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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 20:42

 

 

Après avoir visité les chutes d'Iguazu, il est temps de partir vers le sud. Nous choisissons de passer par le Paraguay et non par l'Argentine. Plusieurs raisons à cela : tout d'abord le pays est moins cher, on le connaît, on voulait continuer à le visiter et puis il nous restait un peu d'argent...

 

Nous retraversons la frontière à Ciudad del Este, ville toujours aussi animée. 

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Cette traversée du Paraguay en direction du sud est relativement difficile. Il fait extrêmement chaud et la route monte et descent inlassablement. Le soir nous choissisons d'aller à l'hotel, ici on a trouvé une chambre à 9€… Bon faut pas trop regarder la propreté et y'avait quelques petites bébettes, que nous appellerons grillons pour rassurer Bibou. Mais y'a surtout la clim' et pour bien dormir c'est agréable. Car lors de nos pauses le midi, on essaye de faire la sieste mais on transpire autant que sur le vélo.

 

Cette étape est particulièrement riche en crevaisons, pas que Bibou pour une fois. Tétéf a crevé 2 fois une même matinée, Bibou lui en a eu 4... Et en plus, en voulant regonfler son pneu, il s'est embourbé...

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Même avec les fêtes de noël, les vélos ne sont pas toujours les bienvenus sur la route. Mais la magie de noël opère toujours : Bibou a arrêté un camion grâce à un (seul) doigt...

 

Un midi, nous apercevons un terrain de foot bordé d'arbres, qui ferait l'affaire pour notre pause de midi. C'est en fait un terrain de la police, qui nous accueille chaleureusement. C'est d'ailleurs sur ce terrain que nous avons pu enregistrer notre vidéo de noël!

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Sur la route, nous traversons de nouveau des villes à forte immigration allemande. Même certains panneaux sont écrits en allemand!

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D'ailleurs, le pays a été (et est toujours) une destination prisée par les étrangers. Tout comme la colonie allemande que nous avions traversée lors de notre première semaine au Paraguay, il y a des colonies russes, polonaises, mais surtout beaucoup d'Allemands. 

 

Si nous avons pris cette route, c'est également pour visiter les ruines jésuites. Celles-ci sont classées à l'UNESCO. Nous avons la chance de découvrir Trinidad durant la nuit. Le spectacle est fabuleux, avec la lumière qui souligne l'architecture baroque et la diffusion de musiques et de sons. On a l'impression de voir revivre la réduction, avec sa place centrale, ses maisons pour les guaranis, son église, son cloître, son collège... 

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Le lendemain nous visitons de jour en prenant le temps de comprendre l'utopie qu'étaient ces villes créées pendant les 17 et 18e siècles par quelques jésuites. Les bas-reliefs et les sculptures de l'église sont bien conservés et en plus il n'y a quasiment personne...

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L'après-midi nous nous rendons à Jesus de Tavarangue, pour voir l'autre réduction (En tout la région en a compté une trentaine). Elle est moins imposante, mais elle domine le paysage. L'église quant à elle est inachevée, puisque les Jésuites furent expulsés de la région en 1768. 

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Nous voulions dormir sur place mais entre les hotels fermés et les chambres miteuses on décide de revenir sur nos pas et de traverser la frontière pour passer Noël en Argentine. A Bella Vista, nous rejoignons les bords du Parana, dans le but de prendre un petit ferry le lendemain pour traverser la frontière, lundi 24 décembre. Malheureusement, comme nous sommes la veille de Noël, le ferry fait le pont (un comble!!)... Surtout il est Argentin et le 24 et le 25 c'est fériés là bas. Nous sommes vexés, cela signifie que nous avons fait 25 km pour rien, qu'il va falloir reprendre la même route le lendemain et on ne sait pas où nous allons passer le réveillon. Mais au moins nous avons bénéficié d'un paysage magnifique et de la beauté du Parana, déjà immense et encore à 1000km de son embouchure.

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Le lendemain nous rejoingons Encarnacion, qui sera donc notre derniere ville du Paraguay. Nous trouvons un hotel sympa. La ville n'est pas trop mal. En se baladant on découvre la plage au bord du Parana. Pendant qu'en France ça termine de réveillonner, nous on part à la recherche d'un resto, d'une pizzeria, d'une épicerie. Rien d'ouvert... On s'imagine déjà ouvrir notre boîte de pâté dans notre chambre. Mais heureusement on trouve une boutique sur le point de fermer, on va nous aussi pouvoir réveilonner. Au menu: chips japonaises, jambon, fromage, pastèque fraiche et bières. Le tout sur la plage en face de l'Argentine qui nous tend les bras...

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Le lendemain (jour de noël), nous traversons la frontière. Nous avons cru que nous connaîtrions de nouvelles difficultés, mais ça a été. En fait, le pont ne peut pas être emprunté par les vélos, nous avons tout simplement pris le bus.

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Nous sommes logés pendant trois jours chez Hugo et Marta, un couple vraiment sympa,avec qui nous avons beaucoup échangé. Ce fut l'occasion de faire 3 vraies lessives (la dernière fois c'était à Coxim), de très bien manger (boeuf bourguignon, gratin dauphinois et tarte tatin + pizza maison d'Hugo) et enfin de profiter le premier jour de la piscine. Puis tout simplement de se reposer.

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Les autres jours il a plu (longtemps... genre une journée de bruine en Bretagne en automne), mais au moins il faisait frais. Hugo nous a même emmené en voiture visiter les ruines jésuites de St Ignacio Mini. Nous comptions y aller en vélo après avoir pris le bac, mais grâce à lui ça nous évite un aller retour supplémentaire. Les ruines sont bien différentes, moins bien conservées que celles du Paraguay, mais avec la végétation et les nombreuses explications d'un guide... en français nous avons apprécié.

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Nous voilà donc en Argentine après environ 1500 km au Paraguay. Nous y avons passé un mois. Ca n'a pas été tous les jours facile. Mais ce fut une réelle surprise. Voici notre parcours :

 

carte parcours paraguay

 

C'est un peu l'heure du bilan du Paraguay.

 

Ce qui ne va pas nous manquer :

- la bouffe en général (soit hamburgeurs, soit escalopes pannées), les yaourts liquides et les glaces liquides (aussi).

- les épiceries douteuses

- la salmonelle et l'hopital

- les contrôles de police

- les pétards et autres feux d'artifices

- la méchante dame qui nous a viré de son champs

- les gens qui parlent pas fort et qui n'articulent pas

- les moustiques et la chaleur

- les vigiles et leur fusil à pompe

 

Ce qui va nous manquer

- la tranquilité relative sur la route

- le peu de dénivelé au début

- les enfants, les petites maisons, les vaches au bord des routes

- les magnifiques sites et paysages

- la vie pas chère

 

En tout cas muchas gracias para todo : Aparecido, Apelia & Aureliano, Isabelino, Pablo, Christian & Halbert, Antonio, Patricio, Negro & Tim, Alvino, les infirmières du Sanatorio Santa Maria, Ariel, Fabio & Luciano [à Foz], ..

