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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 21:31

Merci, merci, merci!

Voilà déjà une semaine que nous sommes rentrés en France métropolitaine. Tout s'est enchainé très vite. Après avoir quitté Cayenne, nous avons passé une nuit courte dans l'avion. Arrivés à l'aéroport d'Orly, nous avons remonté les vélos.

En route vers Vincennes, au passage on retrouve la Seine et l'air pollué parisien! Le temps d'une soirée, nous sommes en terrasse, avec les amis et ça nous fait super plaisir. On échange, on rigole, on boit... Comme si nous n'étions pas partis!

Le lendemain on se dirige en vélo dans Paris, vers Montparnasse! Après avoir sillonné 12 capitales au cours des 2 dernières années, nous sommes de retour dans la ville lumière. Toujours aussi belle et silencieuse... Pas un klaxon, on croit rêver!

Puis le temps d'un souffle, nous voici à Nantes, sur le quai les parents et les amis. C'est un moment très fort en émotion!

Enfin ce week-end, nous avons pu retrouver la plupart de nos amis et la famille! Une belle fête, pleine de surprises et de joie. Alors pour vous remercier, nous vous proposons ce petit retour en images sur cette semaine de folie!

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 21:03

Nous sommes rentrés!

Nous sommes de retour dans nos familles, sensation très étrange, après 2 ans sur les routes. Mais c'est une joie de se retrouver et d'être "chez soi". L'occasion d'évoquer de vive voix, aux côtés d'eux quelques anecdotes sur ces 2 dernières années. On se dit tout de même que c'est impossible de retracer tout notre périple. Nous avons vu tellement de paysages, de routes si différentes. Comment partager le plaisir que nous avons eu au quotidien à rencontrer des gens formidables dans chaque pays du continent Sud Américain?

Mais certaines questions sont récurrentes et vous passionnent. Ces derniers jours on nous a souvent demandé si nous étions heureux d'être rentrés? La réponse est oui, l'aventure était magnifique mais nous voulions aussi retrouver une vie "simple" et surtout des têtes connues!

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 19:19

Cayenne, entre poivre et sel

Dernière capitale du voyage, oups, mais non dernière préfecture, puisque nous sommes en France! Nous voici dans la grande ville de Guyane, mais pas si grande et pas si laide! On a beaucoup apprécié ses rues, sa tranquillité et surtout l'écrin dans lequel elle se situe. Entre mangroves, océan, plages, forêts, même une ville en Guyane reste nature!

La ville conserve de belles maisons créoles, un marché typique de quoi faire quelques belles photos:

Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)

Nous consacrons une journée à randonner le long de la côte. On alterne les marais, la mangrove, la plage et la forêt, tout en étant à quelques mètres de la ville.

Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)
Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)

De belles rencontres...

Ah oui au fait, c'est le dernier article du voyage en Amérique du Sud, alors sans tomber dans la nostalgie ou le bilan, encore une fois on a rencontré de très belles personnes à Cayenne.

Grâce à Warmshowers, nous avons été accueillis dans le centre de Cayenne chez Patrick et Maly. Encore une fois c'est l'occasion d'en savoir plus sur la Guyane et sur nos hôtes. Maly est Japonnaise et un matin elle part chercher du poisson frais au marché. Le soir elle nous propose un festin japonnais! Quel bonheur ce poisson cru légèrement mariné! Aligatô!

Patrick lui nous partage sa passion de l'Asie. Il rêve de faire la route de la Soie en vélo! Hummm ça donne des idées...

Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)
Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)

Nous passons notre dernière semaine chez Pierre et Valentine. Ils ont une belle maison, rénovée par leurs soins. Elle est entourée par la forêt et c'est super calme.

Ils sont drôles et un peu fous (on dit ça pour vérifier s'ils liront notre blog ;). Le contact est immédiat et on partage nos goûts du voyage. Il y a un peu moins d'un an, ils sont partis de Guyane en direction de l'Amazone et ensuite: Pérou, Bolivie, Argentine, Chili. Bref toi lecteur assidu du blog, tu sais qu'on est passé par là aussi.

D'ailleurs vous pouvez aller voir leur blog:

C'est vraiment formidable d'achever le voyage chez eux, entre les bonnes bouffes, la bière, les blagues et les fous rires et souvenirs de voyage en communs nous avons rencontrés deux personnes géniales. Ils font en quelques sorte la synthèse des personnes formidales que nous avons croisées au cours des 2 dernières années.

Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)
Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)

Petits caïmans....

Avec Pierre, Valentine et leurs amis, nous partons en soirée faire une excursion en canoë. Allez zou le canoë sur le toit du Kangoo et en route vers les mares Pali. Nous sommes trois sur le canoë, nous deux et Malou. Pour une fois on va se servir des bras, dont les muscles n'ont pas beaucoup servi pendant 2 ans. Mais ça se passe pas trop mal, on pagaie entre marais, forêts et superbes paysages.

Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)
Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)

Nous accrochons toutes les embarcations ensembles pour s'improviser un pique-nique sur l'eau au coucher du soleil. Au menu, Ti punch musclé de Pierre, saucisson à l'ail (Le truc de dingue), fromages et chips!

Puis arrive le moment tant attendu. On repart à la lampe frontale pour chercher les petits yeux brillants des caïmans dans la nuit. Bon d'abord on part vider notre canoë qui est perçé... Puis enfin on voit quelques spécimens, mais surtout des bébés!

Dernière expédition vers l'Est Guyanais

Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)

Pour connaître un peu plus la Guyane, on part quelques jours faire une expédition vers l'Est. Cette fois ce sont les vélos qu'on met sur le toit du kangoo! On part pour Cacao, petit village Hmongs au coeur de la forêt. Encore un pas vers l'Asie (Décidément c'est un signe!), puisqu'ici vivent les Hmongs, anciens réfugiés du Laos. On mange une bonne soupe de nouilles et des plats typiques au marché.

Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)

De là nous partons en randonnée pour deux jours. Nous avons la forêt rien que pour nous. Malheureusement, on n'y croise pas beaucoup d'animaux, soit ils se cachent bien, soit la chasse fait des ravages. Mais bon on est peut être pas si discret que ça!

Sur la route on bivouaque deux fois dans un cadre très sympa. Dernier bivouac du voyage, en pleine forêt, sous un toit, avec barbecue, petite rivière et un jacuzzi naturel! Le pied!

Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)
Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)

Après cette belle balade en forêt tropical, nous récupérons nos vélos pour aller vers Régina. C'est un village très tranquille le long du fleuve Approuague. On y aperçoit des chercheurs d'or, un épicier Chinois (pas Chinois), des gendarmes et des Brésiliens. On prend le temps d'y visiter un très beau musée où l'on apprend pleins de choses sur l'histoire du coin.

Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)

Nous tentons d'aller faire une rando pour voir une roche qui émerge au-dessus de la jungle. Mais malheureusement, on se trompe de chemin, le bon était 10 mètres avant. Donc on a marché 3 heures pour rien... ou presque on a aperçu un petit caïman dans une flaque. Sauras-tu le trouver sur la photo?

Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)

Le retour vers Cayenne se passe bien. Il n'y a pas trop de trafic et les paysages sont beaux. Mais la route est terrible! Entre les pentes à 10% et les nombreux virages, on est crevé et en sueur. Pour notre dernière grande sortie en vélo c'était pas si simple!

Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)

Dernières heures du voyage

Nous occupons nos dernières journées, entre rando, l'occasion de voir un grand tamanoir en fôret!, bouffes, détente dans le hamac, lectures et tri des affaires!

Et oui 2 ans après avoir fait et préparé conscienieuemnt nos sacoches, cette fois, on jette, on donne car dans quelques heures on aura moins besoin de bivouaquer! Retour à la vie normale? Retour surtout auprès de la famille et des amis! Retour vers l'inconnu? Mais finalement notre vie a été rythmée pendant deux ans de moments de routines et d'autres où l'on ne savait pas où l'on allait!

Dernier article publié en Amérique du sud, mais pas d'inquiètude, l'aventure se poursuivra ailleurs, le voyage est un virus!

Aujourd'hui, dernier jour du voyage on en profite jusqu'au bout! Au programme on va voir quelques bébés tortues sur la plage, achats et resto avec Pierre et Valentine. Puis on rentre en vélo, 40km, pas mal pour le dernier jour. Il est temps d'emballer les vélos, les sacoches, peser tout ça et en route vers l'aéroport et la Métropole...

Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)
Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)
Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)

Dernier petit truc avant de partir à l'aéroport... Hommage à Dexter!

Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)
Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)
Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)

Pour retrouver l'album complet, voici le lien:

Cayenne - 250 km - Faim de voyage(s)

Ah oui j'allais oublier, outre la Kangoo, Valentine qui est également bûcheronne (Bon ok élagueuse), roule en Tigrounette! Et à l'arrière Tétéf confirme, ça secoue!

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 19:02

D'Albina, Suriname, à Saint-Laurent-du-Maroni, France, il n' y a qu'un fleuve à traverser. Des 2 côtés, on retrouve les picolettes, ces petits oiseaux de "combat", les magasins tenus par les Chinois et la bière surinamaise Parbo. Mais on retrouve également les prix "français" qui font mal au portefeuille et le choix au Super U qui nous donne presque le tournis!

Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France

Par un heureux hasard, nous sommes accueillis chez Marie et Grégoire qui nous laissent leur appartement et le chat en garde pendant leurs vacances en métropole. On aura quand même l'occasion de discuter ensemble avant leur départ. Ils partiront à l'aéroport avec quelques pancakes maison.

Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France

Saint-Laurent-du-Maroni, aujourd'hui Ville d'art et d'histoire, a été fondé par et pour le bagne. Les vestiges sont nombreux et nous renvoient vers une époque peu glorieuse. La déportation vers la Guyane était souvent synonyme de mort pour les bagnards, en particulier à cause du manque de nourriture, des travaux de force et des épidémies courantes sous ce tropique.

Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France
Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en FranceSaint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France

Pendant cette semaine, nous partons 2 jours sur Awala, au bord de la mer. Nous sommes hébergés chez Lydie et Ale, cyclos comme nous, qui ont traversé l'Europe jusqu'en Turquie. On a beaucoup d'anecdotes à s'échanger, ça donne presque envie de continuer en Europe (mais chaque chose en son temps...). En attendant, on se balade en vélo, sans sacoche, mais une charrette pour emmener le petit Camille.

Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France

Tout près de chez eux, se trouve un site exceptionnel : chaque année, des milliers de tortues viennent pondre sur les côtes de Guyane. Et la plage d'Awala est un des sites de ponte des tortues Luth les plus importants au monde. On arrive un peu tard, la saison est presque terminée, mais en nous baladant le soir sur la plage, nous avons la chance d'assister à la ponte d'une tortue Luth. La bête est énorme et suit tout un cérémonial pour recouvrir ses œufs et les camoufler le mieux possible des prédateurs.

Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France

2 jours plus tard, nous nous baladons aux aurores sur la plage. Nous découvrons 2 nids de tortues saccagés par les chiens errants et les charognards. Au loin, nous apercevons de nouveau un chien et des oiseaux. En nous rapprochant, nous découvrons alors des petites tortues en train de sortir. Nous avons la chance de les voir remonter à la surface et se dépêcher à rejoindre l'océan. Notre présence a fait fuir les quelques prédateurs, mais tout n'est pas gagné pour ces bébés tortue : entre les poissons carnivores, les filets de pêche et les sacs plastiques qu'elles ingurgiteront en pensant que ce sont des méduses, seule une infime partie arrivera à taille adulte. En tout cas, on leur souhaite bonne chance!

Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France
Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en FranceSaint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France

Après cette escapade à Awala, nous revenons sur Saint-Laurent pour récupérer nos bagages avant de reprendre la route. Le début du trajet est valloné. La chaleur et l'humidité ne facilitent pas les choses. Et cette fois, plus de doute possible, nous franchissons le 30 000 ème kilomètre! Pour marquer le coup, on fera la photo souvenir de nuit...

Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France

Le lendemain matin, on aura même une petite surprise au bord de la route!

Nos "amis", les bêtes

Nous traversons les bourgs de Iracoubo et Sinnamary. Quand on arrive a 14h, on a l'impression d'être dans une ville-fantôme... Sur la route, on fait plusieurs rencontres, plus ou moins heureuses. Tout d'abord, nous traversons une zone infestée de moustiques, qui nous sifflent dans les oreilles dès la nuit tombée. Ensuite, nous croisons une matoutou, grosse mygale du coin. Et enfin, plus poétique, nous nous retrouvons dans un nuage de papillons sur plusieurs kilomètres de long!

Au terme de cette étape, nous atteignons Kourou, siège du centre spatial!

Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France

Malgré un report, nous avons la chance d'assister à un lancement dès le surlendemain. Nous nous levons à 4h30, faisons 45 minutes de vélo de nuit, arrivons au point de rassemblement où nous sommes fouillés comme si nous étions des terroristes, prenons ensuite un bus qui nous emmène sur un des sites "rapprochés" pour observer le décollage. A 9h27m11s, Soyouz décolle enfin!

Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France

Oui, tout ça pour ça. On n'a quasiment rien vu, on était à plus de 15 km du lancement et en plus ça partait derrière une colline avec une forêt tropicale. Franchement décevant. On apprendra par la suite qu'il y a d'autres sites mieux placés, mais qu'il faut les demander bien en avance; alors, quand t'es touriste et que tu n'y connais rien, on te mets loin, comme ça, tu ne vois rien... En plus, les 2 satellites Galileo ont été placés sur une mauvaise orbite. Décidément, c'est la loose!

Nous partons ensuite sur les Iles du Salut. Sur les 3 îles restent les vestiges du bagne. Nous faisons de nouveau un bond dans le temps, rattrapés par l'horreur du passé.

Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en FranceSaint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France
Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France

Encore un lieu chargé de la mémoire des bagnards, et pourtant le lieu semble paradisiaque aujourd'hui : les îles sont entourées par une mer bleue, on aperçoit les tortues respirer à la surface et les singes ne sont pas effrayés par la présence de l'homme.

Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France
Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en FranceSaint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France
Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France

Sur les îles, nous retrouvons la rigidité et les précautions inutiles bien françaises. Ici, on n'a pas le droit de faire grand chose, on est prévenu tous les 20m que c'est dangereux, et puis, comme ça, s'il arrive quelque chose, c'est de la faute de personne, mais ça fera le tour des journaux en disant qu'il faut plus de sécurité...

Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en FranceSaint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en FranceSaint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France
Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en FranceSaint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France
Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en FranceSaint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en FranceSaint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France
Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en FranceSaint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France

Au retour, nous allons visiter les installations du centre spatial. Cette fois, la visite est intéressante, nous allons sur chacun des sites de lancement Soyouz, Vega et Ariane 5. On découvre la salle de contrôle Ariane 5 qui paraît un peu vieillotte (et pourtant ça marche!), et la salle principale où sont suivis tous les lancements de Guyane.

Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en FranceSaint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France
Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France

A Kourou, nous sommes hébergés chez Damien et Camille, dans une maison en bordure de forêt, puis chez Coline et Lars, dans le centre de Kourou. Entre la soirée jeux, le barbecue, quelques plats cuisinés et une balade dans la ville, on a le temps de discuter et de découvrir la vie au quotidien près de la base spatiale (ils travaillent presque tous là-bas...).

Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en FranceSaint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France

Nous quittons ensuite Kourou avec un vent de face très fort. Cayenne n'est pas très loin, mais ça nous épuise et surtout, pour la dernière vraie étape du voyage (sisi!), c'est un peu dommage. Encore une fois, pas de panneau d'entrée de ville à Cayenne, alors, on arrive sur la place des Palmistes, en plein centre ville, et on prend cette photo souvenir qui clôt plus de 30 000 km de Rio de Janeiro, Brésil, en Septembre 2012, à Cayenne, Guyane Française, en Août 2014!

Saint Laurent du Maroni - Cayenne - 337 km - Premiers pas en France

Nous allons rester quelques jours ici, il nous reste pas mal de choses à visiter dans la région, on devrait encore utiliser les vélos pour découvrir tout ça!

L'album photo complet est disponible au lien suivant :

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 11:00

Des canaux, des routes plates, des maisons en bois, des digues et du gouda dans les supermarchés: Bienvenue au Suriname!

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo
Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

Certes l'influence Hollandaise est forte sur cette ancienne colonie, devenue indépendante en 1975. Mais une chance pour nous, la population parle largement l'anglais et on est pas obligé de baragouiner le Néerlandais! Ce petit pays réserve encore de belles surprises. Au premier abord, on y retrouve beaucoup de similitudes avec le Guyana.

Dès le passage de frontière on échange avec les habitants et ils parlent un anglais plus accessible qu'au Guyana. Nous roulons dans un paysage étrange et solitaire lors des 38 km qui nous séparent de la première "ville": Nieuw Nickerie.

Pas grand chose à voir et à faire. Mais on y flâne, s'y repose à l'hôtel, on va sur internet et on enchaîne les restaurants chinois, alternant nouilles ou riz.

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

La balade le long de la côte, derrière la digue, est sympa. Encore une fois on est hors du temps et ailleurs, puisqu'on y découvre un temple Hindou.

En route vers la capitale

Bizarre cette sensation de rouler sur du plat. Est-ce que les cols à 4000m nous manquent? En tout cas même si le vent de face n'est pas un allié, on peut faire 20m de dénivelé en 100 bornes. D'ailleurs on appréhendait un peu pensant que cette route où l'on ne voit pas la mer serait lassante avec ces lignes droites sur des dizaines de kilomètres.

Mais les paysages changent et varient: rizière (on voit même les avions qui déversent les produits chimiques), marais, champs, villages et forêt. On croise même notre plus gros serpent du voyage, un boa:

On se retrouve le soir dans des petits villages, en effet dur dur de mettre la tente dans les marais ou la forêt. On essuie quelques refus, mais deux nuits de suites on s'improvise voisin de gentilles familles. On s'installe dans la maison en construction ou abandonnée à côté de chez eux. Sabita et Amide nous offre même le thé et surtout nous permettent de prendre une bonne douche!

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

Il est temps de prendre la photo des 29 000 km, soyons naturels, qu'est ce qu'on se dit dans ces cas la: "Putain quand même, va t-on faire les 30 000km???"

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

Paramaribo, c'est beau la ville

Autant l'avouer, qui connait le nom de la capitale du Suriname avant d'y avoir mis les pieds? Pourtant la ville est superbe ce qui lui vaut d'être inscrite au patrimoine mondiale. Nous avons la chance d'être logé chez Matthijs, un expat Hollandais. Dès le lendemain de notre arrivée, on part tous les 3 faire une boucle de 60km, tout de même, pour découvrir l'autre rive de la rivière Suriname.

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

Nous visitons un ancien fort et une prison, puis beaucoup moins conventionnel une ancienne usine pour la canne à sucre et le rhum. En effet de nombreuses plantations étaient présentes dans ce secteur. Elle est fermée depuis un bon moment, la nature reprend ses droits sur les bâtiments et les machines.

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo
Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du véloNieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo
Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du véloNieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du véloNieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

Bon au-delà du charme d'un patrimoine industriel livré à l'abandon, il s’agissait à l'origine d'une plantation faisant appel aux esclaves. Ils furent arrachés d'Afrique et travaillèrent ici jusqu'à l’abolition de l'esclavage. Une fois libres, ils ne voulaient plus être sous les ordres de leur maîtres. On alla chercher une nouvelle main d'œuvre du côte de Java, l'Indonésie et en Inde. L'Histoire explique la diversité actuelle du pays. D'ailleurs le midi on va manger dans un Warung, un resto Indonesien. C'est bon, mais trop épicé à notre goût, on a la bouche en feu!

En rentrant on traverse le grand pont qui enjambe le fleuve. Il est normalement interdit aux vélos, mais on y passe sans problème et on profite de la vue magnifique sur la capitale.

