Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 22:17

Allez on vous le dit tout de suite, cette étape fut lune des plus dures mais avec encore de magnifiques découvertes!

Quittons San Pedro


Notre dernier arrêt au Chili aura été très sympa. San Pedro de Atacama nous est apparu très touristique, mais finalement en partant le camping fermait derrière nous. Au petit matin on rassemble nos affaires et on charge les vélos. Nous allons enfin quitter ce long pays. Mais chose un peu étrange, on passe à la douane faire tamponer nos passeports alors que la frontière est encore à 160 km. D'ailleurs on n'est pas les seuls, de nombreux touristes font la queue, la route vers l'Argentine est très empruntée.

San Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommets

Les voyageurs de limpossible


En arrivant devant le contrôle des migrations, un jeune carabinier "empanadas" nous demande oú lon veut se rendre. En choeur on lui répond: lArgentine par le Paso Jama. Il nous répond que c'est impossible en vélo, la côte est trop raide et y'a de la neige. Impossible? On l'a entendu souvent pendant notre voyage... Ah ce qu'on aime faire des choses impossibles!

Il est vrai que lon sait que cette étape ne sera pas simple. Car même si cest plat en sortant de San Pedro, on doit atteindre plus de 4000 m d'altitude. Selon le dénivelé Google, on doit même atteindre 4 820m, soit plus que le Mont-Blanc... Mais notre altimètre ne dépassera pas les 4 650 m. Problème de compteur ou Google faillible? Nous ne saurons pas, aucun panneau sur le chemin et aucun site internet avec la même altitude...

Pédaler à cette altiude, cest nouveau pour nous. Déjà, pédaler à 3000 m on était essouflés à cause du manque doxygène, alors dans quel etat on va être encore plus haut? A cela s'ajoute le fait qu'il n'y ait aucun village jusqu'à la frontière, un fort vent de dos (heureusement) et des nuits fraîches... euh glaciales.

Ah le gentil carabinier, faudrait quon lui offre un vélo pour quil teste cette route. Oui, ça n'a pas été simple, mais jamais impossible. Le plus dur fut finalement le froid, jusqu'à -15°c à l'extérieur de la tente. Comment vous dire? Nous dans nos super duvets ça a été, c'est juste les bouteilles qui étaient congelées au réveil.

Finalement monter à plus de 4000 avec un vent qui vous pousse, ça aide. Mais nos doigts et nos pieds ont eu froid. Enfin on a essayé de trouver des endroits à labri du vent pour se protéger lors des pauses. Le premier soir, nous avons bivouaqué derrière une maison à côté dun chasse-neige!!!!... Et dire que ça fait des semaines que nous traversons le désert... Mais finalement il avait neigé une semaine auparavant, il ne restait rien sur la route, juste sur les bords par endroit...

San Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommets

Mais face à ces difficultés, les paysages là-haut étaient magnifiques : le volcan Licancabur, qui marque la frontière avec la Bolivie; des lagunes mais sans les flamands roses, pas folles les bêtes en cette saison elles restent en bas; et des scupltures de pierre.


On fait même notre dernier bivouac au Chili dans ce décor:

San Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommets

Au reveil, on se balade parmi les statues : un moine ? Tortue Geniale ? Un babouin pensif? Tout ca à la fois!

San Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommetsSan Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommets
San Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommets

Retour en Argentine


Après 2 jours et demi de vélo au-dessus de 4 000 m vos deux cyclos préférés arrivent en Argentine. Les formalités sont rapides, bon une fois quil y avait quelquun derrière le guichet... Il est temps de faire le plein d'eau à la station. Bibou fête notre 6ème passage en Argentine avec une crevaison. Tetef lui profite d'un wifi pour lire vos commentaires et mails. Comme nos réserves diminuent, on compte aller acheter du pain... Mais le boui-boui est fermé. Bienvenue un dimanche en Argentine... Pourtant, avec les centaines de camions Paraguayens qui passent par là chaque jour (y'a du trafic de voitures "Prime a la casse"...), y'a de l'argent à se faire...

On passe la nuit près dun salar, la route pas très loin. Il fait "froid", on enregistre -5°c au réveil dans la tente, mais dans nos duvets encore une fois ça va. Cependant mauvaise surprise, la gourde quechua de Tetef a explosée sous leffet de la glace.

San Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommets

Pourtant maman tavait bien dit de ne pas mettre de bouteille remplie dans le congèl... Après avoir explosé notre première bouteille en alu à cause du gel, on a mis leau dans l'isotherme pour le café du matin et l'avoine. Malins, mais un peu tard...

Ce jour là, on quitte lasphalte, au grand désespoir de nos postérieurs. Comme nous ne voulons pas faire daller-retour, on coupe à travers le salar de Cauchari pour rejoindre Salta. L'avantage c'est des paysages hallucinants, l'inconvénient c'est la piste parfois affreuse et, oh! surprise, parfois sublime sur le salar. En plus, ce lieu est vide, pas de trafic, juste deux mecs et leur vélo. Puis au milieu de nulle part on voit des lamas et des enfants qui courrent à notre rencontre. Ils sont morts de rire. Nous, ça nous redonne la pêche de voir ces sourires!

San Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommets
San Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommets

Progressivement on rejoint la route qui mène au Paso Sico (On avait envisagé de passer par cet autre col, mais il était fermé à cause de la neige). On retrouve des camions soulevants des nuages de poussière, puis notre premier village depuis plusieurs jours, Olacapato. On espérait secrètement se faire un resto, on sest contenté de lépicerie 'Olsen' du coin.


Puis la route devient encore plus mauvaise, un faux plat avec ces vaguelettes tuantes et parfois on sensable. Par hasard dans une côte on croise Yves, un Français installé en Argentine depuis 78. Il conduit un gros camion et comme il a vu le drapeau français il sest arrêté nois saluer. C'était 'marrant' de le voir avec ses feuilles de coca dans la bouche, c'était moins rassurant lorsqu'il nous a dit que les freins de son camion fonctionnaient mal...

Avec le vent toujours aussi fort, on veut se protéger. Cest dans ces moments là quon se dit que nous avons une bonne étoile. Au pied d'une grosse côte on demande l'hospitalité dans une ferme. Bautista et Yolanda acceptent tout de suite qu'on mette notre tente contre leur maison (Enfin ils vivent dans une pièce avec leurs 2 enfants). Nous ne passons pas la soirée seuls, car il y a aussi leur élevage de chèvres et de lamas!
On fait connaissance avec ces bêtes, un peu étranges pour nous. Quoi y'à un an on était encore à Paris. Puis ils ont de drôle de têtes ces lamas (Bon comme certains Parisiens c'est vrai!).

San Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommets

Oui, vous avez remarqué, à présent on vous parle de lamas et de feuilles de coca. Yà pas à dire on commence à sapprocher du coeur des Andes, celles de Tintin, des Incas. Se dire que nous sommes en Argentine est assez étrange car c'est radicalement différent de ce qu'on a pu voir de ce pays avant... et c'est tant mieux! Un nouveau voyage qui commence?


Nous passons un nouveau col à plus de 4 000m, au moins les Argentins mettent laltitude sur les panneaux :

San Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommets

Et là encore des paysages incroyables, on se demande comment les camions font pour se croiser sur cette piste en lacet. Sur cette photo, cest Tetef qui est dans le virage:

San Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommets

Depuis deux jours, on longe une voie de chemin de fer. Celle-ci est en service chaque fin de semaine et accueille le "train des nuages", pour les touristes. Lattraction cest lorsqu'il passe sur un viaduc à 4200 m d'altitude. Justement nous sommes proches du viaduc, on voudrait aller le voir. Mais pour cela il faut remonter une partie de ce qu'on vient de descendre, traverser un petit cours d'eau et Tetef a crevé. Tant pis pour le viaduc, San Antonio de los Cobres nous tend les bras. Mais bon on aura eu la chance de voir tout de même de gros lapins verts, sisi des viscaches, allez une photo pour les petits et les gands enfants:

San Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommets

San Antonio du far west


On y arrive en début daprès-midi. Notre premier gros village depuis le départ de San Pedro, voilà déjà 6 jours. Alors à votre avis de quoi on a besoin? Tout dabord un resto, c'est chose faite, Tetef y goute même la viande de lama. Ensuite faire la tournée des hôtels pour avoir un bon rapport qualité/prix. Notre bonheur sera l'hôtel du ciel. Bon c'est un dortoir mais il n'y aura que nous. Enfin la douche! Bon c'était mal parti y'avait pas d'eau dans l'hôtel mais en début de soirée on a pu finalement se décrasser.

San Antonio est une ville de 5000 habitants, sans trop de charme, mais ça nous plaît, on y reste finalement 3 nuits. Nous avions besoin de nous remettre de nos émotions de la traversée. On y alterne connection wifi, balades, courses (dans les 15 épiceries), repas et dodo. Bref on se repose et on prend le temps.

Le dernier jour, on souhaite retourner voir le viaduc mais une tempête de vent soulevant toute la poussière de la ville nous en dissuade une nouvelle fois. Décidément, ce viaduc nest pas pour nous, mais le samedi en partant nous croisons le "train des nuages" sur notre route.

San Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommets

En route vers Salta


Après avoir franchi notre dernier col à 4 000, on fait une halte aux ruines et au musée de Tastil, une ancienne civilisation précolombienne qui sest établie sur un promotoire rocheux. Le soir on dort entouré de cactus, Cardons. Et forcément, qui dit cactus? Dit crevaison! Ben cest pour Bibou, comme d'habitude, une belle aiguille dans le pneu. Et oui, on peut pas avoir un superbe bivouac et des pneus épargnés.

Ce nest que de la descente, avec le vent dans le dos, mais après une partie asphaltée on retrouve le ripio, et le vent qui nous poussait, on le retrouve en pleine tête. Mais ce qui est fabuleux cest de rouler dans un paysage fantastique. Des cactus géants, des montagnes colorés. Bref on en prend plein les mirettes.

San Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommetsSan Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommets
San Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommets

Une arrivée explosive


Et puis dans une petite côte, on entend une forte détonation! Quoi on nous tire dessus? Non cest simplement le pneu arrière de Tetef qui a explosé! Malédiction! On aurait peut être dû faire une offrande à la Pachamama. Ou tout bonnement moins gonfler les pneus la veille? Toujours est-il quon le change avec le vieux pneu que Bibou avait fait rechaper il y a 3 mois.

Nous arrivons à Salta, il y a de la circulation pour un dimanche. On passe regonfler nos vélos à la station. Et là... Deuxième explosion. Encore une fois le pneu arrière de Tetef. Cette fois cest la jante qui a coupé le pneu... Décidement on va devoir faire des achats à Salta. Oui, cest une arrivée explosive.

On déniche un hôtel vraiment pas cher, enfin encore un dortoir. Ça nous change des dernières nuits tranquilles avec le silence. Bienvenue à Salta et retour à la civilisation!

San Pedro de Atacama - Salta (Argentina) - 527km - Balade aux sommets

En tout cas on va en profiter pour visiter et préparer la suite!

L album photo complet est disponible au lien suivant :

Repost 0
13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 22:47

Retouvez dans cet article, la compil de nos vidéos au Chili.

Sur les chemins, sur leau et sur les routes...

bon c'est en argentine, mais c'est pour traverser la frontière

Ah le Pacifique :

Les geysers del Tatio:

L'île de Pâques / Rapa Nui en vidéo:

En conclusion, autour du bivouac...

Repost 0
Published by Roues Libres - dans Vidéos Chile
commenter cet article
12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 14:48
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!

Ah le Chili! Voilà 5 mois quon y est, on y a parcouru plus de 5870 km en vélo et quelques kilomètres en bateau et en pickup. Ce pays étroit nous a révélé de belles surprises, de magnifiques paysages et de belles rencontres. On pensait que le Brésil serait le pays où lon aura le plus pédalé, finalement c'est le Chili.

Pour revoir notre trajet complet, allez sur la carte, cest la ligne bleue :

Histoire et Patrimoine


Encore une fois nous ne connaissions finalement pas grand chose avant darriver. Cest vrai qu'à part Pinochet et Allende, on ignorait presque tout de ce pays. Comme toute culture forcément c'est très riche. On a adoré l'histoire des peuples d'origines, les Mapuches, les Changos notamment. On a même fait notre une tradition Mapuche. Chaque matin on se raconte nos rêves et franchement on rigole bien au petit dej...
Nous avons toujours aussi un grand interet pour l'Histoire de l'Indépendance et l histoire plus récente également.

Mais il est vrai que nous avons pris le temps de visiter le pays car nous avions un partenaire pratique et complet... le guide COPEC. Routard et Lonely Planet vous êtes ringards au Chili. En effet le guide des stations services COPEC, nous a permis de découvrir des routes, des sites, des monuments et des anecdotes tout au long du parcours. En plus il possède une excellente carte routière. Cest sûre ça va nous manquer...

Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!

Les Chiliens ne considèrent pas avoir un grand patrimoine. A les écouter entre larrivée des colons, les tremblements de terre et ce que nous avons en Europe leur pays fait pâle figure. Pourtant une nature intacte et variée, des édifices pittoresques, des sites classés au patrimoine Mondial, comme Lîle de Pâques, Valparaiso ou les sites industriels. Bref un beau et riche patrimoine.

Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!


Terre de Feu, Patagonie et Atacama


Forcément, à parcourir le pays dans sa longueur, on a eu le droit à de magnifiques spectacles de la nature. Tout dabord le Sud, entre les glaciers, les torrents turquoises, la végétation sur la carretera austral, cétait un régal pour les yeux, un enfer pour les mollets...
Dans le Centre du pays, même si on a pas eu un temps génial, les volcans, le Pacifique et les villes nous ont charmés.
On n'oublie pas,non plus l'escapade à l'Île de Pâques, moment unique dans nos vies.
Enfin le Nord, le désert coloré, des paysages vides mais si beaux et encore ce Pacifique majestueux. Sans compter les magnifiques nuits étoilées.

Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!

Enfin les Chiliens


Ah sacrés personnages, enthousiastes et méfiants, joyeux et bruyants, prévenants ou décevants. Nous avons commencé forts avec les Pompiers et les Carabiniers du Sud, vraiment de chics types et on regrette de ne pas avoir trouvé cette aide plus au Nord. Parfois au détour dune conversation on sest retrouvé invités pour un petit dej. Lors de nos hébergements en warmshower et couchsurfing on a su tisser la majorité du temps des liens étroits avec des gens sympathiques et bons vivants. Bon malheureusement ça n'a pas toujours été le cas, on a eu aussi quelques déceptions, des invitations annulées à la dernière minutes ou aucune réponse à nos demandes d'hébergement. Oui ici ça semble plus difficile de nouer le contact et on l'a ressenti davantage vers le nord. Sur 5 mois nous avons été hébergés 14 fois. Finalement dans ce pays, parce qu'il y a de la place et peut-etre une méfiance envers autrui nous n'avons jamais demandé pour planter la tente, enfin si une ou deux fois mais on a essuyé des refus. Mais au moins ça nous permet d'apprécier encore plus lorsqu'on nous ouvre sa porte et on gardera d'excellents souvenirs de ces rencontres qui nous ont permises de mieux cerner cette société.

Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!

Comment sont les Chiliens?

Cest vrai quen passant plusieurs semaines à les cotoyer, du sud a nord, de la campagne à la ville, il est plus facile de se faire une idée sur les Chiliens. Ils sont bons vivants, majoritairement très accueillants. Encore une fois nos vélos nous aident. Mais le pays reste très conservateur, notamment sur la question de l'avortement. Un pays très matchiste aussi, c'est un héritage latin, mais bon à la maison on voit bien qui commande, bravo mesdames! D'ici la fin de l'année ils devraient sans surprise élire l'ancienne présidente, Michelle Bachelet. Il faut dire qu'un élu ne peut pas faire 2 mandats concécutifs. On trouve que ça permet un renouvellement. Bon le président actuel est tout de même gratiné et il fait gaffes sur gaffes.


La société nous est apparu très américanisée dès le début. Entre les grands malls ouverts même le dimanche (Euh oui bon nous aussi on a fait nos courses ce jour là puisquon oublie quel jour nous sommes à pédaler). La télé est aussi un membre de la famille, tout le temps allumée, entre séries débiles et journaux "rubrique du chien écrasé" (Enfin cest surtout les histoires de meurtres ou de viols qui passent en boucle, rarement la politique ou l'international).


Certes le pays à de largent grace à ses ressources (minerais, bois, pêche, ...). Mais il y a une telle inégalité. Pourtant le plus important cest d'avoir un écran plat et un ordi plutôt qu'une maison avec chauffage... Donc comme au Brésil on retrouve des petits boulots même si le pays connait le plein emploi.


Enfin la place de lenfant! Il est le roi à la maison, il fait une bétise, les parents rigolent. A 30 ans il est encore chez ses parents et ne lève pas son popotin de sa chaise, cest papa qui bouge. Mais cette adoration donne lieu à des spectacles hallucinants. Au supermarché les enfants jouent au foot avec les ballons du magasin, consomment des produits à l'intérieur et font même du vélo dans les rayons!

Et la gastronomie dans tout ça?


Il est 17h, vite, vite au rayon boulangerie avant que tout ne disparaisse! Cest par sac entier que le chilien prend son pain. Plusieurs fois on na pas trouvé de pain. La raison? Le 'once', sorte de goûter qui se prend avec un petit thé, des tartines de paté, d'avocat et de manjar (caramel). Bien souvent le once remplace le diner. Alors nous après une journée de vélo on trouve ça bien léger...
Mais dès la première ville on a découvert des restos où l'on mange pour 5 €, avec soupe, plat et dessert. Nous avons aussi profité des fruits de mer et de poissons frais sur la côte.
A la fin nous connaissions les noms des plats et lorsqu'on faisait nos courses nous savions quels produits nous avions besoin.

Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!

