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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 22:37

Quelques vidéos tournées lors de notre passage dans le pays. C'est varié.... Entre animaux et musique!

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Published by Roues Libres - dans Vidéos Uruguay
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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 00:40

L'arrivée à Montevideo par la rambla nous a donné un aperçu plutôt positif de la ville. Nous avons pique-niqué face au Rio de la Plata, et tenté un petit somme avant de nous diriger chez Juan, notre hôte pour nos 5 jours dans la capitale. Il vit non loin du centre ville, et héberge également ses 2 soeurs et ses neveux pour les vacances. L'immense maison est en cours de rénovation pour se transformer en pension d'étudiants pour la prochaine rentrée universitaire de février-mars. Mais pour le moment, elle est vide, nous avons même le choix de la chambre et des lits... C'est toujours un plaisir pour nous de faire ces belles rencontres et d'avoir un semblant de chez soi. On échange, on cuisine, on lave nos vêtements, on se repose. Tétéf fait même des crêpes qui font la joie de la famille!

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Nous profitons pleinement de la ville, en particulier avec la visite des musées et du monument funéraire d'Artigas.

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Nous en profitons pour aprofondir l'histoire du pays : disputé entre les 2 grandes puissances espagnoles et portugaises pendant plusieurs siècles, le pays a acquis son indépendance pendant les grands mouvements indépendantistes du 19ème siècle en Amérique Latine. Artigas est le précurseur de l'indépendance uruguayenne au début du 19ème siècle, on retrouve son buste ou sa statue dans toutes les villes et les écoles du pays (vraiment toutes...). Mais l'indépendance a finalement été acquise en 1828, à la suite d'une guerre d'indépendance contre le Brésil et de pourparlers entre la nouvelle Argentine, le Brésil et l'Angleterre (!!).

La riche histoire du pays se retrouve en particuliers dans les batiments coloniaux conservés à Maldonado (à côté de Punta del Este), à Montevideo et à Colonia del Sacramento, mais également dans les forts et les murs d'enceinte qui entouraient ces villes.
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Visiter Montevideo c'est prendre de la hauteur. Comme par exemple le fort Artigas (encore une fois) qui domine la baie. Mais aussi la tour Antel,  gratte-ciel qui offre un beau panorama sur la cité.
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Nous profitons de cette pause pour faire le tour des institutions comme le magnifique parlement et des musées. Celui sur les gauchos est superbe et nous évoque nos premiers jours dans le pays. L'autre musée incontournable de Montevideo, c'est le musée du carnaval. Avec une muséographie qui nous met dans l'ambiance de cette fête qui dure... 1 mois dans la ville! Mélanges de défilés, théâtres, parodies, musiques, c'est le carnaval le plus long d'Amérique Latine. Nous pensions passer à côté, mais nous avons assisté à des répétitions de Candombé sur la place principal de la ville.
Et quelle surprise le dernier soir, nous avons pu voir le premier défilé.

 

Costumes colorés, excellents rythmes, bref une ambiance festive (un peu trop de pub à notre avis). Bon les groupes passaient trop vite à notre goût et finalement on n'est que de simples spectateurs derrière les barrières. On aurait bien voulu suivre certains groupes. Le public n'est pas costumé, mais dans un sens tant mieux il aurait fallu trouver un déguisement.

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Pendant la pause à Montevideo, Tetef a bien essayé de tailler un costume à Bibou, il lui a coupé les cheveux, tailladé, bref il a fait ce qu'il a pu!
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Nous quittons Juan et son maté par un matin venteux. Oui faut bien poursuivre la route.

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Nous roulons pendant deux jours avec un fort vent de côté. Bref pas génial pour faire les 180 km entre la capitale et Colonia del Sacramento. En plus nous essuyons 2 refus pour poser notre tente dans les champs, ce qui nous oblige à faire 117 km le premier jour. Nous aurons roulé plus de 6 heures. Mais on trouve finalement un hangar à l'abandon derrière lequel on passe une excellente nuit (la chance tourne toujours...) !

