Cet espace est consacré à nos périples en vélo, ceux qui sont passés et surtout nos aventures en Amerique duSud! Ce blog rassemble nos précédents voyages à vélos de 2010 à 2012, un récit des préparatifs de notre projet, et aujourdh hui se transforme en carnet de voyage pour suivre notre trajet!
Caracas, et de 10!
Nous y voilà, la dixième capitale du voyage. Et pas des moindres, Caracas, agglomération de plus de 4 millions d´habitants. Mais nous ne sommes pas perdu là-bas, nous passons plusieurs jours chez Rafael. Nous l´avions rencontré sur la route et avec beaucoup de plaisir il nous invite et nous reçoit chez lui.
Mieux que ça, il nous embarque dès les premières minutes à son travail. Comme il travaille pour la Douane et les finances publiques, on se retrouve en formation avec une vingtaine de fonctionnaires sur le thème du : ¨rôle des impôts¨. C´est bon on a fait notre déclaration...
Certains se rappellerons la vidéo de départ, où l´on nous présentait comme des candidats de ¨Caracas Express¨. On n´a pas vu JP Rotenberg, mais on a gagné!! Normal, nous étions les seuls candidats!
Decouvrons Caracas
La ville est assez impressionante, étirée dans une vallée, elle présente un mélange assez effrayant d´architectures. Entre les rares bâtiments coloniaux survivants, les immeubles de logements sans charme et les buildings inachevés, c´est un sacré patchwork. Mais il fait bon s´y promener, entre les parcs, les places, voies piétonnes et la seule piste cyclable de la ville.
Naturellement on profite des musées, de la gastronomie locale et on flâne sur le campus de l´Université, classé à l´UNESCO.
Encore une fois on ne peut pas passer à côté de Simon Bolivar. C´est sa ville natale. Alors évidemment il a sa statue équestre sur la place éponyme, ses maisons, son musée et surtout sa tombe au Panthéon.
Chavez, l´incontournable
Jusqu´à présent nous avions été reçu chez des gens plutôt distants ou critiques envers l´ancien Président et le gouvernement actuel. En revanche Rafael est un militant de la première heure et on a appris beaucoup de choses grâce à lui sur Chavez: les réformes, le socialisme, l´anti-impérialisme, les logements sociaux, ses soutiens et ses opposants. Mais une chose est sûre qu´on soit ou non en faveur de ses idées, il est toujours au coeur des débats ici. Même si il est mort il y a plus d´un an, il est présent partout: Affiches, tags, portraits, citations et même à vélo!
Comme ses sympatisants, ou ceux qui veulent s´assurer qu´il est bien mort, nous allons voir la tombe du Commandant.
En route vers la côte
Quitter Caracas se révèle assez simple. Surtout que nous faisons le choix d´aller sur la côte. Donc c´est une belle descente de 900m pour rejoindre la mer. On s´est tout de même fait quelques frayeurs dans le tunnel, lorsque Bibou a perdu 2 bouteilles d´eau. Mais arrivés en bas, on est loin du tumulte de la Capitale et surtout on profite de la mer. D´ailleurs y´a des beaux voiliers qui sont là.
On visite La Guaira et ses quelques maisons coloniales. Pique-nique, bivouac sur la plage et joies du bain de mer! La route y est tranquille, de plus en plus vallonnée mais les paysages y sont magnifiques.
Première agression...
Eh oui chère lectrice, cher lecteur, après 624 jours de voyage et plus de 26 600km, vos deux cyclistes ont eu le droit de se faire braquer sur la plage. Nous venions de nous baigner sur une plage paradisiaque, de manger et nous allions repartir. Et là deux mecs débarquent, l´un nous menace avec une machette! On fait pas les malins, Tetef donne son argent (3$!!!) et ils fouillent rapidement nos affaires, ils ramassent ce qui traine sur la table et réclament l´appareil photo de Bibou, mais bizarrement il ne comprend plus l´espagnol et ne leur donne rien. Visiblement novices (après coup), ils s´en vont rapidement et quelques minutes après Bibou embarque dans une voiture pour aller voir la Police.
Bilan de l´opération: ils nous ont pris la tablette numérique (Ce qui veut dire moins d´accès à Internet, aux mails, à Skype, rédaction des articles, réduction et sauvegarde des photos) et notre trousse de toilette... Oui, vous lisez bien, ils ont embarqué nos brosses à dent, savon, tondeuse et cotons tiges...
Autant vous dire que de faire trois fois le tour du village, pour essayer de les retrouver à bord de la voiture de police, ça n´a rien donné. Il y règne une loi du silence. Et puis tout le monde le sait ici (sauf nous), Todasana, faut pas y passer ou alors en étant armé!
Le soir on passe au village d´après, La Sabana, pour porter plainte, mais le Policier est plus captivé par son film que par notre récit. Il n´a d´ailleurs aucun stylo pour prendre la déposition. On demande si on peut dormir au poste, il nous dit d´aller sur la plage.
On passe une soirée merdique, à se repasser le fil des évènements, mais bon en se disant qu´on s´en sort bien, sain et sauf. Et puis encore une fois on peut compter sur la générosité des habitants, puisque les gens qui habitent sur la plage, Gustavo et Maria-Luz, nous proposent de garder nos vélos et nous offrent brosses à dent et dentifrice! Ca fait chaud au coeur...
Deuxième agression!!!