L album complet est disponible au lien suivant :

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 01:05
Notre étape aux 3 frontières nous a permis de découvrir les 2 sites majeurs de la région : le barrage d'Itaipu et les chutes d'Iguaçu.

 

 Nous nous sommes d'abord arrêtés à la frontière côté Paraguay, à Ciudad del Este. Tout comme Pedro Juan Caballero (lors de notre arrivée au Paraguay), c'est une ville de commerces et de bonnes affaires pour les Brésiliens et les Argentins. La ville ne ressemble à pas grand chose, les petites boutiques sur le trottoir se succèdent, les centres commerciaux parraissent en travaux, et l'électricité semble à revoir...

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 Nous prenons quand même le temps d'aller visiter le barrage d'Itaipu, situé sur le fleuve Parana, à la frontière entre le Brésil et le Paraguay. Les 2 pays l'ont construits ensemble. C'était à l'époque le plus grand barrage du monde avec le plus de puissance. Il est aujourd'hui dépassé par le barrage des Trois Gorges en Chine pour la taille. Il produit tout de même 85% de l'électricité du Paraguay (!!) et 15% pour le Brésil. C'est un mastodonte de béton qui retient un lac de 170 km de long. Notre visite en extérieur nous a permis de l'approcher et de se sentir minuscule à ses côtés. 

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 Nous souhaitions visiter le musée de la terre guaranie, situé juste à côté du barrage, mais malheureusement il était fermé (lundi oblige...).

 

 Nous avons ensuite traversé la frontière pour arriver à Foz do Iguaçu, au Brésil. Encore une fois entre le Brésil et le Paraguay, le passage à la douane est une formalité administrative qui ne nous prend pas beaucoup de temps. En revanche la traversée du pont entre les 2 pays est très bordélique, les voitures et les camions roulant au pas et les motos taxis zigzaguant à pleine vitesse.

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 Nous voilà donc enfin chez Fabio qui va nous héberger quelques jours. C'est un cycliste de route, tous les soirs il part faire son tour de vélo, et ensuite il nous emmène un peu partout. Tout d'abord chez des amis qui organisent un churrasco, très arrosé :

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 Et ensuite au local de l'association de vélo (churrasco encore!) où nous pouvons rencontrer d'autres fans de vélo. Ce soir-là, Fabio héberge également Jin, une Sud Coréenne qui est parti en Septembre 2011 de San Francisco et en est aujourd'hui à plus de 10 000 km à vélo. C'est la première fois que nous rencontrons une autre cyclotouriste. C'est donc l'occasion d'échanger beaucoup sur nos manières de voyager et sur nos chemins respectifs. Son blog est ici :http://www.universewithme.com/

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 Lors de ce churrasco, nous avons pu ouvrir la bouteille de vin qu'Ariel nous avait offert à Colonia Independencia : nous l'avons trouvé plutôt bon (millésime 2002!), mais les Brésiliens n'ont pas pu finir leur verre... On s'attendait à un vin bas de gamme et pas forcément à la hauteur de ce qu'on fait en France, mais le Paraguay va peut-être rivaliser un jour avec les vins argentins!! 

 

 Enfin arrive la visite des chutes d'Iguaçu, sorte de 3ème étape dans notre voyage (après Brasilia et le  Pantanal). Nous commençons par le côté Brésilien qui nous donne une vue d'ensemble des chutes, nombreuses à cette saison (de 150 à 200).
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Côté Brésilien, nous pouvons approcher une chute impressionnante, qui nous arrose d'une fine bruine rafraîchissante et nous offre un panorama grandiose sur la Gorge du Diable, véritable précipice dans lequel se déverse le Rio Iguaçu :


 

On prend le temps d'aller visiter le parc aux oiseaux, histoire de les approcher de près et de faire de belles photos.
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Le lendemain, nous traversons la frontière entre le Brésil et l'Argentine (véritable expédition, on en parlera plus tard...) pour aller visiter les chutes côté argentin. Cette fois, nous arpentons des chemins dans la forêt, nous allons en bateau sur une île. Nous sillonons le parc grâce à des passerelles qui serpentent au pied des chutes ou tout en haut, ce qui permet de mieux se rendre compte de la hauteur et de la puissance des chutes.
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Nous arrivons finalement au bord du précipice de la Gorge du Diable, tellement monstrueuse que nous ne voyons presque pas le fond, le tout étant constamment sous un nuage de bruine. Le déchaînement des eaux dans le précipice contraste avec le relatif calme de la rivière quelques dizaines de mètres en amont. Et c'est une véritable douche que nous prenons à ce moment-là. Difficile de trouver le moment propice pour sortir l'appareil de son sac étanche et de prendre une photo...

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 Les chutes sont des merveilles de la nature et on comprend pourquoi il y a autant de touristes... Ca nous change du Paraguay, vraiment en dehors des circuits touristiques!

 

 Enfin, nous rentrons chez Fabio, au Brésil, et devons de nouveau traverser la frontière... Oui, ça ne nous enchante pas... En effet, le passage entre le Brésil et l'Argentine (et vice versa) n'est pas simple : à l'aller, nous avons pris un premier bus qui nous a emmené dans le centre ville puis un deuxième pour aller au poste frontière du Brésil, nous abandonnant là. Nous faisons tamponner nos passeports et attendons le bus suivant pour traverser le pont jusqu'au poste frontière de l'Argentine. Cette fois, tout le monde est obligé de descendre pour un contrôle individuel et le bus nous attend (ouf). Ca change de la frontière entre le Brésil et le Paraguay où il n'y a aucun contrôle... Le bus nous emmène dans le centre de Puerto Iguazu où nous devons prendre un 3ème bus pour rejoindre les chutes... Résultat : 6 heures de transports (avec l'attente entre chaque bus) pour aller voir les chutes côté argentin! Heureusement que ça valait le coup! En plus il a fallu changer d'heure, changer de monnaie, on a jonglé entre les guaranis, les reals et les pesos argentins. Mais bon ils acceptent les dollars!

 

 Autre enseignement : le passage de la frontière vers l'Argentine n'est pas simple, et nous étions seulement piéton. On verra ce que ça donnera avec nos vélos et tous nos bagages! 

L album complet est disponible au lien suivant :

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 11:47

Bonjour a tous,

 

Il est grand temps pour nous de vous souhaiter un joyeux Noël et d excellentes fêtes!

 

Merci pour vos nombreux messages, encouragements et commentaires...

 

Alors voici la video de Noel:

 

 

 

Et le betisier, avec Diabolo...

 

 

Gros bisous et profitez des bonnes choses...

 

Tetef et Bibou

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Published by Roues Libres - dans Vidéos Paraguay
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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 17:49

Après quelques jours à profiter de la capitale, nous devons reprendre notre route. Mais grâce à l'office du tourisme d'Asuncion et le guide que nous avons acheté, nous avons pioché quelques bonnes idées de visites et nous avons donc adapté notre itinéraire en fonction.

