Cet espace est consacré à nos périples en vélo, ceux qui sont passés et surtout nos aventures en Amerique duSud! Ce blog rassemble nos précédents voyages à vélos de 2010 à 2012, un récit des préparatifs de notre projet, et aujourdh hui se transforme en carnet de voyage pour suivre notre trajet!
Une fois n'est pas coutume, nous commencerons par remercier, en espagnol, toutes les personnes qui nous ont permis, depuis Caracas, de reprendre notre voyage sereinement.
Despues de nuestros problemas cerca de Caracas, Rafael nos ayudo a descansar y tener tiempo en su casa para pensar a lo que queriamos hacer.
Gracias Rafael!
Ademas, empazaste esa increible cadena de solidaridad.
Luis Silva y Hermes nos permitieron de tener dias inolvidables en Puerto Ordaz, con cocina gourmet!
Ellos activaron tambien sus contactos para quedar en la universidad UNEG de Ciudad Bolivar, gracias tambien a Kledys.
Los estudiantes alli, Julio y Rafael, contactaron a todas las otras sedes de la UNEG en el camino para ayudarnos. Gracias a Yoel en Upata y Gregorio en Guasipati!
Gracias a ustedes, descubrimos la linda Ciudad Bolivar, el salto de la Llovizna, la subida larga hasta los paisajes sin limite de la Gran Sabana y el impresionante Roraima, con un sol inesperado (y un poco de lluvia, por supuesto...).
Esta fin de viaje en Venezuela acaba de la mejor maneja para nosotros, olvidando el peor, y recordando a ustedes como la verdadera riqueza de este pais!
MERCI!!!
Ces quelques mots en espagnol nous permettent de remercier tous les gens qui nous ont aides depuis notre nouveau depart. Avant de quitter Rafael a Caracas, il lance ses contacts. Nous rencontrons Luis et Hermes a Puerto Ordaz. Pendant 2 jours, nous sommes chouchoutes, nous passons beaucoup de temps a table, on a l'impression de vivre un nouveau Noel. Nous reprenons des forces pour continuer en velo!
Ils ont tellement bien organise les choses, qu'ils nous emmenent meme a la radio pour parler de notre experience de voyage a velo!
Grace a eux, nous sommes egalement heberges dans les salles de classe de l'universite UNEG a Ciudad Bolivar, Upata et Guasipati.
Cette chaine de solidarite nous rechauffe le coeur et nous rappelle que 95% des Venezueliens sont incroyablement accueillants et genereux. Nous avions fait le choix de continuer malgre tout dans ce pays et nous avons eu la chance d'avoir raison, grace a eux!
Cette etape a aussi ete riche en visites et decouvertes. Apres 1 nuit de bus depuis Caracas, nous arrivons a Ciudad Bolivar. Elle a ete pendant quelques temps la capitale de la federation Venezuela/Colombie/Equateur, portee par Bolivar. Les maisons colorees ou coloniales sont nombreuses. Tout a ete restaure pour les 250 ans de la ville et pour l'obtention du classement au Patrimoine de l'UNESCO (peut-etre l'annee prochaine en 2015?)
Bolivar est present partout, nous visitons les differents lieux ou il a oeuvre. Ce sera sans doute une des dernieres villes ou nous entendrons parler de lui jusqu'a la fin du voyage.
Nous reprenons enfin les velos. Nous sommes toujours assailis par les images des 2 attaques, il va nous falloir quelques jours pour retrouver notre rythme et notre assurance.
Nous arrivons a Puerto Ordaz, chez Hermes tout d'abord, puis chez Luis. Nous partons aux abords du rio Caroni avec Hermes et sa famille, ou un barrage a inonde la route et laisse une impression de fin du monde.
Nous allons egalement nous balader dans le parc de la Llovizna, ou une chute magnifique nous rafraichit et disperse un arc-en-ciel.
Nous nous souviendrons particulierement de Puerto Ordaz pour sa cuisine diversifiee. Chez Hermes, Adriana nous prepare un poulet aux legumes, puis des pecialites arabes. Nous completons ces plats par des crepes. Un regal!
Puis chez Luis, Maria nous prepare du thon frais avec une salade excellente. Notre premier poisson du Venezuela, une tuerie!
Nous quittons avec regret Puerto Ordaz...
