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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 04:57

Dernières heures au Vénézuela

Avant de quitter le Vénézuela, nous passons 2 jours à Santa Elena de Uairen, à la frontière. Mais, cette fois, celui qui devait nous héberger nous emmène dans un petit hôtel miteux, dans notre budget (petit lui aussi, au Vénézuela...). Nous plantons la tente dans le couloir, les chiens à mémère font un peu de bruit et surtout ils puent...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Mais on profite quand même de la ville pour dépenser nos derniers bolivares, refaire le plein de nourriture et même se faire un restaurant! Ça faisait longtemps..


On rencontre aussi Maud, qui habite en Guyane Française et a fait le trajet jusqu´ici. Elle nous donne pleins de tuyaux pour la suite et ça nous donne un peu plus de perspectives!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Il ne faut que quelques kilomètres pour atteindre la frontière. Après une longue file d´attente, nos passeports sont enfin tamponnés : (re) bienvenue au Brésil!!!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Brazil do novo...

En peu de temps, nous retrouvons nos repères : retrait d´argent au distributeur; kiosques où ils vendent des empanadas, des gateaux et des boissons très fraîches; les vaches brésiliennes recommencent à faire la course avec nous; on aperçoit de grosses termitières dans les arbres ou dans les champs...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienneSanta Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne
Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Forcément, cette nouvelle incursion au Brésil nous renvoie au début de notre voyage, il y a près de 2 ans! On se rappelle les anecdotes, les gens qu´on a croisés le long du chemin. Mais le Brésil est quasiment un continent à lui tout seul : nous sommes à 1 000 km du stade le plus proche utilisé pour le Mondial (Manaus), à plus de 3 000 km de Brasilia et à près de 5 000 km de Rio de Janeiro...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

C´est le même pays et pourtant nous sommes ailleurs! On pensait traverser une jungle, étant donné que nous sommes redescendus à près de 100 m d´altitude. Mais on se retrouve finalement dans un paysage de savane, encore, avec des palmiers, en pleine saisons des pluie. Nous avons la chance de passer entre les gouttes...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Un homme nous arrête au bord de la route, avec un grand sourire. Marcelo a lui aussi voyagé à vélo, de Rio de Janeiro à Boa Vista, comme nous jusqu´à présent. Mais il a traversé son pays et l´Amazonie, ce qui nous semble encore insurmontable... On discute un peu, même si le Portugais a du mal à revenir. Il nous offre même du fromage frais avant qu´on reprenne la route. Un sacré personnage!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Les Brésiliens du Nord sont aussi accueillants et chaleureux que ceux qu´on avait croisés avant. Les 2 fois où nous demandons un endroit pour planter la tente, nous sommes accueillis naturellement.

Bon, ici aussi, les voitures nous frôlent parfois au lieu de doubler. Ça n´a pas changé...

Dans les champs alentours, nous apercevons d´immenses oiseaux qui nous rappellent quelque chose... Ah oui! C´est le fameux oiseau du Pantanal qu´on avait pas vu dans le Pantanal : le Jabiru d´Amérique ou Tuyuyu!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Boa Vista à l´heure de la Copa do Mundo

Après plusieurs semaines de bivouacs, campings et rando, nous sommes logés dans une charmante maison. Quel plaisir d´être reçu chez Tobias!
Une chambre et une salle de bain rien que pour nous, la clim`, une machine à laver et une grande cuisine, que demander de plus? Voilà bien longtemps qu´on n´avait pas eu un tel confort.

La famille est adorable et très calme. On prend le temps de se reposer. Mais bon à l´heure de la coupe du monde, nous devons soutenir l´équipe qui va gagner la finale, à savoir le Brésil! Tout Le monde en est convaincu ici et ils ont presque interdit les autres drapeaux...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

On assiste en famille au match tendu Chili/Brésil. Le suspense fut intense jusqu´à la dernière minute! Finalement comme c´était pas gagné d´avance et il n´y a pas eu d´explosion de joie. Mais heureusement la bière coule à flot et Day, la soeur de Tobias, nous prépare um churrasco Maison.

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne
Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Le soir on sort dans le centre ville, youhou!!! On est en plein festival de danse folklorique. Rabbi Jacob n´est pas très loin…

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

On profite également de Boa Vista, pour retrouver certains plaisirs… Quel Bonheur de retrouver les restaurants au kilo; la viande et le choix des plats; la bière fraîche; les glaces. C´est à se demander pourquoi on n´est pas resté 2 ans au Brésil??

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

La ville se visite rapidement, il n´y a pas beaucoup de monuments. Mais les bords du Rio Branco (“petit” affluent de l`Amazone) sont agréables.

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Nous prenons le temps de faire réviser complètement nos vélos. Avec nos vieux restes de Portugais, on explique à Jorge ce qu´on souhaite. C´est dingue avec sa remorque sur sa moto il vient chercher les vélos à domicile! Il fait un excellent boulot: graissage complet, changement d´un frein de Bibou et soudure du porte-bagage avant de Tetef. En route vers les 30 000km!!


Un ami cyclo-touriste, Kayo, vient nous voir pour nous poser des questions, histoire de nous faire de la pub sur son blog. Dont voici Le lien:

Il est impressionné par notre voyage. Mais le sien à travers l´Amazonie fut également une sacré expérience!

Comme toujours, on retrouve les joies de la cuisine. En plus la famille est gourmande et a voyagé plusieurs fois en France. Ils reçoivent souvent des gens du monde entire et le challenge est d´arriver dans le top 5 des meilleurs chefs. Comme nous sommes les grands gagnants d´un diner presque parfait, il y a 2 ans en France, on relève le défit haut la main!! Au menu: Blinis, tzaziki, caviar d´aubergines, rillettes de thon, paupiettes de volaille, gratin Dauphinois, mousse au chocolat et far Breton!!! Avec tout ça, on a eu le droit aux applaudissements!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne
Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Dommage que cette pause soit passée si vite. Mais on a eu la chance de connaître Tobias et sa grande famille : Day, Lice, Lucas, Luciano, Jao et Amelina la mère. Cette dernière nous a offert des chaînes avec médaillons de Jésus et sa maman, histoire de nous porter chance jusqu´à Cayenne !

En route vers le Guyana

Deux jours de vélo nous séparent du prochain pays, le Guyana. Il y a peu de dénivelé et les paysages sont assez monotones. On retrouve les champs immenses et les vaches sur de nombreux kilomètres. La route est droite. Le gros problême c´est ce #@#$%@@ vent de face. Pourtant avec nos vélos remis à neuf on aurait pu rouler comme des flèches.

Nous passons notre dernière nuit au Brésil sous le toit d'une maison en feuilles de palmiers dans la famille d´Arnold.

Quelques Reals dépensés en resto et soda, et enfin voilà la Frontière.