 

Visites touristiques

Cela faisait finalement longtemps que nous n'avions pas eu autant de sites intéressants sur notre route. Tout d'abord, nous nous sommes dirigés au bord d'un lac, dont l'eau trop sombre ne nous a pas vraiment donné envie de nous baigner (d'après certains il est pollué). Mais nous avons profité des abords pour notre 2ème petit déjeuner.

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Ensuite, nous avons grimpé en haut du Cerro Koï, avec une vue sur le lac et la nature alentour.

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Puis, nous avons visité le musée des mythologies, présentant les mythes de la culture guaranie. Après s'être fait ouvrir les portes du musées (oui, on est bien vu...), nous avons eu le droit à une visite privée!

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Un petit air de France...

Le long de la route, nous retrouvons très régulièrement les couleurs bleu-blanc-rouge, qui ont été peintes en 2011, pour le bicentenaire de l'Indépendance du Paraguay.

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Tchou-Tchou

Notre route nous mène le long de l'ancienne voie de chemin de fer. Elle n'est plus utilisée, sauf une toute petite portion depuis Asuncion jusqu'au lac où nous nous sommes arrétés, et uniquement le dimanche pour les touristes. Nous croisons de nombreuses gares réhabilitées ou délabrées. Et nous visitons l'ancien atelier de réparation des locomotives et des wagons à Sapucai. Etant donné que tout le matériel ancien a été conservé, c'est un véritable saut dans le passé que nous faisons en nous baladant dans cet atelier.

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Autre particularité, il n'y avait aucune construction de train au Paraguay, tout a été importé d'Angleterre, au XIXe siècle, même l'atelier de réparation et les machines...

 

Hospitalité et confiance...

Sur le chemin, nous continuons à demander l'hospitalité. Mais bizarrement, les choses sont beaucoup moins simples maintenant. Nous avons de nombreux refus, ou on nous renvoit vers un autre lieu. Le premier soir, nous réussissons tout de même à obtenir un bout de terrain le long de la route. Mais le mari devant s'absenter pour un match de foot le soir, il nous demande s'il peut nous faire confiance. Cette question surprenante nous met plutôt mal à l'aise. Le lendemain matin, nous partons en disant au revoir, mais sans l'envie de prendre une photo de nos hôtes. C'est rare...

 

Le lendemain, rebelotte. Après plusieurs refus, nous arrivons à avoir l'autorisation de nous installer dans un champ, avec les vaches. Nous installons la tente et commençons à déballer nos affaires. Finalement, la femme revient et nous dit qu'après avoir discuté avec son mari qui était absent, nous devons partir parce que celui-ci ne veut pas, il n'a pas confiance (encore!). Un peu énervés (très, en fait...), nous remballons tout, la nuit tombe et nous ne savons où nous allons pouvoir dormir. Mais, comme d'habitude, la chance nous sourit, nous trouvons une pelouse entretenue juste à côté d'une petite épicerie qui a accepté qu'on plante la tente pour la nuit. Au moins, pour nous remettre de ces refus, nous pouvons acheter de la bière et agrémenter notre repas grâce à la boutique (de la mortadelle, hummm!).

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Pour le reste du parcours, face au manque d'enthousiasme des personnes rencontrées et aux imprévus, nous avons privilégié l'hotel. Ici ça coûte une dizaine d'euros et c'est moins vexant qu'un refus.

 

1ère pause forcée

Bibou : "Le lendemain, nous reprenons notre route, mais je ne me sens pas bien. Le ventre en vrac, et une fatigue générale. Au bout de 15 km, nous arrivons à Villarica, grande ville de 200 000 habitants. Je me sens de moins en moins bien et je crois que j'ai de la fièvre. Etant donné mon état, nous choississons de nous arrêter à l'hôtel pour que je puisse me reposer vraiment. Toute la journée, je suis cloué au lit, la fièvre m'empêche de bien dormir. Stéphane est sorti pour visiter la ville et me laisser au calme. Je vérifie ma température : 40°C. J'arrive à descendre à la réception pour demander s'il est possible qu'un médecin vienne. Mais ça ne se fait pas ici...

 

A son retour, Stéphane, voyant mon état, décide de m'emmener chez le médecin à quelques centaines de mètres de l'hotel. On y va à pied, c'est un véritable calvaire. Le cabinet est en fait une clinique privée. Dès mon arrivée, je suis complètement pris en charge. On me met une perf pour me réhydrater et on me fait une analyse de sang : il s'agirait d'une infection. Ils me mettent sous antibiotiques et dès le soir je me sens mieux, même si je suis toujours très fatigué. Après une nuit de sommeil à la clinique, je suis cette fois reposé et avec l'envie de sortir : ici aussi, la nourriture ne donne pas très envie de rester longtemps!

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Finalement, nous restons une nuit de plus à Villarrica pour que je continue à me remettre. On se dit que j'ai eu de la chance d'être malade dans cette grande ville, et que finalement, en étant bien pris en charge, j'ai pu revenir sur la voie de la guérison rapidement. Chanceux, non?

 

Bon, il faut quand même prendre un peu de recul sur tout ça :

 1) Nous pouvons être confiants dans les soins faits au Paraguay, ce qui est plutôt encourageant pour la suite du voyage.

 2) Stéphane et moi mangeons la même chose, buvons la même eau et la même bière et pourtant, j'ai été le seul malade... Décidément, j'ai la poisse!

 

Après réflexion, nous nous sommes souvenus de la mortadelle de la boutique, qu'ils ont sortie du frigo, mais ne semblait pas très fraîche, les gens s'arrétant surtout pour refaire le plein d'essence pour leur moto, et non pour acheter à manger... Et Stéphane s'est rappelé m'avoir donné l'entame. Aurait-on trouvé la coupable? C'est très probable.

 

En tout cas, depuis cette aventure, nous sommes très méfiants sur tout ce qu'on nous sert. D'ailleurs, on remarque maintenant qu'ils nous servent la viande avec les mains sans gants dans certains bouis-bouis, on nous vend du pain moisi... Difficile d'avoir confiance (cette fois, c'est nous...) en ce qu'on mange dans ces conditions... Bon, on ne va pas non plus devenir parano, nos premières semaines au Paraguay se sont bien passées. Passons à autre chose!"

 

Tétéf: "J'entends déjà les mauvaises langues dirent que j'ai tenté d'empoisonner Bibou. C'était pourtant bien parti, mais il est coriace face aux crevaisons, aux camions fous et à la salmonelle... Non sérieusement, il était pas beau à voir, mais les infirmières l'ont bichonné et le lendemain il était sur pied! Mais c'est vrai qu'on est plus méfiant maintenant. J'ai même demandé dans une épicerie de quand dataient les gateaux. La femme m'a répondu : 'Hier... Plus ou moins...' Bon app!"

 

2ème pause forcée

Le lendemain, nous reprenons la route pour nous diriger vers le parc national de Ybyturusú, à 30 kilomètres de là, à côté de Colonia Independancia. En fin d'après midi, nous reprenons les vélos pour aller voir la Salta Suiza, chute d'eau impressionnante les lendemains d'orage. Mais là, nous nous contentons d'un filet d'eau qui tombe de la falaise.

