Cet espace est consacré à nos périples en vélo, ceux qui sont passés et surtout nos aventures en Amerique duSud! Ce blog rassemble nos précédents voyages à vélos de 2010 à 2012, un récit des préparatifs de notre projet, et aujourdh hui se transforme en carnet de voyage pour suivre notre trajet!
Dernières heures au Vénézuela
Avant de quitter le Vénézuela, nous passons 2 jours à Santa Elena de Uairen, à la frontière. Mais, cette fois, celui qui devait nous héberger nous emmène dans un petit hôtel miteux, dans notre budget (petit lui aussi, au Vénézuela...). Nous plantons la tente dans le couloir, les chiens à mémère font un peu de bruit et surtout ils puent...
Mais on profite quand même de la ville pour dépenser nos derniers bolivares, refaire le plein de nourriture et même se faire un restaurant! Ça faisait longtemps..
On rencontre aussi Maud, qui habite en Guyane Française et a fait le trajet jusqu´ici. Elle nous donne pleins de tuyaux pour la suite et ça nous donne un peu plus de perspectives!
Il ne faut que quelques kilomètres pour atteindre la frontière. Après une longue file d´attente, nos passeports sont enfin tamponnés : (re) bienvenue au Brésil!!!
Brazil do novo...
En peu de temps, nous retrouvons nos repères : retrait d´argent au distributeur; kiosques où ils vendent des empanadas, des gateaux et des boissons très fraîches; les vaches brésiliennes recommencent à faire la course avec nous; on aperçoit de grosses termitières dans les arbres ou dans les champs...
Forcément, cette nouvelle incursion au Brésil nous renvoie au début de notre voyage, il y a près de 2 ans! On se rappelle les anecdotes, les gens qu´on a croisés le long du chemin. Mais le Brésil est quasiment un continent à lui tout seul : nous sommes à 1 000 km du stade le plus proche utilisé pour le Mondial (Manaus), à plus de 3 000 km de Brasilia et à près de 5 000 km de Rio de Janeiro...
C´est le même pays et pourtant nous sommes ailleurs! On pensait traverser une jungle, étant donné que nous sommes redescendus à près de 100 m d´altitude. Mais on se retrouve finalement dans un paysage de savane, encore, avec des palmiers, en pleine saisons des pluie. Nous avons la chance de passer entre les gouttes...
Un homme nous arrête au bord de la route, avec un grand sourire. Marcelo a lui aussi voyagé à vélo, de Rio de Janeiro à Boa Vista, comme nous jusqu´à présent. Mais il a traversé son pays et l´Amazonie, ce qui nous semble encore insurmontable... On discute un peu, même si le Portugais a du mal à revenir. Il nous offre même du fromage frais avant qu´on reprenne la route. Un sacré personnage!
Les Brésiliens du Nord sont aussi accueillants et chaleureux que ceux qu´on avait croisés avant. Les 2 fois où nous demandons un endroit pour planter la tente, nous sommes accueillis naturellement.
Bon, ici aussi, les voitures nous frôlent parfois au lieu de doubler. Ça n´a pas changé...
Dans les champs alentours, nous apercevons d´immenses oiseaux qui nous rappellent quelque chose... Ah oui! C´est le fameux oiseau du Pantanal qu´on avait pas vu dans le Pantanal : le Jabiru d´Amérique ou Tuyuyu!
Boa Vista à l´heure de la Copa do Mundo
Après plusieurs semaines de bivouacs, campings et rando, nous sommes logés dans une charmante maison. Quel plaisir d´être reçu chez Tobias!
Une chambre et une salle de bain rien que pour nous, la clim`, une machine à laver et une grande cuisine, que demander de plus? Voilà bien longtemps qu´on n´avait pas eu un tel confort.
La famille est adorable et très calme. On prend le temps de se reposer. Mais bon à l´heure de la coupe du monde, nous devons soutenir l´équipe qui va gagner la finale, à savoir le Brésil! Tout Le monde en est convaincu ici et ils ont presque interdit les autres drapeaux...
On assiste en famille au match tendu Chili/Brésil. Le suspense fut intense jusqu´à la dernière minute! Finalement comme c´était pas gagné d´avance et il n´y a pas eu d´explosion de joie. Mais heureusement la bière coule à flot et Day, la soeur de Tobias, nous prépare um churrasco Maison.
Le soir on sort dans le centre ville, youhou!!! On est en plein festival de danse folklorique. Rabbi Jacob n´est pas très loin…
On profite également de Boa Vista, pour retrouver certains plaisirs… Quel Bonheur de retrouver les restaurants au kilo; la viande et le choix des plats; la bière fraîche; les glaces. C´est à se demander pourquoi on n´est pas resté 2 ans au Brésil??
La ville se visite rapidement, il n´y a pas beaucoup de monuments. Mais les bords du Rio Branco (“petit” affluent de l`Amazone) sont agréables.
Nous prenons le temps de faire réviser complètement nos vélos. Avec nos vieux restes de Portugais, on explique à Jorge ce qu´on souhaite. C´est dingue avec sa remorque sur sa moto il vient chercher les vélos à domicile! Il fait un excellent boulot: graissage complet, changement d´un frein de Bibou et soudure du porte-bagage avant de Tetef. En route vers les 30 000km!!
Un ami cyclo-touriste, Kayo, vient nous voir pour nous poser des questions, histoire de nous faire de la pub sur son blog. Dont voici Le lien:
Il est impressionné par notre voyage. Mais le sien à travers l´Amazonie fut également une sacré expérience!
Comme toujours, on retrouve les joies de la cuisine. En plus la famille est gourmande et a voyagé plusieurs fois en France. Ils reçoivent souvent des gens du monde entire et le challenge est d´arriver dans le top 5 des meilleurs chefs. Comme nous sommes les grands gagnants d´un diner presque parfait, il y a 2 ans en France, on relève le défit haut la main!! Au menu: Blinis, tzaziki, caviar d´aubergines, rillettes de thon, paupiettes de volaille, gratin Dauphinois, mousse au chocolat et far Breton!!! Avec tout ça, on a eu le droit aux applaudissements!
Dommage que cette pause soit passée si vite. Mais on a eu la chance de connaître Tobias et sa grande famille : Day, Lice, Lucas, Luciano, Jao et Amelina la mère. Cette dernière nous a offert des chaînes avec médaillons de Jésus et sa maman, histoire de nous porter chance jusqu´à Cayenne !
En route vers le Guyana
Deux jours de vélo nous séparent du prochain pays, le Guyana. Il y a peu de dénivelé et les paysages sont assez monotones. On retrouve les champs immenses et les vaches sur de nombreux kilomètres. La route est droite. Le gros problême c´est ce #@#$%@@ vent de face. Pourtant avec nos vélos remis à neuf on aurait pu rouler comme des flèches.
Nous passons notre dernière nuit au Brésil sous le toit d'une maison en feuilles de palmiers dans la famille d´Arnold.
Quelques Reals dépensés en resto et soda, et enfin voilà la Frontière.
Nous voici au Guyana, petit pays mais encore pleins de choses à découvrir, comme la conduite à gauche, parler Anglais et une piste en terre jusqu´aux portes de la Capitale (ca va etre sport pendant la saison des pluies)!!!
Retrouvez nos photos dans l'album suivant: