Cet espace est consacré à nos périples en vélo, ceux qui sont passés et surtout nos aventures en Amerique duSud! Ce blog rassemble nos précédents voyages à vélos de 2010 à 2012, un récit des préparatifs de notre projet, et aujourdh hui se transforme en carnet de voyage pour suivre notre trajet!
Désert de sel, blancheur éclatante!
Après s'être reposé pendant plusieurs jours à Uyuni, il est temps de reprendre la route, enfin la piste, pour découvrir le Salar d'Uyuni. (Qui n'est pas à Uyuni!) Auparavant on profite tout de même du marché. Il est impressionnant, ça grouille de partout, on y mange, on y joue, on s'y soigne (Varans dans de la pommade), on y prévoit l'avenir (c'est surtout un canari qui choisis un papier). Bref un beau bordel mais on y trouve de tout et ça avant de partir en plein désert c'est bon pour nous.
Finalement pour accèder au salar on emprunte une route en construction, ainsi on évite les vaguellettes, les bacs à sable et les nuages de poussière dégagés par les 4x4 des tours operators. On croise deux cyclos Allemands fort sympatique.(lien) La fille a fait le même master que Tetef à Nantes!
Et puis depuis le temps qu'on en parle, qu'on voit les photos, enfin nous commençons à rouler sur le sel. Oui le salar est le plus grand désert de sel au monde, perché à 3600 m d'altitude. Une merveille!
Bon nous avions préparé cette étape avec sérieux, car y'a pas de route, le salar entier hors période d'innondation est une gigantesque piste. Mais après avoir traversé les salines, on prend une mauvaise direction. Même si il n'y a pas de route il y a tout de même les traces des voitures. Grâce à un hôtel tout moche en sel on retrouve la bonne direction.
Rouler sur le Salar est une expérience extraordinaire. C'est plat, c'est tout blanc, l'horizon est lointain et c'est tellement étrange, car on sait que c'est du sel mais ça fait le même bruit que la neige.
On y passe finalement presque trois jours. On bivouac au milieu de l'étendue et comme des gosses on essaye de faire des photos originales, bon ça marche pas toujours.
Nous roulons jusqu'à l'île Incahuasi, superbe avec ses cactus géants, mais bon trop de touristes... 23 km plus loin on arrive sur l'île del Pescado, cette fois plus aucun touriste! Mais on bivouaque à côté de deux cyclos qui après 24 000 km débarquent d'Alaska (lien).
Momies, Volcan et Flamands
Encore une matinée à glisser sur l'étendue blanche, mais cette fois direction plein Nord, en ligne de mire le Volcan Thunupa. Encore une fois on se trompe de direction, on arrive dans un petit village à 5km de Coqueza, notre destination. Finalement c'est bien ce que nous cherchions grâce aux infos glanées à Uyuni. On s'arrête dans un hôtel et hop direction le Volcan. On grimpe puis on passe voir des hommes, des femmes et des enfants momifiés depuis 1200 ans sur les pentes du Volcan. L'ascension se poursuit et pour nous se termine sur un mirador proche du cratère coloré et surtout offrant une vue incroyable sur le Salar. C'est là que nous tournons notre interview des 1 an.
N'en ayant pas assez on redescent jusqu'au bord du salar où il y a un peu d'eau et surtout des flamands roses. Au coucher de soleil c'est encore plus beau.
A l'hotel on est content de pouvoir prendre une douche, c'était pas gagné il faisait des travaux dans la rue et l'eau était coupée dans l'après-midi. Mais le mari a branché le tuyau d'arrosage sur la chaudière, histoire que nous soyons tout propre!
Sale Salar!
Normalement la route se poursuit sur les pentes du Volcan. Mais on se dit que c'est trop bête de ne pas profiter plus du Salar une dernière fois et surtout prendre une piste pleine de cailloux et avec du dénivellé c'est pas pour nous. Sans carte précise on s'aventure sur le Salar direction la ville de Salinas. Avec un nom comme ça, ça doit être au pied du désert de sel. Les 30 premiers kilomètres sont superbes, on retrouve les flamands avec le volcan en toile de fonds. Puis au bout d'un moment on ne trouve toujours pas de piste, on connait la direction pour l'avoir demandée à un mâcheur de coca. Mais ça n'est plus la croûte de sel compacte et lisse. Y'a des bosses et on s'enfonce on passe de 30 km/h à 10... Mais finalement on arrive quand même dans la petite ville de Salinas.
Pistes ou asphalte/Hôtel ou bivouac?