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du véloNieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

Les autres jours sont consacrées à la visite de la ville: belles maisons, musée, marché, balades, ciné,...On croise de nombreux touristes, grands, blonds et blancs, pas de doute c'est les vacances en Hollande. Finalement on se rend compte qu'on est bronzé! La ville est belle, mais beaucoup trop encombrée par les bagnoles, dommage.

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo
Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du véloNieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo
Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du véloNieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo
Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

Le soir on profite de la cuisine de Matthijs pour faire de bons petits plats et se faire plaisir.

Explorons le Suriname

Pour ne pas traverser le pays en 5 jours (sisi en vélo c'est possible), nous décidons de laisser des affaires à Paramaribo et de partir vers le sud en direction du Parc Naturel du Brownsberg. C'est donc avec moins de sacoches que nous réalisons cette expédition de quelques jours. Encore une fois on est surpris sur ce qu'on voit sur la route. Après un léger détour, on se rend à Joddensavane, ancienne implantation juive, aujourd'hui en ruine. Nous avons les lieux rien que pour nous: cimetières, synagogue (Première construite sur le continent) et quelques animaux.

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo
Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du véloNieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du véloNieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo
Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

Pour y aller on ne prend pas le pont détruit par deux collisions de bateaux, mais un petit bac. Plutôt que de le réparer, les autorités en construisent un neuf plus en amont.

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

Sur la route du retour on s'arrête pour bivouaquer dans une rivière couleur Cola.

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

Nous faisons encore un détour, malgré nous, pour aller voir le barrage Afobaka. Il fournit l'énergie pour une partie du pays, mais surtout pour la transformation de la bauxite, très présente dans la région, en aluminium. L'entreprise minière est tellement puissante, que la route qui longe le lac est privée et on doit donc faire demi tour et se rajouter 20km... C'était pourtant pas faute d'avoir demandé à un policier si on pouvait emprunter cette route, mais faut croire qu'il n'y avait pas mis les pieds!

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

Le soir on a la chance de tomber chez des mecs sympas qui gèrent le contrôle d'origine du bois. Ils nous accueillent sans problème, on a même le droit à la douche!! Nous discutons beaucoup avec Neman sur la déforestation et les moyens de contrôles qu'ils ont.

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

Enfin le grand jour est là, on laisse les légères collines et on grimpe sur le Brownsberg, du dénivelé sur de la piste, c'est bon pour les mollets! Le truc, c'est que sous la chaleur humide, on transpire comme des boeufs. Autant vous dire qu'on est trempé, surtout après les pentes à 15%. Mais ça valait la peine, nous prenons beaucoup de plaisir à randonner dans le parc, découvrir différentes cascades. Tétéf a même le droit à une machette pour jouer les durs! Mais on a braqué personne...

On commence à se familiariser avec l'univers de la forêt et finalement, on s'en fait tout un fantasme, mais c'est pas si inquiétant que ça. Bon là les sentiers sont très bien marqués, difficile de se perdre. Le gros problème du Parc, c'est qu'une zone énorme a été détruite aux profits des orpailleurs. On entend le bruit des machines, donc on y voit pas beaucoup d'animaux... Mais quelques surprises tout de même.

Souvent lors du voyage, nos efforts pour grimper on été récompensés par de belles vues. Ici on a pu apprécier le point de vue sur le lac artificiel, lieu idéal pour camper!

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo
Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du véloNieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du véloNieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo
Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du véloNieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo
Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du véloNieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

Nous faisons demi-tour pour retourner vers la capitale. On repasse une nuit au bord de l'eau pour se rafraîchir et se baigner. Le lendemain en cours de route après une pause boisson, le mec de la boutique nous offre des bananes et ses légumes qu'on souhaitaient pourtant acheter.

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

"Bonjour, bonjour!!"

Après une dernière soirée arrosée d'un sauvignon trop vieux (on ne sait plus choisir le vin non plus...), on quitte Matthijs et Paramaribo. Cette fois, c'est la dernière ligne droite avant notre dernière destination: la Guyane Française, la France! La France, ici en Amérique du Sud. Ce "petit" bout de territoire, ce lieu qu'on évoquait comme notre but.

Il est clair qu'on est dans un état bizarre, ce dernier territoire signifie la fin du voyage, le retour. D'ailleurs les choses se sont concrétisées lors de ces dernières semaines puisque nous avons pris nos billets d'avion pour rentrer. Déjà sur le bord des routes on entend des enfants nous dire en français: "Bonjour, bonjour!", "ça va?", "Vous allez où?". Bizarre aussi pour les personnes de comprendre que ne venons pas de Guyane, même si on est Français, et surtout qu'on n'y a jamais mis les pieds!!

Sur la route, on croise encore quelques villages, notamment de Noirs Marrons, descendants d'esclaves qui se sont échappés des plantations. A Moengo on espérait passer la nuit dans un hôtel. Mais grosse déception, soit on nous a proposé un prix excessif, soit les hôtels étaient fermés. On aurait pu même louer une maison pour une nuit. Finalement on va chez les collègues de Neman, le contrôleur du bois. Ils nous accueillent sans problèmes. ça ne valait pas la peine de tourner pendant deux heures dans la ville pour trouver un toit...

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

Enfin encore une matinée de vélo pour arriver à Albina dernière "ville" étrangère du voyage. Au bord du fleuve Maroni, nous voici donc face à la France. On prend le bac, avec la pluie pour célébrer notre arrivée dans notre pays. Passage de la douane et le portail s'ouvre sur le dernier territoire à explorer avant le retour. Saint Laurent du Maroni, nous voilà!

Nieuw Nickerie - Saint Laurent du Maroni - 862 km - L'autre pays du vélo

Il faut rouler à droite, parler français, manger de la baguette, du fromage, dire "bonjour", "merci"! En plus les gens comprennent!! Drôle de sensation après 2 ans où l'on parlait d'autres langues et certains repères étaient si différents. Pour tout vous dire, Tetef est persuadé que les billets d'euros qu'on a changé au Suriname sont faux: "Je te jure ils étaient pas comme ça à l'époque!!!". Croisons les doigts, on en a déjà écoulé 2...

Nous avons un mois pour découvrir la Guyane et ses nombreuses richesses.

Pour découvrir l'intégralité de nos photos, cliquez sur l'album suivant:

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 14:43

Georgetown, capitale à taille humaine

La ville est située à l'embouchure du fleuve Demerara, au bord de l’océan Atlantique . Comme à Linden, nous voyons beaucoup de maisons et bâtiments en bois, mais cette fois, un peu plus grands et un peu plus riches. La Cathédrale Saint-George est paraît-il, l'une des plus grandes églises en bois au monde. Effectivement de l’extérieur, elle est impressionnante et l’intérieur nous surprend également.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana
Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au GuyanaGeorgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Le climat étant tropical, le bois et les toits s’abîment rapidement. L'entretien régulier est vital, ce qui se voit aux toits de couleur vive.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Mais lorsque le bâtiment est à l'abandon, il ressemble étrangement à une maison hantée, ce qui a du charme également!

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

On aime se balader dans les rues, flâner dans les marchés, l'ambiance est tranquille. Les canaux sillonnent la ville. Certains sont entretenus et rappellent Amsterdam. D'autres ressemblent juste à des fossés remplis d'ordures, en particulier de boîtes en polystyrène des plats chinois à emporter...

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Autre petit reproche : les trottoirs sont souvent inexistants et les piétons marchent tant bien que mal sur la route et se font (bien sûr) klaxonner par les voitures. Encore un pays où l'automobile est reine...

Le bord de mer est à peu près mis en valeur. On marche sur la digue qui protège la ville des très grandes marées et des tempêtes.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Le soir, nous rentrons dans notre hôtel. Ce n'est pas ce qui était prévu initialement, mais nous ne nous sommes pas sentis accueillis chez Marc, notre hôte Couchsurfing, et avons préféré partir (fuir?) après seulement 1 nuit chez lui... En tout cas, on ne le regrette finalement pas, puisqu'on s'est trouvé un petit appart avec cuisine, ce qui nous permet de nous sentir comme à la maison : empanadas sucrés à l'ananas, cookies, pizza, pancakes, pain...

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana
Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au GuyanaGeorgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana
Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Kaieteur fall, la magnifique

Lors de notre traversée de la jungle depuis le sud du pays, nous avions entendu parler des chutes Kaieteur. Ça avait l'air sympa, mais plutôt difficilement accessible en vélo, surtout après les 500 km de pistes qu'on se prévoyait déjà. Mais à Georgetown, on se laisse finalement tenter. Nous nous rendons en vélo à l’aérodrome tout proche et prenons un petit avion qui nous fait d'abord survoler Georgetown pris dans une grosse averse.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Nous remontons le fleuve Demerara que nous avions suivi depuis Linden, survolons la forêt que nous avons traversée sans imaginer le paysage autour. Ici, on comprend le terme "préservé". Il n'y a quasiment aucune route, le vert s’étend à perte de vue. Les animaux sont tranquilles, loin des hommes.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Puis les montagnes font leur apparition et, au bout d'une vallée, nous apercevons ce spectacle à couper le souffle :

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

L'avion atterrit à quelques centaines de mètres de là. Nous partons avec notre guide (peu loquace) vers les différents points de vue sur la chute.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

La rivière, calme en amont, tombe d'un précipice de plus de 200m. La chute est impressionnante, tout comme le vide sous nos pieds lorsqu'on est sur ce rocher suspendu en l'air...

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Apres cette excursion, nous reprenons l'avion et le decollage aussi est impressionnant:

Au retour vers Georgetown, nous apercevons d'un peu plus près ce qui fait la richesse (économique) du pays. Les mines d'or sont visibles de loin. Et pourtant, ce n'est pas vraiment la déforestation qui est un danger : avec ce climat tropical, en quelques années, toute trace de l'homme peut disparaître. En revanche, la pollution des rivières aux métaux lourds est un vrai danger pour la faune, la flore et l'homme lui-même. Pourtant, cette industrie brasse énormément d'argent et le pays en profite à tous les niveaux, cela ne va pas s’arrêter demain...

