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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 04:57

Dernières heures au Vénézuela

Avant de quitter le Vénézuela, nous passons 2 jours à Santa Elena de Uairen, à la frontière. Mais, cette fois, celui qui devait nous héberger nous emmène dans un petit hôtel miteux, dans notre budget (petit lui aussi, au Vénézuela...). Nous plantons la tente dans le couloir, les chiens à mémère font un peu de bruit et surtout ils puent...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Mais on profite quand même de la ville pour dépenser nos derniers bolivares, refaire le plein de nourriture et même se faire un restaurant! Ça faisait longtemps..


On rencontre aussi Maud, qui habite en Guyane Française et a fait le trajet jusqu´ici. Elle nous donne pleins de tuyaux pour la suite et ça nous donne un peu plus de perspectives!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Il ne faut que quelques kilomètres pour atteindre la frontière. Après une longue file d´attente, nos passeports sont enfin tamponnés : (re) bienvenue au Brésil!!!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Brazil do novo...

En peu de temps, nous retrouvons nos repères : retrait d´argent au distributeur; kiosques où ils vendent des empanadas, des gateaux et des boissons très fraîches; les vaches brésiliennes recommencent à faire la course avec nous; on aperçoit de grosses termitières dans les arbres ou dans les champs...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienneSanta Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne
Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Forcément, cette nouvelle incursion au Brésil nous renvoie au début de notre voyage, il y a près de 2 ans! On se rappelle les anecdotes, les gens qu´on a croisés le long du chemin. Mais le Brésil est quasiment un continent à lui tout seul : nous sommes à 1 000 km du stade le plus proche utilisé pour le Mondial (Manaus), à plus de 3 000 km de Brasilia et à près de 5 000 km de Rio de Janeiro...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

C´est le même pays et pourtant nous sommes ailleurs! On pensait traverser une jungle, étant donné que nous sommes redescendus à près de 100 m d´altitude. Mais on se retrouve finalement dans un paysage de savane, encore, avec des palmiers, en pleine saisons des pluie. Nous avons la chance de passer entre les gouttes...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Un homme nous arrête au bord de la route, avec un grand sourire. Marcelo a lui aussi voyagé à vélo, de Rio de Janeiro à Boa Vista, comme nous jusqu´à présent. Mais il a traversé son pays et l´Amazonie, ce qui nous semble encore insurmontable... On discute un peu, même si le Portugais a du mal à revenir. Il nous offre même du fromage frais avant qu´on reprenne la route. Un sacré personnage!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Les Brésiliens du Nord sont aussi accueillants et chaleureux que ceux qu´on avait croisés avant. Les 2 fois où nous demandons un endroit pour planter la tente, nous sommes accueillis naturellement.

Bon, ici aussi, les voitures nous frôlent parfois au lieu de doubler. Ça n´a pas changé...

Dans les champs alentours, nous apercevons d´immenses oiseaux qui nous rappellent quelque chose... Ah oui! C´est le fameux oiseau du Pantanal qu´on avait pas vu dans le Pantanal : le Jabiru d´Amérique ou Tuyuyu!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Boa Vista à l´heure de la Copa do Mundo

Après plusieurs semaines de bivouacs, campings et rando, nous sommes logés dans une charmante maison. Quel plaisir d´être reçu chez Tobias!
Une chambre et une salle de bain rien que pour nous, la clim`, une machine à laver et une grande cuisine, que demander de plus? Voilà bien longtemps qu´on n´avait pas eu un tel confort.

La famille est adorable et très calme. On prend le temps de se reposer. Mais bon à l´heure de la coupe du monde, nous devons soutenir l´équipe qui va gagner la finale, à savoir le Brésil! Tout Le monde en est convaincu ici et ils ont presque interdit les autres drapeaux...

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

On assiste en famille au match tendu Chili/Brésil. Le suspense fut intense jusqu´à la dernière minute! Finalement comme c´était pas gagné d´avance et il n´y a pas eu d´explosion de joie. Mais heureusement la bière coule à flot et Day, la soeur de Tobias, nous prépare um churrasco Maison.

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne
Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Le soir on sort dans le centre ville, youhou!!! On est en plein festival de danse folklorique. Rabbi Jacob n´est pas très loin…

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

On profite également de Boa Vista, pour retrouver certains plaisirs… Quel Bonheur de retrouver les restaurants au kilo; la viande et le choix des plats; la bière fraîche; les glaces. C´est à se demander pourquoi on n´est pas resté 2 ans au Brésil??