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Ensuite, nous grimpons jusqu'au sommet du Cerro de la Cruz, qui nous donne une vue impressionnante sur les plaines au pied de la montagne.

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Sur le chemin du retour, des nuages d'orage sont éclairés par le soleil couchant, mais l'orage ne viendra pas sur nous ce soir.

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Non, un autre orage débarque le lendemain matin très tôt. Tetef a juste le temps de ramasser le linge qui séchait et nous restons sous la tente presque toute la matinée. Ca nous permet de faire une grasse mat', ce qu'on n'avait plus fait depuis très longtemps. Lorsqu'il pleut ici la vie s'arrête (la majorité des routes sont en terre), on a même eu une panne d'électricité, nous privant par la même ocassion d'eau (celle-ci étant pompée). Finalement, la pluie se calme en début d'après-midi, nous allons nous ballader à pied et profitons de n'avoir rien à faire.

 

Un autre avantage non négligeable : la température a baissé jusqu'à 20°C! Ces derniers jours, avec plus de 35°C en journée et une humidité constante, nous transpirions du matin au soir... Cette fois, nous passons une journée sans transpirer!

 

Là nous campons sur un terrain municipal, avec une piscine vide et surtout la présence d'Ariel qui nous offre du vin produit sur place. Dès que nous l'aurons débouché nous vous dirons ce qu'il vaut.

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Sur la route, tranquille et dangereuse

Depuis notre arrivée au Paraguay, nous nous sentons plus en sécurité. Les voitures et les camions nous doublent vraiment, voire ralentissent en arrivant sur nous. Il y a moins de trafic. C'est très agréable, surtout après les 2 mois et demi au Brésil où il fallait être constamment vigilants.

 

Et pourtant, c'est au Paraguay que nous avons eu nos plus grosses frayeurs. La première à cause d'un car qui s'est rabattu avec la volonté de nous pousser, ce qui nous a obligé à déraper sur le bas-côté. Bibou a bien essayé de le rattraper dans la descente pour l'obliger à s'arrêter et lui vider son sac, mais il ne manquait plus qu'une centaine de mètre et le car a bifurqué vers une route en pente, clouant du même coup Bibou au pied de la côte...

 

La deuxième s'est produit à l'approche de Ciudad del Este, alors que la 4 voies avec accotement se réduisait à une voie sans accotement pour cause de travaux. Nous étions engagés sur cette voie, et un camion est arrivé à fond derrière nous, klaxonnant, et sans ralentir nous a frôlés à quelques dizaines de centimètres... Le temps de se remettre et Bibou de nouveau se met à sa poursuite, espérant le rattraper au péage à 1000m de là... Cette fois, c'était perdu d'avance, la route étant en pente... Ici, ils ne comprennent pas que les vélos ont le droit d'être sur la route, les camions ne veulent en aucun cas freiner et c'est aux petits de se pousser pour laisser passer les gros c........ (camions, hein).

 

Autre évènement (de taille!!!), nous venons de franchir les 5 000 km. Et oui déjà 3 mois que nous pédalons sur le continent sud-américain.

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Bientôt la fin du Paraguay?

Nous arrivons à la frontière du Paraguay. De l'autre côté, le Brésil et l'Argentine entre lesquels sont les chutes d'Iguazu. Nous prévoyons de rester dans ce coin quelques jours pour visiter. Mais ensuite, nous devrions redescendre vers le Sud, vers les anciennes missions jésuites (patrimoine, quand tu nous tiens...). Et nous avons 2 routes possibles : soit par l'Argentine... soit par le Paraguay! On y reviendra donc peut-être très bientôt!

L album complet est disponible au lien suivant :

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Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Paraguay
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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:31

Pendant plus de 5 jours, nous avons profité de la capitale paraguayenne, grâce à Patricio, Tim et Jorge, nos hôtes d'Asuncion.

Nous voici donc dans notre deuxième capitale. Très vite on retrouve nos réflexes citadins : culture, gastronomie, shopping. Nous profitons pleinement de la ville malgré une chaleur insupportable et les nombreux moustiques. Oui, il paraît qu'il fait froid en France...

- Nous retrouvons donc une vie culturelle, avec une visite du musée des beaux-arts (beaux tableaux, mais collection réduite), du zoo et des principaux monuments de la ville. Même si le patrimoine est réduit, la visite de certains lieux nous permet d'approfondir notre connaissance du pays :

- Casa de la Independencia, lieu où s'est joué l'indépendance du Paraguay en 1811, sans un seul coup de feu.

- La Manzana de la Riviera, petites maisons coloniales avec un musée de la ville

- La gare et son musée. Il n'y a plus de train qui circule aujourd'hui, mais nous prévoyons de suivre en partie l'ancienne ligne de chemin de fer, ce sera un des thèmes des jours à venir!

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 - Palais Lopez siege du gouvernement

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- Le Panthéon, où l'on retrouve les héros de la nation, ce qui nous permet de voir que certains personnages sont assez controversés, tel le Maréchal Lopez qui a envoyé plus de 95% de la population masculine à l'abatoire pendant la guerre contre la triple alliance (1864-1870), mais également 3000 enfants lorsqu'il n'avait plus de soldats adultes lors de la bataille d'Acosta Ñú. Savoir qu'on leur peignait une moustache sur la figure et qu'ils avaient des armes factices en bois avec une baïonnette fait froid dans le dos... Nous avions visité le Parc de Cerro Cora où le Maréchal a trouvé la mort en résistant jusqu'au bout pour sa patrie. Il est un véritable héros pour le Paraguay. Mais les autres pays le considéraient comme un dictateur. C'est d'ailleurs sa soif de pouvoir qui a déclenché la guerre de la Triple Alliance, puisque c'est le Paraguay qui a commencé à annexer des territoires dans les pays voisins de l'Argentine et du Brésil. D'un côté de la frontière et de l'autre, les mêmes faits sont racontés différemment, l'Histoire n'est pas une science exacte... Décidement, un Maréchal au pouvoir, c'est loin d'être un gage de sagesse...

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Après cette petite note historique, reprenons sur la vie culturelle... Nous passons à l'Alliance Française et nous allons 2 soirs au théatre (Quand on pense que d'habitude à 20h on est au lit). Bon les acteurs jouaient en espagnol et c'était dur de les comprendre, voire impossible, mais ça fait du bien de sortir... Mais y'a pas à dire, à Vincennes les acteurs sont meilleurs, ou devrais-je dire les actrices...

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 En vu d'agrémenter nos pauses lors de nos étapes nous achetons des bouquins... en espagnol et un petit dico pour bien se faire comprendre.

- C'est également l'occasion de faire du shopping, de faire le plein de produits qu'on ne trouve pas à la campagne. Mais ce n'est pas dans les énormes centres commerciaux à l'américaine avec des marques globalisées qu'on trouve notre bonheur, non c'est au Mercado 4...