Nous voici au Guyana, petit pays mais encore pleins de choses à découvrir, comme la conduite à gauche, parler Anglais et une piste en terre jusqu´aux portes de la Capitale (ca va etre sport pendant la saison des pluies)!!!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienneSanta Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Retrouvez nos photos dans l'album suivant:

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 20:24
Bilan Venezuela - Todo fino?

Ah le Venezuela! une destination à part dans notre voyage. Ça restera le pays où l´on aura le plus modifié notre manière de voyager à vélo. Tout d´abord pour faire face à la situation économique du pays mais aussi suite aux deux agressions. (Ça devait bien arriver...). On nous avait déconseillé d´y aller, mais franchement, le pays recèle de beaux trésors dont sa population d´une extrême générosité. Muchas gracias amigos Venezolanos!

Notre parcours

Le Venezuela était notre dernier grand pays avant la dernière ligne droite vers les Guyanes. Grand comme 2 fois la France, nous l´avons parcouru d´Ouest en Est. Puis comme il faut passer par le Brésil pour aller au Guyana, on est parti vers le Sud.


Au total 1955 km en vélo (Orange) et 600km en bus (gris) entre Caracas et Ciudad Bolivar.

Bilan Venezuela - Todo fino?

Paysages et nature

Pendant ces deux mois nous avons beaucoup apprécié la diversité des paysages. On a aimé parcourir les beaux parcs naturels, comme Morrocoy avec ses îles plages appelés "Cayos"; les dunes à Coro; voir les dauphins sur l´Orinoque et l´incroyable Gran Sabana.

Voici quelques photos emblématiques:

Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?

Patrimoine et culture

 

Notre trajet au Venezuela s est construit avec l´envie de découvrir le patrimoine historique et architectural du pays. Le cœur colonial de Coro est magnifique et nous sommes familier à présent avec cette architecture. Caracas avec son architecture hétéroclite nous a surprise. Beaucoup de béton mais ça donne de beaux ensembles comme la cite universitaire. Enfin Ciudad Bolivar a beaucoup de charme.

Bilan Venezuela - Todo fino?Bilan Venezuela - Todo fino?Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?Bilan Venezuela - Todo fino?Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?

Mais au niveau des musées et de l´offre touristique nous avons été parfois déçu et surtout noyé par l´omniprésence de Simon Bolivar. Lui et rien d´autre? Bon on exagère un peu, y a quelques musées qui ne parlent pas de lui, comme le musée Jesus Soto à ... Ciudad Bolivar.
Forcement être au Venezuela dans son pays natal c est difficile de passer à côté, mais depuis la Bolivie il a sa statue dans toutes les villes. Enfin Chavez a remis au gout du jour son culte et ses idéaux. Nous étions au bord de l´overdose!!

Bilan Venezuela - Todo fino?

La Révolution Bolivarienne

 

Bilan Venezuela - Todo fino?

Officiellement nous étions dans la République Bolivarienne du Venezuela. Pays qui fait sa Révolution depuis l´arrivée au pouvoir de Chavez en 98. C´est bien sûr l´autre personnage incontournable du pays. Il reste largement adoré par la majorité des Vénézuéliens un an après son décès.


C´est dans ce pays que nous avons le plus échangé sur la Politique. On a eu la chance de rencontrer et de discuter avec des Chavistes et des opposants. En même temps la situation actuelle ne peut pas laisser indifférent. La faute au président actuel? Les années Chavez? La guerre Economique Made in USA? La manne pétrolière (sources de profits et d´injustices) ?


Pour certains le pays va très bien, on lui livre 'juste' une guerre économique. Pour d´autres c´est le chaos!

Bilan Venezuela - Todo fino?

Vous le comprenez, il faut être soit pour le pouvoir, soit contre lui, il n´existe pas de milieu ici. Alors pour nous pas facile de se faire une opinion, de juger un pays qu´on traverse seulement pendant quelques semaines. Nous ne savons pas comment c´était avant l´arrivée de Chavez. Mais dans tout les cas, nous n´avons pas seulement été touristes. Nous nous sommes confronté aux problèmes des habitants:


- Un coût de la vie très cher. (Par chance nous avions prévu quelques Dollars pour changer au marche noir, ce qui nous a permis de vivre avec 200 Bolos/j Au marche noir ça représente 2 euros et au taux officiel 20 euros soit 10 fois moins!! Une grande bouteille de Coca coute 50 bolos, un repas 150 bolos et une chambre 350 bolos).


- Une pénurie des produits dans les magasins (Huile, lait, farine, pâtes, riz et PQ!!), avec file d´attente interminables. (Nous avions fait un gros plein en Colombie et nous avons privilégié les fruits, les légumes frais et le pain qui se trouvent presque facilement partout, à prix corrects).


Nous n´étions que de passage et nous avons pu adapter notre mode de vie, en privilégiant certains produits et en n´allant jamais à l´hôtel par exemple. Si nous avions prévu plus de Dollars, on aurait pu vivre normalement. Mais pour la population c est le quotidien, la vie devient compliquée et on a senti soit un ras le bol, soit une résignation. Nous avons eu l´impression que le Gouvernement parle beaucoup et passe plus de temps à montrer du doigt des responsables extérieurs.


Un pays qui traverse une situation compliquée, qui peut compter sur son énorme réserve de pétrole, mais qui n´arrive pas à endiguer les inégalités et la pauvreté surtout en ville. Pourtant Chavez a fait construire beaucoup de logements sociaux, mais ce n est pas tout d´offrir quasiment le plein d´essence, il faudrait que les gens se fassent eux-mêmes la révolution.

Les Vénézuéliens, la richesse du pays

Il n´y a pas que la politique dans la vie et ça, le peuple le fait vite oublier. Ses habitants sont exceptionnels : générosité, spontanéité, solidarité, sourires. Certes, il y a 6 mauvaises personnes qui se sont mis en travers de notre route, mais on n´a pas compté le nombre de personnes joyeuses, curieuses, communicatives et incroyablement aimables.


Combien d´anonymes nous ont pris en photo sur le bord de la route? Jamais on ne nous aura autant donné et offert: nourriture, restaurants, boissons et même de l´argent (la honte). Alors forcément on a dans le cœur nos amis Vénézuéliens!!

Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
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Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
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Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?

Gastronomie

Notre budget était serré, nous avons fait très peu de restos. Mais nous avons tout de même apprécié de nombreuses spécialités: Arepa (petite galette de maïs fourrée, meilleure qu´en Colombie), la Cachapa (Grosse galette de maïs sucrée), plat en sauce avec de la viande. Le pain est l´un des meilleurs du continent, quand le Boulanger a de la farine...


Les fruits restent exceptionnels, savoureux et bons, notamment les mangues directement dans l´arbre.


Enfin les familles qui nous ont accueillis, ont pris le temps de cuisiner pour nous et nous avons passé de bons moments à table: poulet roti, casabe (Galette de manioc) + fromage et même du vin!! Sans oublier la cuisine savoureuse d´Adriana et de Maria à Puerto Ordaz.

Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?