Nous avions mal vécu l'arrivée à Uyuni, la piste étant parfois ensablée et surtout avec ces fichus vaguellettes qui ont tuées le dos de Tetef. On s'attendait à la même chose pour le suite. Faut dire qu'après le luxe que représente le salar, la transition est rude. Mais deux Anglais** à vélo (lien) nous informe qu'ils sont en train d'asphalter le trajet. Et en effet après plusieurs bornes, le passage à côté d'un cratère de météorite (Qu'est ce qu'il fait là d'ailleurs?), on trouve une route parfaite! En travaux, lisse et sans circulation. Une aubaine on fait le trajet beaucoup plus rapidement et comme une tempête se lève, ça nous permet le soir d'arriver dans une ville et d'aller à l'hôtel...
Enfin "hôtel" c'est beaucoup dire pour l'établissement où nous logeons. Il y a certes 2 lits dans la chambre. Mais pas de draps, des matelas en paille et la porte qui ne ferme pas... En plus la cloison est tellement fine qu'on entend nos voisins motards et américains ronfler et ... péter! Bon ça c'est pas le pire... Sisi! C'est qu'il n'y a pas de douche et pour l'évacuation des toilettes faut aller chercher de l'eau dans un seau... Bref une nuit pas terrible, même si on a payé 4€ à deux on aurait préféré dormir dans la tente. En plus, le vent la nuit s'était calmé...mais pas dans la chambre d'à côté...
** Ils parlent de nous dans leur blog et pour ceux que ça interesse, ils se sont pris en photo tout nu dans le Salar...
Ah les hôtels en Bolivie!
C'est vrai que c'est pas cher. Mais c'est pas simple des fois. Lorsque nous arrivons à Challapata on espère trouver un hôtel pour deux nuits, afin de se reposer et fêter nos un an de voyage. Mais à midi tous les hôtels de la ville sont fermés. Il faut attendre 16h pour qu'un nous ouvre. Et là les proprios nous annoncent qu'on peut y passer la nuit mais faut être partis à 9h du mat'. Tant pis on y reste une nuit et on profite du marché pour faire nos provisions.
Sur l'étape avant d'arriver à Potosí, une nouvelle tempête se lève. On trouve deux hôtels dans un petit village, une aubaine! Mais en demandant une chambre on apprend que finalement le panneau sur la devanture ne sert à rien car ils n'offrent plus de chambre. Ah bon pourquoi? Ben on ne saura pas, la flème de bosser? Faudrait peut être enlever le panneau alors! Mais bon ce soir là on dormira en tente et la tempête ne passa pas sur nous...
En route vers Potosí!
Nous redécouvrons la route asphaltée. Quel joie pour nos postérieurs! En plus la circulation en Bolivie est plutôt tranquille. Peu de personnes ont des voitures, y'a quelques camions et surtout des minis bus. La route qui nous mène à Potosí est magnifique. Elle offre des côtes un peu raides,mais surtout des panoramas sur les montagnes rouges impressionants. Comme d'habitude on s'imaginait traverser des coins désertiques, mais ce n'est pas le cas. Partout des lamas, des champs fraîchement labourés pour accueillir les patates ou la quinoa, des maisons en briques crues et parfois des marchés colorés et vivants. Les Boliviennes sont magnifiques, avec leur petit chapeau melon, leur jupes colorées et sur le dos, soit un bébé, un fagot, un tas de trucs!
Nos jours de vélo peuvent se ressembler, mais parfois il y a des occasions particulières. Cette fois il s'agit de nos un an en Amérique du Sud. On voulait les passer en ville, mais finalement on les passe à pédaler. Avant de bivouaquer on trouve une petite boutique, allez on se fait plaisir, on s'achète des bières et des gâteaux apéros pour fêter ça... Sauf que la "Maltin", c'est pas de la dynamite... C'est une bière sans alcool et vraiment pas bonne! Pas terrible comme anniversaire, mais heureusement Bibou fait son gâteau à la semoule histoire de faire plaisir à l'estomac... Promis au retour pour vos anniversaires on vous fera le même gâteau!
Dernière surprise avant Potosí: l'ojo del Inca. C'est un petit lac perché dans une vallée. Il paraît que l'Inca lui-même serait venu depuis Cuzco pour s'y baigner et y soigner ses problèmes de peau. Bon nous on a surtout envie de se laver et de se baigner. Mais bon à 3800 m d'altiude il fait un peu frais. Sauf que l'eau est à 30°c! Quelle chance de faire un therme naturel avant l'ascension vers Potosi, perchée à 4000 m d'altitude, la ville la plus haute du monde!
C'est donc lavé, revigoré qu'on pédale vers cette ville qui a tellement enrichie l'Europe et l'Espagne au cours des siècles. On compte bien y trouver un hôtel potable, visiter et s'y reposer!
L'album complet est disponible au lien suivant :