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Nous faisons un dernier survol de Georgetown pour apprécier la ville vue du ciel.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Encore un petit tour et puis s'en vont

Nous serons restés 5 jours à Georgetown. Nous avions une petite formalité à régler avant de partir : obtenir notre visa pour le Suriname. Rien d'insurmontable, mais ça prend du temps. Et on s'est rappelé qu'on avait aussi choisi l’Amérique du Sud pour cela : pouvoir rentrer dans chaque pays, sans visa, sans contrainte administrative. Cela nous a simplifié la vie... Allez, c'est notre premier et dernier visa de ce voyage!

Un dernier détail à régler : depuis le vol de notre trousse de toilette, on ne peut plus se couper soi-même les cheveux (et la barbe) avec la tondeuse. Alors, on est oblige d'aller chez le coiffeur. Seul problème : il n'y a presque que des modèles de coupe Afro. On essaie de demander quelque chose de simple, et on arrive à ce résultat :

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana
Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana
Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana
Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Le changement est radical!

Voyage dans l'espace et le temps

Nous repartons de Georgetown rassasiés.

1) Parce qu'on a bien profité de la cuisine de notre appart.

2) Parce que la ville valait bien cette pause pour la visiter et flâner dans ses rues

Nous roulons sur l'unique route qui longe la côte. Mais on ne verra presque jamais la mer : la digue qui protège les terres est trop haute pour laisser voir les vagues. On sait que la mer est proche, mais impossible de l'approcher...

Nous passons à Mahaica, où l'ambiance de marché nous plaît beaucoup!

Le long de la route, nous voyons beaucoup de temples hindous, de mosquées, d’églises diverses... La religion est visible et bien dotée en édifices!

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au GuyanaGeorgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au GuyanaGeorgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Nous sommes surpris par la forte immigration des Chinois qui détient beaucoup de supermarchés et de restaurants, et aussi celle des Indiens, un peu moins visible dans les commerces, mais qui possède sa chaîne de télévision avec films de Bollywood et clips kitsch!

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

L'autre surprise, nous la découvrons un peu à nos dépends : les boutiques de téléphonie n'offrent que des appels internationaux, impossible d'appeler en local! Les gens appellent leur famille installée aux USA et au Canada. Plus de 300 000 personnes (la moitie du pays actuel...) sont en effet partis du pays depuis la fin des années 60 pour des raisons économiques et politiques.

La langue officielle du pays est l'anglais (même si on ne comprend pas tout...). Mais le long des routes, les villages ont conservé les noms utilisés sous les colonies et nous permettent de découvrir l'histoire mouvementée de ce petit pays.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au GuyanaGeorgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au GuyanaGeorgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Colonisé tout d'abord par les Néerlandais, le pays a ensuite connu des allers-retours entre la France, les Pays-Bas et l'Angleterre, cette dernière ayant (presque) le dernier mot en 1814. Puis, en 1966, très récemment, le Guyana obtient son indépendance de l'Empire Britannique, pendant la période très active de la décolonisation. C'est aujourd'hui le seul pays d’Amérique du Sud de langue anglaise, et l'un des plus petits...

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

En route vers le Suriname

Nous arrivons un dimanche midi dans la ville endormie de New Amsterdam. Le centre ne vaut pas Georgetown, mais nous permet une petite pause de vélo. Le soir, l'ambiance change complètement, les voitures tunées tournent dans la ville, les gens font le plein de bières dans les restaurants chinois et on entend pas très loin de notre hôtel la musique à fond d'une fête où a dû être invité DJ "N'importe quoi", coupant la musique et parlant pour que les gens lèvent les mains (Ouaiiiiis!")...

Apres avoir de nouveau longé la côte sans voir la mer, nous arrivons à l'embouchure de la rivière Corentyne. Fait inhabituel : il y a une plage! Et de l'autre côté de la rivière, on aperçoit le Suriname.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Pour notre dernière nuit au Guyana, nous trouvons un petit hôtel dont la chambre est déjà occupée par... une chauve-souris! Tetef essaie de la faire sortir, elle s'envole, fait plusieurs tours dans la chambre, s'accroche à Tetef ("Ahhhhh!") puis à la moustiquaire avant de continuer vers le couloir de l’hôtel et l’extérieur... On dormira tranquille cette nuit-la!

Encore quelques kilomètres et nous arrivons au ferry qui doit nous faire traverser la frontière. Les formalités administratives sont très longues, des 2 côtés de la frontière. Mais nous voilà enfin dans notre dernier pays avant la France. Bienvenu au Suriname!

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Premières impressions

A peine sortis des formalités de la douane, nous commençons à cuisiner et sommes bientôt entourés par les chauffeurs de taxis qui nous posent mille questions. Ce qui les étonnent le plus ? Notre réchaud à essence et le fait qu'on ait traversé la forêt tropicale au Guyana...

Pendant ce repas, nous aurons presque autant échangé qu'avec les Guyaniens pendant tout notre séjour dans leur pays... Le Suriname commence bien!

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Autre détail important : même si le Néerlandais est la langue officielle, on rencontre beaucoup de gens parlant anglais (et cette fois, on comprend!). C'est vrai que le Néerlandais est un peu plus dur à saisir...

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Les premiers kilomètres au Suriname sont monotones. Nous suivons des canaux sur de très longues lignes droites. Tout d'abord nous traversons de la forêt puis des rizières à perte de vue.

Ces quelques kilomètres en pleine chaleur de l’après-midi sont éprouvants. C'est donc avec plaisir que nous arrivons à Nieuw Nickerie, 3ème ville du pays. La ville semble accueillante et devrait nous permettre de bien entamer ce nouveau pays!

L'album complet est disponible au lien suivant:

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 22:51

Welcome to Guyana?

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Le Guyana est le 11ème pays de notre voyage. Il parait minuscule face au géant brésilien et il compte moins de 800 000 habitants.

Mais à la douane on nous fait comprendre qu'on ne rentre pas n'importe où... Pour la première fois du voyage on évite de justesse un fou rire. Imaginez le chef qui nous demande si on souhaite s'installer dans le pays? "Euh no sir..." Puis il demande si on connaît la route pour aller à Georgetown? "Euh yes sir, il n'y a qu'une seule route..." "Vous allez y arriver quand?" "Euh, on sait pas on est en vélo..."

Même si on fait répéter 2 ou 3 fois les questions, on obtient quand même notre tampon et 60 jours pour traverser le pays.

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Beaucoup de différences sautent aux yeux et aux oreilles. Tout d'abord l'architecture est très colorée, les maisons sont belles et terminées. La population est majoritairement noire et un peu métissée (Amérindiens, Chinois, Arabes, ...). Nous sommes très souvent les uniques blancs, déjà qu'avec nos vélos on ne passe pas inaperçu, mais là même sans les vélos on nous regarde...

Enfin la langue... Il faut oublier les 1 an et demi d'espagnol, place à l'anglais. Enfin l'anglais saveur Caraïbes, comme ils disent dans le guide. Traduction: on ne comprend rien... Faut qu'on fasse répéter plusieurs fois et les gens ne font pas d'effort... Comme quoi les cours version Elie Kakou ou Miss Bouzin en 6ème ne nous aident pas...

Mais heureusement à Lethem on est hébergé chez Eric. Lui on comprend tout puisqu'il vient des Etats-Unis. Il nous donne pas mal d'infos et on échange beaucoup. Cette première petite ville du pays est en fait un gros village dans lequel les Brésiliens viennent faire des courses. On y a apprécié la cuisine créole et on a même été à la banque changer notre argent puisque le distributeur n'accepte pas les cartes étrangères...

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

The Kumu Falls

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Il y a tout de même une attraction dans les environs. Pour bien commencer le Guyana, nous partons vers les chutes Kumu. A 1h de vélo de Lethem, le site n'est pas très éloigné, et nous sommes au calme, au pied des montagnes Kanuku. Nous passons l’après-midi à nous reposer, nous baigner dans la cascade.

Pour ceux qui veulent, voici le lien vers:

la carte permettant d'aller voir les chutes depuis Lethem.

Nous croisons quelques bébêtes sur le chemin:

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!
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Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Le soir, nous essayons nos nouveaux hamacs que nous avons achetés pour l'occasion. L'essai n'est pas concluant, on est peut-être trop habitués à notre tente!

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Le lendemain, nous retournons à Lethem avec un temps gris. Il est temps de reprendre les vélos. Nous disons au revoir à Eric.

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Nous faisons les derniers achats. Les vélos sont de nouveau chargés à bloc. Et pour cause : nous partons pour un trajet de 500 km de piste avec seulement quelques villages sur le chemin!

Entre savane et marais

La première partie est une bonne surprise. La piste est en très bon état, il fait beau et nous sommes dans la savane, celle que l'on a en tête quand on s'imagine en Afrique. On verrait un rhinocéros traverser la route ou un cou de girafe au loin, on ne serait pas surpris.

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!
Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Puis nous traversons une zone de marais, très plate. La piste est défoncée, sûrement à cause du surplus d'eau.

Nous franchissons la barre des 28 000 km, matérialisés en réserves de nourriture dont nous avons besoin pour les 500 km de piste...

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Into the jungle!!

En route pour la forêt vierge. On appréhende un peu : Comment va être la piste? Y a-t-il beaucoup de serpents, de moustiques? C'est quoi ces bruits bizarres?

Effectivement à part la piste en terre rouge, nous sommes cernés par la végétation. Le vert règne en maître. Aucun point de vue sur le paysage. Mais à peine quelques kilomètres et nous faisons notre première rencontre...

Dire que Bibou a failli rouler dessus pensant que c’était une branche! Vous pouvez apprecier sur la video sa trace de frein...

Nous avons de la chance qu'il n'y ait pas de circulation. On saura plus tard qu'un pont est détruit et que la route est coupée... En plus nous sommes silencieux avec nos bécanes. Nous avons donc la chance de croiser certaines bêtes: des serpents, de nombreux singes, des agoutis (Sorte de gros rat/chien), un tapir aussi étonné que nous et des oiseaux.