La suite de la route ne presente pas grand interet, mais nous rencontrons les etudiants de l'UNEG qui nous hebergent, les pompiers de Tumeremo et la garde nationale a El Dorado et San Isidro. Un toit pour la nuit bienvenue puisque nous sommes en pleine saison des pluies.
Nous pouvons rester au sec et profiter de ces pauses pour nous reposer vraiment.
Nous faisons egalement sur le chemin notre 27 000 eme kilometre!
Cette region est riche en minerai d'or. On trouve beaucoup de boutiques qui achetent de l'or brut ou vendent des bijoux. Cette activite tire les prix de tout le reste vers le haut, mais egalement la delinquance. Certaines villes ne sont pas tres reputees. Nous les depassons evidemment avec un peu d'apprehension, mais tout se passe bien...
En route vers la Gran Sabana
Nous entamons alors la derniere veritable cote du voyage, pres de 1300m de denivele pour atteindre le plateau de la Gran Sabana. La montee se passe sans probleme, nous sommes suivis puis depasses par une courses cycliste. Mais c'est plus facile pour eux, ils n'ont pas tout notre chargement!
Pendant la cote et sur la plateau, nous retrouvons la pluie. Le ciel bas, les averses a repetition et le refus de la garde nationale de nous heberger nous minent le moral. Heureusement, quelques kilometres plus loin, nous trouvons un batiment en constructiuon sous lequel les proprietaires nous autorisent a dormir au sec.
Le jour suivant, nous alternons averses et eclaircies. Nous decouvrons les premiers cascades. Puis, les nuages se dissipent, nous profitons alors des cascades sous le soleil.
Nous atteignons San Francisco de Yuruani, la porte d'entree vers le mont Roraima. Nous faisons les derniers achats pour une randonnee de 6 jours. Les velos sont charges a bloc quand nous entamons la piste qui doit nous mener au debut de la randonnee. Par chance, le soleil a seche la piste, il n'y a presque plus de boue. Le denivele n'est pas simple du tout, mais nous traversons des paysages grandioses, avec quasiment aucune circulation!
Les dernieres cotes sont quasi impossibles a monter, nous sommes obliges de pousser les velos... Avant meme d'arriver dans le village de Paraitepuy, nous rencontrons Braulio, avec qui nous discutons, et qui sera finalement notre guide (obligatoire) pour la randonnee!
Nous campons une derniere nuit dans le village avant de partir en randonnee, et en prime nous avons un magnifique lever de soleil sur le Roraima!
La-Haut, le Monde Perdu
La premiere journee est magnifique, le mont Roraima est en ligne de mire et le Kukenan, son jumeau, est juste a cote.
Les sacs sont tres lourds, nous avons assez de nourriture pour 6 jours. Heureusement la premiere partie est relativement plate.
Nous traversons 2 rivieres et arrivons a notre premier campement ou nous apercevons meme les etoiles au-dessus des Tepuys!
La deuxieme journee commence avec l'ascencion vers le sommet. A mesure que nous approchons de la falaise, les nuages recouvrent le sommet. Nous avons de beaux points de vue sur les alentours.
Mais tres vite, le ciel se bouche et la pluie fait son apparition, par intermittence. Nous sommes maintenant au pied de la falaise et grimpons jusqu'a 2600m sur une rampe naturelle. La-haut, nous sommes accueillis par le soleil, recompenses pour nos efforts.
Nous passerons les 2 prochaines nuits sous un abri rocheux, proteges de la pluie et le vent constants sur le Roraima.
La troisieme journee, nous decouvrons, sous la pluie, la richesse unique du site. Perche a 2600m d'altitude, battu par les vents et la pluie, isole grace a ses falaises de plusieurs centaines de metres, la faune et la flore se sont adaptees a cet environnement hostiles et ont ete preservees de l'homme. Lorsque les premiers Europeens sont venus au 19eme siecle, ne reussissant pas acceder au sommet, ils ont emis les hypotheses les plus folles sur l'existence d'une faune primitive, evoquant meme la possibilite de presence de dinosaures. Arthur Conan Doyle s'est base sur ces speculations pour ecrire son Monde Perdu. Plus recemment, c'est le film d'animation La-Haut, qui reprend la geographie mythique de ces montagnes!
