Cet espace est consacré à nos périples en vélo, ceux qui sont passés et surtout nos aventures en Amerique duSud! Ce blog rassemble nos précédents voyages à vélos de 2010 à 2012, un récit des préparatifs de notre projet, et aujourdh hui se transforme en carnet de voyage pour suivre notre trajet!
Tout juste 1 an : 12 septembre 2012,14h08, nous quittions Nantes en train, direction l Aeroport Charlesde Gaulle! Un peu d emotion dans ce monde de brutes...
Et depuis le début de notre voyage, on publie régulièrement des articles. Malheureusement, faute de place, on ne peut pas tout raconter...
Alors, pour remédier à cela, voilà quelques anecdotes qu'on peut enfin vous livrer!
"Qui a mangé, mangera" : Lorsqu'on était hébergé au Chili, on a eu le droit parfois au "Once", sorte de goûter qui remplace le repas du soir. C'était un peu léger pour nous, surtout après une journée de vélo. Alors quand à Jujuy on nous a proposé un thé, des gateaux et du pain à 18h, on a pensé que c'était un Once également. On a donc bien mangé, il ne restait plus grand chose sur la table. Mais c'était en fait un "vrai" goûter, et on a dû manger de nouveau à 22h, un autre repas léger de spaghetti et de viande... Heureusement, on a éliminé avec les étapes de vélo!
"Invasions à Coxim" : notre première nuit à Coxim, aux portes du Pantanal brésilien, n'a pas été de tout repos. A la nuit tombée, des nuées d'insectes sont rentrées dans la maison, par les ouvertures entre le toit et les murs... Difficile de dormir lorsque ça saute, ça vole et ça grouille sur soi... Les autres soirs, on a essaye de les faire sortir en eteignant a l interieur et en alumant nos lampes de poches a l exterieur!
"Casse-toi, pauvre con" : Lorsqu'on est hébergé, ça se passe quasiment toujours bien. Quasiment? Oui, on a quand même quelques déceptions. A Asuncion, malgré l'accueil chaleureux de Patricio, nous avons décidé de trouver un autre endroit où loger : à 3 dans sa pièce unique de 15m², sans cuisine et avec les toilettes sur le palier, c'était un peu trop limite pour nous et nos montagnes de bagages... A Ushuaia, Julio nous a hébergé pendant quelques jours, mais dès le 2ème jour, son attitude a changé : on apprendra plus tard qu'il n'avait pas apprécié qu'on règle son vélo, alors qu'il nous l'avait demandé... A Coyhaique, on a été au camping parce que Boris, le Chilien qui nous avait invité 2 mois auparavant en Uruguay, ne pouvait recevoir personne comme il habitait chez ses parents... Eh oui, on ne vit pas dans le pays des Bisounours!
"Dans le sac de Mary Poppins" : on tranporte près de 20 kg de bagages chacun, hors nouriture et eau. Mais on a quelques objets insolites pour ce type de voyage, qui pourraient nous faire gagner un peu de poids : un tabouret pliant, mais il est bien pratique en bivouac pour ne pas s'asseoir tout le temps par terre; 1kg de sucre, parce que dans les magasins, ils vendent rarement moins; un fouet, pour palier aux manques d'ustensiles chez nos hôtes lorsqu'on veut faire une mousse au chocolat! Les bouteilles trouées ne sont également pas très utiles pour transporter de l'eau....
"L'exception qui confirme la règle" : l'Amérique du Sud est réputée pour sa bonne viande. On s'est régalé ici. Alors qu'il ne doit pas y en avoir beaucoup, on est quand même souvent tombé chez des végétariens! Difficile de prévoir une bonne entrecôte avec un vin argentin ou chilien... Et une fois, alors qu'on demandait si nos hôtes mangeaient de tout, ils ont précisé qu'ils n'aimaient pas les champignons en oubliant de mentionner qu'ils ne mangeaient pas de viande... Un simple détail, non?
"Déboires culinaires" : au Chili, l'une des spécialités est le "Moté con huesillo", sorte de jus sucré avec du blé et une pêche séchée. Alors que l'aspect est appétissant, on n'a pas été convaincu lors de notre première tentative. Ça sera la seule... On a également testé la viande végétale déshydratée (au soja) : c'est pas bon. Egalement dans les choses à éviter : acheter du café moulu à la place du café en poudre, verser les pâtes en dehors de la casserole.
