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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 15:51

C'est un peu comme le shampoing, on va vous faire un bilan 3 en 1. D'une part, parce qu’on n'arrête pas depuis qu'on est rentrés et aussi parce que malgré les différences: Le Guyana, le Suriname et la Guyane Française ont une forte identité commune!

Itinéraires

Nous sommes arrivés au Guyana par le sud, ce qui nous a permis (non sans mal) de traverser la jungle sur plusieurs jours. Puis une fois à Georgetown nous avons poursuivi sur la côte jusqu'à Cayenne, en faisant quelques expéditions vers le sud

Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française

Malgré la petite taille de ces destinations nous avons tout de même parcouru 868km au Guyana, 902km au Suriname et 800km en Guyane Française.

Paysages et nature

Les Guyanes forment un ensemble géographique cohérent, puisqu'elles appartiennent au Plateau des Guyanes situé au Nord de l'Amazone et le long de la côte Atlantique. On y trouve des paysages assez identiques. Bien sûr la forêt tropicale aura marqué notre parcours, mais nous avons aussi traversé des paysages de savane, des marais et longé la côte.

Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane FrançaiseBilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane FrançaiseBilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française
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Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane FrançaiseBilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane FrançaiseBilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française

Traverser la forêt sur plusieurs centaines de kilomètres ne fut pas tous les jours facile. Mais jamais nous n'aurions imaginé pouvoir être au plus près des animaux et des beautés de la Nature. Encore une fois les vélos sont un excellent moyen de découvrir des coins peu accessibles et surtout grâce au silence on a pu surprendre différentes bestioles.

Même si nous n'avons pas croisé autant d'animaux qu'au Pantanal, on a vu de beaux spécimens:

Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française
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Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française
Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française

Enfin deux lieux nous ont vraiment marqués:

- Au Guyana la chute Kaieter est magnifique.

- En Guyane, la plage des Hattes à Awala fut incroyable, car on a pu assister à la ponte et à l'éclosion de tortues.

Patrimoine et histoire

Là encore nous avons eu de belles surprises, lors de notre passage. Bien entendu ces pays sont connus pour l’omniprésence de la nature. Mais dans les villes, Georgetown, Paramaribo, Saint-Laurent du Maroni et Cayenne, nous avons pu apprécier une architecture coloniale charmante. Celle-ci mélange le savoir-faire européen et les matériaux locaux. Cette architecture colorée où domine le bois réserve de belles surprises.

Un autre aspect surprenant ce sont les nombreux édifices religieux qui sont d'une variété incroyable. Entre les mosquées, églises, temples hindous, protestants et les synagogues, on a fait presque le tour de toutes les religions et sectes du monde.

Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française
Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française
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Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française
Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française
Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française

Comme d'habitude les vestiges et les vielles pierres nous permettent d'approfondir l'histoire de ces contrés. Telle l'ancienne exploitation de la canne à sucre, à Marinenburg où de nombreux esclaves Africains étaient présent, comme partout ailleurs aux Guyanes. L'esclavage fut une affaire Européenne!

Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française

Côté Français l'histoire de la Guyane est également très liée aux bagnes. Difficile aujourd'hui d'imaginer l'enfer des forçats, mais la lecture des témoignages et notre visite du camp de la transportation et des îles du Salut, nous ont apporté un regard neuf sur cette page sombre de notre histoire.

Les Guyanais, les Surinamais, les Amérindiens, les Javanais, ...

Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française

Quelle diversité aux Guyanes! Nous avons croisé presque la terre entière ici. Quel drôle de voyage de voir un temple Hindou, puis ensuite de manger dans un restaurant Indonésien, de se faire coiffer par un Rasta et d'aller faire ses courses chez le Chinois! Au fil des siècles, parfois contre leur volonté, les gens sont arrivés d'Afrique, d'Asie, des Caraïbes et d'Europe. Cette diversité des cultures nous aura beaucoup surpris. Clairement les Guyanes sont à part au sein de l'Amérique du Sud... latine. Mais à y regarder de plus près beaucoup de diversité mais pas tant de mixité que ça. Chacun vit dans son quartier, dans une rue ou un village. Mais ils vivent tous ensemble sans difficultés, voilà au moins l’essentiel.

Les trois Guyanes ont des spécificités de part leur histoire et leurs langues différentes. Mais on a aussi remarqué beaucoup de points communs. Tel le concours de Picolettes, il s'agit de faire un combat de chant de petits oiseaux. Ceci explique les nombreuses petites cages qu'on voit partout: au bord des routes, à l'entrée des maisons, dans les camions...