Encore une fois on passe un péage sans payer, hehe!
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Nous trouvons un camping à Colonia, où nous passons 2 jours. 1 pour se remettre du trajet et un autre pour visiter. Le centre ancien est  classé au Patrimoine Mondial. Ville coloniale, avec ses pavés (quelle joie pour nos fesses), de nombreux musées et surtout un cadre magnifique puisque la ville ancienne est presque entourée par le Rio de la Plata.
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Bon on s'attendait à une ville mieux préservée, mais cette dernière étape en Uruguay nous a permis d'aller manger une dorade au resto et de se faire deux barbecues au camping.
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Au loin, nous apercevons déjà Buenos Aires située à 50 km. L'appel du large, il faut déjà repartir, mais cette fois en bateau!

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L'heure du bilan

La République Orientale d'Uruguay nous aura réservé de superbes surprises pendant ce mois de janvier. Nous y avons passé de belles vacances au coeur de notre voyage. Une crevaison chacun, autant dire rien. Voici les 1500 km que nous avons parcourus:
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Edit : Vous pouvez désormais consulter la carte intéractive de notre trajet dans la rubrique "Où sommes-nous" qui a été transférée sur le côté droit du Blog!


Ce qui va nous manquer en Uruguay:
- Superbes paysages, entre terre de gauchos et côtes sauvages. Une offre touristique variée.
- La plage, quel pied de pouvoir se baigner
- Ses bons restos et spécialités (barbecue, chivitos, poissons, ...)
- La route tranquille et propre.
- Le climat, certes venteux et parfois frisquette la nuit, mais globalement un beau soleil.
- Le rythme endiablé du Candombé (Patrimoine immatériel de l'Humanité)
- L'hospitalité des gauchos.

Ce qui ne nous manquera pas :
- Le vent, le vent, le vent!
- Pas beaucoup de bars...
- Les prix pour les touristes, du double au triple (Merci Punta del Este)
- La publicité des grands groupes omniprésents partout.
- Le Portugñol entre les "che" et autres nouveaux mots, mais bon ça nous a quand même bien fait rire!

Muchas gracias a todos los UruguaCHos : Le mec du pick up, Victorio et l'hotel El Jardin, Ariel, Gustavo et Joachim, Maille, son mari et ses enfants, le papy qui disait "outé" à la place de chaque mot (impossible de comprendre, un énorme fou rire...), Raphael, Norma, Hanibal, Gabriela et ses tortues, les militaires de Santa Teresa, Federico, Rafael et Micheline, Juan/Lolo, Rosario/Pipa, Florencia/Flo, Salvador/Salvi et Cielo, Boris un nouveau chilien...

L album complet est disponible au lien suivant :

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 12:25

Nous y voilà, enfin sur la côte. Nous sommes tellement heureux de retrouver l'océan après 4 mois. Nous nous attendions à des plages bondées, surchargées, mais à la Coronilla, il n'en est rien! L'été, c'est vide. Enfin, on fait tout de même des rencontres inattendues... des tortues! Par hasard nous visitons le centre de soin (http://www.karumbe.org/) qui récupère les tortues blessées ou échouées et les soignent. Dès qu'elles sont en pleine santé comme Youri, ils les relachent le soir. Nous avons pu y assister, ce fut un très beau moment, accompagné en plus d'une danse et d'une chanson par les spectateurs.

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Le soir on dégote un endroit magnifique dans les dunes à quelques mètres de la mer. Bon y'avait quand même des plantes pour nous piquer les pieds mais c'était idéal pour passer une nuit et surtout voir le soleil se lever sur l'Atlantique sud.