Hébergements

Bilan Venezuela - Todo fino?

Pas toujours facile de bivouaquer dans un pays réputé dangereux. Apres s´être fait réveiller par la police, armes aux poings, on a changé un peu nos habitudes. On a tout de même campé 15 nuits. Nous avons demandé l´accord des habitants au cours de 7 nuits (Plusieurs fois dans des salles de classes). Grâce a Couchsurfing, Warmshowers et l´incroyable rencontre de Rafael au bord de la route nous avons été hébergés 26 nuits (Parfois chez les pompiers, à l´université et à l´armée). Cette chaîne de solidarité s est poursuivie pendant 11 jours d´affilé en comptant une nuit dans le bus.


Comme nous n´avions pas les moyens, nous n´avons jamais été a l hôtel, mais les 2 dernières nuits, suite au désistement de notre contact, nous avons mis la tente dans le couloir d´un hôtel miteux (pas d eau la nuit et les chiens a sa mémère qui aboient un peu trop)...

Ce qui va nous manquer:

Bilan Venezuela - Todo fino?

- Les Vénézuéliens, leur générosité et leur solidarité
- La diversité des paysages et du patrimoine
- L´essence gratuite
- Le pain
- Le climat plutôt bon

Ce qui ne nous manquera surtout pas:

- Les voleurs (En vidéo ci-dessous, le lieu paradisiaque de notre 1ere agression)
- Le vent de face et la pluie
- Les ordures au bord de la route et sur la plage
- Le vie chère et la rareté des produits

Bêtisier

Cette fois-ci on n´a pas trop de photos et une vidéo, mais quelques petites galères qui peuvent à présent nous faire sourire. Après plus d´un an et 9 mois de voyage, le matériel commence à nous lâcher petit à petit.


- Le porte bagage avant et le tabouret de Tetef se sont cassés (Ils tiennent le coup grâce aux colçons)


- Le réchaud ne fonctionnait plus (Il fallait juste le nettoyer, on ne l´avait jamais fait!!!)


- Un câble de vitesse à changer pour Tetef et le retour des crevaisons...


- Le matelas de Bibou commence à avoir une grosse bulle (Il dort avec quelques épaisseurs de vêtements sous le matelas).


- Nos 2 compteurs qui nous lâchent au même moment (Fallait chamger la pile et les faire secher!!!)


- Le sac à dos Bolivien continue de se déliter... Il a céder au niveau d´une bretelle (Heureusement on nous a offert du fil et une aiguille).


- Bibou s´est ouvert le crâne au sommet du Roraima. L´infirmière Tetef a su faire bon usage des steristrips. Mais le plus drôle (maintenant), c´est qu´on est tous les deux tombé dans les pommes. Bibou parce que Tetef lui a dit "c´est profond, mais superficiel". Tetef parce qu´il n´est pas habitué à voir du sang... Mais rassurez-vous, Bibou s´est remis rapidement et a pu faire les 3j de rando qui restaient pour rentrer!


-Sans oublier la Tablette et la trousse de Toilette qui sont retenues en otage, dans le village de Todasana sur la côte du Venezuela.

Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?
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Bilan Venezuela - Todo fino?
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Bilan Venezuela - Todo fino?
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Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?

Vidéos

Retrouvez toutes nos vidéos sur le lien suivant:

Remerciements

 

Notre voyage au Venezuela a été magnifique et bien mouvementé grâce à vous. Nous tenons donc à remercier:
Les militaires en hors-bords finalement accueillant; La famille (3 générations) pour l´eau fraîche; Luis pour le super accueil a Maracaibo, le 2eme Luis pour les échanges et le tour by night; Les mecs du camion d´ananas; Celui qui nous a regonflé nos vélos; Le militaire qui nous offre de l´argent; Euh les Policiers qui nous braquent et Juan qui les a prévenu? Dima pour la nuit au lycée, José fils, père et Consuelo à Coro; Rafael notre Ange-gardien; Neno et les femmes curieuses pour la nuit dans l´école; La nuit à côté du poste; Tony et José les cyclistes sur l´autoroute; Feydor pour les gâteaux; Roberto, Francisco et Jorge pour les discussions et l´accueil à Valencia; Gladys la concierge pour le drapeau; Angel, le resto et la visite de Maracay; Daniel, l´emfant qui nous cueille des mangues; Diana, Nilson et Yoselin, pour le toit et la nourriture; Rafael et Karine pour l´accueil à Caracas; Fabrice pour les échanges à l´Alliance française; Jorge pour avoir emmené Bibou au poste de Police; Gustavo et Luz Maria pour les brosses à dents et le dentifrice; Luis pour nous avoir emmené nous et les vélo au poste de Police; Amalis la seule détective un peu concernée; L´hôtel pour la douche; Rafael encore et pour toujours!; L´UNEG: Kleydis, Julio, Luis Alfredo et Hermès, Adriana, Victor Hugo et Maria; Luis Rojas du programme de radio "Pata y pedal"; La famille d´Hermès; L´UNEG, Yoel et Gregorio; La femme sur le marché pour les légumes; Les pompiers et les gardes nationaux pour l´accueil et la nourriture; La famille Pemon; Braulio notre guide pour le Roraima; Les installations à Paraitepuy; Les sportifs pour les Gatorades et surtout le snickers; Oswaldo pour les infos et Maud pour les discussions et les échanges en Français; Adrian pour l´essence directement prise dans le camion citerne!!!

Ouf!

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Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Venezuela
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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 16:58

Une fois n'est pas coutume, nous commencerons par remercier, en espagnol, toutes les personnes qui nous ont permis, depuis Caracas, de reprendre notre voyage sereinement.

Despues de nuestros problemas cerca de Caracas, Rafael nos ayudo a descansar y tener tiempo en su casa para pensar a lo que queriamos hacer.

Gracias Rafael!

Ademas, empazaste esa increible cadena de solidaridad.

Luis Silva y Hermes nos permitieron de tener dias inolvidables en Puerto Ordaz, con cocina gourmet!

Ellos activaron tambien sus contactos para quedar en la universidad UNEG de Ciudad Bolivar, gracias tambien a Kledys.

Los estudiantes alli, Julio y Rafael, contactaron a todas las otras sedes de la UNEG en el camino para ayudarnos. Gracias a Yoel en Upata y Gregorio en Guasipati!

Gracias a ustedes, descubrimos la linda Ciudad Bolivar, el salto de la Llovizna, la subida larga hasta los paisajes sin limite de la Gran Sabana y el impresionante Roraima, con un sol inesperado (y un poco de lluvia, por supuesto...).

Esta fin de viaje en Venezuela acaba de la mejor maneja para nosotros, olvidando el peor, y recordando a ustedes como la verdadera riqueza de este pais!

MERCI!!!