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

La ville se visite rapidement, il n´y a pas beaucoup de monuments. Mais les bords du Rio Branco (“petit” affluent de l`Amazone) sont agréables.

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Nous prenons le temps de faire réviser complètement nos vélos. Avec nos vieux restes de Portugais, on explique à Jorge ce qu´on souhaite. C´est dingue avec sa remorque sur sa moto il vient chercher les vélos à domicile! Il fait un excellent boulot: graissage complet, changement d´un frein de Bibou et soudure du porte-bagage avant de Tetef. En route vers les 30 000km!!


Un ami cyclo-touriste, Kayo, vient nous voir pour nous poser des questions, histoire de nous faire de la pub sur son blog. Dont voici Le lien:

Il est impressionné par notre voyage. Mais le sien à travers l´Amazonie fut également une sacré expérience!

Comme toujours, on retrouve les joies de la cuisine. En plus la famille est gourmande et a voyagé plusieurs fois en France. Ils reçoivent souvent des gens du monde entire et le challenge est d´arriver dans le top 5 des meilleurs chefs. Comme nous sommes les grands gagnants d´un diner presque parfait, il y a 2 ans en France, on relève le défit haut la main!! Au menu: Blinis, tzaziki, caviar d´aubergines, rillettes de thon, paupiettes de volaille, gratin Dauphinois, mousse au chocolat et far Breton!!! Avec tout ça, on a eu le droit aux applaudissements!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne
Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Dommage que cette pause soit passée si vite. Mais on a eu la chance de connaître Tobias et sa grande famille : Day, Lice, Lucas, Luciano, Jao et Amelina la mère. Cette dernière nous a offert des chaînes avec médaillons de Jésus et sa maman, histoire de nous porter chance jusqu´à Cayenne !

En route vers le Guyana

Deux jours de vélo nous séparent du prochain pays, le Guyana. Il y a peu de dénivelé et les paysages sont assez monotones. On retrouve les champs immenses et les vaches sur de nombreux kilomètres. La route est droite. Le gros problême c´est ce #@#$%@@ vent de face. Pourtant avec nos vélos remis à neuf on aurait pu rouler comme des flèches.

Nous passons notre dernière nuit au Brésil sous le toit d'une maison en feuilles de palmiers dans la famille d´Arnold.

Quelques Reals dépensés en resto et soda, et enfin voilà la Frontière.

Nous voici au Guyana, petit pays mais encore pleins de choses à découvrir, comme la conduite à gauche, parler Anglais et une piste en terre jusqu´aux portes de la Capitale (ca va etre sport pendant la saison des pluies)!!!

Santa Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienneSanta Elena de Uairen (Venezuela) - Lethem (Guyana) - 370 km - Parenthese bresilienne

Retrouvez nos photos dans l'album suivant:

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 20:42

 

 

Après avoir visité les chutes d'Iguazu, il est temps de partir vers le sud. Nous choisissons de passer par le Paraguay et non par l'Argentine. Plusieurs raisons à cela : tout d'abord le pays est moins cher, on le connaît, on voulait continuer à le visiter et puis il nous restait un peu d'argent...

 

Nous retraversons la frontière à Ciudad del Este, ville toujours aussi animée. 

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Cette traversée du Paraguay en direction du sud est relativement difficile. Il fait extrêmement chaud et la route monte et descent inlassablement. Le soir nous choissisons d'aller à l'hotel, ici on a trouvé une chambre à 9€… Bon faut pas trop regarder la propreté et y'avait quelques petites bébettes, que nous appellerons grillons pour rassurer Bibou. Mais y'a surtout la clim' et pour bien dormir c'est agréable. Car lors de nos pauses le midi, on essaye de faire la sieste mais on transpire autant que sur le vélo.

 

Cette étape est particulièrement riche en crevaisons, pas que Bibou pour une fois. Tétéf a crevé 2 fois une même matinée, Bibou lui en a eu 4... Et en plus, en voulant regonfler son pneu, il s'est embourbé...

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Même avec les fêtes de noël, les vélos ne sont pas toujours les bienvenus sur la route. Mais la magie de noël opère toujours : Bibou a arrêté un camion grâce à un (seul) doigt...