Le matin, on repart l´haleine fraîche et on se dit que tout ira bien. On s´imagine que sur la route il n´y a pas de risque. Mais cette route est sinueuse, sans beaucoup de maison et il n´y a pratiquement aucune circulation. Puis on nous a dit qu´il y a un village oú il y a des braquages. Mais bon, une fois ça va!
Et donc, au milieu de nulle part, 4 mecs nous attendent derrière un fossé. Ils portent des bâtons et encore cette fichue machette. Ils attrappent Tetef par le col, le traînent par terre et tentent de nous emmener en dehors de la route. Seulement, ils ont plus de mal avec les vélos, qui son lourds et surtout Bibou qui résiste, réussit a s´enfuir pour chercher de l´aide, sans savoir ce qu´il advient de Tetef. Cela provoque leur fuite et permet à Tetef de respirer. Mais bon, pour tous les deux la situation est difficile, nous ne savons pas comment va l´autre. Finalement Bibou a croisé une moto puis une camionette. Il revient sur le lieu de l´attaque avec cette dernière. Vous ne pouvez pas imaginer le soulagement se se voir vivant et en bonne santé.
Bilan de l´opération: ils ont juste pris les lunettes de soleil de Tetef et son t-shirt Quechua est bien déchiré (Je pense que tu nous en voudras pas Caro...). C´est tout!! Car on est bien content, ils ont ouvert la sacoche de l´appareil photo de Bibou, mais il était planqué ailleurs!! En revanche, au point de vue moral, c´est la désillusion, cette attaque était beaucoup plus violente, on est dépité et énervé et surtout on n´a pas envie de poursuivre l´aventure...
Le matin, on repart l´haleine fraîche et on se dit que tout ira bien. On s´imagine que sur la route il n´y a pas de risque. Mais cette route est sinueuse, sans beaucoup de maison et il n´y a pratiquement aucune circulation. Puis on nous a dit qu´il y a un village oú il y a des braquages. Mais bon, une fois ça va!
Et donc, au milieu de nulle part, 4 mecs nous attendent derrière un fossé. Ils portent des bâtons et encore cette fichue machette. Ils attrappent Tetef par le col, le traînent par terre et tentent de nous emmener en dehors de la route. Seulement, ils ont plus de mal avec les vélos, qui son lourds et surtout Bibou qui résiste, réussit a s´enfuir pour chercher de l´aide, sans savoir ce qu´il advient de Tetef. Cela provoque leur fuite et permet à Tetef de respirer. Mais bon, pour tous les deux la situation est difficile, nous ne savons pas comment va l´autre. Finalement Bibou a croisé une moto puis une camionette. Il revient sur le lieu de l´attaque avec cette dernière. Vous ne pouvez pas imaginer le soulagement se se voir vivant et en bonne santé.
Bilan de l´opération: ils ont juste pris les lunettes de soleil de Tetef et son t-shirt Quechua est bien déchiré (Je pense que tu nous en voudras pas Caro...). C´est tout!! Car on est bien content, ils ont ouvert la sacoche de l´appareil photo de Bibou, mais il était planqué ailleurs!! En revanche, au point de vue moral, c´est la désillusion, cette attaque était beaucoup plus violente, on est dépité et énervé et surtout on n´a pas envie de poursuivre l´aventure...
Polices et retour à Caracas
La camionette nous embarque nous et nos vélos. On file droit vers la grosse ville d´Higuerote. Au poste de Police Municipale Tetef nettoie ses égratignures et on demande a porter plainte. ¨Non c´est pas possible! Il faut que vous retourniez au poste qui gère ce secteur, là vous êtes dans une autre juridiction¨. Euh on se moque de nous là? Il est hors de question de retourner sur cette route infernale et surtout d´avoir à faire aux policiers incompétants qui ne nous ont pas aidés la veille...
Finalement on sort de la ville et on va au poste de police d´investigations. On est très mal reçu et on est livré à nous même. Finalement une détectice nous aide personnellement, sans l´accord de son chef, et nous permet de téléphoner à l´Ambassade. Mais ça ne marche pas. Nous appelons donc Rafael, notre ami de Caracas. De là il met en route son réseau, active ses contacts. De rien, on passe à des personnalités étrangères qu´il faut aider. On prend notre déposition, nous offre à boire, etc... Mais là n´est plus la question. On veut juste partir, rentrer à Caracas et décompresser.
En fin d´après midi, Rafael arrive, on repart donc chez lui avec les affaires et les vélos. Auparavant on va prendre une douche dans un hotel qu´une amie à lui nous met à disposition!!
Nouveau départ
Nous prenons le temps de nous remettre et le fait d´être chez un ami, une personne de confiance, ça aide énormément. On se repose, on monte même à DisneyAvila en téléphérique. On comprend pas trop le concept de monter à 1800m, ne pas a
voir un mirador sur la ville et surtout voir les gens consommer n´importe quoi et faire la queue pour rien. Bon on a tout de même apprécié la vue de l´autre côté.
Apres ces quelques jours de repos et de réflexion, nous sommes décidé à ne pas renoncer au voyage, on se projette vers l´avenir. Nous allons zapper une ou plusieurs parties du pays en prenant le bus. Nous comptons partir visiter les villes de Ciudad Bolivar et Ciudad Guayana puis traverser la Gran Sabana en vélo pour enfin faire le treck vers le Roraima.
L´aventure continue et le moral est là!!!
Lien vers album