Ces quelques mots en espagnol nous permettent de remercier tous les gens qui nous ont aides depuis notre nouveau depart. Avant de quitter Rafael a Caracas, il lance ses contacts. Nous rencontrons Luis et Hermes a Puerto Ordaz. Pendant 2 jours, nous sommes chouchoutes, nous passons beaucoup de temps a table, on a l'impression de vivre un nouveau Noel. Nous reprenons des forces pour continuer en velo!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur
Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Ils ont tellement bien organise les choses, qu'ils nous emmenent meme a la radio pour parler de notre experience de voyage a velo!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Grace a eux, nous sommes egalement heberges dans les salles de classe de l'universite UNEG a Ciudad Bolivar, Upata et Guasipati.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Cette chaine de solidarite nous rechauffe le coeur et nous rappelle que 95% des Venezueliens sont incroyablement accueillants et genereux. Nous avions fait le choix de continuer malgre tout dans ce pays et nous avons eu la chance d'avoir raison, grace a eux!

Cette etape a aussi ete riche en visites et decouvertes. Apres 1 nuit de bus depuis Caracas, nous arrivons a Ciudad Bolivar. Elle a ete pendant quelques temps la capitale de la federation Venezuela/Colombie/Equateur, portee par Bolivar. Les maisons colorees ou coloniales sont nombreuses. Tout a ete restaure pour les 250 ans de la ville et pour l'obtention du classement au Patrimoine de l'UNESCO (peut-etre l'annee prochaine en 2015?)

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleurCaracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleurCaracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Bolivar est present partout, nous visitons les differents lieux ou il a oeuvre. Ce sera sans doute une des dernieres villes ou nous entendrons parler de lui jusqu'a la fin du voyage.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Nous reprenons enfin les velos. Nous sommes toujours assailis par les images des 2 attaques, il va nous falloir quelques jours pour retrouver notre rythme et notre assurance.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Nous arrivons a Puerto Ordaz, chez Hermes tout d'abord, puis chez Luis. Nous partons aux abords du rio Caroni avec Hermes et sa famille, ou un barrage a inonde la route et laisse une impression de fin du monde.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Nous allons egalement nous balader dans le parc de la Llovizna, ou une chute magnifique nous rafraichit et disperse un arc-en-ciel.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur
Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Nous nous souviendrons particulierement de Puerto Ordaz pour sa cuisine diversifiee. Chez Hermes, Adriana nous prepare un poulet aux legumes, puis des pecialites arabes. Nous completons ces plats par des crepes. Un regal!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Puis chez Luis, Maria nous prepare du thon frais avec une salade excellente. Notre premier poisson du Venezuela, une tuerie!

Nous quittons avec regret Puerto Ordaz...

La suite de la route ne presente pas grand interet, mais nous rencontrons les etudiants de l'UNEG qui nous hebergent, les pompiers de Tumeremo et la garde nationale a El Dorado et San Isidro. Un toit pour la nuit bienvenue puisque nous sommes en pleine saison des pluies.

Nous pouvons rester au sec et profiter de ces pauses pour nous reposer vraiment.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Nous faisons egalement sur le chemin notre 27 000 eme kilometre!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Cette region est riche en minerai d'or. On trouve beaucoup de boutiques qui achetent de l'or brut ou vendent des bijoux. Cette activite tire les prix de tout le reste vers le haut, mais egalement la delinquance. Certaines villes ne sont pas tres reputees. Nous les depassons evidemment avec un peu d'apprehension, mais tout se passe bien...

En route vers la Gran Sabana

Nous entamons alors la derniere veritable cote du voyage, pres de 1300m de denivele pour atteindre le plateau de la Gran Sabana. La montee se passe sans probleme, nous sommes suivis puis depasses par une courses cycliste. Mais c'est plus facile pour eux, ils n'ont pas tout notre chargement!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur
Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Pendant la cote et sur la plateau, nous retrouvons la pluie. Le ciel bas, les averses a repetition et le refus de la garde nationale de nous heberger nous minent le moral. Heureusement, quelques kilometres plus loin, nous trouvons un batiment en constructiuon sous lequel les proprietaires nous autorisent a dormir au sec.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Le jour suivant, nous alternons averses et eclaircies. Nous decouvrons les premiers cascades. Puis, les nuages se dissipent, nous profitons alors des cascades sous le soleil.

Nous atteignons San Francisco de Yuruani, la porte d'entree vers le mont Roraima. Nous faisons les derniers achats pour une randonnee de 6 jours. Les velos sont charges a bloc quand nous entamons la piste qui doit nous mener au debut de la randonnee. Par chance, le soleil a seche la piste, il n'y a presque plus de boue. Le denivele n'est pas simple du tout, mais nous traversons des paysages grandioses, avec quasiment aucune circulation!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Les dernieres cotes sont quasi impossibles a monter, nous sommes obliges de pousser les velos... Avant meme d'arriver dans le village de Paraitepuy, nous rencontrons Braulio, avec qui nous discutons, et qui sera finalement notre guide (obligatoire) pour la randonnee!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Nous campons une derniere nuit dans le village avant de partir en randonnee, et en prime nous avons un magnifique lever de soleil sur le Roraima!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

La-Haut, le Monde Perdu

La premiere journee est magnifique, le mont Roraima est en ligne de mire et le Kukenan, son jumeau, est juste a cote.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Les sacs sont tres lourds, nous avons assez de nourriture pour 6 jours. Heureusement la premiere partie est relativement plate.

Nous traversons 2 rivieres et arrivons a notre premier campement ou nous apercevons meme les etoiles au-dessus des Tepuys!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

La deuxieme journee commence avec l'ascencion vers le sommet. A mesure que nous approchons de la falaise, les nuages recouvrent le sommet. Nous avons de beaux points de vue sur les alentours.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Mais tres vite, le ciel se bouche et la pluie fait son apparition, par intermittence. Nous sommes maintenant au pied de la falaise et grimpons jusqu'a 2600m sur une rampe naturelle. La-haut, nous sommes accueillis par le soleil, recompenses pour nos efforts.

Nous passerons les 2 prochaines nuits sous un abri rocheux, proteges de la pluie et le vent constants sur le Roraima.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

La troisieme journee, nous decouvrons, sous la pluie, la richesse unique du site. Perche a 2600m d'altitude, battu par les vents et la pluie, isole grace a ses falaises de plusieurs centaines de metres, la faune et la flore se sont adaptees a cet environnement hostiles et ont ete preservees de l'homme. Lorsque les premiers Europeens sont venus au 19eme siecle, ne reussissant pas acceder au sommet, ils ont emis les hypotheses les plus folles sur l'existence d'une faune primitive, evoquant meme la possibilite de presence de dinosaures. Arthur Conan Doyle s'est base sur ces speculations pour ecrire son Monde Perdu. Plus recemment, c'est le film d'animation La-Haut, qui reprend la geographie mythique de ces montagnes!