 

Un midi, nous apercevons un terrain de foot bordé d'arbres, qui ferait l'affaire pour notre pause de midi. C'est en fait un terrain de la police, qui nous accueille chaleureusement. C'est d'ailleurs sur ce terrain que nous avons pu enregistrer notre vidéo de noël!

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Sur la route, nous traversons de nouveau des villes à forte immigration allemande. Même certains panneaux sont écrits en allemand!

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D'ailleurs, le pays a été (et est toujours) une destination prisée par les étrangers. Tout comme la colonie allemande que nous avions traversée lors de notre première semaine au Paraguay, il y a des colonies russes, polonaises, mais surtout beaucoup d'Allemands. 

 

Si nous avons pris cette route, c'est également pour visiter les ruines jésuites. Celles-ci sont classées à l'UNESCO. Nous avons la chance de découvrir Trinidad durant la nuit. Le spectacle est fabuleux, avec la lumière qui souligne l'architecture baroque et la diffusion de musiques et de sons. On a l'impression de voir revivre la réduction, avec sa place centrale, ses maisons pour les guaranis, son église, son cloître, son collège... 

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Le lendemain nous visitons de jour en prenant le temps de comprendre l'utopie qu'étaient ces villes créées pendant les 17 et 18e siècles par quelques jésuites. Les bas-reliefs et les sculptures de l'église sont bien conservés et en plus il n'y a quasiment personne...

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L'après-midi nous nous rendons à Jesus de Tavarangue, pour voir l'autre réduction (En tout la région en a compté une trentaine). Elle est moins imposante, mais elle domine le paysage. L'église quant à elle est inachevée, puisque les Jésuites furent expulsés de la région en 1768. 

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Nous voulions dormir sur place mais entre les hotels fermés et les chambres miteuses on décide de revenir sur nos pas et de traverser la frontière pour passer Noël en Argentine. A Bella Vista, nous rejoignons les bords du Parana, dans le but de prendre un petit ferry le lendemain pour traverser la frontière, lundi 24 décembre. Malheureusement, comme nous sommes la veille de Noël, le ferry fait le pont (un comble!!)... Surtout il est Argentin et le 24 et le 25 c'est fériés là bas. Nous sommes vexés, cela signifie que nous avons fait 25 km pour rien, qu'il va falloir reprendre la même route le lendemain et on ne sait pas où nous allons passer le réveillon. Mais au moins nous avons bénéficié d'un paysage magnifique et de la beauté du Parana, déjà immense et encore à 1000km de son embouchure.

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Le lendemain nous rejoingons Encarnacion, qui sera donc notre derniere ville du Paraguay. Nous trouvons un hotel sympa. La ville n'est pas trop mal. En se baladant on découvre la plage au bord du Parana. Pendant qu'en France ça termine de réveillonner, nous on part à la recherche d'un resto, d'une pizzeria, d'une épicerie. Rien d'ouvert... On s'imagine déjà ouvrir notre boîte de pâté dans notre chambre. Mais heureusement on trouve une boutique sur le point de fermer, on va nous aussi pouvoir réveilonner. Au menu: chips japonaises, jambon, fromage, pastèque fraiche et bières. Le tout sur la plage en face de l'Argentine qui nous tend les bras...

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Le lendemain (jour de noël), nous traversons la frontière. Nous avons cru que nous connaîtrions de nouvelles difficultés, mais ça a été. En fait, le pont ne peut pas être emprunté par les vélos, nous avons tout simplement pris le bus.

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Nous sommes logés pendant trois jours chez Hugo et Marta, un couple vraiment sympa,avec qui nous avons beaucoup échangé. Ce fut l'occasion de faire 3 vraies lessives (la dernière fois c'était à Coxim), de très bien manger (boeuf bourguignon, gratin dauphinois et tarte tatin + pizza maison d'Hugo) et enfin de profiter le premier jour de la piscine. Puis tout simplement de se reposer.

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Les autres jours il a plu (longtemps... genre une journée de bruine en Bretagne en automne), mais au moins il faisait frais. Hugo nous a même emmené en voiture visiter les ruines jésuites de St Ignacio Mini. Nous comptions y aller en vélo après avoir pris le bac, mais grâce à lui ça nous évite un aller retour supplémentaire. Les ruines sont bien différentes, moins bien conservées que celles du Paraguay, mais avec la végétation et les nombreuses explications d'un guide... en français nous avons apprécié.