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Bibou en profite pour se balader en vélo sur la plage et croise un bloc de métal rouillé sur le sable. On apprendra plus tard qu'il s'agit des restes du Porteña, un bateau a vapeur faisant la liaison Montevideo-Buenos Aires, 'piratè' par des revolutionnaires et échoué sur la côte en 1873!

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Poursuivant notre route, nous voulions visiter le fort Santa Teresa, mais le lundi les gens du patrimoine n'aiment pas trop bosser. Faute de pouvoir le visiter, on reste à proximité dans un camping gigantesque qui s'étale sur 10 km le long de la plage et le tout abrité sous une fôret. A noter que ce camping est géré par des militaires. Cette journée de repos, nous la consacrons à la lessive, à l'entretien des vélos (d'ailleurs bibou a crevé 1 fois, du sable il paraît...), à la baignade même si y'a de grosses vagues et qu'au début elle est froide... Le soir, nous faisons comme la majorité des campeurs, nous allons ramasser du bois dans la forêt et nous faisons griller de beaux morceaux de boeuf, accompagnés d'un excellent vin rouge argentin. Quel délice!

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Le lendemain nous allons visiter Punta del Diablo, charmante petite station balnéaire avec ses maisons en bois, ses toits de chaume et ses bateaux de pêcheurs.

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Le lieu est un peu plus touristique, donc comme tout le monde, on se fait avoir en allant dans un resto où pour beaucoup de pesos y'a rien dans l'assiette. On aurait dû s'en douter, le resto s'appelle le zéro stress... Mais rassurez-vous, nous nous sommes rattrapés le soir avec un nouveau barbecue au camping.

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Lors de cette étape maritime, nous découvrons un lieu magnifique et préservé: Cabo Polonio. Des dunes gigantesques face à l'océan, un petit village sans voiture (les touristes y accèdent en bus 4x4), un grand phare et des petites cabanes. Pour y parvenir, c'est tout de même l'expédition. Comme nous ne voulons pas payer le bus, nous y allons à pied depuis le village de Valizas. Imaginez-nous traversant une embouchure de rivère, avec de l'eau jusqu'au torse tout en essayant de garder au sec nos sacs et chaussures. Ensuite il faut marcher 7 kilomètres dans les dunes et en bord de mer pour accèder au cap.

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Mais vraiment c'est un lieu superbe. En plus il y a une colonie de lions de mer qui fait la sieste sur les rochers. Au cours de l'hiver (entre juillet et novembre), on peut aussi apercevoir des baleines, mais nous n'avons pas cette chance.

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En fait cette partie de la côte uruguayenne alterne cap rocheux, plages et dunes. De nombreux bateaux se sont échoués au cours des siècles, ceci explique aussi la présence de tous ces phares.

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Le retour de nuit fut un peu plus rapide, nous voulions traverser l'embouchure avant que la marée ne soit trop haute. Mais voir le coucher de soleil dans les dunes, c'était magique.

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La journée fut bien remplie, la matin, on faisait 70 km de vélo et l'après-midi 16 km de rando pour accèder au site. Nous pensions que nous ne dormirions pas bien au camping avec les tentes les unes sur les autres, mais finalement la fatigue aidant, ça a été.

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Le lendemain nous prenons la photo des 7000 kilomètres sur la plage! Un jalon de plus dans notre périple...

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Nous traversons les villes de La Pedrera et La Paloma. Elles sont bien moins préservées, il commence à y avoir plus de touristes et c'est plus bétonné. Le soir nous bivouaquons dans un champ suite au refus d'un fermier.

 

Poursuivant notre route, nous débarquons un midi dans le St Trop uruguayen: José Ignacio. Boutiques de luxes, galleries d'art, grosses bagnoles. Cela ne nous empêche en rien de pique-niquer avec nos saucisses et notre riz à l'ombre du phare et de faire la sieste sur le sable.