Le sommet du Roraima est rocheux et peu fertile. Pourtant, une diversite incroyable s'est developpe dans tous les recoins. Lichens, fleurs, plantes carnivores, minuscules grenouilles, vers luisants, pinsons... Un paradis pour les botanistes!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur
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Le temps est souvent couvert. La pluie est habituelle ici, nous croisons des rivieres partout, courant sur les rochers,les trous d'eau sont nombreux et hebergent les tetards. Cet ecosysteme est unique. Nous n'avons jamais rien vu de tel au cours de notre voyage et auparavant.

Lors d'une eclaircie, nous partons au bord de la falaise et decouvrons ce spectacle magnifique du sol qui se derobe et se poursuit en un lit de nuages.

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Le quatrieme jour, nous quittons cet endoit a part, toujours sous la pluie et les nuages. A mesure que nous descendons, le temps se decouvre, le soleil refait son apparition et nous fait presque regretter de ne pas etre reser une journee de plus la-haut.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Jusqu'au cinquieme jour, nous descendons a un bon rythme jusqu'au village de Paraitepuy. Finalement le retour est plus eprouvant. Les cuisses et les mollets sont endoloris, nous ressemblons a 2 papis des qu'on essaie de se lever! Nous profitons d'une derniere nuit au village pour nous reposer, pour nettoyer les velos avant de reprendre la route.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Pour plus d'infos pratiques sur cette randonnee, suivez le lien vers le Guide Pratique Roraima juin 2014

Et vous trouverez l'album complet de la randonnee du Roraima au lien ci-dessous :

L'envers du decor

Cette randonne nous aura marques enormement. Le site est exceptionnel et presque preserve. Mais, du fait qu'on y accede, nous le modifions et l'abimons. Au sommet, la roche est recouverte de lichen et de mousse qui lui donnent sa couleur noire. Sur les sentiers que nous utilisons, cette couche est arrachee et decouvre la pierre couleur sable.

Autour des abris rocheux, les dechets sont visibles, soit par negligence, soit par megarde (le vent emporte tout).

Des zones de quartz ont ete sacagees pour le commerce, ou plus simplement pour ramener un souvenir pour les touristes.

Nous sommes partis uniquement avec un guide, emportant nous-memes tout notre materiel et notre nourriture (tres liophylisee...). Mais d'autres groupes font des randonnees grand luxe : poulet, tomates, oignons, choux, pasteques(!!!), oeufs, farine, tente 1 personne pour chaque personne du groupe + matelas gonflable + gonfleur, lampe a gaz, toilettes portables avec la petit tente qui va avec...

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Pour emmener tout ca, ils font appel a des porteurs, souvent plus nombreux qu'eux! Certains font meme porter leurs vetements et tout leur materiel, ils marchent sans rien sur le dos... Une autre maniere de randonner!

Paraitepuy, ou nous avons laisse les velos, est donc un village de porteurs. Ils connaissent bien le sommet, mais les agences de Caracas, Ciudad Bolivar, Puerto Ordaz... qui emmenent les touristes ont leur propre guide. Ils ne sont donc pas payes a leur juste valeur et ne profitent pas tant que ca du tourisme.

Esperons que cette randonnee ne se transforme pas en un autre Sentier de l'Inca, comme au Perou, qui est truste par les agences, ou il n'est pas possible de randonner avec son guide contracte sur place et ou le nombre de randonneurs est fortement limites a cause du nombre de porteurs incroyables qui suivent les groupes...

Vers la sortie su Venezuela

Nous partons de Paraitepuy reposes, mais pleins de courbatures. Encore une fois, nous avons de la chance : le soleil refait son apparition et nous permet de rouler les 25km de piste sans probleme, pour rejoindre la route principale.

La seule blague du parcours ? Une partie ensablee ou nous sommes obliges de pousser les velos...

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Sur la suite du chemin, nous trouvons une riviere coulant sur une roche lisse et rouge, le Jaspe.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Pour la derniere fois, nous passons le cap des 1000m d'altitude. La suite du trajet va etre relativement plat jusqu'en Guyane. Chouette!

Nous arrivons enfin a Santa-Elena de Uruaien, la derniere ville venezuelienne avant de passer au Bresil. Nous nous arretons une petite journee, puis nous irons a Boa Vista, ou il faudra se remettre au portugais... Fini l'espagnol!

L'album complet de cette etape (hors randonnee Roraima) est disponible au lien suivant :

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 03:00

Caracas, et de 10!

Nous y voilà, la dixième capitale du voyage. Et pas des moindres, Caracas, agglomération de plus de 4 millions d´habitants. Mais nous ne sommes pas perdu là-bas, nous passons plusieurs jours chez Rafael. Nous l´avions rencontré sur la route et avec beaucoup de plaisir il nous invite et nous reçoit chez lui.

Mieux que ça, il nous embarque dès les premières minutes à son travail. Comme il travaille pour la Douane et les finances publiques, on se retrouve en formation avec une vingtaine de fonctionnaires sur le thème du : ¨rôle des impôts¨. C´est bon on a fait notre déclaration...

Certains se rappellerons la vidéo de départ, où l´on nous présentait comme des candidats de ¨Caracas Express¨. On n´a pas vu JP Rotenberg, mais on a gagné!! Normal, nous étions les seuls candidats!

Caracas - Caracas - 168km - Fin du voyage?

Decouvrons Caracas

La ville est assez impressionante, étirée dans une vallée, elle présente un mélange assez effrayant d´architectures. Entre les rares bâtiments coloniaux survivants, les immeubles de logements sans charme et les buildings inachevés, c´est un sacré patchwork. Mais il fait bon s´y promener, entre les parcs, les places, voies piétonnes et la seule piste cyclable de la ville.

Naturellement on profite des musées, de la gastronomie locale et on flâne sur le campus de l´Université, classé à l´UNESCO.

Caracas - Caracas - 168km - Fin du voyage?Caracas - Caracas - 168km - Fin du voyage?Caracas - Caracas - 168km - Fin du voyage?
Caracas - Caracas - 168km - Fin du voyage?Caracas - Caracas - 168km - Fin du voyage?Caracas - Caracas - 168km - Fin du voyage?
Caracas - Caracas - 168km - Fin du voyage?

Encore une fois on ne peut pas passer à côté de Simon Bolivar. C´est sa ville natale. Alors évidemment il a sa statue équestre sur la place éponyme, ses maisons, son musée et surtout sa tombe au Panthéon.

Chavez, l´incontournable

Caracas - Caracas - 168km - Fin du voyage?

Jusqu´à présent nous avions été reçu chez des gens plutôt distants ou critiques envers l´ancien Président et le gouvernement actuel. En revanche Rafael est un militant de la première heure et on a appris beaucoup de choses grâce à lui sur Chavez: les réformes, le socialisme, l´anti-impérialisme, les logements sociaux, ses soutiens et ses opposants. Mais une chose est sûre qu´on soit ou non en faveur de ses idées, il est toujours au coeur des débats ici. Même si il est mort il y a plus d´un an, il est présent partout: Affiches, tags, portraits, citations et même à vélo!