"Légumes écolos" : Tetef s'est retrouvé nez à nez avec un gros vers blanc en découpant une patate en deux. Le ver, lui, n'a pas poussé de cri.
"La Boli-quoi?" : avant notre arrivée en Bolivie, on a cherché désespéremment une carte de Bolivie au Chili. Mais, malgré le fait que ce pays soit voisin du Chili, ou peut-être à cause de la guerre du Pacifique pendant laquelle le Chili a récupéré l'accès à la mer de la Bolivie, impossible de trouver une carte et un guide là-bas. En revanche, les Chiliens qui veulent aller en Chine, en Normandie ou à Prague ont le choix des guides et des cartes...
"D'habitude, ça marche nickel" : nos articles sont beaux, bien ficelés et ils sentent bon la lavande (sisi). Mais ce que vous ne voyez pas, c'est tout le travail en amont et les problèmes informatiques avant d'y arriver : transfert des photos sur la tablette impossible sans raison, problèmes de connexion à internet voire accès impossible à Overblog, claviers sans accents... Même Tetef s'y met : en relisant l'article Salta-Jujuy, il a purement et simplement supprimé l'article, Bibou devant le récrire une deuxième fois...
"Delicatessen" : les propriétaires du camping de Futaleufu ont ramené un mouton sur le terrain. Souci écolo pour tondre la pelouse? Non. Alors qu'il a dormi à côté de nous pendant la nuit, le mouton est amené le lendemain matin près du billot et du grand couteau. Nous, on prenait notre petit-déj à 5 mètres de là...
"Là-haut sur la montagne" : les personnes qui nous hébergent gracieusement ont la fâcheuse tendance à habiter en haut d'une colline... On se souvient de Juiz de Fora, Ouro Preto, Brasilia, Asuncion, El Chalten et Coquimbo. D'autres habitent en bas et on sait qu'on devra tout remonter en repartant : Diamantina, Epuyen...
"Tu me gonfles" : pour compléter la pompe, on va régulièrement dans les stations service ou dans les petits garages pour regonfler nos pneus. A Tilcara en Argentine, après 16 000 km et 11 mois en Amérique du Sud, on nous a demandé de l'argent après avoir regonflé, parce que "un merci, ça ne nourrit pas"... Manque de bol, le type est pas tombé sur les bons pigeons : on est reparti en l'engueulant!
"Les coiffeurs de l'extrême" : on utilise notre tondeuse de poche pour se couper les cheveux. Mais les cheveux épais de Tetef sont venus à bout des batteries, sans pile de rechange. Bibou a donc dû terminer la coupe de Tetef au couteau-suisse...
"Au voleur!!" : après avoir lavé du linge à l'hotel de Pirapora au Brésil, Bibou a pensé qu'on se l'était fait voler le lendemain matin. C'était en fait la femme de ménage qui l'avait mis de côté...
"Je peux finir?" : à côté de Rocha, en Uruguay, nous avançons pour demander l'hospitalité et interpelons l'homme au fond du jardin. Mais il est en fait en train de pisser. On le laisse finir et on essuiera finalement un refus!
"Parce que ma lapine, elle est malade" : Conseilero Lafeite, Brésil, octobre 2012. Nous sommes hébergés chez Gabriela, mais avec les aléas du vélo, nous arrivons une journée plus tôt. Pour Gabriela, il n'y a pas de problème, mais elle n'a pas eu le temps de faire le ménage. Une bonne étoile veille tout de même sur nous : son copain, habitant l'appartement à côté, n'est pas là, nous pouvons loger chez lui. Heureusement : l'appartement de Gabriela est quasiment hors d'usage, sa lapine a maculé les murs suite à des problèmes intestinaux...
"Aux frontières du réel" : nous nous sommes retrouvés parfois à discuter magie des plantes ou réincarnation, un papi en Uruguay nous parlait sans qu'on comprenne rien, Tetef répondait à une mamie au Brésil qui reposait la même question 2 minutes plus tard ("E voce se gusta a Goias?")
"Chat alors!" : les chats nous embêtent moins que les chiens, mais quand ils s'y mettent... On vous avait raconté le chat-pissou au camping de San Pedro de Atacama. Sur l'île de Pâques, un chat avait tendance à se percher sur notre tente, la toile n'a pas beaucoup aimé...