 

L'après-midi nous longeons la côte entre la plage et la lagune. C'est tellement beau que les riches argentins et d'autres se font construire de superbes villas. Malheureusement dans quelques années y'aura plus grand chose de sauvage dans ce coin. D'ailleurs il y a une campagne pour l'arrêt du bétonage de la côte (http://movusuruguay.org/?page_id=80).

 

De loin nous apercevons Punta del Este, sorte de Las Vegas/Deauville d'ici. Il paraît que c'est une étape incontournable pour les très nombreux touristes argentins et pour la jet set internationale. Même si nous n'en faisons pas encore partis (sait-on jamais?), nous nous rendons chez Michelin (Ici on prononce 'Micheline').

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Oui oui il s'agit bien du Bibendum fabriquant de pneu auvergnat. En fait dans cet atelier travaillent Federico (Fédé) et Rafael (Chiléno) qui nous hébergent pour 2 soirs. Ils vivent sur un terrain à Maldonado, juste à côté de Punta del Este. Fédé y a construit sa maison, bon il reste à raccorder l'eau et l'électricité, mais pour nous elle est superbe, vraiment ingénieuse. Le premier soir nous partageons de nombreuses bières et 2 bouteilles de vin autour d'un feu. Oui, on ne vous a pas dit, mais ici on ne vend pas des glaces au coin de la rue, mais des bûches pour le barbecue. C'est vrai qu'il fait plus frais maintenant mais surtout le barbec est une institution.

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Le lendemain nous visitons Maldonado et Punta del Este. Maldonado est une bonne surprise avec un joli centre ville et des batiments coloniaux préservés. Nous profitons même d'un musée et d'un resto avant de descendre vers Punta del Este. Certes il y a de belles plages, mais les gros immeubles moches en front de mer c'est pas trop notre truc. En plus il y a beaucoup, beaucoup de mondes. Les gens sont sur la plage mais pas dans l'eau (trop de vagues côté Atlantique).

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Punta del Este marque la limite entre l'estuaire du Rio de la Plata et l'océan. C'est drôle pour nous de se dire que nous voyons l'estuaire des eaux du Parana, du Paraguay, de l'Uruguay mais aussi du Tacuary, bref toutes ces rivières que nous avons longées, traversées depuis plus de 3000 km.

 

Au port de Punta, on fait meme une nouvelle rencontre (de pres) :

 

 

 

Pourtant la pointe pourrait être mignonne, mais entre les paquebots Costa (pas échoués) et les casinos, Punta del Este n'est pas faite pour nous. Nous ne regrettons pas d'avoir découvert la côte sauvage les premiers jours. Le soir nous préparons un repas pour remercier nos hôtes et amis. Au menu poulet mariné au citron au barbec, pommes de terres sautés, légumes grillés et crumble. Un succès comme toujours! Pendant le repas un groupe de percussioniste 'candombé' du quartier passe dans la rue, le carnaval avant l'heure.

 

 

 

Nous terminons la soirée dans un bar/maison avec un concert génial du groupe La Smala. Ils sont vraiment à découvrir! (http://www.youtube.com/watch?v=AVL6LK9hnHk)

 

Bref, nous nous sommes couchés à 2 h du mat', le réveil est un peu difficile à 8h15 pour reprendre la route... On dit au revoir à Fédé, mais pas au Chileno puisqu'il nous accompagne en vélo sur une trentaine de kilomètres. Oui Rafael aussi fait un peu de cyclotourisme, il nous emmène encore chez "Micheline" pour qu'on puisse prendre la pause avec Bibendum! Diabolo a même eu le droit à son autocollant.

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C'est marrant de pédaler à 3, ça nous change et Rafael est un sacré personnage! Tout le monde l'appelle le Chileno car, vous l'aurez compris, il est chilien. C'est dingue, ce pays nous semble encore tellement loin, mais d'avoir discuté des choses à voir et des routes avec lui on se dit que d'ici quelques mois on y sera.

 

Nous longeons la côte, qui est plutôt belle et on se fait un bon resto de poisson à Piriapolis.