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Nous voilà donc en Argentine après environ 1500 km au Paraguay. Nous y avons passé un mois. Ca n'a pas été tous les jours facile. Mais ce fut une réelle surprise. Voici notre parcours :

 

carte parcours paraguay

 

C'est un peu l'heure du bilan du Paraguay.

 

Ce qui ne va pas nous manquer :

- la bouffe en général (soit hamburgeurs, soit escalopes pannées), les yaourts liquides et les glaces liquides (aussi).

- les épiceries douteuses

- la salmonelle et l'hopital

- les contrôles de police

- les pétards et autres feux d'artifices

- la méchante dame qui nous a viré de son champs

- les gens qui parlent pas fort et qui n'articulent pas

- les moustiques et la chaleur

- les vigiles et leur fusil à pompe

 

Ce qui va nous manquer

- la tranquilité relative sur la route

- le peu de dénivelé au début

- les enfants, les petites maisons, les vaches au bord des routes

- les magnifiques sites et paysages

- la vie pas chère

 

En tout cas muchas gracias para todo : Aparecido, Apelia & Aureliano, Isabelino, Pablo, Christian & Halbert, Antonio, Patricio, Negro & Tim, Alvino, les infirmières du Sanatorio Santa Maria, Ariel, Fabio & Luciano [à Foz], ..

L album complet est disponible au lien suivant :

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 22:16

Dans cet article, nous regroupons differents videos tournées au Brésil :

Les fourmies... avant quelles ne découvrent notre tente:

Lincroyable Pantanal :

Les magnifiques chutes d'Iguazu:

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Published by Roues Libres - dans Vidéos Brasil
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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 01:05
Notre étape aux 3 frontières nous a permis de découvrir les 2 sites majeurs de la région : le barrage d'Itaipu et les chutes d'Iguaçu.

 

 Nous nous sommes d'abord arrêtés à la frontière côté Paraguay, à Ciudad del Este. Tout comme Pedro Juan Caballero (lors de notre arrivée au Paraguay), c'est une ville de commerces et de bonnes affaires pour les Brésiliens et les Argentins. La ville ne ressemble à pas grand chose, les petites boutiques sur le trottoir se succèdent, les centres commerciaux parraissent en travaux, et l'électricité semble à revoir...

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 Nous prenons quand même le temps d'aller visiter le barrage d'Itaipu, situé sur le fleuve Parana, à la frontière entre le Brésil et le Paraguay. Les 2 pays l'ont construits ensemble. C'était à l'époque le plus grand barrage du monde avec le plus de puissance. Il est aujourd'hui dépassé par le barrage des Trois Gorges en Chine pour la taille. Il produit tout de même 85% de l'électricité du Paraguay (!!) et 15% pour le Brésil. C'est un mastodonte de béton qui retient un lac de 170 km de long. Notre visite en extérieur nous a permis de l'approcher et de se sentir minuscule à ses côtés. 

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 Nous souhaitions visiter le musée de la terre guaranie, situé juste à côté du barrage, mais malheureusement il était fermé (lundi oblige...).

 

 Nous avons ensuite traversé la frontière pour arriver à Foz do Iguaçu, au Brésil. Encore une fois entre le Brésil et le Paraguay, le passage à la douane est une formalité administrative qui ne nous prend pas beaucoup de temps. En revanche la traversée du pont entre les 2 pays est très bordélique, les voitures et les camions roulant au pas et les motos taxis zigzaguant à pleine vitesse.

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 Nous voilà donc enfin chez Fabio qui va nous héberger quelques jours. C'est un cycliste de route, tous les soirs il part faire son tour de vélo, et ensuite il nous emmène un peu partout. Tout d'abord chez des amis qui organisent un churrasco, très arrosé :

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 Et ensuite au local de l'association de vélo (churrasco encore!) où nous pouvons rencontrer d'autres fans de vélo. Ce soir-là, Fabio héberge également Jin, une Sud Coréenne qui est parti en Septembre 2011 de San Francisco et en est aujourd'hui à plus de 10 000 km à vélo. C'est la première fois que nous rencontrons une autre cyclotouriste. C'est donc l'occasion d'échanger beaucoup sur nos manières de voyager et sur nos chemins respectifs. Son blog est ici :http://www.universewithme.com/

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 Lors de ce churrasco, nous avons pu ouvrir la bouteille de vin qu'Ariel nous avait offert à Colonia Independencia : nous l'avons trouvé plutôt bon (millésime 2002!), mais les Brésiliens n'ont pas pu finir leur verre... On s'attendait à un vin bas de gamme et pas forcément à la hauteur de ce qu'on fait en France, mais le Paraguay va peut-être rivaliser un jour avec les vins argentins!! 