Hébergements

Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française

C'est pas toujours simple de bivouaquer aux Guyanes. Trouver un espace libre, sans herbes hautes et sans moustiques relève de la compétition. C'est une bonne raison pour demander l'hospitalité. Pour nous il n'était pas question de dormir en lisière de forêt. D'une part parce qu'on n'est pas habitué et on s'imaginait pleins de trucs et d'autres part notre tente étant en fin de vie on recherchait un toit pour se protéger des fortes pluies! Dans la région, beaucoup de voyageur à vélo abandonne leur tente pour le hamac. Nous avons tenté de faire la même chose, c'est vrai qu'il y a de nombreux abris où l'on peut s'installer. Mais soit le modèle qu'on a acheté n'était pas confortable soit il faut un temps d'adaptation.

On se dit que dans ces conditions l'hôtel est un refuge bien agréable. Certes, mais au Guyana, comme souvent sur le Continent, l'hôtel n'est pas un lieu pour dormir. En effet à Linden, la petit pension nous a réservé des surprises. Trois fois de suites, deux jeunes filles sont venues frapper à la porte. Une d'elle demanda à Tetef : " We are two girls, you are two boys, we can have good time together?" Faut pas être fort en anglais pour comprendre, mais Tetef fut tellement surpris, qu'il n'a pas compris tout de suite ce qu'elles voulaient!

Sur les 68 nuits aux Guyanes, nous avons été 13 fois à l’hôtel, 4 nuits en camping/Parc Naturel, 19 nuits en bivouac dont 6 chez des habitants et 32 nuits grâce à Couchsurfing ou warmshower. On a eu beaucoup de chance notamment à Paramaribo et en Guyane française. D'excellentes rencontres et d'échanges "en français" pour terminer le voyage en beauté!

Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française
Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française
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Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française
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Ce qui va nous manquer

- Une nature préservée

- La chaleur et la pluie rafraîchissante

- La cuisine chinoise

- La Parbo

- Le respect des cyclistes sur la route

- Les belles rencontres

Ce qui ne nous manquera pas

- La cuisine Indonésienne épicée

- Les moustiques

- Le pipi des chauves-souris

- Le vent dans la tronche

- Dormir en hamac

Bêtisier

Retour en images sur ces dernières semaines de voyages.

Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française
Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française
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Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française
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Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française
Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française
Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française
Bilan - Guyanes : Guyana, Suriname et Guyane Française

Remerciements

Nous tenons à remercier:

- Au Guyana: Eric à Lethem pour son accueil et ses conseils, le lodge super cher à Iwokrama et son guide sympa, Warren pour la cuisine et le dortoir, on n'oubliera pas l'accueil d'Annie (angélique au début et démoniaque le matin) et surtout le Gospel à fond dès 4h du mat' (Beurk), Alicate notre voisin le temps d'une nuit dans la jungle, On n'oublira pas non plus l'accueil le plus lamentable du voyage chez Mark (Le pire Couchsurfeur du monde!). Sans oublier les anonymes qui ont accepté qu'on installe notre moustiquaire près de chez eux!

- Au Suriname: Matthijs à Paramaribo pour son super accueil et les bonnes bouffes, Neman et ses collègues à Brownsberg, Patman et ses collègues à Moengo.

- En Guyane Française: Marie, Grégoire et le petit Siméon, pour le prêt de leur appart'; Alex, Lydie et le petit "Bibou" dans leur superbe maison et les échanges sur les voyages à vélo; Le gitan et sa passion pour Daniel Guichard!; Damien et Camille pour leur "cabane" en forêt et surtout les bons plans pour Soyouz; Coline, Lars et Cacao le chat, une belle rencontre et en plus ils ont essayé leur nouvelle piscine avec nous!; Martin, Marco et Janishta; Patrick et Maly pour les nombreux échanges et la gastronomie japonaise; L'Auberge des Orpailleurs pour avoir gardé les vélos; Enfin le meilleur pour la fin, Pierre et Valentine pour l'accueil dans le "Bungalove" et le partage incroyable pour finir le voyage en beauté! Merci à tous on espère vous revoir bientôt en Métropole!

Pour revoir toutes nos vidéos selon les pays, cliquez sur les liens suivants:

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 14:43

Georgetown, capitale à taille humaine

La ville est située à l'embouchure du fleuve Demerara, au bord de l’océan Atlantique . Comme à Linden, nous voyons beaucoup de maisons et bâtiments en bois, mais cette fois, un peu plus grands et un peu plus riches. La Cathédrale Saint-George est paraît-il, l'une des plus grandes églises en bois au monde. Effectivement de l’extérieur, elle est impressionnante et l’intérieur nous surprend également.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana
Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au GuyanaGeorgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Le climat étant tropical, le bois et les toits s’abîment rapidement. L'entretien régulier est vital, ce qui se voit aux toits de couleur vive.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Mais lorsque le bâtiment est à l'abandon, il ressemble étrangement à une maison hantée, ce qui a du charme également!