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Le soir on galère un peu pour trouver un bivouac mais finalement on dort en haut des dunes avec un magnifique coucher de soleil.

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Ces quelques jours au bord de la mer furent pour nous de belles vacances au sein même du voyage! Bon nous avions un vent de côté assez désagréable tout au long de notre descente vers Punta del Este, mais comme il venait de l'est il nous a bien poussé sur la fin du parcours.

 

A présent, nous voilà à Montevideo où nous allons passer quelques jours avant de nous rendre à Colonia del Sacramento, dernière ville de notre parcours uruguyen.

L album complet est disponible au lien suivant :

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 16:36

Cela fait un petit moment que nous n'avons pas posté sur le blog. Nous avons été occupé pendant 8 jours non stop à pédaler. Non pas parce que nous étions pressés. Mais parce que la région de l'Uruguay que nous avons traversée comptait peu de lieux oú nous souhaitions rester. Et l'attrait de la côte se faisait sentir, nous voulions revoir la mer que nous avions quittée il y a 4 mois...

 

Tout d'abord, nous nous sommes reposés 2 jours à Salto. Nous pensions nous arrêter seulement 1 journée dans cette ville frontière avec l'Argentine, mais nous avons découvert avec plaisir une architecture variée, des places entretenues, des rues animées et des restaurants qui donnent envie de s'attabler! Autant dire une vraie pause dans notre voyage. Et nous avions l'impression de rattraper un peu notre réveillon du nouvel an...

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Pendant cet arrêt prolongé, Bibou a pu faire réparer son vélo, qui a retrouvé ses 27 vitesses! Heureusement, puisque le dénivelé pour la suite de l'Uruguay nécessite plus que 3 vitesses sur un vélo chargé... Seul bémol : c'est exactement le même type de changement de vitesse irréparable qui a été réinstallé... Espérons qu'il tienne mieux le coup! Et un grand merci à Victorio pour son aide et à Ruben le réparateur!

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Après cette pause fructueuse, nous reprenons la route. Le temps n'est pas au beau fixe, mais la brume donne un côté fantomatique aux paysages.

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Le soir même, nous avons notre première rencontre avec des gauchos, ces fermiers qui gèrent des estancias de plusieurs centaines d'hectares. Nous appréhendions un peu l'hospitalité en Uruguay, mais nous sommes accueillis à bras ouverts par Ariel sur son terrain, avec même quelques échanges en français et un paysage magnifique tout autour.

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Les gauchos sont les "cow boy" sud americain. Il faut les voir sur leur chevaux ramenant le soir le troupeau de mouton. Ils ont fière allure avec leurs bottes, poignard dans le dos (ça c'est pour tuer le mouton), chemise et béret! De nombreuses fois sur le parcours nous les avons croise, nous chevauchant nos montures d'acier et eux de superbes chevaux.

Le lendemain, étant donné le temps pluvieux, Ariel nous propose même de rester plus longtemps si on le souhaite. Mais nous choisissons de reprendre la route.

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Cette fois, nous sommes sur un plateau valonné, entourés de champs immenses. Les paysages sont grandioses, accentués par les nuages d'averses avec qui nous faisons la course.

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Nous croisons de nouveaux de nombreux emas, comme au Brésil, mais aussi beaucoup d'oiseaux, une mante religieuse, des scarabés "rhinocéros" et une autre bêbête qui n'a pas peur de traverser la route...

 

 

 

Cette journée s'achève de nouveau par une hospitalité naturelle des gauchos. Nous dormons cette fois dans le champs avec les vaches et les chevaux qui viennent observer les intrus d'une nuit.

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De nouveau, nous partons sous la brume, mais en se dissipant, elle nous offre des points de vue magnifiques sur les champs alentours et sur les milliers de toile d'araignées constellées de gouttes d'eau.