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!
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Mais lorsque ces animaux sont hors de la piste, ils disparaissent derrière la végétation et deviennent invisibles. Alors soit on entend leur cri, soit on voit leur trace...

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Pour se donner un peu plus de chance, on s'accorde une pause à l'Atta lodge. Bon nous on dort sous la tente. Mais c'est un petit coin de paradis, en plein cœur du parc Iwokrama, juste pour nous et les gérants.

Avec John notre guide, on part sur un sentier particulier. C'est une passerelle qui permet d'être au-dessus de la canopée. A 30 m de haut on aperçoit malheureusement que de loin des perroquets, des toucans et une colonie de singes hurleurs!

Ces jours dans la jungle auront été impressionnants. Tout d'abord le fait de ne croiser presque personne, les bruits omniprésents, les animaux et surtout le fait de se sentir enfermé sur cette piste qui serpente dans la végétation.

Ouh la gadoue, la gadoue, la gadoue!!!

Cher lecteur, chère lectrice, tout n'est pas si idyllique dans la jungle. Nous avons fait le pari de faire ce trajet alors que nous sommes en pleine saison des pluies. Forcément, 450km, c'est pas rien surtout sur une piste en terre. Finalement c'est pas l'eau le problème, la pluie nous rafraîchit et ça nettoie à la fois le cycliste et le vélo. Mais lorsque celle-ci rencontre la terre, il se forme de la boue. Bon globalement la piste est tassée et a été refaite il y a peu de temps. Mais sur de larges portions, l'eau stagne et forme des étangs et de grosses flaques pleines de boue...

- Des lors il faut trouver la bonne technique:

1/ Passer sur le côté, dans les branches, en évitant de mettre le vélo et les pieds dans l'eau. Mais il faudrait aussi parfois la machette.

2/ Enlever les chaussures et mettre les tongues pour traverser sur le vélo en espérant que ça ne soit pas trop profond. Mais les sacoches peuvent toucher l'eau.

2/ Enlever les chaussures et mettre les tongues pour traverser sur le vélo en espérant que ça ne soit pas trop profond. Mais les sacoches peuvent toucher l'eau.

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!
Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

3/ Descendre du vélo et le pousser nus pieds, car la boue ça colle!

Mais le résultat est toujours le même, les vélos sont sales... Mais parfois la pluie fait son travail...

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!
Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!
Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Ces différentes techniques ont été testées au gré de l'humeur et de l’appréciation de la profondeur des trous. Tous les jours nous avons dû passer ces flaques et bien sûr après la transmission grince et il faut remettre de l'huile...

Finalement nous n'avons jamais été complètement bloqués, sauf 2 km avant de retrouver l'asphalte. Eh oui un lac de boue se trouve devant nous, quelle technique adopter? On voit que c'est profond. Finalement on attend qu'une voiture passe pour voir la profondeur. Bibou opte pour la technique 2, Tetef pour la technique 3. Malheureusement pour bibou y'avait un trou d'un mètre que la voiture par chance avait évité. Tout l'avant du vélo se retrouve dans la boue. La sacoche de bouffe se rempli, par chance l'appareil photo est épargné... Tetef pour l'aider se précipite et plouf il tombe aussi dans le trou!!! [Pour des raisons techniques, nous n'avons pas de vidéo de cette scène].

Nous sommes couvert de boue, les mini bus qui eux passent sans problème, sont remplis de regards moqueurs! Mais gagné par un grand fou rire on poursuit la route jusqu’à Linden.

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Cette étape aura été difficile: chaleur, pluie, solitude, mauvais conseils, drôles de rencontres et surtout des portions sans rien sur plusieurs centaines de kilomètres. Pour ne pas être obligés de camper en pleine forêt, nous avons fait une journée de 6h40 sur les vélos, pour couvrir les 106km qui sépare les deux villages... Autant vous dire que le soir nous étions crevés, mais fiers de nous!!!

Si jamais des cyclos veulent tenter l'aventure voici le détail de la route:

Rencontres improbables

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Ces difficultés ne nous empêchent pas de nouer des contacts avec les Guyanais. Mais, les Brésiliens et les Vénézuéliens avaient mis la barre très haut, et ici, on ne ressent pas du tout la même chaleur.

Pourtant, c'est très naturellement que Waren nous invite à dormir dans 2 lits disponibles dans un baraquement pour les employés du bac. Waren est le cuistot du camp et nous prépare des beignets pour le petit-déjeuner, qu'on emmènera aussi sur le trajet...

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Près du baraquement, nous assistons au match Brésil-Allemagne. Enfin, pas tout de suite. Nous sommes en train de manger sous un hangar abandonné et nous entendons au loin des cris à chaque but. Le match est diffusé en portugais, mais nous comprenons que le Brésil ne marque rien... Apres avoir mangé, nous allons assister à la 2ème mi-temps (que 3 buts...) avec toutes les personnes des alentours qui se réunissent autour du kiosque qui diffuse le match. Improbable (comme le match), en plein milieu de la jungle.

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Avant d'arriver à Linden, après plusieurs renseignements contradictoires, nous arrivons dans un village abandonné, ou seuls habitent Alicat et sa femme. Nous nous installons sous la maison en face de chez lui. Ce sera un bivouac presque parfait : toit pour se protéger des pluies diluviennes, eau de pluie récupérée dans un bidon pour se laver, barbecue pour faire la cuisine et du pain maison (!!!), toilettes au fond du jardin et surtout aucun bruit pendant la nuit!

En effet, aucun bruit... La nuit de la veille avait mis nos nerfs à rude épreuve : après avoir dînés dans le restaurant à Mabura, nous demandons à mettre la tente sous le toit, ce que la proprio accepte gentiment. Mais elle est soit un peu fêlée, soit trop pratiquante : à 4h30 du matin, les baffles autour de la tente crachent du Gospel et un prêche semblable à du bourrage de crane. "La jalousie vous mènera en enfer". "Jésus est le chemin, oui il l'est! Jésus est le chemin, oui il l'est! Jésus est le chemin, oui il l'est! Jésus est le chemin, oui il l'est!".

Nous replions tout et partons sans revoir la proprio...

De Linden a Georgetown, presque les doigts dans le nez

Enfin, nous retrouvons la ville! Bibou et son vélo ressemblent à une poterie, mais on arrive tout de même à trouver un hôtel qui nous accepte.

On peut même laver sacoches et vélos à grande eau pour leur redonner un coup de neuf. Ils en avaient bien besoin!

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!
Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

La ville de Linden est plutôt agréable, coupée en 2 par la rivière dont les navettes rapprochent les 2 rives.

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!
Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Les maisons en bois sont jolies, les restaurants nombreux et les bars diffusent de la musique plutôt tranquille. Avec les rastas qu'on aperçoit, on pourrait se croire en Jamaïque! Décidément, le Guyana est une vraie surprise!

La ville est développée en partie grâce aux mines de bauxite aux alentours. Elle est située sur la rivière Demerara, à près de 100 km de l'embouchure. Les gros bateaux peuvent y accéder et on en voit passer quelques-uns juste devant notre hôtel!

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Notre arrivée dans la ville été remarquée, peut-être à cause des vélos, de la boue ou tout simplement parce qu'on est les seuls blancs dans la ville... Les gens crient quelque chose quand nous nous baladons a pied dans la ville, mais on ne comprend pas tout de suite... Puis c'est la révélation : "Bicycle! bicycle!!". Oui, oui, c'est bien nous...

La journée de repos à Linden était méritée. On a pu enfin se connecter à nos mails et donner des nouvelles à la famille. Maintenant, nous sommes prêts pour reprendre la route, direction Georgetown.

La préparation de la route nous montre qu'il n'y a pas grand chose à voir ou à faire entre les 2. Nous décidons de faire l’étape de 110 km en 1 journée. Encore un challenge, mais avec l'asphalte, la difficulté est bien moindre.

Petit à petit, nous retrouvons la circulation, quelques camions et abordons enfin la banlieue de la capitale.

On contourne le centre-ville. On ne trouve pas de panneau "Bienvenue à Geogetown", mais pour clore cette traversée du pays du sud au nord, nous retrouvons l'Atlantique et la route côtière qui va nous mener au Suriname puis en Guyane Française!

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

L'album complet est disponible au lien suivant:

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Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Guyana
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 04:57

Dernières heures au Vénézuela

Avant de quitter le Vénézuela, nous passons 2 jours à Santa Elena de Uairen, à la frontière. Mais, cette fois, celui qui devait nous héberger nous emmène dans un petit hôtel miteux, dans notre budget (petit lui aussi, au Vénézuela...). Nous plantons la tente dans le couloir, les chiens à mémère font un peu de bruit et surtout ils puent...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Mais on profite quand même de la ville pour dépenser nos derniers bolivares, refaire le plein de nourriture et même se faire un restaurant! Ça faisait longtemps..


On rencontre aussi Maud, qui habite en Guyane Française et a fait le trajet jusqu´ici. Elle nous donne pleins de tuyaux pour la suite et ça nous donne un peu plus de perspectives!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Il ne faut que quelques kilomètres pour atteindre la frontière. Après une longue file d´attente, nos passeports sont enfin tamponnés : (re) bienvenue au Brésil!!!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Brazil do novo...

En peu de temps, nous retrouvons nos repères : retrait d´argent au distributeur; kiosques où ils vendent des empanadas, des gateaux et des boissons très fraîches; les vaches brésiliennes recommencent à faire la course avec nous; on aperçoit de grosses termitières dans les arbres ou dans les champs...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienneSanta Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne
Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Forcément, cette nouvelle incursion au Brésil nous renvoie au début de notre voyage, il y a près de 2 ans! On se rappelle les anecdotes, les gens qu´on a croisés le long du chemin. Mais le Brésil est quasiment un continent à lui tout seul : nous sommes à 1 000 km du stade le plus proche utilisé pour le Mondial (Manaus), à plus de 3 000 km de Brasilia et à près de 5 000 km de Rio de Janeiro...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

C´est le même pays et pourtant nous sommes ailleurs! On pensait traverser une jungle, étant donné que nous sommes redescendus à près de 100 m d´altitude. Mais on se retrouve finalement dans un paysage de savane, encore, avec des palmiers, en pleine saisons des pluie. Nous avons la chance de passer entre les gouttes...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Un homme nous arrête au bord de la route, avec un grand sourire. Marcelo a lui aussi voyagé à vélo, de Rio de Janeiro à Boa Vista, comme nous jusqu´à présent. Mais il a traversé son pays et l´Amazonie, ce qui nous semble encore insurmontable... On discute un peu, même si le Portugais a du mal à revenir. Il nous offre même du fromage frais avant qu´on reprenne la route. Un sacré personnage!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Les Brésiliens du Nord sont aussi accueillants et chaleureux que ceux qu´on avait croisés avant. Les 2 fois où nous demandons un endroit pour planter la tente, nous sommes accueillis naturellement.