Comme ses sympatisants, ou ceux qui veulent s´assurer qu´il est bien mort, nous allons voir la tombe du Commandant.

En route vers la côte

Caracas - Caracas - 168km - Fin du voyage?

Quitter Caracas se révèle assez simple. Surtout que nous faisons le choix d´aller sur la côte. Donc c´est une belle descente de 900m pour rejoindre la mer. On s´est tout de même fait quelques frayeurs dans le tunnel, lorsque Bibou a perdu 2 bouteilles d´eau. Mais arrivés en bas, on est loin du tumulte de la Capitale et surtout on profite de la mer. D´ailleurs y´a des beaux voiliers qui sont là.

On visite La Guaira et ses quelques maisons coloniales. Pique-nique, bivouac sur la plage et joies du bain de mer! La route y est tranquille, de plus en plus vallonnée mais les paysages y sont magnifiques.

Caracas - Caracas - 168km - Fin du voyage?

Première agression...

Eh oui chère lectrice, cher lecteur, après 624 jours de voyage et plus de 26 600km, vos deux cyclistes ont eu le droit de se faire braquer sur la plage. Nous venions de nous baigner sur une plage paradisiaque, de manger et nous allions repartir. Et là deux mecs débarquent, l´un nous menace avec une machette! On fait pas les malins, Tetef donne son argent (3$!!!) et ils fouillent rapidement nos affaires, ils ramassent ce qui traine sur la table et réclament l´appareil photo de Bibou, mais bizarrement il ne comprend plus l´espagnol et ne leur donne rien. Visiblement novices (après coup), ils s´en vont rapidement et quelques minutes après Bibou embarque dans une voiture pour aller voir la Police.

Bilan de l´opération: ils nous ont pris la tablette numérique (Ce qui veut dire moins d´accès à Internet, aux mails, à Skype, rédaction des articles, réduction et sauvegarde des photos) et notre trousse de toilette... Oui, vous lisez bien, ils ont embarqué nos brosses à dent, savon, tondeuse et cotons tiges...

Autant vous dire que de faire trois fois le tour du village, pour essayer de les retrouver à bord de la voiture de police, ça n´a rien donné. Il y règne une loi du silence. Et puis tout le monde le sait ici (sauf nous), Todasana, faut pas y passer ou alors en étant armé!

Le soir on passe au village d´après, La Sabana, pour porter plainte, mais le Policier est plus captivé par son film que par notre récit. Il n´a d´ailleurs aucun stylo pour prendre la déposition. On demande si on peut dormir au poste, il nous dit d´aller sur la plage.

On passe une soirée merdique, à se repasser le fil des évènements, mais bon en se disant qu´on s´en sort bien, sain et sauf. Et puis encore une fois on peut compter sur la générosité des habitants, puisque les gens qui habitent sur la plage, Gustavo et Maria-Luz, nous proposent de garder nos vélos et nous offrent brosses à dent et dentifrice! Ca fait chaud au coeur...

Caracas - Caracas - 168km - Fin du voyage?

Deuxième agression!!!

Le matin, on repart l´haleine fraîche et on se dit que tout ira bien. On s´imagine que sur la route il n´y a pas de risque. Mais cette route est sinueuse, sans beaucoup de maison et il n´y a pratiquement aucune circulation. Puis on nous a dit qu´il y a un village oú il y a des braquages. Mais bon, une fois ça va!

Et donc, au milieu de nulle part, 4 mecs nous attendent derrière un fossé. Ils portent des bâtons et encore cette fichue machette. Ils attrappent Tetef par le col, le traînent par terre et tentent de nous emmener en dehors de la route. Seulement, ils ont plus de mal avec les vélos, qui son lourds et surtout Bibou qui résiste, réussit a s´enfuir pour chercher de l´aide, sans savoir ce qu´il advient de Tetef. Cela provoque leur fuite et permet à Tetef de respirer. Mais bon, pour tous les deux la situation est difficile, nous ne savons pas comment va l´autre. Finalement Bibou a croisé une moto puis une camionette. Il revient sur le lieu de l´attaque avec cette dernière. Vous ne pouvez pas imaginer le soulagement se se voir vivant et en bonne santé.

Bilan de l´opération: ils ont juste pris les lunettes de soleil de Tetef et son t-shirt Quechua est bien déchiré (Je pense que tu nous en voudras pas Caro...). C´est tout!! Car on est bien content, ils ont ouvert la sacoche de l´appareil photo de Bibou, mais il était planqué ailleurs!! En revanche, au point de vue moral, c´est la désillusion, cette attaque était beaucoup plus violente, on est dépité et énervé et surtout on n´a pas envie de poursuivre l´aventure...

Le matin, on repart l´haleine fraîche et on se dit que tout ira bien. On s´imagine que sur la route il n´y a pas de risque. Mais cette route est sinueuse, sans beaucoup de maison et il n´y a pratiquement aucune circulation. Puis on nous a dit qu´il y a un village oú il y a des braquages. Mais bon, une fois ça va!

Et donc, au milieu de nulle part, 4 mecs nous attendent derrière un fossé. Ils portent des bâtons et encore cette fichue machette. Ils attrappent Tetef par le col, le traînent par terre et tentent de nous emmener en dehors de la route. Seulement, ils ont plus de mal avec les vélos, qui son lourds et surtout Bibou qui résiste, réussit a s´enfuir pour chercher de l´aide, sans savoir ce qu´il advient de Tetef. Cela provoque leur fuite et permet à Tetef de respirer. Mais bon, pour tous les deux la situation est difficile, nous ne savons pas comment va l´autre. Finalement Bibou a croisé une moto puis une camionette. Il revient sur le lieu de l´attaque avec cette dernière. Vous ne pouvez pas imaginer le soulagement se se voir vivant et en bonne santé.

Bilan de l´opération: ils ont juste pris les lunettes de soleil de Tetef et son t-shirt Quechua est bien déchiré (Je pense que tu nous en voudras pas Caro...). C´est tout!! Car on est bien content, ils ont ouvert la sacoche de l´appareil photo de Bibou, mais il était planqué ailleurs!! En revanche, au point de vue moral, c´est la désillusion, cette attaque était beaucoup plus violente, on est dépité et énervé et surtout on n´a pas envie de poursuivre l´aventure...

Caracas - Caracas - 168km - Fin du voyage?

Polices et retour à Caracas

La camionette nous embarque nous et nos vélos. On file droit vers la grosse ville d´Higuerote. Au poste de Police Municipale Tetef nettoie ses égratignures et on demande a porter plainte. ¨Non c´est pas possible! Il faut que vous retourniez au poste qui gère ce secteur, là vous êtes dans une autre juridiction¨. Euh on se moque de nous là? Il est hors de question de retourner sur cette route infernale et surtout d´avoir à faire aux policiers incompétants qui ne nous ont pas aidés la veille...