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A partir de ce moment, nous rencontrons un vent d'Est que nous prenons de face comme nous nous dirigeons vers la côte. Il se lève en milieu de matinée et forcit tout au long de la journée. En fin d'après-midi, nous sommes usés. Après les 80 à 100 km de la journée, nous n'avons qu'une envie : nous arrêter, trouver un endroit agréable, manger et se coucher. Même quand il n'y a pas d'estancias pour nous accueillir, nous nous installons dans un des immenses champs, à l'abri des regards et pouvons profiter des lumières toujours bluffantes des couchers de soleil.

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Après avoir traversé rapidement les villes de Tacuarembo et Melo, nous arrivons dans les hautes collines (n'appelons pas ça "montagnes") du Cerro Largo. Nous enchaînons les côtes et les descentes, nous faisons plus de 800m de dénivelé dans la journée, mais le spectacle en vaut l'effort : la vue sur la vallée s'offre à nous et nous profitons du coucher de soleil sur le Cerro Largo (merci Norma!).

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La descente vers la ville de Treinta y Tres est un vrai plaisir. Il fait beau, les emas courent dans les champs, les vélos semblent survoler le bitume et les mollets se reposent! 

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En fin de matinée, 80 km au compteur, nous nous arrêtons au camping, gratuit, et profitons de l'après-midi pour profiter d'une vraie douche, faire une sieste méritée, laver notre linge... Ce pourrait être parfait, mais nous sommes pendant les vacances d'été (genre le mois d'août en France). Alors que la nuit avait plutôt bien débuté, nous sommes réveillés à 2h30 par une sono à l'extérieur du camping, mais à 20m de nous... Fin des festivités à 4h, mais un groupe de jeunes s'installent dans la camping et discutent (crient?!?!!) toute la nuit... Le réveil le lendemain après 4h30 de sommeil est difficile! Heureusement, il y a peu de dénivelé et le temps est frais.

 

Quand nous avions préparé la route depuis Salto, nous avions remarqué que la dernière partie du trajet avant la côte devait se faire sur une route en terre. Nous espérions secrètement qu'elle avait été asphaltée depuis l'impression de notre carte routière (2010...), mais on nous confirme àLascano que ce n'est pas le cas. Après vérification des autres possibilités et des dénivelés, nous changeons notre route et mettons le cap au nord. Nous traversons une région de marais, avec de grands champs parsemés de palmiers et des rizières. Nous n'avons jamais connu de route aussi plane : 4m de dénivelé positif sur 50km, un rêve!

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Notre dernière nuit avant l'arrivée sur la côte est reposante (nous en avions besoin après le camping de Treinta y Tres...).  Encore une fois nous sommes parmi les bovins :

 

 

 

Mais le matin, nous constatons que nos vélos ont été préemptés pas une petite dizaine de grenouilles. En plus de remballer tout notre matériel, nous devons déloger toutes celles qui sont dans les recoins, sous les garde-boue, sur les sacoches...

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Enfin, une vraie surprise le 13 janvier 2013 : 4 mois jour pour jour après notre arrivée à Rio, nous sommes de retour au Brésil! Eh oui, notre changement de route nous a mené à Chuy (Uruguay), ville frontière avec Chui (Brésil). Nous traversons donc la rue et nous nous retrouvons au Brésil pour manger une glace. Les images de l'arrivée à Rio nous reviennent, et nous considérons tout le chemin parcouru depuis.

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Enfin, nous continuons notre route jusqu'à la côte. Nous apercevons la mer et de nouveau une certaine euphorie nous emporte. Nous attendions avec impatience ces retrouvailles, 4 mois après avoir laissé l'Océan Atlantique dans notre dos à Rio.