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

On aime se balader dans les rues, flâner dans les marchés, l'ambiance est tranquille. Les canaux sillonnent la ville. Certains sont entretenus et rappellent Amsterdam. D'autres ressemblent juste à des fossés remplis d'ordures, en particulier de boîtes en polystyrène des plats chinois à emporter...

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Autre petit reproche : les trottoirs sont souvent inexistants et les piétons marchent tant bien que mal sur la route et se font (bien sûr) klaxonner par les voitures. Encore un pays où l'automobile est reine...

Le bord de mer est à peu près mis en valeur. On marche sur la digue qui protège la ville des très grandes marées et des tempêtes.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Le soir, nous rentrons dans notre hôtel. Ce n'est pas ce qui était prévu initialement, mais nous ne nous sommes pas sentis accueillis chez Marc, notre hôte Couchsurfing, et avons préféré partir (fuir?) après seulement 1 nuit chez lui... En tout cas, on ne le regrette finalement pas, puisqu'on s'est trouvé un petit appart avec cuisine, ce qui nous permet de nous sentir comme à la maison : empanadas sucrés à l'ananas, cookies, pizza, pancakes, pain...

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana
Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au GuyanaGeorgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana
Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Kaieteur fall, la magnifique

Lors de notre traversée de la jungle depuis le sud du pays, nous avions entendu parler des chutes Kaieteur. Ça avait l'air sympa, mais plutôt difficilement accessible en vélo, surtout après les 500 km de pistes qu'on se prévoyait déjà. Mais à Georgetown, on se laisse finalement tenter. Nous nous rendons en vélo à l’aérodrome tout proche et prenons un petit avion qui nous fait d'abord survoler Georgetown pris dans une grosse averse.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Nous remontons le fleuve Demerara que nous avions suivi depuis Linden, survolons la forêt que nous avons traversée sans imaginer le paysage autour. Ici, on comprend le terme "préservé". Il n'y a quasiment aucune route, le vert s’étend à perte de vue. Les animaux sont tranquilles, loin des hommes.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Puis les montagnes font leur apparition et, au bout d'une vallée, nous apercevons ce spectacle à couper le souffle :

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

L'avion atterrit à quelques centaines de mètres de là. Nous partons avec notre guide (peu loquace) vers les différents points de vue sur la chute.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

La rivière, calme en amont, tombe d'un précipice de plus de 200m. La chute est impressionnante, tout comme le vide sous nos pieds lorsqu'on est sur ce rocher suspendu en l'air...

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Apres cette excursion, nous reprenons l'avion et le decollage aussi est impressionnant:

Au retour vers Georgetown, nous apercevons d'un peu plus près ce qui fait la richesse (économique) du pays. Les mines d'or sont visibles de loin. Et pourtant, ce n'est pas vraiment la déforestation qui est un danger : avec ce climat tropical, en quelques années, toute trace de l'homme peut disparaître. En revanche, la pollution des rivières aux métaux lourds est un vrai danger pour la faune, la flore et l'homme lui-même. Pourtant, cette industrie brasse énormément d'argent et le pays en profite à tous les niveaux, cela ne va pas s’arrêter demain...

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Nous faisons un dernier survol de Georgetown pour apprécier la ville vue du ciel.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Encore un petit tour et puis s'en vont

Nous serons restés 5 jours à Georgetown. Nous avions une petite formalité à régler avant de partir : obtenir notre visa pour le Suriname. Rien d'insurmontable, mais ça prend du temps. Et on s'est rappelé qu'on avait aussi choisi l’Amérique du Sud pour cela : pouvoir rentrer dans chaque pays, sans visa, sans contrainte administrative. Cela nous a simplifié la vie... Allez, c'est notre premier et dernier visa de ce voyage!

Un dernier détail à régler : depuis le vol de notre trousse de toilette, on ne peut plus se couper soi-même les cheveux (et la barbe) avec la tondeuse. Alors, on est oblige d'aller chez le coiffeur. Seul problème : il n'y a presque que des modèles de coupe Afro. On essaie de demander quelque chose de simple, et on arrive à ce résultat :

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana
Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana
Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana
Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Le changement est radical!

Voyage dans l'espace et le temps

Nous repartons de Georgetown rassasiés.

1) Parce qu'on a bien profité de la cuisine de notre appart.

2) Parce que la ville valait bien cette pause pour la visiter et flâner dans ses rues

Nous roulons sur l'unique route qui longe la côte. Mais on ne verra presque jamais la mer : la digue qui protège les terres est trop haute pour laisser voir les vagues. On sait que la mer est proche, mais impossible de l'approcher...

Nous passons à Mahaica, où l'ambiance de marché nous plaît beaucoup!

Le long de la route, nous voyons beaucoup de temples hindous, de mosquées, d’églises diverses... La religion est visible et bien dotée en édifices!