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C'est un lieu qui grouille, tel un souk, avec ses quartiers, ses petits vendeurs, ses quantités de marchandises et ses odeurs. Tetef en profite pour acheter un T-shirt à manches longues histoire de se protéger du soleil, Bibou s'achète un short, nous prenons une ravissante moustiquaire bleue. Nous trouvons également un petit drapeau du paraguay pour le vélo. Bref un vrai régal toutes ces choses à voir, un vrai labyrinthe, un vrai bordel, mais on a adoré se perdre dans ce lieu...

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- La ville c'est aussi un bon moyen pour bien manger, ici on a plus le choix et on continue à se faire plaisir. En plus chez nos hôtes on prend le temps de bien cuisiner: Paella végétarienne (Oui on s'adapte aux gens qui nous reçoivent, mais ça aide de connaitre des amis qui ne mange pas de viande en France pour trouver des recettes), sublime tarte tatin, quiche aux légumes, ...

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 Etre en ville, c'est aussi rencontrer des amis. On a pris un petit dejeuner avec Lisbett, l'allemande avec qui on a vécu les aventures au Pantanal. On est aussi passé au journal pour récupérer 2 exemplaires avec nos photos... On a pris le temps de discuter avec (peut-être) le redacteur en chef, sur notre projet, la vie en France, notre sentiment sur la crise de l'euro... Vous voyez, on est pas si déconnecté que ça.

L'article est pour nous très valorisant et on n'hésite pas à le sortir pour le montrer, notamment à des policiers qui nous abordent. En parlant de policiers, pour la première fois depuis 3 mois, on nous a demandé nos papiers pour un contrôle d'identité...

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La ville d'Asuncion n'a rien d'exceptionelle, mais sa petite taille, son architecture variée et ses nombreux habitants nous ont fait du bien. On a beaucoup aimé observer les gens, c'est dingue ils sont tous avec leur Terere et la thermos d'eau glacée. Il en existe un nombre infini, soit en cuir soit personalisée, soit aux couleurs d'une equipe de foot.

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 Voir les gardes siroter leur Terere devant les ministères nous fait sourire.

En revanche, la capitale a de nombreux quartier pauvres, notamment un bidonville au pied de l'assemblée nationale. Mais nous avons aussi traversé des coins avec de superbes villas à l'américaine. Bref, la réalite sociale dans ce pays le plus pauvre d'Amérique Latine après la Bolivie.

Pour conclure, dès le premier jour on a trouvé un superbe office de tourisme, où on a fait le plein de documentation, d'une carte du pays (enfin) et surtout de nombreuses idées pour nos prochaines destinations... En attendant Iguazu...

L album complet est disponible au lien suivant :

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 21:18

Nous y voici, notre deuxième pays et notre deuxième capitale! Le changement s'est fait en douceur. En effet, il suffisait de traverser une avenue pour changer de pays. A Pedro Juan Caballero, nous nous accordons deux jours pour faire connaissance avec ce nouveau pays, aller aux postes de douanes pour mettre en règle nos passeports et retirer de la monnaie locale. Ici c'est le guarani, c'est étrange de retirer plus d'un million au distributeur, mais finalement tous ces zéros on s'y fait, on est multimilionnaire ici! Autre changement, la langue, certes on pourrait apprendre le guarani, mais on est content de pouvoir parler espagnol, avec tout de même des résidus de portugais...

 

Notre première ville du Paraguay est plutôt moche, disons-le, ville de commerces pour les Brésiliens (produits moins taxés),  mais ça nous fait du bien de flâner, de se promener dans ses parcs et de commencer à s'immerger dans ce nouveau pays.

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Les habitudes sont différentes, tout le monde porte sa glacière pour boire le terere (thé glacé au maté). Très peu de vélo, mais la famille se balade en moto, on a vu jusqu'à 4 personnes et un bébé sur une même moto! Ici pas de casque, peu de plaque minéralogique, mais hélas toujours des voitures qui crachent du son... Autre différence de taille, que de policiers sur les routes et surtout, ces gardiens de boutiques ou de supermarché avec des fusils a pompes... Ça fait froid dans le dos... On a pas encore osé les prendre en photo...

 

Mais nous avons été surpris par les magnifiques paysages qui se sont offerts à nous dès les premiers kilomètres. Finalement la première étape a été courte puisqu'au bout de 50km (de descente, en plus!), nous sommes arrivés au parc national de Cerro Cora. C'est tout d'abord un lieu historique : ici a eu lieu la dernière bataille qui vit la défaite du Paraguay contre la triple alliance Brésil-Argentine-Uruguay en 1870. Cela nous a permis de nous immerger dès le début dans l'histoire du pays, que nous ignorions complètement. Ensuite, c'est également un parc naturel : nous avons fait une randonnée à vélo à travers le parc jusqu'à un point de vue sur les plaines et les falaises rouge. 

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Nous avons même bivouaqué à l'intérieur du parc, et le lendemain matin, nous avons aperçu 2 grands singes se baladant (fuyant) dans les arbres, mais nous n'avons pas eu le temps de les prendre en photo... Mais nous avons pu observer de très nombreux papillons, colorés et cherchant de l'humidité sur nous (oui, il fait chaud...):

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Une chose est sûre, nous sommes ravis de pédaler à travers ces paysages, qui nous lassent moins que certaines contrées brésiliennes!

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Ensuite, changement d'ambiance, l'unique route asphaltée (et avec peu de circulation!) se transforme en village étalé sur des kilomètres : des maisons sont construites tout le long de la route, et des petits commerces également. Il n'y a pas de quoi s'ennuyer : on observe les gens siroter leur terere sous les arbres ou sous la varangue, les carcasses de boeuf sur la devanture du boucher, les très nombreuses motos avec des chargements divers (bois, pneus, draps, poutres, personnes...) et les enfants jouant au foot dans les nombreuses écoles fermées depuis peu pour les vacances d'été. La première famille qui nous accorde un bout de terrain près de la maison est digne de la petite maison dans la prairie... Charles, alias Aparecido, est un  Brésilien vivant ici avec sa femme paraguayenne et son fils. Le matin, bien avant qu'on se lève, ils sont partis planter du manioc dans leur champs avec leur cheval, à l'aide de la charrue. Eux finalement profitent de la fraicheur et se reposent a l'ombre l'apres midi alors que nous pédalons...

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Ce pays est tellement bien pour nous, que le vent nous y est favorable, il nous pousse, sur une matinée nous avons parcouru 70 km avec une moyenne de 23 km/h tout en faisant la course avec de gros orages qui restaient au loin. Le midi nous débarquons dans une station service, dans une colonie... Celle-ci est peuplée d'Allemands ayant fuit la Russie dans les années 30... Et à part leurs grosses voitures, ils sont toujours vétus à la mode de cette époque, les femmes avec leur robe et leur fichu et les hommes en chemises... Tous blonds... Depuis le Brésil et sa population métissée, ça fait un choc. Ajoutez l'énorme orage qui assombrit tout ça et deux francais qui débarquent au milieu des habitués qui nous regardent de la tête aux pieds, on s'est vraiment demandé si on n'était pas chez les Amishs... En tout cas nous y avons très bien mangé, tout était fait maison.

 

Une fois l'orage terminé (3 heures plus tard...), nous avons poursuivi notre route, sous la pluie. On s'est dit qu'avec toutes ces écoles au bord de la route, on pourrait dormir sur la pelouse. Mais c'était sans compter sur l'hospitalité spontanée d'Isabelino qui nous a offert le toit de son oratoire au milieu de son jardin pour abriter la tente. Nous voilà chez des gens, accueillis en quelques minutes alors qu'eux se rendaient à une oraison... Cette famille d'origine Guarani est pour nous l'occasion de faire connaisance avec les Paraguayens, et d'entendre parler un peu guarani. Car contrairement aux Brésiliens ils sont plus réservés et ne viennent pas vers nous. Ça change, même si on a toujours le droit à ces yeux tout rond dès qu'on passe devant quelqu'un avec nos vélos et nos bagages. Encore une fois, Isabelino et les 2 grands fils sont déjà partis travaillés quand nous nous levons, il ne reste plus que la mère et le 3ème fils :

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Ensuite, le paysage reste le même, avec des maisons tout le long de la route. Le pays ne compte que 6 millions d'habitants, on s'attendait donc à des zones peu habitées, ce qui n'est pas le cas... On est finalement souvent surpris de ce qu'on vit par rapport à ce qu'on imaginait!

 

D'ailleurs, dans la famille guarani, on a commencé à nous demander si nous allions à Caacupe, voir la Vierge (??!?). Nous avons appris qu'un pélérinage a lieu en ce moment, beaucoup de gens convergeant vers cette ville... en particulier à vélo! C'est alors que nous avons fait le lien avec les cyclistes que nous avions croisés et recroisés juste après le parc national! Et depuis ce moment, nous croisons de plus en plus de cyclistes, on nous propose de l'eau fraîche, on nous aide à regonfler le pneu arrière de Bibou (oui, il a encore crevé 2 fois, en 1 seule journée...)! 

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Bon, on a quand même eu la confirmation : ce ne sont pas les gomerias (borracharias paraguayennes) qui sèment des clous et des bouts de métal sur la route... En tout cas, c'est ce que nous a confirmé Antonio, lors de notre dernier bivouac derrière sa gomeria! 

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Après les grandes collines, nous arrivons dans une région de marais et un paysage dont nous révions depuis très longtemps : une route plane, sans aucun dénivelé, sur des dizaines de kilomètres! Seul problème : il n'y a plus de maisons, mais des marais, des rizières ou des champs où les vaches ont les pieds dans l'eau. rps20121203 222648

 

C'est aussi l'occasion de revoir en nombre des échassiers et des tuyuyus, l'animal emblématique du Pantanal.

 

Décalage horaire?

Le 1er décembre, nous passons à 25 décembre...

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Notre arrivée à Asuncion se passe plutôt bien. Le dimanche, il y a peu de circulation, ce qui fait que nous ne sommes pas étouffés par les voitures et les bus comme à Brasilia! 

 

Sur la route qui mène au centre, nous longeons le jardin botanique, où un spectacle a lieu : de nombreuses personnes s'y dirigent et un concert se fait entendre au loin. Nous ne sommes pas loin d'imaginer que tout ça a été organisé pour notre arrivée! Mais non... 

 

Quoique, nous ne passons pas complètement inaperçus, puisqu'au pied de la cathédrale, dans le centre d'Asuncion, nous sommes repérés par des journalistes qui décident de faire un 'article' sur nous! Notre premier article dans un journal paragayen et sud-américain! Nous avons tout de même eu une petite frayeur : l'agence de la journaliste travaille également pour le journal Cronica, où l'on trouve beaucoup de filles dénudées! (Pour les intéressés : www.cronica.com.py ...) Heureusement pour nous, l'article est paru dans La Nacion (www.lanacion.com.py), journal sérieux et 3ème en terme de diffusion dans la capitale... ouf!

 

Voici l'article, suite à nos interviews en espagnol :

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Ils nous ont même offert 2 exemplaires du journal : un qu'on pourra montrer lors de la suite de notre périple et un en partance pour la France (souvenir, souvenir...)! Merci Lourdes Torres!

 

Nous comptons rester quelques jours à Asuncion pour découvrir la capitale, nous reposer et décider de la suite de notre trajet (soit un aller-retour vers le nord d'Asuncion, dans la région du Chaco, soit directement vers l'est et Foz d'Iguaçu). Nous allons aussi réviser nos vélos, au bout de 4500 kilomètres, il est peut-être temps de tout revoir...

L album complet est disponible au lien suivant :

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 12:26

Nous voilà de nouveau sur la route. Nous partons de Coxim après notre aventure dans le Pantanal. On s'en est pris plein les yeux, hors de la foule et des touristes. Initialement, nous pensions passer à Bonito, ville située au Sud du Pantanal, mais c'est a priori très touristique, et les excursions vers la Serra da Bodoquena sont obligatoirement encadrées, avec des guides, nous ne pourrions pas être libre et il faudrait faire ça en voiture. C'est donc pourquoi nous sommes maintenant ... 

 

En route vers le Paraguay!

 

Les premiers jours ne sont pas simples : nous sommes malades (on ne sait pas exactement pourquoi), on arrive à avancer un peu mais nous devons faire des pauses nombreuses et longues pour nous reposer. De plus un vent de face nous mine le moral et l'autoroute, très empruntée par une horde de camions, nous usent de plus en plus. Bibou crève une nouvelle fois. Nous trouvons un bivouac tranquille pres d'une cascade en esperant bien nous reposer. Le lendemain matin, Bibou fait un bond d'un mètre en sentant quelque chose au fond de sa chaussure : une migale s'y est installée pendant la nuit, et elle (aussi) a dû être très surprise de se faire écraser par un pied... En tout cas, plus de peur que de mal : Bibou et la mygale se sont remis de leurs émotions, et nous avons pu prendre quelques photos...      

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La suite est un véritable calvaire : nouvelle crevaison de Bibou, autoroute pleine de camions, pente prononcée, puis vent de face avec des bourrasques lorsque les camions passent et nous sommes toujours malades. On a l'impression d'être des brindilles balotées par le vent. Le midi, nous arrivons à Sao Gabriel, où nous décidons de loger à l'hotel pour nous reposer vraiment. 

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La fin du trajet vers Campo Grande se passe plutôt bien. Notre estomac reprend son fonctionnement normal et nous trouvons un bivouac sur une station essence en réfection.

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Campo Grande est une ville de la taille de Nantes, étalée, mais avec tous les avantages d'une grande ville. Nous pouvons prendre un hamburger en plein après-midi (à 10€ alors qu'un plat du jour est à 5€…). Heureusement le lendemain, nous profitons de la foire hebdomadaire et de ses nombreux restaurants japonais! He oui, à partir de 1908, des Japonais ont immigrés en masse à Campo Grande, formant une large communauté visible partout dans la ville. En particulier, nous avons pu changer un peu nos habitudes alimentaires 'brésiliennes' et manger des nouilles comme dans la rue Saint-Anne à Paris (oui, chacun ses références...). Nous visitons également le musée Dom Bosco, avec ses superbes collections : animaux du Pantanal et objets des peuples indiens.