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Encore une fois le voyage relève d'excellentes surprises. Nous ne connaisions pas grand chose de l'Uruguay et en fait lors de cette étape nous avons eu l'impression de traverser la Bretagne, l'Ecosse, Le Limousin et même la Chine et ses rizières. A présent, nous allons cotoyer l´Ocean Atlantique pendant quelques temps puisque nous allons le longer jusqu'à Montevideo et Colonia del Sacramento (les puristes diront qu'il s'agit là du Rio del Plata...). Les infos touristiques que nous avons pu récupérées nous donnent envie de prendre le temps. Nous devrions donc ralentir un peu notre rythme et profiter de tout ce que la côte uruguayenne peut nous offrir!

L album complet est disponible au lien suivant

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 20:11

"Don't cry for me Argentina", c'est avec ses paroles en tête que nous attaquons ce nouveau pays. Les quelques jours de repos à Posadas on été plus qu'agréables, mais bon on est nomade et faut bien commencer à découvrir le pays.

 

L'Argentine révèle parfois des surprises... Après Bob l'éponge : rps20130102 182803

 

Plus sérieusement, la région de Missiones n'est pas si simple, comme sa soeur au Paraguay, c'est valloné et en plus la route est vraiment changeante. Beaucoup de dénivellé et on aime pas trop.

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Nous roulons sur des routes très différentes: asphalte, portion en terre, avec ou sans bas côtés et même (grand luxe) une autoroute en travaux rien que pour nous sur plus de 30 km!!

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En plus comme nous sommes entre les fêtes y'a pas trop de camions.Juste des Renaults 21, des Peugots 404, des Citroëns, des modèles plus récents et pas que français qui transhumancent pour les vacances avec pleins de trucs sur la galerie (mais pas de ski...).

 

Le plus terrible dans cette étape fut incontestablement la perte d'un être cher, dès le premier jour... La manette (Schifter pour les pros du sud) de changement de vitesses arrières de Bibou (encore lui) s'est bloquée. Impossible de réparer dans l'immédiat. On a pourtant essayé, mais n'étant pas horloger suisse, ça marchait encore moins...

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Y'avait bien une statue de la Vierge mais elle ne nous a pas aidée, Bibou a donc dû continuer avec seulement 3 vitesses (au lieu de 27). Le point positif, c'est que nous arrivions dans une région plane, avec des marais. Il a tout de même fait plus de 580 km avec seulement 3 vitesses, quel champion et en plus aucune crevaison pour lui en Argentine!

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L'avantage quand c'est plat, c'est que nous pouvons avaler les kilomètres, malgré la chaleur. Nous avons fait plus de 100km par jour pendant presque une semaine, sauf le jour de l'an car là notre course effrenée à été bloquée par une tempête...

 

Bizarrement apres un mois au Paraguay, nous retrouvons de grands espaces, des villes beaucoup plus rarement et pas forcément à coté de notre route. Nous avons donc décidé de bifurquer vers la ville frontière de Paso de los libres pour passer le réveillon. La ville est quasi déserte lorsque nous débarquons vers midi après 90 km. Ecrasée par le soleil. Après plusieurs tentatives infructueuses, nous trouvons enfin un hotel ouvert. Nous finirons donc l'année à l'hotel Uruguay. Il est vraiment bas de gamme mais nous faisons avec. La clim ne marche pas, il y a des coupures d'electricité, bref on est encore mal tombé.

 

On part faire des courses et on s'imagine déjà sur les rives du fleuve Uruguay pour passer le réveillon. Mais en sortant du supermarché, c'est la stupeur, la tempête s'abat sur la ville, orage, vent, sable dans les yeux et enfin la pluie. On rentre à l'hotel et là grosse coupure de courant pendant des heures. Alors que faire? On se boit une bière encore fraiche au bar, puis on monte dans notre chambre. Il est temps de se préparer pour le réveillon. La chambre est moche, avec quelques cafards et à cause de la pluie il commence a y'avoir de l'eau qui coule sur les murs. MAIS nous avons fait d'excellentes courses, nous profitons d'un excellent vin rouge argentin, d'un poulet farci et d'une salade, Bibou a le droit à son riz au lait (Tetef n'aime pas ça), Tetef a le droit a son fromage saveur bleu (Bibou n'aime pas ça) et enfin un gateau aux pommes. Un repas de fête!