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au GuyanaGeorgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au GuyanaGeorgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Nous sommes surpris par la forte immigration des Chinois qui détient beaucoup de supermarchés et de restaurants, et aussi celle des Indiens, un peu moins visible dans les commerces, mais qui possède sa chaîne de télévision avec films de Bollywood et clips kitsch!

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

L'autre surprise, nous la découvrons un peu à nos dépends : les boutiques de téléphonie n'offrent que des appels internationaux, impossible d'appeler en local! Les gens appellent leur famille installée aux USA et au Canada. Plus de 300 000 personnes (la moitie du pays actuel...) sont en effet partis du pays depuis la fin des années 60 pour des raisons économiques et politiques.

La langue officielle du pays est l'anglais (même si on ne comprend pas tout...). Mais le long des routes, les villages ont conservé les noms utilisés sous les colonies et nous permettent de découvrir l'histoire mouvementée de ce petit pays.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au GuyanaGeorgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au GuyanaGeorgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Colonisé tout d'abord par les Néerlandais, le pays a ensuite connu des allers-retours entre la France, les Pays-Bas et l'Angleterre, cette dernière ayant (presque) le dernier mot en 1814. Puis, en 1966, très récemment, le Guyana obtient son indépendance de l'Empire Britannique, pendant la période très active de la décolonisation. C'est aujourd'hui le seul pays d’Amérique du Sud de langue anglaise, et l'un des plus petits...

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

En route vers le Suriname

Nous arrivons un dimanche midi dans la ville endormie de New Amsterdam. Le centre ne vaut pas Georgetown, mais nous permet une petite pause de vélo. Le soir, l'ambiance change complètement, les voitures tunées tournent dans la ville, les gens font le plein de bières dans les restaurants chinois et on entend pas très loin de notre hôtel la musique à fond d'une fête où a dû être invité DJ "N'importe quoi", coupant la musique et parlant pour que les gens lèvent les mains (Ouaiiiiis!")...

Apres avoir de nouveau longé la côte sans voir la mer, nous arrivons à l'embouchure de la rivière Corentyne. Fait inhabituel : il y a une plage! Et de l'autre côté de la rivière, on aperçoit le Suriname.

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Pour notre dernière nuit au Guyana, nous trouvons un petit hôtel dont la chambre est déjà occupée par... une chauve-souris! Tetef essaie de la faire sortir, elle s'envole, fait plusieurs tours dans la chambre, s'accroche à Tetef ("Ahhhhh!") puis à la moustiquaire avant de continuer vers le couloir de l’hôtel et l’extérieur... On dormira tranquille cette nuit-la!

Encore quelques kilomètres et nous arrivons au ferry qui doit nous faire traverser la frontière. Les formalités administratives sont très longues, des 2 côtés de la frontière. Mais nous voilà enfin dans notre dernier pays avant la France. Bienvenu au Suriname!

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Premières impressions

A peine sortis des formalités de la douane, nous commençons à cuisiner et sommes bientôt entourés par les chauffeurs de taxis qui nous posent mille questions. Ce qui les étonnent le plus ? Notre réchaud à essence et le fait qu'on ait traversé la forêt tropicale au Guyana...

Pendant ce repas, nous aurons presque autant échangé qu'avec les Guyaniens pendant tout notre séjour dans leur pays... Le Suriname commence bien!

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Autre détail important : même si le Néerlandais est la langue officielle, on rencontre beaucoup de gens parlant anglais (et cette fois, on comprend!). C'est vrai que le Néerlandais est un peu plus dur à saisir...

Georgetown (Guyana) - Nieuw Nickerie (Suriname) - 307 km - Derniers jours au Guyana

Les premiers kilomètres au Suriname sont monotones. Nous suivons des canaux sur de très longues lignes droites. Tout d'abord nous traversons de la forêt puis des rizières à perte de vue.

Ces quelques kilomètres en pleine chaleur de l’après-midi sont éprouvants. C'est donc avec plaisir que nous arrivons à Nieuw Nickerie, 3ème ville du pays. La ville semble accueillante et devrait nous permettre de bien entamer ce nouveau pays!

L'album complet est disponible au lien suivant:

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 22:51

Welcome to Guyana?

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Le Guyana est le 11ème pays de notre voyage. Il parait minuscule face au géant brésilien et il compte moins de 800 000 habitants.

Mais à la douane on nous fait comprendre qu'on ne rentre pas n'importe où... Pour la première fois du voyage on évite de justesse un fou rire. Imaginez le chef qui nous demande si on souhaite s'installer dans le pays? "Euh no sir..." Puis il demande si on connaît la route pour aller à Georgetown? "Euh yes sir, il n'y a qu'une seule route..." "Vous allez y arriver quand?" "Euh, on sait pas on est en vélo..."

Même si on fait répéter 2 ou 3 fois les questions, on obtient quand même notre tampon et 60 jours pour traverser le pays.