Nous profitons aussi de cette pause de 2 jours pour prendre le temps de faire ce que nous n'avons pas pu faire avant : coiffeur pour tous les 2, dentiste pour Bibou (un bout de dent cassé à Goyas Velho en mangeant du müesli...), déplacement du bouton de short sinon il tombe (on a perdu du poids?!?), nouvelles lunettes de soleil pour Bibou, changement du pneu arrière dans une super boutique de vélo (Blissbike.com, devinez pour qui..). Il est temps d'ailleurs de faire un petit...

 

Bilan du matériel aprés 4 000 km

Nos vélos nous apportent globalement satisfaction. Ils roulent bien, sont solides et résistent pour l'instant à toutes les épreuves qu'on leur fait subir... Côté pépins, on peut noter : toutes les crevaisons sur la roue arrière de Bibou qui ont usé  prématurément le pneu, des réglages de vitesse, une béquille cassée pour Tetef (qu'il a pu changer à Sidrolandia), un désautage de la roue avant de Bibou qu'on avait fait réparer à Brasilia et un voilage de roue arrière qu'on a réparé tout seul. Autre pépin (mais qui ne concerne pas nos vélos) : à Coxim, on a regonflé les pneus du vélo de Douglas, et il faut croire qu'on a fait ça trop bien (ou alors le pneu avait trop cuit au soleil...) : au bout de 30 minutes, il a éclaté, et, effectivement, un pneu de vélo qui éclate, ça ressemble a une détonation! Ce qui fait que Tetef a plongé au sol comme en 14, avant de comprendre que cela venait du pneu...

 

Pour notre matériel de camping, tout va bien!

La tente convient parfaitement à nos besoins (et en plus, elle flotte... voir la suite...). Il aurait juste fallu qu'elle soit blindée, pour éviter l'invasion des fourmis. Voici d'ailleurs la réparation :

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D'autre part, il faut parfois faire des choix : soit fermer la moustiquaire et se retrouver dans un hamam lorsqu'il n'y a pas d'air dehors, ce qui fait qu'il est difficile de s'endormir lorsqu'on est couvert de sueur... soit ouvrir la moustiquaire pour permettre à l'air de rentrer, mais aussi aux moustiques, nombreux et voraces... tout est une question de priorité...

Notre popote et notre réchaud nous conviennent bien, même si on a eu un peu de mal avec le réchaud à essence au début... Il avait tendance à s'éteindre tout seul... 

On apprécie aussi beaucoup nos tabourets, pour éviter de s'asseoir par terre et reposer un peu le dos; et également la thermos pour conserver l'eau fraîche toute la journée... Autant on achetait beaucoup de bouteilles d'eau au tout début, autant maintenant on économise : chaque station essense a son distributeur d'eau filtrée fraîche, ce qui permet de se réapprovisionner régulièrement!

 

En ce qui concerne notre matériel électrique, il est plutôt résistant : l'appareil photo a subi une fuite de la sacoche lors d'un gros orage avant le Pantanal, et il n'a pas souffert. La tablette tient plutôt bien le coup (même si c'est difficile de s'habituer à un appareil aussi lent...). On a tout de même fait déjà une première sauvegarde de toutes nos photos et vidéos, au cas où... Seule la Gopro (pour les vidéos) montre des signes de fatigue : on ne peut plus la recharger! En cours d'investigation...

 

Après Campo Grande, c'est la...

 

Dernière ligne droite avant le Paraguay

Nous avions planifié de sortir enfin de la grosse autoroute empruntée par les camions. La route choisie nous emmène par Sidrolandia, Maracaju avant d'atteindre Ponta Pora à la frontière. La route se révèle très roulante et avec peu de dénivelé à la sortie de Campo Grande. On enchaîne les kilomètres, même si longer les immenses champs est un peu monotone. Notons tout de même un fait extraordinaire à ce moment du voyage : Tetef subit sa première crevaison (roue arrière)!!!

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C'est l'occasion d'inverser les rôles : Tetef démonte le pneu et met une nouvelle chambre à air pendant que Bibou répare la chambre crevée par un fil de fer (ça doit encore être le gang des borracharias...). Et effectivement, le changement de rôle n'est pas simple, on sent qu'on est novice pour cette nouvelle tâche...

 

Sur le chemin, nous avons commencé à voir les premières décorations de Noël, à entendre les premières chansons de Noël... Ca fait vraiment bizarre quand il fait plus de 30°C et qu'on a l'impression d'être au mois d'août! 

 

Par la suite, nous rencontrons un vent de face qui nous ralentit et nous fatigue. C'est donc avec beaucoup de reconnaissance que nous nous installons dans une fazenda juste après Maracaju. Nous nous trouvons un endroit agréable et installons la tente avec toutes les affaires. Pendant la nuit, un orage arrive et déverse des cordes sur la tente. L'affaire fait grand bruit, mais à l'intérieur nous sommes au sec et la nuit ne fait que commencer. Au bout d'une demi-heure, la pluie tombe toujours autant et Tetef se rend compte qu'il y a de l'eau sous la tente. En fait, nous sommes sur un véritable matelas d'eau alors que nous sommes toujours au sec à l'intérieur. Tetef vérifie alors à l'extérieur : un filet d'eau descend du champ, mais il grossit de plus en plus, alimenté par les trombes d'eau. Finalement, il se décide à sortir, pour creuser un fossé autour de la tente, afin de détourner l'eau. Mais cette fois, ce n'est plus possible : les vélos sont tombés, les piquets de la tente sont arrachés, les chaussures flottent, et Bibou à l'intérieur tente de garder son calme alors que l'eau commence à rentrer par la moustiquaire (!!!)... Finalement, nous nous retrouvons sous les cordes à déplacer tout le matériel vers le hangar à quelques mètres de là. Le lendemain matin, nous retrouvons à la place de notre ancien emplacement une petite rivière qui continue de couler du champ alors que cela fait plusieurs heures qu'il ne pleut plus:

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Le propriétaire de la fazenda nous annonce qu'il est tombé 200mm de pluie dans la nuit... Au final, nous sommes plutôt chanceux : malgré l'oued (!), la tente est restée un bon moment au sec, nous avons eu le temps de proteger le maximum de choses, ce qui fait que peu d'affaires ont été trempées. En fait y'a juste le PQ de foutu! Après un séchage rapide sous la grange en pleine nuit, nous avons pu nous recoucher serein : la tente flotte!

 

Le lendemain est une journée sans pluie, mais toujours aussi venteuse. On a l'impression que le Brésil nous ralentit pour qu'on ne parte pas tout de suite (on a le droit de rêver, non?)... Alors que nous prenons notre 2ème petit-déjeuner à Vista Alegre, nous nous faisons aborder par tout le personnel du lanchonette : ils veulent savoir d'où on vient, où on va, pourquoi, comment on mange, comment on dort... Finalement, on doit faire un peu sale, puisqu'ils nous proposent de prendre une douche et de laver les vêtements... On laisse notre amour propre de côté, et on accepte avec plaisir la proposition du lavage de vêtements. On se retrouve donc au fond du magasin, avec la machine d'un côté et Tetef qui essore de l'autre. On repart avec des vélos-tancarville, et surtout le moral regonflé par cette équipe :

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Nous passons notre dernière nuit au Brésil près d'Itamaraty, dans une charmante propriété où la pelouse est aussi confortable qu'un matelas. La nuit est fraîche, il ne pleut pas et les coqs ne chantent qu'au lever du solei : on passe donc une très bonne nuit avant de continuer notre route vers Ponta Pora. Merci à vous les filles!