Bon, ici aussi, les voitures nous frôlent parfois au lieu de doubler. Ça n´a pas changé...

Dans les champs alentours, nous apercevons d´immenses oiseaux qui nous rappellent quelque chose... Ah oui! C´est le fameux oiseau du Pantanal qu´on avait pas vu dans le Pantanal : le Jabiru d´Amérique ou Tuyuyu!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Boa Vista à l´heure de la Copa do Mundo

Après plusieurs semaines de bivouacs, campings et rando, nous sommes logés dans une charmante maison. Quel plaisir d´être reçu chez Tobias!
Une chambre et une salle de bain rien que pour nous, la clim`, une machine à laver et une grande cuisine, que demander de plus? Voilà bien longtemps qu´on n´avait pas eu un tel confort.

La famille est adorable et très calme. On prend le temps de se reposer. Mais bon à l´heure de la coupe du monde, nous devons soutenir l´équipe qui va gagner la finale, à savoir le Brésil! Tout Le monde en est convaincu ici et ils ont presque interdit les autres drapeaux...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

On assiste en famille au match tendu Chili/Brésil. Le suspense fut intense jusqu´à la dernière minute! Finalement comme c´était pas gagné d´avance et il n´y a pas eu d´explosion de joie. Mais heureusement la bière coule à flot et Day, la soeur de Tobias, nous prépare um churrasco Maison.

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne
Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Le soir on sort dans le centre ville, youhou!!! On est en plein festival de danse folklorique. Rabbi Jacob n´est pas très loin…

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

On profite également de Boa Vista, pour retrouver certains plaisirs… Quel Bonheur de retrouver les restaurants au kilo; la viande et le choix des plats; la bière fraîche; les glaces. C´est à se demander pourquoi on n´est pas resté 2 ans au Brésil??

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

La ville se visite rapidement, il n´y a pas beaucoup de monuments. Mais les bords du Rio Branco (“petit” affluent de l`Amazone) sont agréables.

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Nous prenons le temps de faire réviser complètement nos vélos. Avec nos vieux restes de Portugais, on explique à Jorge ce qu´on souhaite. C´est dingue avec sa remorque sur sa moto il vient chercher les vélos à domicile! Il fait un excellent boulot: graissage complet, changement d´un frein de Bibou et soudure du porte-bagage avant de Tetef. En route vers les 30 000km!!


Un ami cyclo-touriste, Kayo, vient nous voir pour nous poser des questions, histoire de nous faire de la pub sur son blog. Dont voici Le lien:

Il est impressionné par notre voyage. Mais le sien à travers l´Amazonie fut également une sacré expérience!

Comme toujours, on retrouve les joies de la cuisine. En plus la famille est gourmande et a voyagé plusieurs fois en France. Ils reçoivent souvent des gens du monde entire et le challenge est d´arriver dans le top 5 des meilleurs chefs. Comme nous sommes les grands gagnants d´un diner presque parfait, il y a 2 ans en France, on relève le défit haut la main!! Au menu: Blinis, tzaziki, caviar d´aubergines, rillettes de thon, paupiettes de volaille, gratin Dauphinois, mousse au chocolat et far Breton!!! Avec tout ça, on a eu le droit aux applaudissements!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne
Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Dommage que cette pause soit passée si vite. Mais on a eu la chance de connaître Tobias et sa grande famille : Day, Lice, Lucas, Luciano, Jao et Amelina la mère. Cette dernière nous a offert des chaînes avec médaillons de Jésus et sa maman, histoire de nous porter chance jusqu´à Cayenne !

En route vers le Guyana

Deux jours de vélo nous séparent du prochain pays, le Guyana. Il y a peu de dénivelé et les paysages sont assez monotones. On retrouve les champs immenses et les vaches sur de nombreux kilomètres. La route est droite. Le gros problême c´est ce #@#$%@@ vent de face. Pourtant avec nos vélos remis à neuf on aurait pu rouler comme des flèches.

Nous passons notre dernière nuit au Brésil sous le toit d'une maison en feuilles de palmiers dans la famille d´Arnold.

Quelques Reals dépensés en resto et soda, et enfin voilà la Frontière.

Nous voici au Guyana, petit pays mais encore pleins de choses à découvrir, comme la conduite à gauche, parler Anglais et une piste en terre jusqu´aux portes de la Capitale (ca va etre sport pendant la saison des pluies)!!!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienneSanta Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Retrouvez nos photos dans l'album suivant:

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 20:24
Bilan Venezuela - Todo fino?

Ah le Venezuela! une destination à part dans notre voyage. Ça restera le pays où l´on aura le plus modifié notre manière de voyager à vélo. Tout d´abord pour faire face à la situation économique du pays mais aussi suite aux deux agressions. (Ça devait bien arriver...). On nous avait déconseillé d´y aller, mais franchement, le pays recèle de beaux trésors dont sa population d´une extrême générosité. Muchas gracias amigos Venezolanos!

Notre parcours

Le Venezuela était notre dernier grand pays avant la dernière ligne droite vers les Guyanes. Grand comme 2 fois la France, nous l´avons parcouru d´Ouest en Est. Puis comme il faut passer par le Brésil pour aller au Guyana, on est parti vers le Sud.


Au total 1955 km en vélo (Orange) et 600km en bus (gris) entre Caracas et Ciudad Bolivar.

Bilan Venezuela - Todo fino?

Paysages et nature

Pendant ces deux mois nous avons beaucoup apprécié la diversité des paysages. On a aimé parcourir les beaux parcs naturels, comme Morrocoy avec ses îles plages appelés "Cayos"; les dunes à Coro; voir les dauphins sur l´Orinoque et l´incroyable Gran Sabana.

Voici quelques photos emblématiques:

Bilan Venezuela - Todo fino?
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Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?

Patrimoine et culture

 

Notre trajet au Venezuela s est construit avec l´envie de découvrir le patrimoine historique et architectural du pays. Le cœur colonial de Coro est magnifique et nous sommes familier à présent avec cette architecture. Caracas avec son architecture hétéroclite nous a surprise. Beaucoup de béton mais ça donne de beaux ensembles comme la cite universitaire. Enfin Ciudad Bolivar a beaucoup de charme.

Bilan Venezuela - Todo fino?Bilan Venezuela - Todo fino?Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?Bilan Venezuela - Todo fino?Bilan Venezuela - Todo fino?
Bilan Venezuela - Todo fino?

Mais au niveau des musées et de l´offre touristique nous avons été parfois déçu et surtout noyé par l´omniprésence de Simon Bolivar. Lui et rien d´autre? Bon on exagère un peu, y a quelques musées qui ne parlent pas de lui, comme le musée Jesus Soto à ... Ciudad Bolivar.
Forcement être au Venezuela dans son pays natal c est difficile de passer à côté, mais depuis la Bolivie il a sa statue dans toutes les villes. Enfin Chavez a remis au gout du jour son culte et ses idéaux. Nous étions au bord de l´overdose!!

Bilan Venezuela - Todo fino?

La Révolution Bolivarienne

 

Bilan Venezuela - Todo fino?

Officiellement nous étions dans la République Bolivarienne du Venezuela. Pays qui fait sa Révolution depuis l´arrivée au pouvoir de Chavez en 98. C´est bien sûr l´autre personnage incontournable du pays. Il reste largement adoré par la majorité des Vénézuéliens un an après son décès.


C´est dans ce pays que nous avons le plus échangé sur la Politique. On a eu la chance de rencontrer et de discuter avec des Chavistes et des opposants. En même temps la situation actuelle ne peut pas laisser indifférent. La faute au président actuel? Les années Chavez? La guerre Economique Made in USA? La manne pétrolière (sources de profits et d´injustices) ?


Pour certains le pays va très bien, on lui livre 'juste' une guerre économique. Pour d´autres c´est le chaos!

Bilan Venezuela - Todo fino?

Vous le comprenez, il faut être soit pour le pouvoir, soit contre lui, il n´existe pas de milieu ici. Alors pour nous pas facile de se faire une opinion, de juger un pays qu´on traverse seulement pendant quelques semaines. Nous ne savons pas comment c´était avant l´arrivée de Chavez. Mais dans tout les cas, nous n´avons pas seulement été touristes. Nous nous sommes confronté aux problèmes des habitants:


- Un coût de la vie très cher. (Par chance nous avions prévu quelques Dollars pour changer au marche noir, ce qui nous a permis de vivre avec 200 Bolos/j Au marche noir ça représente 2 euros et au taux officiel 20 euros soit 10 fois moins!! Une grande bouteille de Coca coute 50 bolos, un repas 150 bolos et une chambre 350 bolos).


- Une pénurie des produits dans les magasins (Huile, lait, farine, pâtes, riz et PQ!!), avec file d´attente interminables. (Nous avions fait un gros plein en Colombie et nous avons privilégié les fruits, les légumes frais et le pain qui se trouvent presque facilement partout, à prix corrects).


Nous n´étions que de passage et nous avons pu adapter notre mode de vie, en privilégiant certains produits et en n´allant jamais à l´hôtel par exemple. Si nous avions prévu plus de Dollars, on aurait pu vivre normalement. Mais pour la population c est le quotidien, la vie devient compliquée et on a senti soit un ras le bol, soit une résignation. Nous avons eu l´impression que le Gouvernement parle beaucoup et passe plus de temps à montrer du doigt des responsables extérieurs.