Finalement on sort de la ville et on va au poste de police d´investigations. On est très mal reçu et on est livré à nous même. Finalement une détectice nous aide personnellement, sans l´accord de son chef, et nous permet de téléphoner à l´Ambassade. Mais ça ne marche pas. Nous appelons donc Rafael, notre ami de Caracas. De là il met en route son réseau, active ses contacts. De rien, on passe à des personnalités étrangères qu´il faut aider. On prend notre déposition, nous offre à boire, etc... Mais là n´est plus la question. On veut juste partir, rentrer à Caracas et décompresser.

En fin d´après midi, Rafael arrive, on repart donc chez lui avec les affaires et les vélos. Auparavant on va prendre une douche dans un hotel qu´une amie à lui nous met à disposition!!

Nouveau départ

Nous prenons le temps de nous remettre et le fait d´être chez un ami, une personne de confiance, ça aide énormément. On se repose, on monte même à DisneyAvila en téléphérique. On comprend pas trop le concept de monter à 1800m, ne pas a

voir un mirador sur la ville et surtout voir les gens consommer n´importe quoi et faire la queue pour rien. Bon on a tout de même apprécié la vue de l´autre côté.

Apres ces quelques jours de repos et de réflexion, nous sommes décidé à ne pas renoncer au voyage, on se projette vers l´avenir. Nous allons zapper une ou plusieurs parties du pays en prenant le bus. Nous comptons partir visiter les villes de Ciudad Bolivar et Ciudad Guayana puis traverser la Gran Sabana en vélo pour enfin faire le treck vers le Roraima.

L´aventure continue et le moral est là!!!

Caracas - Caracas - 168km - Fin du voyage?
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 02:02

Vénézuela! Ce simple mot assombrit le visage, inquiète, nous fait presque changer nos plans... Nous voilà donc dans ce pays tant redouté!

Frontières
Après avoir fait tamponner nos passeports côté colombien, nous passons à la douane vénézuelienne. Nous avons le droit à un quasi interrogatoire : combien de temps on va rester, avec quel argent et "pourquoi vous venez faire du tourisme au Vénézuela ?!?". Finalement, tout se passe bien et nous avons le droit à notre tampon de 3 mois. C'est parti!

Paraguachon (Colombie) - Caracas (Vénézuela) - 987 km - Surprises!

D'un pays à l'autre, nous traversons les mêmes paysages secs de la péninsule de la Guajira. En revanche, côté circulation, grand changement : il y a énormément de trafic, les voitures sont très larges et très vieilles, la carrosserie est défoncée, tout comme le coffre. Avec la route étroite, on espère que ça va bien se passer.

Paraguachon (Colombie) - Caracas (Vénézuela) - 987 km - Surprises!

Sur une autre planète
Finalement, même sans bande sur le côté, les voitures, camions et bus doublent. A vélo dans ce pays, on est des extra-terrestres, on détonne dans le paysage. Les gens ralentissent pour nous parler, pour nous prendre en photo (même le policier qui 5 minutes avant nous braquait avec son arme. On y reviendra). Dans la grande ville de Maracaibo, on se sent également en sécurité sur la route, on est vraiment les seuls à se déplacer à vélo...

On aura même de bonnes surprises sur le chemin avec parfois une bande sur le côté ou des routes très larges.

S'il y a autant de circulation, c'est en parti parce que l'essence est peu chère, voire donnée! Pour le prix d'un bidon d'eau de 20 litres, les gens peuvent faire 4 (quatre!) fois le plein de leur gros 4x4! Et quand on a besoin d'acheter un demi-litre d'essence pour notre réchaud? C'est cadeau!...

Tout comme l'essence, l'électricité est peu chère, car produite à 75% par des barrages hydroelectriques, dont celui de Guri, le 3eme plus grand derriere les 3 Gorges en Chine et Itaipu entre le Bresil et le Paraguay. Ici, avec la chaleur tropicale, la clim n'est pas un luxe, mais un élément de confort courant dans chaque maison.

Premiers contacts avec les autorités
A quelques kilomètres de la frontière, nous avons le droit à un premier contrôle de la douane. Ils nous demandent si nous avons payé la taxe d'entrée. Une taxe ou un pot de vin? On s'en sort en rigolant, sans rien payer, on nous avait prévenu de ce genre de pratiques...

Nous croisons également des militaires débarquant de la mangrove avec leur hydroglisseur. Ils sont surpris de nous voir, toutes bâches sorties et la tente montée. On leur explique qu'on est en train de faire sécher nos affaires suite à notre bivouac sur la plage. Ils repartent rassérénés, mais non sans avoir contrôlé notre passeport.

Nous croisons d'autres militaires lors d'un contrôle sur la route qui, cette fois, nous offrent de l'argent après qu'on leur a dit notre repas du soir : riz et viande hâchée. On doit faire pitié...

Mais tout ne se passe pas comme d'habitude lors d'un bivouac. Après une longue journée de vélo, nous nous étions installés à côté d'un oléoduc, à l'écart de la route et bien cachée de celle-ci. La nuit se passe bien, mais le lendemain matin, le fermier du champ d'à côté a aperçu un truc bizarre dans les fourrés et a appelé la police. A 7h30, encore sous la moustiquaire, Bibou voit donc arriver 2 policiers, armes à la main. Il réveille en sursaut Tetef, qui ne comprend pas trop ce qui se passe. Les mains sur la tête, on sort et on tente d'explique qu'on est juste 2 touristes et qu'on a passé la nuit ici. Ils parlent de nous emmener au poste, mais quand ils comprennent qu'on est effectivement des voyageurs à vélo, ils nous posent plein de questions sur notre voyage et nous prennent même en photo! On rit jaune, cette mauvaise expérience va nous changer un peu nos habitudes...

Justement, les bivouacs
On profite de la plage sur les Caraïbes, où on arrive à planter la tente sans que les gens appellent la police!

Paraguachon (Colombie) - Caracas (Vénézuela) - 987 km - Surprises!
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Sinon, on demande dorénavant pour avoir un lieu "officiel" pour la nuit. Les écoles sont une bonne option, même s'il faut se lever tôt pour partir avant le début des cours. Le poste de police aussi, mais ça reste un peu plus bruyant.

A la découverte du Vénézuela
Sur notre chemin, nous passons d'abord par Maracaibo, sur la rive du lac du même nom. Seules quelques rues du centre ont conservé leur architecture coloniale, mais l'ambiance de marché à ciel ouvert est agréable, on trouve tous les fruits et légumes dont on a besoin. A quelques kilomètres du centre, on se balade sur un sentier traversant la mangrove. On aperçoit quelques maisons sur pilotis au bord du lac. La profusion de ces maisons à l'arrivée des Espagnols au XVIème siècle ont donnée le nom à cette région : Vénézuela, "petite Venise".

Paraguachon (Colombie) - Caracas (Vénézuela) - 987 km - Surprises!
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Nous arrivons ensuite à Coro, 2ème ville fondée en Amérique du Sud. Cette fois, le centre historique est magnifiquement conservé, et est même classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.