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Beaucoup de différences sautent aux yeux et aux oreilles. Tout d'abord l'architecture est très colorée, les maisons sont belles et terminées. La population est majoritairement noire et un peu métissée (Amérindiens, Chinois, Arabes, ...). Nous sommes très souvent les uniques blancs, déjà qu'avec nos vélos on ne passe pas inaperçu, mais là même sans les vélos on nous regarde...

Enfin la langue... Il faut oublier les 1 an et demi d'espagnol, place à l'anglais. Enfin l'anglais saveur Caraïbes, comme ils disent dans le guide. Traduction: on ne comprend rien... Faut qu'on fasse répéter plusieurs fois et les gens ne font pas d'effort... Comme quoi les cours version Elie Kakou ou Miss Bouzin en 6ème ne nous aident pas...

Mais heureusement à Lethem on est hébergé chez Eric. Lui on comprend tout puisqu'il vient des Etats-Unis. Il nous donne pas mal d'infos et on échange beaucoup. Cette première petite ville du pays est en fait un gros village dans lequel les Brésiliens viennent faire des courses. On y a apprécié la cuisine créole et on a même été à la banque changer notre argent puisque le distributeur n'accepte pas les cartes étrangères...

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

The Kumu Falls

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Il y a tout de même une attraction dans les environs. Pour bien commencer le Guyana, nous partons vers les chutes Kumu. A 1h de vélo de Lethem, le site n'est pas très éloigné, et nous sommes au calme, au pied des montagnes Kanuku. Nous passons l’après-midi à nous reposer, nous baigner dans la cascade.

Pour ceux qui veulent, voici le lien vers:

la carte permettant d'aller voir les chutes depuis Lethem.

Nous croisons quelques bébêtes sur le chemin:

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!
Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!
Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Le soir, nous essayons nos nouveaux hamacs que nous avons achetés pour l'occasion. L'essai n'est pas concluant, on est peut-être trop habitués à notre tente!

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Le lendemain, nous retournons à Lethem avec un temps gris. Il est temps de reprendre les vélos. Nous disons au revoir à Eric.

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Nous faisons les derniers achats. Les vélos sont de nouveau chargés à bloc. Et pour cause : nous partons pour un trajet de 500 km de piste avec seulement quelques villages sur le chemin!

Entre savane et marais

La première partie est une bonne surprise. La piste est en très bon état, il fait beau et nous sommes dans la savane, celle que l'on a en tête quand on s'imagine en Afrique. On verrait un rhinocéros traverser la route ou un cou de girafe au loin, on ne serait pas surpris.

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!
Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Puis nous traversons une zone de marais, très plate. La piste est défoncée, sûrement à cause du surplus d'eau.

Nous franchissons la barre des 28 000 km, matérialisés en réserves de nourriture dont nous avons besoin pour les 500 km de piste...

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!

Into the jungle!!

En route pour la forêt vierge. On appréhende un peu : Comment va être la piste? Y a-t-il beaucoup de serpents, de moustiques? C'est quoi ces bruits bizarres?

Effectivement à part la piste en terre rouge, nous sommes cernés par la végétation. Le vert règne en maître. Aucun point de vue sur le paysage. Mais à peine quelques kilomètres et nous faisons notre première rencontre...

Dire que Bibou a failli rouler dessus pensant que c’était une branche! Vous pouvez apprecier sur la video sa trace de frein...

Nous avons de la chance qu'il n'y ait pas de circulation. On saura plus tard qu'un pont est détruit et que la route est coupée... En plus nous sommes silencieux avec nos bécanes. Nous avons donc la chance de croiser certaines bêtes: des serpents, de nombreux singes, des agoutis (Sorte de gros rat/chien), un tapir aussi étonné que nous et des oiseaux.

Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!
Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!
Article Lethem - Georgetown - 632km - Mets de l'huile!
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Mais lorsque ces animaux sont hors de la piste, ils disparaissent derrière la végétation et deviennent invisibles. Alors soit on entend leur cri, soit on voit leur trace...

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Pour se donner un peu plus de chance, on s'accorde une pause à l'Atta lodge. Bon nous on dort sous la tente. Mais c'est un petit coin de paradis, en plein cœur du parc Iwokrama, juste pour nous et les gérants.

Avec John notre guide, on part sur un sentier particulier. C'est une passerelle qui permet d'être au-dessus de la canopée. A 30 m de haut on aperçoit malheureusement que de loin des perroquets, des toucans et une colonie de singes hurleurs!

Ces jours dans la jungle auront été impressionnants. Tout d'abord le fait de ne croiser presque personne, les bruits omniprésents, les animaux et surtout le fait de se sentir enfermé sur cette piste qui serpente dans la végétation.

Ouh la gadoue, la gadoue, la gadoue!!!