Un pays qui traverse une situation compliquée, qui peut compter sur son énorme réserve de pétrole, mais qui n´arrive pas à endiguer les inégalités et la pauvreté surtout en ville. Pourtant Chavez a fait construire beaucoup de logements sociaux, mais ce n est pas tout d´offrir quasiment le plein d´essence, il faudrait que les gens se fassent eux-mêmes la révolution.

Les Vénézuéliens, la richesse du pays

Il n´y a pas que la politique dans la vie et ça, le peuple le fait vite oublier. Ses habitants sont exceptionnels : générosité, spontanéité, solidarité, sourires. Certes, il y a 6 mauvaises personnes qui se sont mis en travers de notre route, mais on n´a pas compté le nombre de personnes joyeuses, curieuses, communicatives et incroyablement aimables.


Combien d´anonymes nous ont pris en photo sur le bord de la route? Jamais on ne nous aura autant donné et offert: nourriture, restaurants, boissons et même de l´argent (la honte). Alors forcément on a dans le cœur nos amis Vénézuéliens!!

Bilan Venezuela - Todo fino?
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Gastronomie

Notre budget était serré, nous avons fait très peu de restos. Mais nous avons tout de même apprécié de nombreuses spécialités: Arepa (petite galette de maïs fourrée, meilleure qu´en Colombie), la Cachapa (Grosse galette de maïs sucrée), plat en sauce avec de la viande. Le pain est l´un des meilleurs du continent, quand le Boulanger a de la farine...


Les fruits restent exceptionnels, savoureux et bons, notamment les mangues directement dans l´arbre.


Enfin les familles qui nous ont accueillis, ont pris le temps de cuisiner pour nous et nous avons passé de bons moments à table: poulet roti, casabe (Galette de manioc) + fromage et même du vin!! Sans oublier la cuisine savoureuse d´Adriana et de Maria à Puerto Ordaz.

Bilan Venezuela - Todo fino?
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Hébergements

Bilan Venezuela - Todo fino?

Pas toujours facile de bivouaquer dans un pays réputé dangereux. Apres s´être fait réveiller par la police, armes aux poings, on a changé un peu nos habitudes. On a tout de même campé 15 nuits. Nous avons demandé l´accord des habitants au cours de 7 nuits (Plusieurs fois dans des salles de classes). Grâce a Couchsurfing, Warmshowers et l´incroyable rencontre de Rafael au bord de la route nous avons été hébergés 26 nuits (Parfois chez les pompiers, à l´université et à l´armée). Cette chaîne de solidarité s est poursuivie pendant 11 jours d´affilé en comptant une nuit dans le bus.


Comme nous n´avions pas les moyens, nous n´avons jamais été a l hôtel, mais les 2 dernières nuits, suite au désistement de notre contact, nous avons mis la tente dans le couloir d´un hôtel miteux (pas d eau la nuit et les chiens a sa mémère qui aboient un peu trop)...

Ce qui va nous manquer:

Bilan Venezuela - Todo fino?

- Les Vénézuéliens, leur générosité et leur solidarité
- La diversité des paysages et du patrimoine
- L´essence gratuite
- Le pain
- Le climat plutôt bon

Ce qui ne nous manquera surtout pas:

- Les voleurs (En vidéo ci-dessous, le lieu paradisiaque de notre 1ere agression)
- Le vent de face et la pluie
- Les ordures au bord de la route et sur la plage
- Le vie chère et la rareté des produits

Bêtisier

Cette fois-ci on n´a pas trop de photos et une vidéo, mais quelques petites galères qui peuvent à présent nous faire sourire. Après plus d´un an et 9 mois de voyage, le matériel commence à nous lâcher petit à petit.


- Le porte bagage avant et le tabouret de Tetef se sont cassés (Ils tiennent le coup grâce aux colçons)


- Le réchaud ne fonctionnait plus (Il fallait juste le nettoyer, on ne l´avait jamais fait!!!)


- Un câble de vitesse à changer pour Tetef et le retour des crevaisons...


- Le matelas de Bibou commence à avoir une grosse bulle (Il dort avec quelques épaisseurs de vêtements sous le matelas).


- Nos 2 compteurs qui nous lâchent au même moment (Fallait chamger la pile et les faire secher!!!)


- Le sac à dos Bolivien continue de se déliter... Il a céder au niveau d´une bretelle (Heureusement on nous a offert du fil et une aiguille).


- Bibou s´est ouvert le crâne au sommet du Roraima. L´infirmière Tetef a su faire bon usage des steristrips. Mais le plus drôle (maintenant), c´est qu´on est tous les deux tombé dans les pommes. Bibou parce que Tetef lui a dit "c´est profond, mais superficiel". Tetef parce qu´il n´est pas habitué à voir du sang... Mais rassurez-vous, Bibou s´est remis rapidement et a pu faire les 3j de rando qui restaient pour rentrer!


-Sans oublier la Tablette et la trousse de Toilette qui sont retenues en otage, dans le village de Todasana sur la côte du Venezuela.

Bilan Venezuela - Todo fino?
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Vidéos

Retrouvez toutes nos vidéos sur le lien suivant:

Remerciements

 

Notre voyage au Venezuela a été magnifique et bien mouvementé grâce à vous. Nous tenons donc à remercier:
Les militaires en hors-bords finalement accueillant; La famille (3 générations) pour l´eau fraîche; Luis pour le super accueil a Maracaibo, le 2eme Luis pour les échanges et le tour by night; Les mecs du camion d´ananas; Celui qui nous a regonflé nos vélos; Le militaire qui nous offre de l´argent; Euh les Policiers qui nous braquent et Juan qui les a prévenu? Dima pour la nuit au lycée, José fils, père et Consuelo à Coro; Rafael notre Ange-gardien; Neno et les femmes curieuses pour la nuit dans l´école; La nuit à côté du poste; Tony et José les cyclistes sur l´autoroute; Feydor pour les gâteaux; Roberto, Francisco et Jorge pour les discussions et l´accueil à Valencia; Gladys la concierge pour le drapeau; Angel, le resto et la visite de Maracay; Daniel, l´emfant qui nous cueille des mangues; Diana, Nilson et Yoselin, pour le toit et la nourriture; Rafael et Karine pour l´accueil à Caracas; Fabrice pour les échanges à l´Alliance française; Jorge pour avoir emmené Bibou au poste de Police; Gustavo et Luz Maria pour les brosses à dents et le dentifrice; Luis pour nous avoir emmené nous et les vélo au poste de Police; Amalis la seule détective un peu concernée; L´hôtel pour la douche; Rafael encore et pour toujours!; L´UNEG: Kleydis, Julio, Luis Alfredo et Hermès, Adriana, Victor Hugo et Maria; Luis Rojas du programme de radio "Pata y pedal"; La famille d´Hermès; L´UNEG, Yoel et Gregorio; La femme sur le marché pour les légumes; Les pompiers et les gardes nationaux pour l´accueil et la nourriture; La famille Pemon; Braulio notre guide pour le Roraima; Les installations à Paraitepuy; Les sportifs pour les Gatorades et surtout le snickers; Oswaldo pour les infos et Maud pour les discussions et les échanges en Français; Adrian pour l´essence directement prise dans le camion citerne!!!

Ouf!

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Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Venezuela
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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 16:58

Une fois n'est pas coutume, nous commencerons par remercier, en espagnol, toutes les personnes qui nous ont permis, depuis Caracas, de reprendre notre voyage sereinement.

Despues de nuestros problemas cerca de Caracas, Rafael nos ayudo a descansar y tener tiempo en su casa para pensar a lo que queriamos hacer.

Gracias Rafael!

Ademas, empazaste esa increible cadena de solidaridad.

Luis Silva y Hermes nos permitieron de tener dias inolvidables en Puerto Ordaz, con cocina gourmet!

Ellos activaron tambien sus contactos para quedar en la universidad UNEG de Ciudad Bolivar, gracias tambien a Kledys.

Los estudiantes alli, Julio y Rafael, contactaron a todas las otras sedes de la UNEG en el camino para ayudarnos. Gracias a Yoel en Upata y Gregorio en Guasipati!

Gracias a ustedes, descubrimos la linda Ciudad Bolivar, el salto de la Llovizna, la subida larga hasta los paisajes sin limite de la Gran Sabana y el impresionante Roraima, con un sol inesperado (y un poco de lluvia, por supuesto...).

Esta fin de viaje en Venezuela acaba de la mejor maneja para nosotros, olvidando el peor, y recordando a ustedes como la verdadera riqueza de este pais!

MERCI!!!

Ces quelques mots en espagnol nous permettent de remercier tous les gens qui nous ont aides depuis notre nouveau depart. Avant de quitter Rafael a Caracas, il lance ses contacts. Nous rencontrons Luis et Hermes a Puerto Ordaz. Pendant 2 jours, nous sommes chouchoutes, nous passons beaucoup de temps a table, on a l'impression de vivre un nouveau Noel. Nous reprenons des forces pour continuer en velo!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur
Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Ils ont tellement bien organise les choses, qu'ils nous emmenent meme a la radio pour parler de notre experience de voyage a velo!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Grace a eux, nous sommes egalement heberges dans les salles de classe de l'universite UNEG a Ciudad Bolivar, Upata et Guasipati.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Cette chaine de solidarite nous rechauffe le coeur et nous rappelle que 95% des Venezueliens sont incroyablement accueillants et genereux. Nous avions fait le choix de continuer malgre tout dans ce pays et nous avons eu la chance d'avoir raison, grace a eux!

Cette etape a aussi ete riche en visites et decouvertes. Apres 1 nuit de bus depuis Caracas, nous arrivons a Ciudad Bolivar. Elle a ete pendant quelques temps la capitale de la federation Venezuela/Colombie/Equateur, portee par Bolivar. Les maisons colorees ou coloniales sont nombreuses. Tout a ete restaure pour les 250 ans de la ville et pour l'obtention du classement au Patrimoine de l'UNESCO (peut-etre l'annee prochaine en 2015?)