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Un autre point d'intérêt insolite se trouve juste à l'extérieur de la ville : des dunes de sable pointent leur nez au milieu d'une végétation sèche et la "brise" des Alizées les déplace petit à petit. L'une d'elles déborde sur la route et les tractopelles tentent de désensabler... Un travail sans fin!

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Justement, les Alizées... Ils ont aidé Christophe Colomb à traverser l'Atlantique d'Est en Ouest. Malheureusement, nous allons vers l'Ouest, et on l'a en pleine face... Il y a très peu de dénivelé, mais le vent fort ralentit notre progression et nous fatigue très vite. Encore une fois, nous maudissons cet ennemi invisible.

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Plages et cocotiers
Nous arrivons ensuite au Parc Morrocoy, où l'on trouve de magnifiques plages sur des îles à quelques encablures de la côte. Nous passons 2 jours dans les environs, à profiter de la mer turquoise et à se reposer. Bon, comme nous arrivons une fin de semaine, nous ne sommes pas les seuls, mais on arrive à trouver quelques coins à l'abri de la musique et du rafut des fêtards qui picolent dès 10h du matin...

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San Mateo
La route quitte ensuite la côte et nous montons vers Valencia. A 500m d'altitude, l'air est un peu plus frais. Nous passons par San Mateo, où se trouvait l'une des propriétés de la famille Bolivar où ils cultivaient de la canne à sucre. La famille était riche et utilisait plus de 1000 esclaves sur ses terres. L'envers du décor n'est pas glorieux, mais cette fortune a permis à Simon Bolivar d'étudier en Europe et de ramener en Amérique du Sud les idéaux de la Révolution Française et des Lumières...

Colonia Tovar ou "Colonia Cauchemar"
On nous avait pourtant prévenu, même les cyclistes de route redoute cet itinéraire. Nous grimpons 1400m de dénivelé sur une route construite avec des pentes à plus de 10% majoritairement. Les portions à 12-15% sont régulières et on atteint même les 18%. On a plutôt l'impression de faire de l'alpinisme que du vélo. On s'arrête tous les 30m pour reprendre notre souffle, les jambes n'ont jamais autant forcé et les bras qui tirent sur le guidon sont endoloris. Un vrai calvaire. C'est sûrement la plus grosse difficulté de notre voyage. Mais, à ce rythme, on prend vite de la hauteur et on profite d'un bivouac avec une vue imprenable!

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Nous arrivons enfin à Colonia Tovar, colonie allemande qui s'est installée ici au 19ème siècle. Ils y ont apporté leur architecture et leurs spécialités culinaires. On a l'impression d'être sorti du Vénézuela. A près de 2000m d'altitude, la fraîcheur est agréable, on comprend pourquoi ils ont posé leurs valises ici!

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Caracas Express!
Nous reprenons la route, tranquille jusqu'aux abords de la capitale. Nous entamons alors une descente vertigineuse, qui nous emmène directement sur l'autoroute. Le trafic est dense, mais l'entrée dans la ville se fait sans problème. Nous arrivons enfin à notre destination, sur la Plaza Venezuela, au coeur de Caracas!

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Quel accueil!
Que ce soit chez Luis à Maracaibo, chez Jose et sa famille à Coro, chez Roberto à Valencia, chez Angel à Maracay ou chez Nilsen et Diana à Colonia Tovar, nous avons été accueillis comme des rois. Ils sont à la fois étonnés de notre voyage et fiers qu'on visite leur pays. C'est l'occasion de discuter, d'échanger et d'appréhender les différences culturelles dans ce nouveau pays.

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On a aussi rencontré beaucoup de gens sur la route, qui s'arrêtent pour nous parler ou pour nous offrir leur aide. On a croisé Rafael un ancien voyageur à vélo qui va nous héberger sur Caracas pendant notre séjour ici (!!!), Jose et Tony 2 cyclistes de route, Fedor qui nous a aperçu à Coro, Morrocoy et Valencia où il nous offre des cookies, et le petit Daniel qui est monté à plus de 20m pour nous cueillir des mangues...

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Justement, côté gastronomie, on est aussi bien accueilli. Alors qu'on était habitué au pain brioché légèrement sucré, les Vénézuéliens savent faire du vrai pain! On ne se prive plus... On nous a aussi fait découvrir les arepas fourrés (avec tout ce qu'on veut : viande, fromage...) et les cachapas (fourrés aussi, avec tout ce qu'on veut). Ce sont des galettes à base de farine de maïs, blanc pour les arepas et jaune sucré pour les cachapas. Pas forcément léger, mais parfait pour reprendre des forces.

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Mais alors, pas de problemes?
Il n'y a plus de manifestations dans les régions que nous traversons. La répression policière a usé le mouvement. Il y avait de nombreux contrôles policiers près de la frontière, mais sinon on ne ressent pas de tensions particulières.

En revanche, la crise que traverse le pays est visible dans les magasins et les supermarchés. Il manque beaucoup de produits, et parfois certains produits de base : lait, huile, sucre, farine, shampooing. Les gens font la queue pendant 1 heure dès qu'un produit est disponible. Il y a parfois la queue à l'extérieur des supermarchés, voire les militaires maintiennent des cordons de sécurité pour éviter les débordements. Ce manque de produits fait également monter les prix, mais les salaires ne suivent pas, et pour certains il est parfois difficile de boucler le mois.

Les produits importés manquent également, ainsi que toutes les pièces détachées. Les gens espèrent que leur voiture ne va pas les lâcher. A Maracay, on a été hébergé dans un immeuble de 22 étages, qui n'a plus qu'un ascenceur en fonctionnement et qui a été limité à 3 personnes pour qu'il s'use moins vite, une vraie galère aux heures de pointe...

Il pourrait suffire d'une étincelle pour que le pays s'embrase de nouveau.

Mais, paradoxalement, les gens continuent à vivre normalement, continuent à aller sur la plage les week-ends et à faire la fête. Il y a une sorte de résignation pour le moment, aucune action du gouvernement n'améliore les choses, la corruption semble prospérer et profite de la situation. Nous n'avons rencontré personne qui ait de l'espoir pour l'avenir proche du Vénézuela. Certains projettent même d'émigrer pour avoir une vie décente.

Malgré toutes ces difficultés, on ressent la même chaleur humaine qu'au Brésil. Certes, notre moyen de transport change notre rapport avec les gens, ils viennent nous parler, nous encouragent. Certains sont peinés que nous découvrions leur pays en ce moment. Mais les richesses patrimoniales et naturelles du pays en valent le coup. Nous sommes presque mieux accueillis ici que dans d'autres pays. Nous avons fait le choix de découvrir le Vénézuela par nous-mêmes et pour l'instant, on a juste envie de continuer à le traverser jusqu'au bout!

Paraguachon (Colombie) - Caracas (Vénézuela) - 987 km - Surprises!

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Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Venezuela
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