiter le coin. Le camping est plutôt calme, pas trop de monde. Seuls les chiens autour nous réveillent parfois la nuit (comme dhabitude...). Et nouveauté cette fois : un chat pisse sur notre tente quand nous ne sommes pas là! Sympa lodeur...
Nous croisons 2 Français au camping, Marc et Audrey, en "petit" voyage d'un mois et demi. Mais ils sont déjà partis 1 an en Australie et en Nouvelle-Zélande en voiture (tricheurs...). On passe 2 soirées à se raconter nos voyages. On a l'impression de voyager une deuxième fois!
Nous commençons par une journée presque tranquille : entre la lessive, les courses, la visite du musée et une bonne douche (froide), nos vélos sont aussi de repos.
Le lendemain, nous nous baladons à vélo dans le Salar dAtacama. Sur le chemin, pour la première fois pendant une "pause", nous réalisons notre 15 000ème km!
Le Salar est diversifié : nous traversons des bosquets puis une végétation sèche avant de nous retrouver sur une surface salée, comme labourée. Nous atteignons un petit lac, presque que pour nous. Nous nous baignons finalement, leau est froide, mais la teneur en sel nous fait flotter un peu plus que dans la mer!
Le jour suivant, nous allons visiter Pukara de Quitor, une ancienne place fortifiée qui a vu laffrontement des Atacameños contre les Espagnols au XVIème siècle. La lutte a été rapidement à lavantage des Européens, qui ont pris possession des richesses de la région et ont acculturé le peuple d'Atacama. Aujourd'hui, les vestiges nous laissent de nouveau une impression de gâchis. Les pays que nous avons traversés pour le moment ont tous été sacagés et remodelés par les conquérants, ne laissant aucune place aux peuples qui étaient présents sur ces terres depuis des millénaires. La raison du plus fort...
Nous continuons par une excursion insolite : nous empruntons la Gargantua del diablo à vélo, gorge profonde et étroite qui serpente entre les montagnes. Les couleurs sont magnifiques, le paysage désolé et le chemin labyrinthique.
Enfin, après une journée de repos, nous allons visiter les Geysers del Tatio, à 80km de San Pedro et plus de 4000m daltitude. Non, nous ny sommes pas allés en vélo... En vrais touristes, nous réservons un tour organisé, avec notre guide Manuel-Moby. Nous nous retrouvons avec une centaine d'autres personnes au pied du Volcan Tatio qui donne naissance à ces merveilles naturelles.
Tetef en profite même pour se baigner dans une eau brûlante-gelée (ça dépend des courants). Bibou naura pas le courage pour ça...
Enfin, lors de la redescente, nous apercevons les paysages que nous navions pas pu voir à 4h du matin.
Et nous croisons un cyclotouriste, Matias, le 1er depuis plus de 3 mois! Il est parti un peu plus tôt que nous de Santiago et se dirige maintenant vers les Geysers!
Ces quelques jours à San Pedro nous auront permis de découvrir l'histoire de la région, mais surtout d'en prendre plein les yeux avec des paysages magnifiques et diversifiés. Il paraît qu'en cette saison il y a peu de touristes, mais pour nous, c'est une autre facette du Chili. Après avoir traversé beaucoup de régions désertiques et presque sans touristes, l'arrivée à San Pedro est un changement brutal. Tout se concentre ici, alors que d'autres régions en valent aussi le coup...
Pendant notre séjour à San Pedro, nous avons également finalisé la route qui va nous permettre de sortir du Chili. Enfin. Mais, cette fois, finie la rigolade. Pour rejoindre Salta en Argentine, nous devons traverser la Cordillière des Andes. Nous sommes déjà à 2400m d'altitude, mais nous allons devoir grimper à plus de 4000m. Nous allons même "survoler" le Mont-Blanc. A vélo.