Cher lecteur, chère lectrice, tout n'est pas si idyllique dans la jungle. Nous avons fait le pari de faire ce trajet alors que nous sommes en pleine saison des pluies. Forcément, 450km, c'est pas rien surtout sur une piste en terre. Finalement c'est pas l'eau le problème, la pluie nous rafraîchit et ça nettoie à la fois le cycliste et le vélo. Mais lorsque celle-ci rencontre la terre, il se forme de la boue. Bon globalement la piste est tassée et a été refaite il y a peu de temps. Mais sur de larges portions, l'eau stagne et forme des étangs et de grosses flaques pleines de boue...

- Des lors il faut trouver la bonne technique:

1/ Passer sur le côté, dans les branches, en évitant de mettre le vélo et les pieds dans l'eau. Mais il faudrait aussi parfois la machette.

2/ Enlever les chaussures et mettre les tongues pour traverser sur le vélo en espérant que ça ne soit pas trop profond. Mais les sacoches peuvent toucher l'eau.

2/ Enlever les chaussures et mettre les tongues pour traverser sur le vélo en espérant que ça ne soit pas trop profond. Mais les sacoches peuvent toucher l'eau.

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3/ Descendre du vélo et le pousser nus pieds, car la boue ça colle!

Mais le résultat est toujours le même, les vélos sont sales... Mais parfois la pluie fait son travail...

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Ces différentes techniques ont été testées au gré de l'humeur et de l’appréciation de la profondeur des trous. Tous les jours nous avons dû passer ces flaques et bien sûr après la transmission grince et il faut remettre de l'huile...

Finalement nous n'avons jamais été complètement bloqués, sauf 2 km avant de retrouver l'asphalte. Eh oui un lac de boue se trouve devant nous, quelle technique adopter? On voit que c'est profond. Finalement on attend qu'une voiture passe pour voir la profondeur. Bibou opte pour la technique 2, Tetef pour la technique 3. Malheureusement pour bibou y'avait un trou d'un mètre que la voiture par chance avait évité. Tout l'avant du vélo se retrouve dans la boue. La sacoche de bouffe se rempli, par chance l'appareil photo est épargné... Tetef pour l'aider se précipite et plouf il tombe aussi dans le trou!!! [Pour des raisons techniques, nous n'avons pas de vidéo de cette scène].

Nous sommes couvert de boue, les mini bus qui eux passent sans problème, sont remplis de regards moqueurs! Mais gagné par un grand fou rire on poursuit la route jusqu’à Linden.

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Cette étape aura été difficile: chaleur, pluie, solitude, mauvais conseils, drôles de rencontres et surtout des portions sans rien sur plusieurs centaines de kilomètres. Pour ne pas être obligés de camper en pleine forêt, nous avons fait une journée de 6h40 sur les vélos, pour couvrir les 106km qui sépare les deux villages... Autant vous dire que le soir nous étions crevés, mais fiers de nous!!!

Si jamais des cyclos veulent tenter l'aventure voici le détail de la route:

Rencontres improbables

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Ces difficultés ne nous empêchent pas de nouer des contacts avec les Guyanais. Mais, les Brésiliens et les Vénézuéliens avaient mis la barre très haut, et ici, on ne ressent pas du tout la même chaleur.

Pourtant, c'est très naturellement que Waren nous invite à dormir dans 2 lits disponibles dans un baraquement pour les employés du bac. Waren est le cuistot du camp et nous prépare des beignets pour le petit-déjeuner, qu'on emmènera aussi sur le trajet...

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Près du baraquement, nous assistons au match Brésil-Allemagne. Enfin, pas tout de suite. Nous sommes en train de manger sous un hangar abandonné et nous entendons au loin des cris à chaque but. Le match est diffusé en portugais, mais nous comprenons que le Brésil ne marque rien... Apres avoir mangé, nous allons assister à la 2ème mi-temps (que 3 buts...) avec toutes les personnes des alentours qui se réunissent autour du kiosque qui diffuse le match. Improbable (comme le match), en plein milieu de la jungle.

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Avant d'arriver à Linden, après plusieurs renseignements contradictoires, nous arrivons dans un village abandonné, ou seuls habitent Alicat et sa femme. Nous nous installons sous la maison en face de chez lui. Ce sera un bivouac presque parfait : toit pour se protéger des pluies diluviennes, eau de pluie récupérée dans un bidon pour se laver, barbecue pour faire la cuisine et du pain maison (!!!), toilettes au fond du jardin et surtout aucun bruit pendant la nuit!

En effet, aucun bruit... La nuit de la veille avait mis nos nerfs à rude épreuve : après avoir dînés dans le restaurant à Mabura, nous demandons à mettre la tente sous le toit, ce que la proprio accepte gentiment. Mais elle est soit un peu fêlée, soit trop pratiquante : à 4h30 du matin, les baffles autour de la tente crachent du Gospel et un prêche semblable à du bourrage de crane. "La jalousie vous mènera en enfer". "Jésus est le chemin, oui il l'est! Jésus est le chemin, oui il l'est! Jésus est le chemin, oui il l'est! Jésus est le chemin, oui il l'est!".