Le sommet du Roraima est rocheux et peu fertile. Pourtant, une diversite incroyable s'est developpe dans tous les recoins. Lichens, fleurs, plantes carnivores, minuscules grenouilles, vers luisants, pinsons... Un paradis pour les botanistes!
Le temps est souvent couvert. La pluie est habituelle ici, nous croisons des rivieres partout, courant sur les rochers,les trous d'eau sont nombreux et hebergent les tetards. Cet ecosysteme est unique. Nous n'avons jamais rien vu de tel au cours de notre voyage et auparavant.
Lors d'une eclaircie, nous partons au bord de la falaise et decouvrons ce spectacle magnifique du sol qui se derobe et se poursuit en un lit de nuages.
Le quatrieme jour, nous quittons cet endoit a part, toujours sous la pluie et les nuages. A mesure que nous descendons, le temps se decouvre, le soleil refait son apparition et nous fait presque regretter de ne pas etre reser une journee de plus la-haut.
Jusqu'au cinquieme jour, nous descendons a un bon rythme jusqu'au village de Paraitepuy. Finalement le retour est plus eprouvant. Les cuisses et les mollets sont endoloris, nous ressemblons a 2 papis des qu'on essaie de se lever! Nous profitons d'une derniere nuit au village pour nous reposer, pour nettoyer les velos avant de reprendre la route.
Pour plus d'infos pratiques sur cette randonnee, suivez le lien vers le Guide Pratique Roraima juin 2014
Et vous trouverez l'album complet de la randonnee du Roraima au lien ci-dessous :
L'envers du decor
Cette randonne nous aura marques enormement. Le site est exceptionnel et presque preserve. Mais, du fait qu'on y accede, nous le modifions et l'abimons. Au sommet, la roche est recouverte de lichen et de mousse qui lui donnent sa couleur noire. Sur les sentiers que nous utilisons, cette couche est arrachee et decouvre la pierre couleur sable.
Autour des abris rocheux, les dechets sont visibles, soit par negligence, soit par megarde (le vent emporte tout).
Des zones de quartz ont ete sacagees pour le commerce, ou plus simplement pour ramener un souvenir pour les touristes.
Nous sommes partis uniquement avec un guide, emportant nous-memes tout notre materiel et notre nourriture (tres liophylisee...). Mais d'autres groupes font des randonnees grand luxe : poulet, tomates, oignons, choux, pasteques(!!!), oeufs, farine, tente 1 personne pour chaque personne du groupe + matelas gonflable + gonfleur, lampe a gaz, toilettes portables avec la petit tente qui va avec...
Pour emmener tout ca, ils font appel a des porteurs, souvent plus nombreux qu'eux! Certains font meme porter leurs vetements et tout leur materiel, ils marchent sans rien sur le dos... Une autre maniere de randonner!
Paraitepuy, ou nous avons laisse les velos, est donc un village de porteurs. Ils connaissent bien le sommet, mais les agences de Caracas, Ciudad Bolivar, Puerto Ordaz... qui emmenent les touristes ont leur propre guide. Ils ne sont donc pas payes a leur juste valeur et ne profitent pas tant que ca du tourisme.
Esperons que cette randonnee ne se transforme pas en un autre Sentier de l'Inca, comme au Perou, qui est truste par les agences, ou il n'est pas possible de randonner avec son guide contracte sur place et ou le nombre de randonneurs est fortement limites a cause du nombre de porteurs incroyables qui suivent les groupes...
Vers la sortie su Venezuela
Nous partons de Paraitepuy reposes, mais pleins de courbatures. Encore une fois, nous avons de la chance : le soleil refait son apparition et nous permet de rouler les 25km de piste sans probleme, pour rejoindre la route principale.
La seule blague du parcours ? Une partie ensablee ou nous sommes obliges de pousser les velos...
Sur la suite du chemin, nous trouvons une riviere coulant sur une roche lisse et rouge, le Jaspe.
Pour la derniere fois, nous passons le cap des 1000m d'altitude. La suite du trajet va etre relativement plat jusqu'en Guyane. Chouette!
Nous arrivons enfin a Santa-Elena de Uruaien, la derniere ville venezuelienne avant de passer au Bresil. Nous nous arretons une petite journee, puis nous irons a Boa Vista, ou il faudra se remettre au portugais... Fini l'espagnol!
L'album complet de cette etape (hors randonnee Roraima) est disponible au lien suivant :