 

 Enfin arrive la visite des chutes d'Iguaçu, sorte de 3ème étape dans notre voyage (après Brasilia et le  Pantanal). Nous commençons par le côté Brésilien qui nous donne une vue d'ensemble des chutes, nombreuses à cette saison (de 150 à 200).
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Côté Brésilien, nous pouvons approcher une chute impressionnante, qui nous arrose d'une fine bruine rafraîchissante et nous offre un panorama grandiose sur la Gorge du Diable, véritable précipice dans lequel se déverse le Rio Iguaçu :


 

On prend le temps d'aller visiter le parc aux oiseaux, histoire de les approcher de près et de faire de belles photos.
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Le lendemain, nous traversons la frontière entre le Brésil et l'Argentine (véritable expédition, on en parlera plus tard...) pour aller visiter les chutes côté argentin. Cette fois, nous arpentons des chemins dans la forêt, nous allons en bateau sur une île. Nous sillonons le parc grâce à des passerelles qui serpentent au pied des chutes ou tout en haut, ce qui permet de mieux se rendre compte de la hauteur et de la puissance des chutes.
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Nous arrivons finalement au bord du précipice de la Gorge du Diable, tellement monstrueuse que nous ne voyons presque pas le fond, le tout étant constamment sous un nuage de bruine. Le déchaînement des eaux dans le précipice contraste avec le relatif calme de la rivière quelques dizaines de mètres en amont. Et c'est une véritable douche que nous prenons à ce moment-là. Difficile de trouver le moment propice pour sortir l'appareil de son sac étanche et de prendre une photo...

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 Les chutes sont des merveilles de la nature et on comprend pourquoi il y a autant de touristes... Ca nous change du Paraguay, vraiment en dehors des circuits touristiques!

 

 Enfin, nous rentrons chez Fabio, au Brésil, et devons de nouveau traverser la frontière... Oui, ça ne nous enchante pas... En effet, le passage entre le Brésil et l'Argentine (et vice versa) n'est pas simple : à l'aller, nous avons pris un premier bus qui nous a emmené dans le centre ville puis un deuxième pour aller au poste frontière du Brésil, nous abandonnant là. Nous faisons tamponner nos passeports et attendons le bus suivant pour traverser le pont jusqu'au poste frontière de l'Argentine. Cette fois, tout le monde est obligé de descendre pour un contrôle individuel et le bus nous attend (ouf). Ca change de la frontière entre le Brésil et le Paraguay où il n'y a aucun contrôle... Le bus nous emmène dans le centre de Puerto Iguazu où nous devons prendre un 3ème bus pour rejoindre les chutes... Résultat : 6 heures de transports (avec l'attente entre chaque bus) pour aller voir les chutes côté argentin! Heureusement que ça valait le coup! En plus il a fallu changer d'heure, changer de monnaie, on a jonglé entre les guaranis, les reals et les pesos argentins. Mais bon ils acceptent les dollars!

 

 Autre enseignement : le passage de la frontière vers l'Argentine n'est pas simple, et nous étions seulement piéton. On verra ce que ça donnera avec nos vélos et tous nos bagages! 

L album complet est disponible au lien suivant :

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 09:18

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Je je vous propose un petit jeu. Oui je sais vous avez d'autres choses à faire, trouver des cadeaux, faire le foie gras maison, aller pêcher les huîtres... Mais pour nous tout cela nous semble bien loin. En effet à part les nombreuses crêches sous les paillotes et le pannetone dans les rayons des magasins, on n'a pas l'impression d'y être.

 

Ces jours-ci nous sommes retournés au Brésil et on a même fait une journée en Argentine pour admirer les chutes d'Iguazú. (Ça sera le prochain article)

 

 

Pour ce jeu, je vous propose de trouver 3 intrus parmi la liste des petits métiers que nous avons constituée au cours de notre parcours au Brésil. Ces 3 intrus sont noyés dans la masse mais il y a un lien qui les unis ...

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A Rio comme ailleurs au Brésil, il y a une tonne de petits vendeurs dans les rues, sur la plage, aux carrefours. Voici la liste des produits qu'ils proposent:

 

- Bière, Capirinia, eau de coco et le vin froid pour Noël le tout forcément glacé...