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleurCaracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleurCaracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Bolivar est present partout, nous visitons les differents lieux ou il a oeuvre. Ce sera sans doute une des dernieres villes ou nous entendrons parler de lui jusqu'a la fin du voyage.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Nous reprenons enfin les velos. Nous sommes toujours assailis par les images des 2 attaques, il va nous falloir quelques jours pour retrouver notre rythme et notre assurance.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Nous arrivons a Puerto Ordaz, chez Hermes tout d'abord, puis chez Luis. Nous partons aux abords du rio Caroni avec Hermes et sa famille, ou un barrage a inonde la route et laisse une impression de fin du monde.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Nous allons egalement nous balader dans le parc de la Llovizna, ou une chute magnifique nous rafraichit et disperse un arc-en-ciel.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur
Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Nous nous souviendrons particulierement de Puerto Ordaz pour sa cuisine diversifiee. Chez Hermes, Adriana nous prepare un poulet aux legumes, puis des pecialites arabes. Nous completons ces plats par des crepes. Un regal!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Puis chez Luis, Maria nous prepare du thon frais avec une salade excellente. Notre premier poisson du Venezuela, une tuerie!

Nous quittons avec regret Puerto Ordaz...

La suite de la route ne presente pas grand interet, mais nous rencontrons les etudiants de l'UNEG qui nous hebergent, les pompiers de Tumeremo et la garde nationale a El Dorado et San Isidro. Un toit pour la nuit bienvenue puisque nous sommes en pleine saison des pluies.

Nous pouvons rester au sec et profiter de ces pauses pour nous reposer vraiment.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Nous faisons egalement sur le chemin notre 27 000 eme kilometre!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Cette region est riche en minerai d'or. On trouve beaucoup de boutiques qui achetent de l'or brut ou vendent des bijoux. Cette activite tire les prix de tout le reste vers le haut, mais egalement la delinquance. Certaines villes ne sont pas tres reputees. Nous les depassons evidemment avec un peu d'apprehension, mais tout se passe bien...

En route vers la Gran Sabana

Nous entamons alors la derniere veritable cote du voyage, pres de 1300m de denivele pour atteindre le plateau de la Gran Sabana. La montee se passe sans probleme, nous sommes suivis puis depasses par une courses cycliste. Mais c'est plus facile pour eux, ils n'ont pas tout notre chargement!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur
Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Pendant la cote et sur la plateau, nous retrouvons la pluie. Le ciel bas, les averses a repetition et le refus de la garde nationale de nous heberger nous minent le moral. Heureusement, quelques kilometres plus loin, nous trouvons un batiment en constructiuon sous lequel les proprietaires nous autorisent a dormir au sec.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Le jour suivant, nous alternons averses et eclaircies. Nous decouvrons les premiers cascades. Puis, les nuages se dissipent, nous profitons alors des cascades sous le soleil.

Nous atteignons San Francisco de Yuruani, la porte d'entree vers le mont Roraima. Nous faisons les derniers achats pour une randonnee de 6 jours. Les velos sont charges a bloc quand nous entamons la piste qui doit nous mener au debut de la randonnee. Par chance, le soleil a seche la piste, il n'y a presque plus de boue. Le denivele n'est pas simple du tout, mais nous traversons des paysages grandioses, avec quasiment aucune circulation!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Les dernieres cotes sont quasi impossibles a monter, nous sommes obliges de pousser les velos... Avant meme d'arriver dans le village de Paraitepuy, nous rencontrons Braulio, avec qui nous discutons, et qui sera finalement notre guide (obligatoire) pour la randonnee!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Nous campons une derniere nuit dans le village avant de partir en randonnee, et en prime nous avons un magnifique lever de soleil sur le Roraima!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

La-Haut, le Monde Perdu

La premiere journee est magnifique, le mont Roraima est en ligne de mire et le Kukenan, son jumeau, est juste a cote.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Les sacs sont tres lourds, nous avons assez de nourriture pour 6 jours. Heureusement la premiere partie est relativement plate.

Nous traversons 2 rivieres et arrivons a notre premier campement ou nous apercevons meme les etoiles au-dessus des Tepuys!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

La deuxieme journee commence avec l'ascencion vers le sommet. A mesure que nous approchons de la falaise, les nuages recouvrent le sommet. Nous avons de beaux points de vue sur les alentours.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Mais tres vite, le ciel se bouche et la pluie fait son apparition, par intermittence. Nous sommes maintenant au pied de la falaise et grimpons jusqu'a 2600m sur une rampe naturelle. La-haut, nous sommes accueillis par le soleil, recompenses pour nos efforts.

Nous passerons les 2 prochaines nuits sous un abri rocheux, proteges de la pluie et le vent constants sur le Roraima.

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

La troisieme journee, nous decouvrons, sous la pluie, la richesse unique du site. Perche a 2600m d'altitude, battu par les vents et la pluie, isole grace a ses falaises de plusieurs centaines de metres, la faune et la flore se sont adaptees a cet environnement hostiles et ont ete preservees de l'homme. Lorsque les premiers Europeens sont venus au 19eme siecle, ne reussissant pas acceder au sommet, ils ont emis les hypotheses les plus folles sur l'existence d'une faune primitive, evoquant meme la possibilite de presence de dinosaures. Arthur Conan Doyle s'est base sur ces speculations pour ecrire son Monde Perdu. Plus recemment, c'est le film d'animation La-Haut, qui reprend la geographie mythique de ces montagnes!

Le sommet du Roraima est rocheux et peu fertile. Pourtant, une diversite incroyable s'est developpe dans tous les recoins. Lichens, fleurs, plantes carnivores, minuscules grenouilles, vers luisants, pinsons... Un paradis pour les botanistes!

Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur
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Caracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleurCaracas - Santa Elena de Uairen - 792 km - Du pire au meilleur

Le temps est souvent couvert. La pluie est habituelle ici, nous croisons des rivieres partout, courant sur les rochers,les trous d'eau sont nombreux et hebergent les tetards. Cet ecosysteme est unique. Nous n'avons jamais rien vu de tel au cours de notre voyage et auparavant.

Lors d'une eclaircie, nous partons au bord de la falaise et decouvrons ce spectacle magnifique du sol qui se derobe et se poursuit en un lit de nuages.

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Le quatrieme jour, nous quittons cet endoit a part, toujours sous la pluie et les nuages. A mesure que nous descendons, le temps se decouvre, le soleil refait son apparition et nous fait presque regretter de ne pas etre reser une journee de plus la-haut.

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Jusqu'au cinquieme jour, nous descendons a un bon rythme jusqu'au village de Paraitepuy. Finalement le retour est plus eprouvant. Les cuisses et les mollets sont endoloris, nous ressemblons a 2 papis des qu'on essaie de se lever! Nous profitons d'une derniere nuit au village pour nous reposer, pour nettoyer les velos avant de reprendre la route.

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Pour plus d'infos pratiques sur cette randonnee, suivez le lien vers le Guide Pratique Roraima juin 2014

Et vous trouverez l'album complet de la randonnee du Roraima au lien ci-dessous :

L'envers du decor

Cette randonne nous aura marques enormement. Le site est exceptionnel et presque preserve. Mais, du fait qu'on y accede, nous le modifions et l'abimons. Au sommet, la roche est recouverte de lichen et de mousse qui lui donnent sa couleur noire. Sur les sentiers que nous utilisons, cette couche est arrachee et decouvre la pierre couleur sable.

Autour des abris rocheux, les dechets sont visibles, soit par negligence, soit par megarde (le vent emporte tout).

Des zones de quartz ont ete sacagees pour le commerce, ou plus simplement pour ramener un souvenir pour les touristes.

Nous sommes partis uniquement avec un guide, emportant nous-memes tout notre materiel et notre nourriture (tres liophylisee...). Mais d'autres groupes font des randonnees grand luxe : poulet, tomates, oignons, choux, pasteques(!!!), oeufs, farine, tente 1 personne pour chaque personne du groupe + matelas gonflable + gonfleur, lampe a gaz, toilettes portables avec la petit tente qui va avec...

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Pour emmener tout ca, ils font appel a des porteurs, souvent plus nombreux qu'eux! Certains font meme porter leurs vetements et tout leur materiel, ils marchent sans rien sur le dos... Une autre maniere de randonner!

Paraitepuy, ou nous avons laisse les velos, est donc un village de porteurs. Ils connaissent bien le sommet, mais les agences de Caracas, Ciudad Bolivar, Puerto Ordaz... qui emmenent les touristes ont leur propre guide. Ils ne sont donc pas payes a leur juste valeur et ne profitent pas tant que ca du tourisme.

Esperons que cette randonnee ne se transforme pas en un autre Sentier de l'Inca, comme au Perou, qui est truste par les agences, ou il n'est pas possible de randonner avec son guide contracte sur place et ou le nombre de randonneurs est fortement limites a cause du nombre de porteurs incroyables qui suivent les groupes...

Vers la sortie su Venezuela

Nous partons de Paraitepuy reposes, mais pleins de courbatures. Encore une fois, nous avons de la chance : le soleil refait son apparition et nous permet de rouler les 25km de piste sans probleme, pour rejoindre la route principale.

La seule blague du parcours ? Une partie ensablee ou nous sommes obliges de pousser les velos...

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Sur la suite du chemin, nous trouvons une riviere coulant sur une roche lisse et rouge, le Jaspe.

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Pour la derniere fois, nous passons le cap des 1000m d'altitude. La suite du trajet va etre relativement plat jusqu'en Guyane. Chouette!

Nous arrivons enfin a Santa-Elena de Uruaien, la derniere ville venezuelienne avant de passer au Bresil. Nous nous arretons une petite journee, puis nous irons a Boa Vista, ou il faudra se remettre au portugais... Fini l'espagnol!

L'album complet de cette etape (hors randonnee Roraima) est disponible au lien suivant :

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Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Venezuela
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Kilometrage Localisation
Au 04/09/2014 Au 04/09/2014
30 431km Cayenne

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