Ce quon regrettera


- Les restos pas chers
- Lavocat, lavocat, l'avocat (Toujours parfait)
- Le vin excellent
- La pureté de la Patagonie et du désert d'Atacama
- Le patrimoine industriel, maritime et colonial
- La côte du Pacifique, les petits ports et les animaux
- L'internet gratuit dans les bibliothèques (Merci la fondation Gates)

Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!

Ce qui ne va pas nous manquer


- Les gros camions et cars qui klaxonnent
- Les meutes de chiens qui aboient
- Les dénivelés explosifs
- La CONAF qui prend les touristes pour des vaches à lait
- La pluie dans le sud et le vent partout
- Les routes sales et pleines dordures.
- Les pingoins et les huelmuls introuvables

Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!

Enfin le voyage n'aurait pas été le même sans l'aide et les rencontres suivantes. ¡Muchas gracias amig@s!


Les Pompiers de Punta Arenas et Puerto Natales, les Carabiniers pour le pain, l'eau et l'abri, Martial pour les sandwichs, Stef et Jo les cyclos qui ont fabriqué un bébé pendant leur voyage (Ils sont de retour en France), les gardiens de Torres del Paine, l'Italien et ses barres de cereales, le couple de Français qui nous a pris en stop, le petit bateau officieux pour arriver sur la carretera Austral, les excellents moments avec Anne-Sophie la monocycliste (Elle a terminé son périple), Mauricio et l'écocamp de Villa O'Higgins, Les 4 cyclos français dont Flo et Franck (Eux aussi rentrés, décidément), Le militaire et son dortoire, Les proprios du Camping Los Ñadis (un coin de paradis), Camilo, son frère et sa mère; Tous ceux qui ont abandonné leur cabane où on a pu s'abriter de la pluie, las Maquinas (Pas encore rentrés), Jorge le chasseur de cyclistes, Pedro et ses supers pâtes, Victor et son petit dej, Hector et notre passage à la radio, sans oublier la dame pipi rigolote, les chiens qui nous ont accompagné sur plusieurs bornes, le Maire de Lota, Victor et Diego pour le super accueil, les mécanos de Cauquenes pas celui de Consti, les trois vehicules qui nous ont pris en stop avec nos vélos, Marcelo et son amour du vin, Miguel et sa famille, notre séjour à Santiago n'aurait pas eu la même saveur sans l'aide et l'accueil formidable d'O'car, Camila, Jota, Daniel et Pamela. Sans compter leur amis Sarah, Tom, el Clemente and the Eddy. A Valpo, David bientôt Nantais, A Rapa Nui, le camping et les bières des Brésiliens même si ils sont bruyants, La dame qui nous a offert des oranges, ceux qui nous ont offert de l'eau, Léonardo et sa famille, l'observatoire Cruz del Sur, les Québécois: Alain, Francine et Simon pour le covoiturage et le carnet de Tétéf, les gardiens de la Conaf qui ne gardent pas, les routiers fournisseurs d'eau et qui eux savent doubler! Les Montmartrois Marc et Audrey, ...

Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Bilan Chili - Hasta luego los Chilenos - ¡Catchai!
Repost 0
Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Chile
commenter cet article
2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 13:55

San Pedro est une oasis très touristique et chère par rapport au reste du Chili. Mais nos quelques jours ici nous ont permis de découvrir la richesse et la diversité de la région.

Après notre arrivée par la Vallée de la Lune et notre bivouac, nous avons trouvé notre camp de base pour visiter le coin. Le camping est plutôt calme, pas trop de monde. Seuls les chiens autour nous réveillent parfois la nuit (comme dhabitude...). Et nouveauté cette fois : un chat pisse sur notre tente quand nous ne sommes pas là! Sympa lodeur...

Nous croisons 2 Français au camping, Marc et Audrey, en "petit" voyage d'un mois et demi. Mais ils sont déjà partis 1 an en Australie et en Nouvelle-Zélande en voiture (tricheurs...). On passe 2 soirées à se raconter nos voyages. On a l'impression de voyager une deuxième fois!

San Pedro de Atacama - Derniers jours de repos au Chili

Nous commençons par une journée presque tranquille : entre la lessive, les courses, la visite du musée et une bonne douche (froide), nos vélos sont aussi de repos.

Le lendemain, nous nous baladons à vélo dans le Salar dAtacama. Sur le chemin, pour la première fois pendant une "pause", nous réalisons notre 15 000ème km!

San Pedro de Atacama - Derniers jours de repos au Chili

Le Salar est diversifié : nous traversons des bosquets puis une végétation sèche avant de nous retrouver sur une surface salée, comme labourée. Nous atteignons un petit lac, presque que pour nous. Nous nous baignons finalement, leau est froide, mais la teneur en sel nous fait flotter un peu plus que dans la mer!

San Pedro de Atacama - Derniers jours de repos au Chili

Le jour suivant, nous allons visiter Pukara de Quitor, une ancienne place fortifiée qui a vu laffrontement des Atacameños contre les Espagnols au XVIème siècle. La lutte a été rapidement à lavantage des Européens, qui ont pris possession des richesses de la région et ont acculturé le peuple d'Atacama. Aujourd'hui, les vestiges nous laissent de nouveau une impression de gâchis. Les pays que nous avons traversés pour le moment ont tous été sacagés et remodelés par les conquérants, ne laissant aucune place aux peuples qui étaient présents sur ces terres depuis des millénaires. La raison du plus fort...

San Pedro de Atacama - Derniers jours de repos au Chili

Nous continuons par une excursion insolite : nous empruntons la Gargantua del diablo à vélo, gorge profonde et étroite qui serpente entre les montagnes. Les couleurs sont magnifiques, le paysage désolé et le chemin labyrinthique.

San Pedro de Atacama - Derniers jours de repos au Chili

Enfin, après une journée de repos, nous allons visiter les Geysers del Tatio, à 80km de San Pedro et plus de 4000m daltitude. Non, nous ny sommes pas allés en vélo... En vrais touristes, nous réservons un tour organisé, avec notre guide Manuel-Moby. Nous nous retrouvons avec une centaine d'autres personnes au pied du Volcan Tatio qui donne naissance à ces merveilles naturelles.

Tetef en profite même pour se baigner dans une eau brûlante-gelée (ça dépend des courants). Bibou naura pas le courage pour ça...

San Pedro de Atacama - Derniers jours de repos au Chili

Enfin, lors de la redescente, nous apercevons les paysages que nous navions pas pu voir à 4h du matin.

San Pedro de Atacama - Derniers jours de repos au Chili

Et nous croisons un cyclotouriste, Matias, le 1er depuis plus de 3 mois! Il est parti un peu plus tôt que nous de Santiago et se dirige maintenant vers les Geysers!

San Pedro de Atacama - Derniers jours de repos au Chili

Ces quelques jours à San Pedro nous auront permis de découvrir l'histoire de la région, mais surtout d'en prendre plein les yeux avec des paysages magnifiques et diversifiés. Il paraît qu'en cette saison il y a peu de touristes, mais pour nous, c'est une autre facette du Chili. Après avoir traversé beaucoup de régions désertiques et presque sans touristes, l'arrivée à San Pedro est un changement brutal. Tout se concentre ici, alors que d'autres régions en valent aussi le coup...



Pendant notre séjour à San Pedro, nous avons également finalisé la route qui va nous permettre de sortir du Chili. Enfin. Mais, cette fois, finie la rigolade. Pour rejoindre Salta en Argentine, nous devons traverser la Cordillière des Andes. Nous sommes déjà à 2400m d'altitude, mais nous allons devoir grimper à plus de 4000m. Nous allons même "survoler" le Mont-Blanc. A vélo.

Repost 0
Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Chile
commenter cet article
31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 14:24

Anfofagasta, repos mérité


Notre arrivée à Antofagasta avait été éprouvante : le vent de face nous avait ralenti alors que nous descendions les 2000 m de dénivelé depuis lobservatoire, on était obligé de forcer pour avancer... En ville, nous trouvons un petit hotel sympa, avec notre chambre à lécart où nous pouvons en plus cuisiner. Parfait pour ces 2 nuits de repos!


Nous visitons la ville, marquée tout d'abord par l'industrie. Les ruines de l'usine Huanchaca (Fonderie d´argent) ont été conservées et permettent de prendre la mesure du boom économique de la fin du XIXème siècle.

Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili

Un autre vestige de limportante industrie du salpêtre est lancienne gare des trains qui permettaient d'acheminer "l'or blanc" depuis les gisements jusqu'au port.


A côté se trouve le port de pêche, où nous croisons de nouveau des loups de mer et des pélicans (ils viennent à la cantine...). Comme eux, nous profitons du Pacifique et de sa gastronomie locale : poissons et fruits de mer!

Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili

Pour ne pas perdre la main (ou le pied), nous sortons un peu de la ville en vélo pour aller voir la Portada, symbole dAntofagasta (et aussi de la perte de laccès à la mer pour la Bolivie). Malgré la lumière magnifique, nous ne nous attardons pas trop à cause du vent froid qui nous saisit.

Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili

Nous ne reverrons le Pacifique que dans quelques milliers de kilomètres, au Pérou. En effet, nous allons maintenant vers louest, direction San Pedro de Atacama, notre dernière étape chilienne. Juste avant de partir, tout de même, Bibou fait changer le "moteur" de son pédalier : les roulements étaient usés et le pédalier commençait à avoir beaucoup de jeu depuis plusieurs centaines de kilomètres. Les grandes villes, ça a du bon aussi...

Létape, la dernière du Chili


Nous quittons Antofagasta. La sortie est sportive : une grande côte qui nous amène à 500 m daltitude et des travaux réduisant la chaussée à 1 voie dans cette côte... Mais en haut, nous avons 2 bonnes surprises : le vent a tourné et nous pousse désormais, et nous nous retrouvons seuls sur notre côté dautoroute en construction sur 100km!

Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili

Bibou continue sa série noire entamée avant Antofagasta : 6 crevaisons en 7 jours! Bon, cette fois encore, 3 "fausses" crevaisons : deux rustines décollées et une ancienne crevaison non réparée...

Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili

Nous arrivons ensuite à Baquedano, dont la principale attraction est son musée ferroviaire. "Musée" est un bien grand mot : pas de ticket dentrée, aucun panneau explicatif et bâtiments à labandon... Ça ressemble plutôt à un cimetière ferroviaire, mais les machines sont magnifiques et nous avions pu découvrir l'histoire de cette ligne au musée d'Antofagasta. Résultat : un endroit hors du temps, propice à la photographie!

Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili
Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au ChiliAntofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au ChiliAntofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili

Lors de notre bivouac, nous sommes accueillis et acompagnés jusquau lendemain matin par 3 chiots. Ils ont lair affamés et nous ne prenons pas le risque de les nourrir, de peur qu'ils nous suivent le lendemain... Mais ils sont joueurs : pendant la nuit, ils piquent la tongue de Tetef et nous la retrouverons mordillée à quelques mètres de là.

Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili

Depuis Antofagasta, nous montons. Tranquillement. Nous sommes à plus de 1000m daltitude, en plein désert, et nous découvrons les anciennes Oficinas Salitrera doù était extrait le salpêtre. L'industrie était florissante, en particulier grâce à la forte demande de l'agriculture europénne qui a besoin d'engrais (Nitrate). Les sites d'extraction riches en salpêtre se sont transformés en petite ville. La guerre de 14-18 a fortement ralenti le développement de cette industrie : les Allemands ont découvert comment fabriquer du nitrate synthétique, pouvant être produit en grande quantité et moins cher. Malgré de nouvelles techniques d'extraction et de traitement, toutes les Oficinas ont fermé petit à petit, laissant sur place des villes fantômes au milieu du désert. Nous sommes de nouveau en dehors du temps, nous baladant dans des rues qui étaient autrefois animées, essayant d'imaginer la vie quotidienne des travailleurs du salpêtre.

Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au ChiliAntofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au ChiliAntofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili
Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili

Lune des Oficinas a pourtant repris "vie" dans les années 70 : après des travaux de restauration sous la présidence Allende, lOficina Chacabuco a été transformée en prison sous l'ère Pinochet... Aujourd'hui, la plupart des sites ont été démantelés, afin de récupérer les métaux et le bois, et même les cimetières semblent avoir été visités!

Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili

Nous continuons notre route à travers le désert, en montant toujours tranquillement. Il ny a pas trop de trafic, mais un bouchon se distingue au loin derrière nous : un convoi exceptionnel ralentit la circulation et une longue file de voitures, de pick-up et de camions se forme. Nous découvrirons le lendemain que le convoi est à destination dun champ de 46 éoliennes! Le convoi nous dépasse lentement, nous profitons de son ombre pour rouler au frais.

Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili

Nous approchons de Calama, à plus de 2000m daltitude, mais nous nous arrêtons un peu avant pour bivouaquer. Le lendemain matin, il pleut dans le désert! Cela faisait presquun mois que nous n'avions plus connu la pluie... Et le lever du soleil transforme la grisaille du ciel :

Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili

Notre passage à Calama est rapide. Nous refaisons le plein de provisions, nous profitons dun petit restaurant pour ne pas faire la cuisine et nous nous baladons un peu dans cette ville-oasis dont les odeurs de végétation et dhumidité nous surprennent après notre séjour dans le désert.

Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili

Mais la ville grouille de monde et nous avons hâte de partir pour retrouver le calme. La sortie est rapide et nous nous retrouvons de nouveau dans des paysages désertiques. Nous continuons toujours de monter, mais cette fois, la pente saccentue et nous amène à plus de 3200 m daltitude, notre record! Nous découvrons alors de l'autre côté le Salar d'Atacama, entourés de montagnes dont certaines dépassent les 5000 ou 6000m...

Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili

La descente vers San Pedro de Atacama est frigorifiante : même avec le soleil qui tape, lair frais et la descente à près de 50km/h nous refroidit. En bas, les jambes tremblantes mais enfin au chaud, sous le soleil exactement, nous nous arrêtons pour déjeuner et inaugurons un nouveau type de pause-repos lorsquil n'y a pas d'ombre :

Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili

San Pedro de Atacama, enfin!

Nous nous dirigeons alors vers la Vallée de la Lune, aux portes de San Pedro de Atacama et nous sommes émerveillés par le spectacle : après plusieurs jours dans la monotonie du désert, nous traversons des montagnes colorées, salées, dont certaines sont recouvertes de dunes.

Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili
Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au ChiliAntofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili
Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili

Mais San Pedro de Atacama est une région très touristique et à mesure que nous avançons, il y a de plus en plus de monde, en voiture, en minibus et même à vélo. Nous arrivons en fin daprès-midi près de la grande dune de la Vallée, et cest une véritable marée humaine qui déferle alors pour voir le coucher de soleil.

Antofagasta - San Pedro de Atacama - 356 km - Dernière étape au Chili

Nous en profitons pour nous éclipser et aller bivouaquer à lentrée de la ville. Nous préférons un peu de calme avant de nous réhabituer à cotoyer autant de monde... Mais le spectacle de la Vallée de la Lune nous promet de belles choses à découvrir ici. Ce sera notre dernière pause au Chili avant de quitter ce pays, et sûrement une de celle qui va nous marquer!


Lalbum photo complet est disponible ici :

Et en bonus, voilà les paysages que l´on a traversés depuis plusieurs jours!

Repost 0
Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Chile
commenter cet article
22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 14:39

Vraiment les villes côtières nous enchantent. Contrairement aux villes du sud plus "austères", elles conservent un caractère authentique. Entre le port de pêche artisanal où se croisent les pêcheurs, les mouettes, les pélicans et les otaries, et les vestiges des activités industrielles, cest un plaisir de se balader sur la côte. Encore une fois, Huasco néchappe pas à la règle. Ajoutons à cela une eau turquoise, vraiment après la monotonie sur la panaméricaine, on est en admiration.

Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan

On profite de notre pause à Huasco pour mettre à jour le blog. On passe sur le port goûter les empanadas de fruits de mer. Puis on fait quelques courses avant de partir car on ne devrait plus croiser de grandes villes.

On bivouaque de nouveau dans les dunes, loccasion de faire un feu et découter les vagues s'écraser sur la plage. Sur cette route on croise des villages fantômes. Ça doit grouiller l'été mais là en plein hiver y'à personne.

Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan

Tant mieux, nous on adore le calme. Comme nous avons un rythme soutenu depuis le départ de Santiago on saccorde une pause à Carrizal Bajo. Cest un minuscule port, où l'on fait sécher les algues et on attend que le temps passe tranquillement. Accesoirement ils attendent aussi l'arrivée de l'électricité depuis plus de 30 ans.
La chambre qu'on dégotte a une petite terrasse face à la mer, le rêve!

Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan

On demande à la proriétaire si on peut utiliser sa machine à laver, car franchement ça devient urgent... Réponse de lintéressée: "Mais oui vous pouvez, cest le bac qui est là". Alors un peu d'huile de coude et c'est parti pour le grand nettoyage. Faut dire que même si elle avait eu une machine il n'y a de l'électricité qu'entre 19 h et 2h du matin dans le village (Y'a au moins ce générateur en attendant la connexion au réseau)...

On repart le lendemain pour profiter du désert. On aperçoit ça et là des fleurs, des cactus globuleux, des dunes. Malheureusement on ne verra pas le désert fleuri, c'est pas la saison, mais on profite quand même de quelques plantes.

Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan
Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océanHuasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océanHuasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan
Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océanHuasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan

Dans ces paysages vides, on fait nos 14 000 km, pas mal en 10 mois!

Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan

Désormais, lorsquon est dans des zones aussi désertiques, une heure avant de sarrêter, on glâne du bois le long de la chaussée. Les journées sont chaudes (On a même ressorti les shorts cachés au fond de la sacoche depuis Ushuaïa), mais les nuits sont fraîches. Alors un petit feu en mangeant c'est toujours agréable.



Les paysages sont impressionnants, entre les rochers, les falaises de la cordilière côtière et surtout le vide. Par moment on se croit sur la lune et parfois sur Mars.

Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océanHuasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océanHuasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan
Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océanHuasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océanHuasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan
Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan

Nous traversons le parc national Pan de Azucar. Encore une fois gratuitement, mais parce quon est hors saison! Nous voulions prendre un petit bateau pour aller voir lîle et surtout les pinguoins. Mais à croire que les Chiliens ne veulent pas bosser: nous n'étions que 8 personnes à attendre, au lieu de 12 pour un bateau complet... Tant pis on poursuit notre route en pénétrant dans le parc pour aller voir un mirador. C'était magnifique, une vue incroyable sur la baie, l'île et un magnifique coucher de soleil.

Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan

En redescendant, on se planque dans un petit ravin. Il ne pleut presque jamais donc on devrait rester au sec. Une nuit sans un bruit.

Le matin Tetef a enfin retrouve la Gopro, voici donc une petite video:

Le calme est vite terminé lorsquon retrouve la "Panam", on resort les boules quiès! La route est plutôt agréable, moins de trafic, quelques petits cols et surtout un bel acôtement. Mais un nouvel incident technique survient depuis quelques jours sur Diabolo, le vélo de Tétéf. Au niveau du dérailleur, la chaîne se bloque. Est-ce que les petites roulettes ont été montées à lenvers? Est-ce que notre huile s'encrasse trop avec toute la poussière? Toujours est-il que la chaîne casse! Pff ça fait à peine 2000 bornes qu'on roule avec. On répare avec un nouveau maillon, ça à l'air de tenir.



Si tous les jours nous pouvions avoir le rythme dun courreur cycliste, ça serait le pied. Eh bien un matin, une descente de 30 km nous ramène dune altitude de 700 m au bord du Pacifique, à Taltal. Plus de 28 km/h de moyenne, que du bonheur! En arrivant dans la ville tout semble endormi. On croise presque personne, bon des chiens qui dorment (Ils ont dû aboyer toute la nuit!). Le gardien de la mairie nous informe que c'est un jour férié, c'est la célébration de la Vierge du Carmen. On part à la recherche d'une chambre. Les gens dorment encore à 11h, on les dérange. A croire qu'ils ne veulent pas bosser eux non plus... Au bout de 4/5 hotels tout est à chaque fois complet! D'une part c'est les vacances d'hiver ici et en plus les chambres sont occupées par les gars qui bossent dans les mines aux alentours...

Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan
Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océanHuasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océanHuasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan
Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océanHuasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océanHuasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan
Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan

Enfin nous trouvons notre bonheur dans une superbe maison en bois, fin dXIXème. On y reste 2 jours. La ville est coincée entre la mer et la montagne. Paisible, avec de superbes bâtiments. Ya également un petit air de Valparaiso avec les beaux graffitis qui parsèment la ville. On se repose, on se balade, on profite du calme et de la fête le soir (Procession d'une Vierge sur roulettes avec guirlandes électriques). Bref un bon repos avant une l'Epreuve! Oui le pire est à venir et ça nous travaille de plus en plus...

Cette épreuve, cest la redoutable côte/cuesta de Paposo. En 50 km, on part de la mer et on doit passer les 2000 m daltitude en plein désert d'Atacama. D'abord, on n'est jamais monté aussi haut, ensuite il nous faut beaucoup d'eau donc du poids en plus et enfin il n'y a pas de ville ou village pour se ravitailler le long de la route... On a mis un jour et demi pour le faire. C'est clair ça grimpait dur, du 10% au début sur 7 km. On aurait même pu s'éviter une partie du poids en demandant de l'eau aux mines sur le chemin. Mais finalement, tout se fait à vélo avec du temps,du courage et de la préparation. On s'est fait une bonne pause réparatrice après avoir passé les 1000 m. Le lendemain, on atteint un nouveau but, on passe le cap des 1370 m d'altitude, notre précédent record (premier mois du voyage au Brésil), puis finalement on dort à 2300m. Pour l'eau, c'était simple en fait: on montre une bouteille vide aux voitures et camions, et automatiquement ils s'arrêtent. En 5 minutes on récupère 6 litres! Plus simple que le stop...

Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan
Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océanHuasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan
Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan

Mais pourquoi monter si haut? Dabord, on na pas vraiment le choix : la route ne longe pas la côte. Elle s'enfonce dans les terres et à cet endroit du Chili, les 2 cordillières (des Andes et de la côte) se rejoignent, il n y a plus de vallée à faible altitude. Et surtout, on va visiter le plus grand observatoire optique de l'hemisphère sud! Le Paranal, créé, payé et géré par l'Europe.

Voici une petite video du paysage au reveil :

Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océanHuasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan
Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan

La visite en anglais est passionante. On apprend comment fonctionnent les nombreux téléscopes et on peut voir de près un des monstres qui scrute le ciel plus de 350 nuits par an tellement le ciel est pur ici. Des dimensions gigantesques et de la technologie de pointe pour essayer de capter des images comme si on était dans lespace.

Lobservatoire du Paranal est le plus avancé, mais pas le seul géré par l'Europe ici : un observatoire plus ancien (mais toujours sophistiqué) existait déjà et 2 mégas projets sont en cours au Chili pour avoir un téléscope optique encore plus grand et un grand réseau d'antennes pour capter les rayonnements de l'univers. Une autre dimension...

Pour plus dinfos :

Pour accèder à lobservatoire du Paranal à 2600m, on a un peu triché : comme la visite débute à lentrée du site à 2350m, on ne pouvait pas monter avec nos vélos et suivre le rythme des voitures... Mais, à 2300m d'altitude, 2 mecs à vélo, ça étonne, alors on vient nous parler. On a la chance de rencontrer alors des Québécois, Alain, Francine et Simon, qui nous accueillent dans leur "char" pour la visite de 2 heures. Mais surtout c'est l'occasion de converser en Français sur nos voyages respectifs.

Huasco - Antofagasta - 720 km - Désert, étoiles et océan

Les Québécois logent à Taltal, ville que nous avons quittée il y a quelques jours. Tétéf y a oublié/perdu son journal de bord, un carnet dans lequel il écrit chaque soir les évènements de la journée. Bref tout ce qui concerne presque 6 mois de voyage... Mais comme le hasard veut que les Québécois logent à côté de lhôtel où nous étions, nous leur demandons sils peuvent passer récupérer le carnet. Deux jours plus tard, un mail d'Alain nous apprendra qu'ils ont retrouvé le carnet! Celui-ci va donc faire un petit tour du côté de la belle province avant d'être expédié en France. Vraiment merci les Québécois, le hasard fait bien les choses!



Après notre visite de lobservatoire, nous entamons la descente. Nous passons une nuit "fraîche" dans le désert... Au cours de la nuit le thermomètre annonce -2°C dans la tente. Mais rassurez-vous, nos duvets nous gardent bien au chaud. Au réveil on se rend compte que leau a gelée! Mais il faut avouer que le plus dur ces jours-ci, c'est le vent. On l'a en pleine face et malgré la descente, il nous freine beaucoup.

Finalement nous arrivons de nouveau sur la côte, après avoir descendu 2000 m en une étape de cent kilomètres. Bibou a encore crevé, bon cette fois c'est une rustine qui n'a pas tenu. Ça change des morceaux de métal. Euh il a aussi crevé en montant à l'observatoire... Et oui encore lui!

Toujours est-il que nous sommes à Antofagasta, ville de 300 000 âmes. Après le désert pendant 4 jours, il va falloir s'y faire. On compte s'y reposer et faire le plein avant notre dernière étape au Chili qui doit nous conduire à la frontière argentine...

Les photos de cette étape sont visibles dans cet album:

Repost 0
Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Chile
commenter cet article
17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 15:00

Nous sommes en ce moment dans des régions désertiques, avec un point deau à plus dune journée de vélo. Alors, on roule, on pédale et on a le temps de réfléchir.


Au premier abord, un voyage à vélo, ça paraît écolo. On est fier de soi, on se dit qu'on fait un geste pour la planète et qu'on recevra peut-être le prix nobel de l'écologie (à inventer).


Mais les grandes étendues sèches du Chili nous obligent à peser le pour et le contre. Alors, voilà le détail de nos réflexions.


1) Alors, effectivement en vélo, on ne brûle pas de pétrole, pas besoin d'huile de vidange, et pas de moumoute sur le volant. Mais il ne faut pas se leurrer : pour l'instant, on a fait plus de kilomètres en avion (25 000 km) qu'à vélo (14 500 km). Donc, il faut chercher ailleurs...

Entracte Réflexions - Ecolo ou pas écolo ?

2) On avait fait le bilan de tout ce quon avait perdu sur la route (torchon, t-shirt, tongues...). On peut ajouter à cela : bouchons doreilles, gant de toilette, emballage de paquet de gateau. Même en faisant attention, on sème pas mal de choses dans la nature qui vont mettre quelques années à se dégrader. Mais, on essaye de se rattraper. On a ramassé sur la route : un couteau suisse, 2 paires de lunettes, 2 casquettes, des fruits, et du bois. Oui, le bois, c'est pour faire un feu quand il n'y a aucune végétation comme ici. Et on en trouve pas mal sur bord de la route avec tout ce qui tombe des camions et les restes de bois des travaux de la route. Donc, on peut dire qu'à ce niveau-là, on est neutre.

