Cet espace est consacré à nos périples en vélo, ceux qui sont passés et surtout nos aventures en Amerique duSud! Ce blog rassemble nos précédents voyages à vélos de 2010 à 2012, un récit des préparatifs de notre projet, et aujourdh hui se transforme en carnet de voyage pour suivre notre trajet!
Depuis le début de notre voyage, nous avons parcouru plus de 1000 km de piste. Ici, ça sapelle du "ripio", cest le mot qui prédit souvent plus de difficultés, de dénivelés, de poussière... C'était une véritable aventure au Brésil lorsque nous nous sommes retrouvés sur 100 km sans asphalte. Mais maintenant, c'est devenu un peu plus notre quotidien, avec des paysages magnifiques qui permettent de faire passer la pilule...
En revanche, comme vous l'avez peut-être remarqué dans nos articles, il y a piste et piste. Toutes ne se valent pas. Alors, voilà quelques petites explications sur ce qu'on vit réellement!
La Rolls Royce du ripio
Une piste liste, sans caillou pour nous ralentir. Ils tassent de la terre sur les cailloux et par beau temps on se croirait presque sur de l'asphalte. C'est ce type de piste qu'on a emprunté lors de notre 9000 ème kilomètre en Argentine. C'était d'ailleurs difficile de graver les chiffres au sol...
Le seul inconvénient a lieu lors de sa construction : ils déversent de la terre et arrosent abondamment avec de leau. Terre + eau = boue. On a eu ça juste après Villa OHiggins, alors qu'on faisait la course pour attraper le bateau. Enlisés, embourbés...
La piste tassée
Cette piste de caillou reste assez roulante, avec des petits chocs à chaque gros caillou.
Elle nest pas idéale, mais cest mieux que...
La rivière de galets
Ici, ils ont dû oublié de terminer la route. On se croirait dans le lit dune rivière, on dérape sur les caillous, on essaye de se rattraper et en général, on termine tranquillement dans le fossé... (enfin, la, il vaut mieux eviter!)
La "guerre mondiale"
Ca devait être une belle piste avant, mais les intempéries, le ruissellement de leau et la circulation lont transformé en piste à trous. On prend bien la mesure de l'état de la route lorsqu'il pleut
La tole ondulée ou vaguelettes
Cette piste de terre a été remodelée par la circulation, transformant la surface en sorte de tôle ondulée. Ensuite, les variantes : la grosse vaguelette, qui donne le mal de mer; la petite vaguelette rapprochée qui tasse les vertèbres, moleste le périné ou décole la rétine (au choix, selon votre état de santé); la tôle ondulée qui fait vibrer le vélo au point de décrocher toutes les sacoches et de projeter le pilote en dehors de la piste...
La "Sahara" ou "Dune du Pilat"
Nous avons rencontré ce type de piste sur nos fameux 100 km au Brésil. Cest un jeu déquilibre et il faut savoir tomber dans le sable! On n'ose pas imaginer ce que ça doit être par mauvais temps...
La piste en travaux
Dans ces cas-là, on ne sait pas trop ce quils vont construire, mais en général, il faut un bon garde-boue et savoir dire bonjour à la multitude de travailleurs sur le "chantier".
La piste en maintenance
On pourrait croire que ce monsieur laboure son champ, mais en fait il refait la route : on se retrouve sur une terre meuble, on senfonce et on espère juste quon est assez visible quand la compacteuse passe derrière...
Lasphalte qui se transforme en piste
Forcément, sans entretien, lasphalte s'en va et on se retrouve sur une variante de la Rolls Royce, ou de la "Guerre mondiale"...
Et bien sûr, il y a les combinaisons de plusieurs de ces types de piste, qui amènent un peu plus de variétés et de piment dans notre vie de cyclotouriste... Ajoutez à cela des dénivelés proches de l'asphixie, une circulation incessante de camions ou des pluies diluviennes, et vous pouvez imaginer ce que peuvent être nos moments les plus difficiles...
Ce ne sont évidemment que quelques types de piste. On devrait en croiser d'autre dans les mois qui viennent. Ce n'est pas forcément rassurant, mais il faut bien se faire une raison.
Comme vous voyez, on aime bien écrire de longs articles pour pas grand chose, alors qu'on aurait pu résumer ça dans cette vidéo :