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C'est ensuite presque un parcours de santé : peu de dénivelé, soleil et presque pas de vent. Le Paraguay nous appelle (et il veut qu'on fasse du vélo...):

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Seul bémol : la route n'est pas toujours en très bon état, on se fatigue donc sur les nids de poules. Nous arrivons finalement à Ponto Pora, située au Brésil, mais la ville continue côté paraguayen et s'appelle Pedro Juan Caballero, une seule rue séparant les 2 pays :

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On commence à aller tout droit (au Brésil) pour se faire une churrascaria, où les serveurs passent apporter de la viande grillée au barbecue à volonté :

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On continue ensuite à droite (au Paraguay) pour se trouver un hotel pour les 2 jours qui viennent. Au programme : formalités de sortie du Brésil, formalités d'entrée au Paraguay, préparation de notre trajet au Paraguay et repos!

 

Nous passons donc au Paraguay. Nous reviendrons peut-être au Brésil par la suite, mais c'est l'occasion d'un...

 

Bilan de notre trajet au Brésil

 

Nous avons parcouru près de 4 000 km pour traverser le Brésil, depuis Rio de Janeiro, en passant par Ouro Preto, Diamantina, Brasilia, Goias Velho, Coxim et Campo Grande. Et pourtant, quand on regarde notre trajet sur la carte du Brésil, c'est finalement peu et on devrait faire 3 ou 4 fois ça pour en faire le tour...

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Mais en tout cas, c'était une introduction magnifique à notre projet. Nous avons découvert une culture pas si différente de la nôtre, ancrée elle aussi dans la société de consommation et qui continue de se développer grâce à un territoire immense. Nous avons pu comprendre l'histoire du pays, vu les nombreux campements en bord de route des paysans sans terre, mais aussi une certaine réussite dans l'intégration des immigrés et une certaine mixité. 

 

En revanche, ce qui nous a parfois mis mal à l'aise, c'est la juxtaposition de la pauvreté et de l'extrème richesse, il est alors facile de comprendre la jalousie que peut entraîner la proximité d'autant d'argent. Pour notre part, depuis le début, nous essayons d'être discret, de ne pas attirer la convoitise, et malgré toutes les mises en garde de tout le monde ("Attention, Brasilandia, c'est dangereux", "Ne prenez pas cette route, c'est dangereux", "Ne laissez pas vos lunettes sur la table, c'est dangereux", "Attention virage dangereux"...), rien ne nous est arrivé. Peut-être grâce à la chance, à une bonne étoile ou aux statistiques (bientôt notre tour...). Mais ce que nous avons aussi vu, c'est que la télé diffuse à longueur de journée des images de guérilla urbaine, d'assaut de la police, d'accidents (comme en France parfois, non?)... Evidemment, ça doit participer au sentiment d'insécurité et tout le monde se sent obligé de nous prévenir. Au moins, ça nous aura permis d'apprendre un mot en portugais : perigoso!

 

Ensuite, le Brésil a été le pays où nous avons pris nos marques dans notre nouvelle vie de nomades. Il est finalement difficile, au début, de quitter notre confort pour partir sur les routes, en ne sachant pas où nous allons dormir, si nous allons avoir de l'eau potable à disposition, si le temps va tourner à la pluie ou à l'orage. On se sent à la fois contraint par toutes ces choses, mais au final libres, puisqu'on n'a besoin que de ça. Nous pouvons choisir de changer notre trajet si nécessaire, nous pouvons nous arrêter plus longtemps dans une ville qui nous plaît. Grâce aux vélos, on attire une curiosité certaine et de la sympathie. Ca facilite le contact et nous permet d'être accueilli plus facilement pour la nuit. Une des seules contraintes à la fin de notre trajet au Brésil reste notre passeport : nous ne pouvons pas rester plus de 3 mois à moins de payer pour prolonger notre séjour. Nous devons donc sortir du pays avant le 12 décembre.

 

Aujourd'hui, notre rythme nous convient, nous avons pris un peu de retard par rapport à ce qu'on s'imaginait (on ne sera pas à Buenos Aires pour Noël...), mais peu importe. Nous avançons à notre rythme, ce qui nous permet de profiter de chaque journée. Et lorsqu'on voit toutes les choses différentes qu'on a vécues en plus de 2 mois dans 1 seul pays, on a hâte de continuer vers les autres pays pour découvrir d'autres cultures, d'autres langues, d'autres plats typiques (ça, c'est important!) et, on espère, d'autres manières de conduire sur les routes...

 

Brésil - Ce qui va nous manquer

- Pao de queijo (et le 2e petit dej)

- La bière toujours fraîche et les bars au milieu de nulle part

- Les jus de fruits frais

- Restaurant au kilo

- Glaces au kilo

- Les perroquets et les toucans

- Le portugais : on commençait à s'habituer, il va falloir changer de langue (espagnol et guarani au Paraguay)

 

Brésil - Ce qui ne va surtout pas nous manquer

- Borracharias et leurs gangs...

- Les camions 'fous'

- Le manque de panneau sur les routes

- Les enceintes incrustées dans les portes de voitures

- Les élections brésiliennes

- Les adultes avec des appareils dentaires

- Les fourmis à tête de pioche (mangeuses de tente...)

- Les moustiques et les centaines de piqûres après 3 jours dans le Pantanal...

 

Et notre parcours au Brésil n'aurait pas été le même sans toutes les personnes que nous y avons rencontrées, plus ou moins rapidement, mais toujours avec l'envie de discuter et de nous faire découvrir leur pays. Que ce soit organisé avec Couchsurfing ou Warmshowers, lorsqu'on demande l'hospitalité dans les fazendas ou ailleurs, autour d'une table d'un bar ou d'un restaurant...

Alors, muitos obregados a Léo, Louri, Léonardo, Heleni, Guiherme, Gabriela et sa lapine, Raniery e Juliana, Julia et ses colocs, Carlos, Ana, Antonio e Icaro, Mario e Roselina, Arnold, Alysson, Eduardo e Arthuro, Ronaldo, Renaldo, Icaro, Eleni e Elena, Marialuz e Natalia, Vincent e Monica, Camila, Josue, Fabila, Roselino, Maria e Fabrizo, Douglas and Rute, Luna, Daniel, Claudio, Elise, Vadimir e Joa Pedro, Jaïl, Seille e Ramon, Veroni, Marta, Gracela, Gabi e Natalia!!!

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Daisypath Vacation tickers

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Au 04/09/2014 Au 04/09/2014
30 431km Cayenne

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