Entracte Réflexions - Ecolo ou pas écolo ?Entracte Réflexions - Ecolo ou pas écolo ?

3) On consomme peu deau : vu quon la transporte sur les vélos, on a tendance à l'économiser. On se lave peu pendant les bivouacs (oui, on est sale...), on lave le minimum de vaisselle, on remplissait nos gourdes aux torrents au sud du Chili et (surtout au Brésil et au Paraguay) on remplaçait une partie de l'eau par la bière. Au Chili, on a fait un peu la même chose avec le vin. Bon, effectivement, quand on roule, on est écol'eau. Mais quand on fait une pause à l'hotel, on se lâche : douches de 30 minutes et lessive à la main qui consomme beaucoup d'eau. Au final, on devrait quand même avoir une bonne note sur notre consommation d'eau!

Entracte Réflexions - Ecolo ou pas écolo ?Entracte Réflexions - Ecolo ou pas écolo ?

4) Nous utilisons les routes faites pour les voitures, les camions et les bus. Certes, nous ne sommes pas responsables des dégats environnementaux causés par les routes, mais on encourage, voire on cautionne lasphalte qui nous fait du bien au dos.

Entracte Réflexions - Ecolo ou pas écolo ?

5) Côté nourriture, on est pas très bon non plus... On sapprovisionne petit à petit, on ne jette rien, on essaie de manger des fruits et légumes de saisons. Mais... oui, au nord du chili, cest sec, y'a pas d'eau, rien ne pousse, alors forcément, tout ce qu'on achète ici vient d'ailleurs, en camion. On avoue également l'achat de boîtes de champignons provenant de Chine et de thon de Thaïlande. Mais pour le thon, on ne peut pas faire autrement : il est vraiment bon celui de Thaïlande... Et quand on sait que le Chili est l'un des principaux producteurs de poissons au monde, c'est une honte...

Entracte Réflexions - Ecolo ou pas écolo ?

6) Niveau déchets, difficile de savoir. On a limpression de jeter peu, mais on achète surtout des petites portions qui génèrent plus de déchets. Contrairement aux Chiliens du nord, on ne jette pas le long de la route, on attend la ville pour déposer notre sac dans un container. Mais ici, pas de tri sélectif ou de recyclage, tout part dans une décharge loin de la ville. Bilan mitigé.

Entracte Réflexions - Ecolo ou pas écolo ?

7) Enfin, dans notre liste, nous avons notre matériel électrique et électronique. Fabriqués dans des pays dAsie à bas coûts, utilisant des métaux lourds dangereux pour lenvironnement, consommant de l'électricité produite avec les centrales du coin. Certes, nous avons notre dynamo sur la roue avant, mais ça ne permet pas de tout charger, donc nous utilisons le secteur. Même si, au Chili, une partie de l'électricité est hydraulique et peu polluante a priori, la construction de la centrale et l'impact sur l'environnement immédiat n'est pas beau à voir (Patagonia sin represas!)... Ajoutez à cela qu'on surfe sur internet et qu'on utilise un blog hébergé sur un serveur qui consomme beaucoup d'énergie pour être refroidi, et de ce côté-là, on est vraiment pas bon.

Entracte Réflexions - Ecolo ou pas écolo ?

Bilan global? Eh bien, notre voyage à vélo a peut-être autant d'impact que si on était resté en France. Alors, on aurait tendance à dire : pas écolo. On essaiera de s'améliorer dans les mois qui viennent, on pourrait tenter de rentrer en France à la rame, on ne mangera que des avocats et des clémentines au Chili, et pour la suite, on avisera.

Si vous avez des compléments à nous soumettre, n'hésitez pas, ça nous fera de la matière pour les prochaines étapes désertiques de notre périple...

Entracte Réflexions - Ecolo ou pas écolo ?
Repost 0
Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Chile
commenter cet article
9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 16:36

Après notre semaine de "vacances" sur lîle de Pâques, nous reprenons notre route. Nous avons toujours la même envie de continuer, nous avons étudié un peu la route vers le nord, demandé des conseils, mais les options ne sont pas infinies : le pays est très étroit dans cette partie-là, il y a peu deau, peu de régions développées et donc peu de routes. Nous allons devoir emprunter la route que nous avions évitée à tout prix dans le sud de chili : la Ruta 5 ou Panaméricaine...


D'autre part, en préparant la route, nous nous sommes rendus compte qu'il nous reste encore beaucoup de kilomètres à parcourir pour peu de temps. Notre visa touriste expire d'ici début août, ce n'est pas pour tout de suite, mais nous devons parcourir plus de 1500 km et sortir du Chili par une route passant à plus de 4 000 m d'altitude! Ca va être sport...


Tic-tac, tic-tac... le compte à rebours a commencé!


La sortie de Santiago par les "petites routes" se passe plutôt bien. Il fait gris, nous longeons l'aéroport puis les décharges de la ville. Et nous nous rendons compte que globalement toutes les routes sont sales, jonchées de bouteilles plastiques, de sacs, de canettes, de bouteilles en verre... Tout ce qui se consomme dans la voiture et dans la cabine du camion peut être jeté par la fenêtre. Ajoutez à cela les débris de pneus éclatés et tout ce qui peut tomber d'un camion et vous obtenez notre 13 000 ème kilomètre!

Santiago - Huasco - 972 km

Nous arrivons sur notre première portion de la Panaméricaine. Comme nous sommes encore près de Santiago, cest une autoroute chargée de camions, bus et voitures. Nous roulons sur la bande de côté, pas de risques, mais le bruit est usant au bout de la journée. Nous terminons même sous la pluie, mais notre bonne étoile veille sur nous : nous trouvons un bivouac inattendu à larrière des vestiaires d'un stade de foot! Nous serons sous un toit pour la nuit, au sec et prêt à repartir le lendemain!

Santiago - Huasco - 972 km

Nous bifurquons ensuite vers la côte. Après un petit col à 550 m, nous descendons vers locéan, retrouvons le soleil et arrivons vers les quartiers chics : ici, les zones résidencielles estivales sont surveillées par un gardien à lentrée, la plage est privatisée et ça continue à construire à flanc de montagne avec vue sur la mer. Encore une fois, nous trouvons un bivouac parfait : entourés par les résidences vides à cette époque de l'année (ici, c'est l'hiver), nous profitons d'un coucher de soleil magnifique.

Santiago - Huasco - 972 km

La route se poursuit sur la côte, avec le Pacifique sécrasant sur les falaises. Malheureusement, la route sarrête et nous devons retourner sur la Panaméricaine. Mais cette fois, une nouveauté : les boules Quiès! Parfait pour profiter du paysages, sans être assailli par les bruits stridents et ronflants des gros moteurs passant à quelques mètres de nous. En revanche, ça n'empèche pas les crevaisons : 3 en 3 km! 2 pour Tetef et 1 pour Bibou... L'avantage, c'est qu'on fait nos pauses déjeuner sur la plage!

Santiago - Huasco - 972 km

Nous pensions que rouler sur lautoroute serait ennuyeux, mais la Panaméricaine longe locéan sur cette portion et c'est grandiose. Le dénivelé est chaotique, mais cela permet d'apprécier le paysage vue d'en haut :

Santiago - Huasco - 972 km

Puis vient la pause : nous quittons la Panaméricaine, bifurquons vers les terres et traversons une vallée désertique. Ici,il y a très peu deau et nous trouvons nos premiers cactus recouvrant les montagnes.

Santiago - Huasco - 972 km

Nous grimpons au coeur dune vallée à plus de 1100m, avec une vue sur la Cordillière des Andes enneigée, avant de redescendre à Combarbala, petite ville sans beaucoup dintérêt sauf... son observatoire astronomique! La région nord du chili est en effet idéale pour l'observation des étoiles : air sec, nuits claires quasiment toute l'année et peu de pollution lumineuse (car peu de villes...). Donc, après notre journée de vélo, nous repartons à la nuit tombée vers l'observatoire, à croire qu'on n'en avait pas eu assez... Mais cela valait le détour : pendant les 2 heures de visites pour nous tout seuls, nous découvrons le ciel de l'hémisphère sud, trouvons de nouveaux repères et voyageons vers les étoiles à quelques millions d'année-lumière de là. Nous avons même la chance d'observer Saturne et ses anneaux. Nous repartons un peu fatigués, mais émerveillés par tout ce que nous avons vu ce soir.

Santiago - Huasco - 972 kmSantiago - Huasco - 972 km
Santiago - Huasco - 972 km

Nous continuons ensuite vers La Serena, route sans grand intérêt, dont le trafic sintensifie à mesure quon s'approche de la grande ville. Nous sommes accueillis chez Léonardo et sa famille. Nous profitons de cette petite pause pour visiter La Serena, ville coloniale bien conservée et Coquimbo, ville portuaire aux allures de Valparaiso!