 

- Biscuits, galette de tapioca, maïs, pop corn, gateaux. Tout cela proposé sur des petits stands parfois sur des vélos.

 

La liste est énorme car à cela s'ajoute de l'ail, des lunettes, des picolés, des yaourts glacés, des lunettes, des hamacs, des antennes de tv, des pierres précieuses, des machettes, toutes sortes de fruits, des casquettes, des cds et dvds piratés et des parfums.

 

- En ce moment il y a également le vendeur ambulant de crêche avec les santons.

 

Dans les rues on trouve aussi :

 

- Le siffleur... Oui il est chargé de trouver une place de parking et en sifflant il aide les gens ( souvent les femmes hum hum) à faire leur créneau. Parfois il est accompagné du mec qui mets des cartons sur les pare-brise pour protéger la voiture du soleil.

 

- Pour les routiers, il y a le colleur d'autocollant "Jesus" ou au choix sa maman la "Vierge" pour mettre sur le pare-brise.

 

- Il y a aussi les motos taxis, les vendeurs de chargeur de portable sur allume cigare, les laveurs de vitre, les cireurs de chaussures, ceux qui tiennent une pancarte pour annoncer une promo dans un magasin (parfois ils sont deguisés).

 

- On trouve le livreur de gaz, d'eau.

 

- Il y a aussi le mec en moto ou en voiture avec sa grosse sono pour annoncer les promotions du commerce local ou les candidats pendant les éléctions.

 

- Enfin celui qu'on ne voit plus c'est celui qui sert un vrai petit dejeuner soit à l'arrière de sa voiture ou avec son caddie.

 

Bon je sais c'est dur de trouver les trois intrus... Allez tentez votre chance vous avez le droit à 3 propositions...

 

A bientôt!

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 12:26

Nous voilà de nouveau sur la route. Nous partons de Coxim après notre aventure dans le Pantanal. On s'en est pris plein les yeux, hors de la foule et des touristes. Initialement, nous pensions passer à Bonito, ville située au Sud du Pantanal, mais c'est a priori très touristique, et les excursions vers la Serra da Bodoquena sont obligatoirement encadrées, avec des guides, nous ne pourrions pas être libre et il faudrait faire ça en voiture. C'est donc pourquoi nous sommes maintenant ... 

 

En route vers le Paraguay!

 

Les premiers jours ne sont pas simples : nous sommes malades (on ne sait pas exactement pourquoi), on arrive à avancer un peu mais nous devons faire des pauses nombreuses et longues pour nous reposer. De plus un vent de face nous mine le moral et l'autoroute, très empruntée par une horde de camions, nous usent de plus en plus. Bibou crève une nouvelle fois. Nous trouvons un bivouac tranquille pres d'une cascade en esperant bien nous reposer. Le lendemain matin, Bibou fait un bond d'un mètre en sentant quelque chose au fond de sa chaussure : une migale s'y est installée pendant la nuit, et elle (aussi) a dû être très surprise de se faire écraser par un pied... En tout cas, plus de peur que de mal : Bibou et la mygale se sont remis de leurs émotions, et nous avons pu prendre quelques photos...      

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La suite est un véritable calvaire : nouvelle crevaison de Bibou, autoroute pleine de camions, pente prononcée, puis vent de face avec des bourrasques lorsque les camions passent et nous sommes toujours malades. On a l'impression d'être des brindilles balotées par le vent. Le midi, nous arrivons à Sao Gabriel, où nous décidons de loger à l'hotel pour nous reposer vraiment. 

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La fin du trajet vers Campo Grande se passe plutôt bien. Notre estomac reprend son fonctionnement normal et nous trouvons un bivouac sur une station essence en réfection.

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Campo Grande est une ville de la taille de Nantes, étalée, mais avec tous les avantages d'une grande ville. Nous pouvons prendre un hamburger en plein après-midi (à 10€ alors qu'un plat du jour est à 5€…). Heureusement le lendemain, nous profitons de la foire hebdomadaire et de ses nombreux restaurants japonais! He oui, à partir de 1908, des Japonais ont immigrés en masse à Campo Grande, formant une large communauté visible partout dans la ville. En particulier, nous avons pu changer un peu nos habitudes alimentaires 'brésiliennes' et manger des nouilles comme dans la rue Saint-Anne à Paris (oui, chacun ses références...). Nous visitons également le musée Dom Bosco, avec ses superbes collections : animaux du Pantanal et objets des peuples indiens.

