Cet espace est consacré à nos périples en vélo, ceux qui sont passés et surtout nos aventures en Amerique duSud! Ce blog rassemble nos précédents voyages à vélos de 2010 à 2012, un récit des préparatifs de notre projet, et aujourdh hui se transforme en carnet de voyage pour suivre notre trajet!
Nous pensions remonter rapidement le long de la côte, mais nous avions de nouveau sous-estimés les richesses de l'Equateur. Nous avons finalement pris le temps de découvrir d'autres facettes de ce pays!
On repart!
Après nos 3 semaines de "vacances" avec Fanny et Caro, nous repartons de Guayaquil en vélo. Il nous faut peu de temps pour retrouver notre rythme et nos habitudes. Le temps est maussade, voire pluvieux. On sait que la saison des pluies a commencé ici, on n'espère juste qu'on passera un peu entre les goutes...
La côte!
Nous voilà de nouveau face au Pacifique. Les villages touristiques alternent avec des zones sauvages quasi désertiques, des forêts, des zones cultivées (principalement de l'élevage de crevettes) et bien sûr des plages.
Le soir, on cherche le bivouac parfait, pas toujours facile d'accès, et quelques fois, on y arrive : plage rien que pour nous, coline surplombant la mer, les falaises et le village au-dessous, sous un toit les nuits de pluie ou tout simplement sous les cocotiers :
Le temps est finalement plutôt clément, et nous avons droit le soir à de magnifiques couchers de soleil sur le Pacifique:
Après avoir visité la ligne de l'"équateur" près de Quito, on la retraverse de nouveau, à vélo et sur la côte cette fois. Pas de panneau, pas de grand monument grandiloquent. On sait qu'on passe enfin dans l'hémisphère Nord. En revanche, qui dit équateur au niveau de la mer, dit climat tropical étouffant. En journée, il fait très chaud, alors dès qu'on peut, on se baigne pour se rafraîchir. La nuit, il fait aussi très chaud, alors quand c'est possible et que le temps n'est pas trop menaçant, on installe juste la moustiquaire pour dormir à la fraîche!
Enfin, nous continuons à découvrir la faune du pays. Sur une plage, d'étranges banderoles (type scènes de crime!!) entourent un grillage. Un petit panneau explique qu'ici une tortue a pondu ses oeufs en décembre dernier et qu'il est nécessaire de les protéger de tout (enfants qui creusent, chiens qui jouent, voitures déambulant sur la plage...). On croise aussi une mini tortue de terre au bord de la route, un scorpion qui a élu domicile sur le vélo de Bibou pendant la nuit, des lucioles, des dauphins et des crabes transportant des milliers d'oeufs (c'est aussi leur période de reproduction):
A l'extrême nord de l'Equateur, nous nous arrêtons à La Tola, à l'entrée d'une zone protégée de mangroves. Malgré nos efforts, nous n'arriverons pas à visiter le site archéologique et les profondeurs de la mangrove. En revanche, nous passons 2 jours d'un bout à l'autre, d'île en ports, à profiter des paysages et de la vie un peu à l'écart du reste du monde.
Ca monte et ça descend...
On espérait secrètement que la côte serait un terrain plat, sans montée, juste pour profiter de la mer... Il y a certes quelques zones de plat, mais aussi des falaises à contourner. Le pire reste quand même les zones de plat privatisées : élevages de crevettes ou résidences luxueuses face à la mer. On doit alors se taper un détour qui ne fait pas plaisir du tout...
Ajoutez à cela des températures supérieures à 30°C et une humidité importante, et on se transforme vite en eau dans les montées...
Heureusement, parfois, on arrive à éviter quelques détours. On se retrouve alors sur des bateaux pour traverser une baie ou une zone de mangroves où il n'y a pas de routes. Avec un peu d'appréhension, on charge nos vélos et tous les bagages sur le bateau et finalement on découvre encore une autre facette de l'Equateur!