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Finalement l'électricité revient, on écoute un peu de musique grâce à la tablette, mais nous n'avons pas dansé. A 23h, nous entendons le Brésil voisin exploser: pétards, feux d'artifices. Oui ils sont en 2013, décalage horaire oblige. Finalement on se dit pourquoi attendre minuit alors que de l'autre côté ils ont changé d'année. Au moins ça nous permet de se coucher plus tôt. Mais une heure plus tard c'est l'Argentine qui explose, donc pas facile de s'endormir...

 

Le jour de l'an est triste, les rues sont presques vides, seulement les viandes saoûles lorsque nous quittons Paso de los Libres. La tempête a apporté un ciel gris et surtout un vent de face qui nous ralentit terriblement. En plus, la température est bien descendue, puisque on a mis nos polaires. Après les grosses chaleurs ça fait du bien. On a même dormi dans nos gros duvets...

 

Le soir nous retrouvons le camping sauvage ou l'hospitalité dans des fermes ou près d'usine. Ça fait du bien de se sentir accepté. Bon, le premier soir après la casse de la manette de Bibou on a dormi dans les champs de maté. Le deuxième soir dans un camping. La troisième nuit fut plus difficile : des nuées de moustiques nous ont harcelés dès la tombée de la nuit, ils étaient tellement heureux de pouvoir nous vider de notre sang... On a mangé sous notre moustiquaire bleue princesse, mais y'en avait au moins une cinquantaine à l'intérieur et des milliers à l'extérieur (sisi, véridique!). Bon une fois dans la tente c'est plus facile pour les tuer, mais après, faut plus sortir... Le lendemain, le vent s`est leve, la moustiquaire se balance tel un spectre dans un mauvais film...rps20130102 201909

Le jour de l'an nous dormons près de gros silos, c'est tranquille. Enfin avant d'arriver à Salto nous dormons dans une ferme, au milieu des moutons, des vaches et d'un veau qui beugle toute la nuit... Mais merci à cette sympatique famille, pas trop rassurée à notre encontre au début mais qui au moins nous a acceptés pour la nuit.

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Nous arrivons dans une région avec des champs d'orangers, des thermes et surtout plus peuplée. On traverse la frontière Argentine-Uruguay sur le barrage de Salto grande. Pour une fois, la douane est bien faite, les formalitées des 2 pays se font au même endroit. En sortant du poste, Tetef se rend compte qu'il a crevé à l'avant... La malédiction aurait-elle,changée de camp? A suivre...

 

Nous passons donc en Uruguay, non pas sur nos vélos (interdits sur le barrage...) mais à l'arrière du Pick up de Luciano qui nous emmène jusque dans le centre de Salto.... On économise ainsi 15 km!

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Mais rassurez-vous, on pédale toujours autant, puisque nous avons franchi le cap des 6000 km!

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Nous voici donc en Uruguay, à Salto, magnifique ville, avec de vrais restaus, des boutiques pour réparer le vélo de Bibou et surtout un hotel propre et bien situé pour profiter et se reposer quelques jours avant de partir à la découverte de cette nouvelle destination.

 

Au programme, nous allons traverser le pays d'ouest en est jusqu'à la côte atlantique, mer que nous avions laissée à Rio de Janeiro il y a plus de 3 mois. Nous devrions longer ensuite la côte jusqu'à Montevideo et Colonia del Sacramento où nous prendrons un ferry pour rejoindre  Buenos Aires et l'Argentine de nouveau!

 

L album complet est disponible au lien suivant :

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Stats

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Kilometrage Localisation
Au 04/09/2014 Au 04/09/2014
30 431km Cayenne

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