Santiago - Huasco - 972 kmSantiago - Huasco - 972 kmSantiago - Huasco - 972 km
Santiago - Huasco - 972 km

La suite sannonce sportif : la sortie de La Serena est plutôt simple, au bord de la mer. Nous avons retrouvé la Panaméricaine, mais celle-ci sest transformée en grosse nationale. Finie la 4 voies, place à la 2 voies, mais toujours avec notre bande sur le côté (ouf...).


Puis nous rentrons dans les terres et les montagnes. On enchaîne alors les cols : 560m, 1270m et 1100m. C'est un peu l'entraînement avant les choses sérieuses au nord du Chili... Les paysages sont de nouveaux désertiques et splendides.

Santiago - Huasco - 972 km

Quelques villages sont parsemés sur la route, vivant grâce au mines alentours et au trafic de la route. Cela nous permet en tout cas de trouver de leau régulièrement, sans avoir à en transporter beaucoup. Nous passons à côté de 2 observatoires scientifiques, situés eux à plus de 2500m. Les conditions sont optimales ici. Mais pour un bivouac, il vaut meiux être bien préparés : alors que le soir, on installe la tente en tongues, le matin, avec 2°C, il faut être bien couvert pour préparer le petit déjeuner. Mais le paysage autour est unique!

Santiago - Huasco - 972 km

Le trafic sur la Panaméricaine est intense et laisse sur le bord de la route pleins de débris. Nous récoltons de nouveau un bout de verre (dans le pneu de Tetef) et un fil de fer (dans le pneu de Bibou). Il ne faut pas quon perde la main pour les réparations de crevaison...


Enfin, nous redescendons vers la mer, sur une longue pente de près de 100km. Un peu de repos pour les jambes! Nous retrouvons une grande ville sur notre chemin, pratique pour faire le plein, mais après ces quelques jours au milieu de nulle part, nous sommes pressés de repartir...


Nous arrivons enfin à Huasco, petite ville portuaire, active pour son port minier et pour le tourisme en été. La cote est magnifique et donne envie d en voir plus!


Depuis notre sortie de Santiago, nous avons ressenti un vrai changement : à peine quelques centaines de kilomètres au nord, et le manque deau rend les paysages désertiques, tout étant concentré dans les quelques vallées fertiles où coule une rivière, on nous prend de nouveaux pour des extraterrestres, on nous offre même des oranges lors d'une petite pause sur la place d'un village, on trouve aussi des clémentines tombées d'une camionnette... Un nouveau voyage a commencé!

Santiago - Huasco - 972 km

Cette fin d'étape annonce quelques jours tranquilles : nous allons longer la côte pendant près de 200 km, sur de petites routes, loin du trafic de la Panaméricaine. On va retrouver le calme!


Vous pouvez retrouver toutes les photos sur le lien suivant :

Repost 0
Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Chile
commenter cet article
28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 17:21

Des mois que nous y pensons et enfin nous voilà prêt à prendre l'avion pour s'envoler vers cette destination hors du commun : l'île de Pâques. Depuis tout petit on a l'image de ces statues de pierre. On les imagine partout sur l'île. On s'imagine aussi les voir avec une lumière, une ambiance. Puis on se dit aussi que devant chaque statue il y aura des dizaines de touristes. Plus on voyage, moins on aime les touristes (Paradoxe?).

Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!

Et puis un matin le réveil sonne à 4h30. Cest parti pour lexpédition! On part en bus pour traverser Santiago, on rate presque une connection pour aller a l'aéroport. Enfin nous embarquons dans le boeing. 6 h plus tard, 3700 km, 4 films et un petit dej "dînette", nous voici sur l'île.

Une semaine sur lîle, ça va nous laisser du temps pour visiter les sites, se reposer et profiter de la plage. Mais cest mal connaître vos deux voyageurs qui ont une telle soif de découverte. Cette fois sans les vélos, car ça nous semble toujours compliqué de les mettre en soute, surtout pour un aller-retour... Puis une semaine pour reposer les gambettes, après 9 mois à pédaler, ça ne fera pas de mal. Voilà, ça c'était ce qu'on se disait avant de débarquer sur l'île...

Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!

Mais finalement lîle est pleine de sites, de surprises et dattraits. Il est temps de vous détailler ce que nous y avons fait.

En sortant de lavion, une lègère pluie nous accueille et personne ne nous attend avec un collier de fleurs. Pourtant nous sommes bien sur un nouveau continent: lOcéanie. En bon routard, on s'oriente vers le camping Tipanie Moana qui s'est révélé un excellent choix.

Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!

Les statues, les Moaïs

Il y en a environ 900. La plupart des statues sont à terre, sauf les quelques sites restaurés. Ya pas à dire, elles sont impressionantes. En plus, avec locéan à perte de vue, c'est un régal de les observer... Chaque jour on essaye de jongler entre le lever et le coucher du soleil pour apprécier encore davantage la magie des lieux. D'ailleurs les nombreuses statues en ruine donnent un côté très romantique.

Les statues sont presque toutes identiques, la création artistique était sans doute limitée. Mais leur nombre et leur taille varient selon les endroits. Ça va de une statue à plus de quinze.

Les statues sont disposées sur des autels appelés ahus. Cest une aire sacrée autour de laquelle devaient se faire les cérémonies.

Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!
Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!

Les statues proviennent toutes de la même carrière, Rano Raraku. Celle-ci à flanc de volcan est un des lieux les plus incroyables. En effet on peut croire que les sculpteurs ont laissé du jour au lendemain leur travail. Certains Moaïs toujours prisonniers de la roche sont à peine esquissés, dautres sont dune grande finesse, à peine ravagés par les assauts du temps. Surtout, ce qui surprend, c'est le nombre de statues, près de 400, soit 45% du total de l'île. Nous découvrons le site au lever du soleil. Autant vous dire qu'il n'y a personne. Bon c'est normal le site ouvre au public plus tard. Raison de plus pour en profiter égoïstement. On termine la visite par le cratère et encore une fois les statues sont là debout à attendre on ne sait quoi. Comme nous ne voulons pas payer les 50€ du parc national par personne (!!!), il faut partir avant l'arrivée des gardes. Pas de problème, on redescend le flanc du volcan, accompagnés de deux chiens! Mais ils ne nous ont pas aidé à trouver le meilleur chemin. On passe dans des herbes plus haute que nous!

Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!
Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!

Cette journée est très productive. Nous avons loué une voiture. Voilà 9 mois que nous navons pas conduit... Mais bon, cest comme le vélo, ça ne se perd pas!

Jentends déjà cetains sexclamer: "Mais vos vélos, vos bornes, l'entretien de vos molets?" Tout d'abord on a le droit nous aussi de prendre des vacances et de plus nous voulions louer des vélos. Mais pas moyen de trouver un vélo avec porte-bagage sur l'île. Bref si c'est pour faire du vélo avec un sac à dos et surtout regretter nos montures... Et puis c'était pas beaucoup plus cher de louer une voiture.

Nous poursuivons la visite par lahu Tongariki avec ses 15 Moais. Puis nous longeons la côte nord pour visiter dautres sites non restaurés. Notamment Papa Vaka qui avec ses pétroglyphes est intéressant. Merci la France et l'ONF pour les panneaux d'information. Ah vive la signalétique!

Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!

Le midi on mange face aux magnifiques statues dAnakena, sous les cocotiers au bord de la plage. Les Moais sont très bien conservés puisquils étaient avant la restauration ensevelis sous le sable. Ils ont même gardé leur coiffe qu'on appelle Pukao (On a aussi visité la carrière Puna Pau où les Rapa Nui extrayaient ces pierres de lave rouge). Au musée, on peut également voir un oeil qui a été retrouvé sur cette plage. Avant de repartir on prend soin de cacher de l'eau près de la plage... C'est important pour la suite.

Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!

Le culte de lhomme-oiseau - Tangata Manu


Lautre site admirable cest O'Rongo. C'est à la fois un lieu historique et un spectacle de la nature. Pour y aller nous nous sommes levés tôt. Après avoir traversé Hanga Roa, la seule ville de l'île, on commence l'ascension du volcan. Avec les premiers rayons du soleil on découvre le cratère Rano Kau. Il est rempli d'eau douce et d'un marais. Enfin nous arrivons à O'rongo. Ce lieu était sacré pour les habitants qui après avoir délaissé et abattu les moaïs, vers le 18e siècle, se sont tournés vers un nouveau culte: l'homme-oiseau. Chaque année avec l'arrivée des oiseaux migrateurs, des hommes devaient aller récupérer sur l'îlot en face le premier oeuf. Ce rituel a laissé beaucoup de traces, comme des maisons en pierres, mais surtout des pétroglyphes représentant l'homme-oiseau. Ce qui frappe sur ce lieu c'est le contact avec la nature avec d'un côté la bordure du cratère et de l'autre la falaise surplombant l'océan et les îlots. A couper le souffle!

Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!
Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!

Une rando exceptionelle


Pendant notre séjour, hormis la journée en voiture, nous avons randonné tous les jours. Vous voyez, on peut aussi se déplacer sans vélo. Lîle nest pas si grande et c'était un moyen de prendre le temps pour découvrir chaque site. Il n'y a pas que des sites archéologiques d'ailleurs. Comme l'île est d'origine volcanique, il y a d'anciennes coulées de lave qui ont formé des cavernes. Avec notre petite lampe nous voici partis à l'assaut des grottes. Bon, on n'est pas spéléos, mais on a beaucoup aimé. Même quand il falait se mettre dans la boue!

Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!

Pour terminer notre séjour, nous voulions profiter dune partie de lîle qui n'est accessible qu'à pied ou à cheval. Mais pour s'éviter des allers-retours on prend avec nous la tente pour pouvoir bivouaquer une nuit. Officiellement il n'est pas autorisé de camper dans le parc national. Mais d'une part on sait que les locaux le font et d'autres part ça fait des mois qu'on campe n'importe où. On ne va pas vous le cacher c'était une rando magnifique. Entre les sites, les paysages, la lumière du coucher et du lever du soleil, la solitude (on a croisé personne sauf des chevaux et des vaches) cette découverte insolite de l'île restera comme l'un des meilleurs souvenirs. On a terminé le tour par l'asension du volcan Tere Vaka (509 m) qui surplombe l'île. Un bon moyen pour voir la mer à 360°. Bon on vous livre un petit secret. Pour ne pas trimbaler des litres d'eau dès le début on avait planqué 4 litres sur la plage d'Anakena, en vue de la rando. Malins! Beaucoup moins malin c'est les ampoules de Tetef, peut être que ses chaussures commencent à s'user...

Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!

Une semaine cétait finalement très court. Mais nous avons eu le temps dapprécier les beautés de l'île, de connaître davantage les Rapa Nui, de s'enchanter devant la démesure des statues et surtout d'éviter les hordes de touristes. Le temps n'était pas époustouflant, beaucoup de vent et de grosses averses. Mais en repartant, on en sait plus sur l'histoire de l'île. Ses mystères se sont pour la plupart dissipés. Mais il reste quand même des questions sur cette civilisation. L'article n'avait pas pour but de raconter l'Histoire de l'île. C'est vrai que celle-ci est passionnante et depuis la découverte de l'île, le jour de Pâques 1722, beaucoup se sont épanchés sur l'origine des statues et la disparition de la civilisation : des ovnis jusqu'aux Incas en passant par le désastre écologique. Mais bon les mystères sont moins présents. Pour ceux que ça interesse voici un article pas trop mal à lire sur Le Monde:

Île de Pâques - Rapa Nui, vacances sans vélo!

Tout de même nous repartons avec une question: Mais où sont passées les jambes des Moaïs? Cest vrai sans jambes ils peuvent pas faire de vélo. Mais ça ne les a pas empeché davancer...

Les vacances sont finies, il est temps de rentrer à Santiago et de retrouver nos vélos pour poursuivre le voyage... Direction le nord et le désert dAtacama!

Voici notre selection sur les centaines de photos que nous avons prises :

Repost 0
Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Chile
commenter cet article
24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 00:49

Depuis le temps quon en parlait et quon le préparait... Ca y est, on est à Santiago! On a même dépassé Buenos Aires en latitude, on aura mis 4 mois pour remonter alors qu'il nous avait fallu un peu plus de 3 heures pour descendre jusqu'à Ushuaia en avion... Mais tout ce qu'on a vu jusque là valait le détour. Nos vélos ont commencé à fatiguer, mais on a pu tout réparer avant d'arriver ici, alors...

Maintenant, on est en vacances à Santiago, sous le soleil exactement!

En arrivant, nous avons été accueillis chez OCar, Jota et Camila, puis chez Daniel. OCar prévoit lui aussi un tour d'Amérique du Sud à vélo d'ici quelques mois, on échange pas mal sur le matériel, les vélos, le trajet... (Voici son blog en anglais) Le dimanche, on part visiter la ville avec lui et Camila. On passe au marché où nous achetons nos premières fraises de l'année, on fait le plein de légumes pour les jours à venir, puis on passe devant le Palacio de la Moneda, siège de la présidence.

Santiago - Entre soleil et lumières

Le lendemain soir, on part avec OCar et ses amis en vélo en "opération commando" au sommet du Cero San Cristobal. Normalement, le parc est fermé la nuit, mais on passe sans bruit devant la guérite du gardien, et on continue toutes lumières éteintes jusquau sommet. Là-haut, le spectacle est magnifique, on découvre la ville et ses artères toutes illuminées, on devine l'étendue de la métropole et ce spectacle n'est que pour nous!

Santiago - Entre soleil et lumières

Pendant ces quelques jours à Santiago, on a repris nos habitudes citadines : vélo sans sacoches (le pied!), musées, balades à pied, restaurants...

Santiago - Entre soleil et lumières

Il y a tout de même un inconvénient : la pollution recouvre la ville dune brume dense, on naperçoit que la cime des Andes, et lors de notre expédition sur le Cero San Cristobal, nous avions parfois du mal à respirer à cause du smog et de l'effort :

Santiago - Entre soleil et lumières

Enfin, nous avons eu une révélation à Santiago. Comme en Inde, le Chili a un animal sacré : le chien! Il avait tendance à nous empêcher de dormir la nuit, il fouillait nos sacoches ou il nous suivait sur les routes, mais on ne comprenait pas pourquoi il y en avait tant... Mystère résolu : quelque soit lendroit où il se pose, les gens lévitent, le laissant tranquille telle une vache indienne, même s'il se trouve sur une rue piétonne commerçante un samedi après-midi :

Santiago - Entre soleil et lumières
Santiago - Entre soleil et lumières

On découvre enfin le musée historique national, retraçant lhistoire du Chili depuis les premiers peuples jusquà aujourd'hui (quasiment...). A l'image de l'Argentine, l'indépendance et la construction de l'Etat se font par étapes, parfois dans la douleur. Le territoire chilien s'agrandit petit à petit, en repoussant tout d'abord les Espagnols, puis en occupant les terres des peuples d'origine, même si certains, comme les Mapuches, résistent jusqu'à la fin du XIXème. La dernière extension du territoire a lieu pour prendre le contrôle des déserts riches en nitrate et en minéraux : la guerre du Pacifique fait perdre à la Bolivie son accès à la mer, et au Pérou la province limitrophe avec le Chili. Cet épisode qui date de près d'un siècle et demi est encore "célébré" aujourd'hui au Chili, ce qui agace forcément les 2 voisins perdants...

Le Chili a construit une démocratie, jusquà élire un président socialiste, Salvador Allende, dont le programme de nationalisations ne plaisait pas à tout le monde. Ajoutez à cela une économie en perte de vitesse, des relations étroites avec Castro et Che Guevara, et au bout de 3 ans, un coup détat militaire mené par Augusto Pinochet, le chef des Armées, renverse le pouvoir, Allende étant retrouvé suicidé. Le musée historique s'arrête là. Pas de présentation de la période militaire de 73 à 88. On nous apprend également que cette partie de l'histoire chilienne n'a été ajoutée au programme scolaire que récemment. Pour en savoir plus, il n'y a qu'un moyen... Wikipédia! L'histoire n'est finalement pas si simple : si certains le considèrent comme un dictateur ayant supprimé les libertés et massacré une partie des opposants (les autres s'exilant majoritairement en Europe), d'autres le considèrent comme le sauveur contre le communisme, ayant ramené la prospérité économique et ayant cédé le pouvoir lorsque la constitution le stipulait. D'ailleurs, lors de la transition démocratique et jusqu'en 1998, il est resté chef des Armées, conservant même son siège de sénateur jusqu'à sa mort en tant qu'ancien président. Malgré les nombreuses enquêtes et affaires sur Pinochet, celui-ci n'aura pas été jugé et il aura emporté une partie de la vérité dans sa tombe...

Pendant ces quelques jours à Santiago, on aura eu aussi loccasion de découvrir une recette culinaire cuisinée par nos hôtes : le curanto. La préparation est spéciale, le mélange des ingrédients est particulier et le goût est surprenant! Cest un plat composé de saucisses, de poulet, de fruits de mer, de chou, de pate à pain et de préparaton à la pomme de terre type gnocchi... Résultat : un repas parfait, comme en famille, un dimanche après-midi!

Santiago - Entre soleil et lumièresSantiago - Entre soleil et lumières
Santiago - Entre soleil et lumières

L´album photo de Santiago est disponible vers ce lien :

Mais nous avons déjà la tête ailleurs : notre prochaine destination est juste incroyable pour nous, nous allons pouvoir enfin approcher les mystères de lIle de Pâques! En attendant, nous faisons une activité que nous navions pas faite depuis quelques mois : remplir un chariot de provisions pour 1 semaine! Eh oui, la nourriture est transportée par avion sur l'île et tout est 2 fois plus cher, alors on profite de notre séjour à Santiago pour faire le plein.

Santiago - Entre soleil et lumières

Maintenant, direction l'Ile de Pâques!

Repost 0
Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Chile
commenter cet article

Stats

Nous sommes rentrés!

Daisypath Vacation tickers

Kilometrage Localisation
Au 04/09/2014 Au 04/09/2014
30 431km Cayenne

Où sommes-nous?

Nous contacter

   enveloppe

Catégories

Traduce / Translate