Nous replions tout et partons sans revoir la proprio...

De Linden a Georgetown, presque les doigts dans le nez

Enfin, nous retrouvons la ville! Bibou et son vélo ressemblent à une poterie, mais on arrive tout de même à trouver un hôtel qui nous accepte.

On peut même laver sacoches et vélos à grande eau pour leur redonner un coup de neuf. Ils en avaient bien besoin!

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La ville de Linden est plutôt agréable, coupée en 2 par la rivière dont les navettes rapprochent les 2 rives.

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Les maisons en bois sont jolies, les restaurants nombreux et les bars diffusent de la musique plutôt tranquille. Avec les rastas qu'on aperçoit, on pourrait se croire en Jamaïque! Décidément, le Guyana est une vraie surprise!

La ville est développée en partie grâce aux mines de bauxite aux alentours. Elle est située sur la rivière Demerara, à près de 100 km de l'embouchure. Les gros bateaux peuvent y accéder et on en voit passer quelques-uns juste devant notre hôtel!

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Notre arrivée dans la ville été remarquée, peut-être à cause des vélos, de la boue ou tout simplement parce qu'on est les seuls blancs dans la ville... Les gens crient quelque chose quand nous nous baladons a pied dans la ville, mais on ne comprend pas tout de suite... Puis c'est la révélation : "Bicycle! bicycle!!". Oui, oui, c'est bien nous...

La journée de repos à Linden était méritée. On a pu enfin se connecter à nos mails et donner des nouvelles à la famille. Maintenant, nous sommes prêts pour reprendre la route, direction Georgetown.

La préparation de la route nous montre qu'il n'y a pas grand chose à voir ou à faire entre les 2. Nous décidons de faire l’étape de 110 km en 1 journée. Encore un challenge, mais avec l'asphalte, la difficulté est bien moindre.

Petit à petit, nous retrouvons la circulation, quelques camions et abordons enfin la banlieue de la capitale.

On contourne le centre-ville. On ne trouve pas de panneau "Bienvenue à Geogetown", mais pour clore cette traversée du pays du sud au nord, nous retrouvons l'Atlantique et la route côtière qui va nous mener au Suriname puis en Guyane Française!

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L'album complet est disponible au lien suivant:

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Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Guyana
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 04:57

Dernières heures au Vénézuela

Avant de quitter le Vénézuela, nous passons 2 jours à Santa Elena de Uairen, à la frontière. Mais, cette fois, celui qui devait nous héberger nous emmène dans un petit hôtel miteux, dans notre budget (petit lui aussi, au Vénézuela...). Nous plantons la tente dans le couloir, les chiens à mémère font un peu de bruit et surtout ils puent...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Mais on profite quand même de la ville pour dépenser nos derniers bolivares, refaire le plein de nourriture et même se faire un restaurant! Ça faisait longtemps..


On rencontre aussi Maud, qui habite en Guyane Française et a fait le trajet jusqu´ici. Elle nous donne pleins de tuyaux pour la suite et ça nous donne un peu plus de perspectives!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Il ne faut que quelques kilomètres pour atteindre la frontière. Après une longue file d´attente, nos passeports sont enfin tamponnés : (re) bienvenue au Brésil!!!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Brazil do novo...

En peu de temps, nous retrouvons nos repères : retrait d´argent au distributeur; kiosques où ils vendent des empanadas, des gateaux et des boissons très fraîches; les vaches brésiliennes recommencent à faire la course avec nous; on aperçoit de grosses termitières dans les arbres ou dans les champs...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienneSanta Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne
Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Forcément, cette nouvelle incursion au Brésil nous renvoie au début de notre voyage, il y a près de 2 ans! On se rappelle les anecdotes, les gens qu´on a croisés le long du chemin. Mais le Brésil est quasiment un continent à lui tout seul : nous sommes à 1 000 km du stade le plus proche utilisé pour le Mondial (Manaus), à plus de 3 000 km de Brasilia et à près de 5 000 km de Rio de Janeiro...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

C´est le même pays et pourtant nous sommes ailleurs! On pensait traverser une jungle, étant donné que nous sommes redescendus à près de 100 m d´altitude. Mais on se retrouve finalement dans un paysage de savane, encore, avec des palmiers, en pleine saisons des pluie. Nous avons la chance de passer entre les gouttes...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Un homme nous arrête au bord de la route, avec un grand sourire. Marcelo a lui aussi voyagé à vélo, de Rio de Janeiro à Boa Vista, comme nous jusqu´à présent. Mais il a traversé son pays et l´Amazonie, ce qui nous semble encore insurmontable... On discute un peu, même si le Portugais a du mal à revenir. Il nous offre même du fromage frais avant qu´on reprenne la route. Un sacré personnage!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Les Brésiliens du Nord sont aussi accueillants et chaleureux que ceux qu´on avait croisés avant. Les 2 fois où nous demandons un endroit pour planter la tente, nous sommes accueillis naturellement.