Autour d'un repas...
Par 2 fois, nous sommes hébergés chez des Equatoriens : Mauricio à San Vincente et Edison et Alexandra à Esmeraldas. Une bonne occasion de discuter de notre voyage, mais surtout de ce pays, de sa politique, de ses progrès, de son économie... Nous sommes accueillis comme chez nous, on en profite pour se reposer et partager un repas, simple ou élaboré. On ouvrira d'ailleurs notre 2ème boîte de foie gras que les filles nous ont raportée avec Edison et Alexandra.
Côté discussions, les sujets politiques sont à la mode : c'est en ce moment la campagne pour les élections locales (maires, conseillers et préfet)!
Ce pays est en pleine transformation, de nouvelles routes sont construites, le tourisme est mis en avant, mais il reste encore beaucoup à faire. La plupart des productions principales sont exportées brutes parce qu'il n'y a pas d'industrie de transformation : cacao, café, bananes, crevettes... C'est même un paradoxe : le cacao d'Equateur est très réputé, et pourtant il est quasiment impossible de trouver du chocolat en tablette ici, juste pour grignoter, ou alors à des prix extravagants.
Au niveau politique, il y a comme un malaise. Le président Rafael Correa semble avoir lancé de nombreux chantiers pour améliorer la vie des Equatoriens et tourner le pays vers le développement. Mais dans le même temps, un climat populiste règne et ces jours-ci un caricaturiste a dû modifier une caricature parce que le président la considérait comme une infamie! Une modification de la constitution va d'ailleurs peut-être lui permettre de se représenter une nouvelle fois...
D'autres moments importants
Citons tout d'abord l'anniversaire de Tetef! Oui, déjà 32 ans. Comme nous étions dans la grande ville d'Esmeraldas, on a pu se cuisiner un repas de fête : porc à l'aigre douce, fromage, far breton, vin (en brique, du Chili...) et chocolats (importés d'Argentine...)!
Enfin, notons aussi le 22 000ème km, fait près de la côte, avec la jungle en toile de fond.
On remonte!
Ca y est, nous avons longé toute la côte équatorienne. Mais notre périple dans ce pays n'est pas fini! Nous remontons vers les Andes, le long de la frontière colombienne. La première partie est assez éprouvante : en plus de la chaleur, ça monte beaucoup, puis ça redescend avant de remonter très fort. Le dénivelé nous use. Mais tout se fait et on repasse en quelques jours au-dessus des 1000m. De manière spectaculaire, mais prévisible, on change radicalement de paysage : après l'humidité et la jungle, on arrive dans des montagnes avec peu de végétation, voire carrément sèches. Le climat est plus agréable même si le dénivelé ne nous fait pas avancer plus vite...
Au coeur des Andes, on retrouve la panaméricaine. Et il ne nous faut qu'une demi-journée pour croiser Mélanie, notre première cyclotouriste depuis longtemps. Canadienne, elle arrive de Colombie et a traversé ce pays toute seule, sans encombres. On échange beaucoup d'infos et, comble de chance pour nous, elle nous offre son guide de Colombie!
La remontée continue : 2000m, puis 3000m, vraiment à la vitesse de l'escargot. Nos jambes n'étaient plus habitués à autant d'effort et l'air se fait plus léger. On a ressorti nos polaires, les températures redescendent en dessous de 20°C...
Nous voilà au bout de l'Equateur, à Tulcan. Cette ville frontiere est finalement agreable pour une petite pause. On se laisse meme surprendre par le magnifique cimetiere, avec ses cipres sculptes!
De l'autre côté commence la Colombie. Nous avons tous nos a prioris sur ce pays, et après avoir discutés avec tous les autres cyclistes qui l'ont traversée, nous n'avons qu'une hâte : traverser la Colombie et casser tous ces clichés!
L'album photo complet est disponible au lien suivant :
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Album - 42 - Guayaquil - Tulcan - Le blog de TTF et Bibou
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