Bon, ici aussi, les voitures nous frôlent parfois au lieu de doubler. Ça n´a pas changé...

Dans les champs alentours, nous apercevons d´immenses oiseaux qui nous rappellent quelque chose... Ah oui! C´est le fameux oiseau du Pantanal qu´on avait pas vu dans le Pantanal : le Jabiru d´Amérique ou Tuyuyu!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Boa Vista à l´heure de la Copa do Mundo

Après plusieurs semaines de bivouacs, campings et rando, nous sommes logés dans une charmante maison. Quel plaisir d´être reçu chez Tobias!
Une chambre et une salle de bain rien que pour nous, la clim`, une machine à laver et une grande cuisine, que demander de plus? Voilà bien longtemps qu´on n´avait pas eu un tel confort.

La famille est adorable et très calme. On prend le temps de se reposer. Mais bon à l´heure de la coupe du monde, nous devons soutenir l´équipe qui va gagner la finale, à savoir le Brésil! Tout Le monde en est convaincu ici et ils ont presque interdit les autres drapeaux...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

On assiste en famille au match tendu Chili/Brésil. Le suspense fut intense jusqu´à la dernière minute! Finalement comme c´était pas gagné d´avance et il n´y a pas eu d´explosion de joie. Mais heureusement la bière coule à flot et Day, la soeur de Tobias, nous prépare um churrasco Maison.

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne
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Le soir on sort dans le centre ville, youhou!!! On est en plein festival de danse folklorique. Rabbi Jacob n´est pas très loin…

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

On profite également de Boa Vista, pour retrouver certains plaisirs… Quel Bonheur de retrouver les restaurants au kilo; la viande et le choix des plats; la bière fraîche; les glaces. C´est à se demander pourquoi on n´est pas resté 2 ans au Brésil??

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

La ville se visite rapidement, il n´y a pas beaucoup de monuments. Mais les bords du Rio Branco (“petit” affluent de l`Amazone) sont agréables.

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Nous prenons le temps de faire réviser complètement nos vélos. Avec nos vieux restes de Portugais, on explique à Jorge ce qu´on souhaite. C´est dingue avec sa remorque sur sa moto il vient chercher les vélos à domicile! Il fait un excellent boulot: graissage complet, changement d´un frein de Bibou et soudure du porte-bagage avant de Tetef. En route vers les 30 000km!!


Un ami cyclo-touriste, Kayo, vient nous voir pour nous poser des questions, histoire de nous faire de la pub sur son blog. Dont voici Le lien:

Il est impressionné par notre voyage. Mais le sien à travers l´Amazonie fut également une sacré expérience!

Comme toujours, on retrouve les joies de la cuisine. En plus la famille est gourmande et a voyagé plusieurs fois en France. Ils reçoivent souvent des gens du monde entire et le challenge est d´arriver dans le top 5 des meilleurs chefs. Comme nous sommes les grands gagnants d´un diner presque parfait, il y a 2 ans en France, on relève le défit haut la main!! Au menu: Blinis, tzaziki, caviar d´aubergines, rillettes de thon, paupiettes de volaille, gratin Dauphinois, mousse au chocolat et far Breton!!! Avec tout ça, on a eu le droit aux applaudissements!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne
Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Dommage que cette pause soit passée si vite. Mais on a eu la chance de connaître Tobias et sa grande famille : Day, Lice, Lucas, Luciano, Jao et Amelina la mère. Cette dernière nous a offert des chaînes avec médaillons de Jésus et sa maman, histoire de nous porter chance jusqu´à Cayenne !

En route vers le Guyana

Deux jours de vélo nous séparent du prochain pays, le Guyana. Il y a peu de dénivelé et les paysages sont assez monotones. On retrouve les champs immenses et les vaches sur de nombreux kilomètres. La route est droite. Le gros problême c´est ce #@#$%@@ vent de face. Pourtant avec nos vélos remis à neuf on aurait pu rouler comme des flèches.

Nous passons notre dernière nuit au Brésil sous le toit d'une maison en feuilles de palmiers dans la famille d´Arnold.

Quelques Reals dépensés en resto et soda, et enfin voilà la Frontière.

Nous voici au Guyana, petit pays mais encore pleins de choses à découvrir, comme la conduite à gauche, parler Anglais et une piste en terre jusqu´aux portes de la Capitale (ca va etre sport pendant la saison des pluies)!!!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienneSanta Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Retrouvez nos photos dans l'album suivant:

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Au 04/09/2014 Au 04/09/2014
30 431km Cayenne

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