Nous profitons aussi de cette pause de 2 jours pour prendre le temps de faire ce que nous n'avons pas pu faire avant : coiffeur pour tous les 2, dentiste pour Bibou (un bout de dent cassé à Goyas Velho en mangeant du müesli...), déplacement du bouton de short sinon il tombe (on a perdu du poids?!?), nouvelles lunettes de soleil pour Bibou, changement du pneu arrière dans une super boutique de vélo (Blissbike.com, devinez pour qui..). Il est temps d'ailleurs de faire un petit...

 

Bilan du matériel aprés 4 000 km

Nos vélos nous apportent globalement satisfaction. Ils roulent bien, sont solides et résistent pour l'instant à toutes les épreuves qu'on leur fait subir... Côté pépins, on peut noter : toutes les crevaisons sur la roue arrière de Bibou qui ont usé  prématurément le pneu, des réglages de vitesse, une béquille cassée pour Tetef (qu'il a pu changer à Sidrolandia), un désautage de la roue avant de Bibou qu'on avait fait réparer à Brasilia et un voilage de roue arrière qu'on a réparé tout seul. Autre pépin (mais qui ne concerne pas nos vélos) : à Coxim, on a regonflé les pneus du vélo de Douglas, et il faut croire qu'on a fait ça trop bien (ou alors le pneu avait trop cuit au soleil...) : au bout de 30 minutes, il a éclaté, et, effectivement, un pneu de vélo qui éclate, ça ressemble a une détonation! Ce qui fait que Tetef a plongé au sol comme en 14, avant de comprendre que cela venait du pneu...

 

Pour notre matériel de camping, tout va bien!

La tente convient parfaitement à nos besoins (et en plus, elle flotte... voir la suite...). Il aurait juste fallu qu'elle soit blindée, pour éviter l'invasion des fourmis. Voici d'ailleurs la réparation :

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D'autre part, il faut parfois faire des choix : soit fermer la moustiquaire et se retrouver dans un hamam lorsqu'il n'y a pas d'air dehors, ce qui fait qu'il est difficile de s'endormir lorsqu'on est couvert de sueur... soit ouvrir la moustiquaire pour permettre à l'air de rentrer, mais aussi aux moustiques, nombreux et voraces... tout est une question de priorité...

Notre popote et notre réchaud nous conviennent bien, même si on a eu un peu de mal avec le réchaud à essence au début... Il avait tendance à s'éteindre tout seul... 

On apprécie aussi beaucoup nos tabourets, pour éviter de s'asseoir par terre et reposer un peu le dos; et également la thermos pour conserver l'eau fraîche toute la journée... Autant on achetait beaucoup de bouteilles d'eau au tout début, autant maintenant on économise : chaque station essense a son distributeur d'eau filtrée fraîche, ce qui permet de se réapprovisionner régulièrement!

 

En ce qui concerne notre matériel électrique, il est plutôt résistant : l'appareil photo a subi une fuite de la sacoche lors d'un gros orage avant le Pantanal, et il n'a pas souffert. La tablette tient plutôt bien le coup (même si c'est difficile de s'habituer à un appareil aussi lent...). On a tout de même fait déjà une première sauvegarde de toutes nos photos et vidéos, au cas où... Seule la Gopro (pour les vidéos) montre des signes de fatigue : on ne peut plus la recharger! En cours d'investigation...

 

Après Campo Grande, c'est la...

 

Dernière ligne droite avant le Paraguay

Nous avions planifié de sortir enfin de la grosse autoroute empruntée par les camions. La route choisie nous emmène par Sidrolandia, Maracaju avant d'atteindre Ponta Pora à la frontière. La route se révèle très roulante et avec peu de dénivelé à la sortie de Campo Grande. On enchaîne les kilomètres, même si longer les immenses champs est un peu monotone. Notons tout de même un fait extraordinaire à ce moment du voyage : Tetef subit sa première crevaison (roue arrière)!!!

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C'est l'occasion d'inverser les rôles : Tetef démonte le pneu et met une nouvelle chambre à air pendant que Bibou répare la chambre crevée par un fil de fer (ça doit encore être le gang des borracharias...). Et effectivement, le changement de rôle n'est pas simple, on sent qu'on est novice pour cette nouvelle tâche...

 

Sur le chemin, nous avons commencé à voir les premières décorations de Noël, à entendre les premières chansons de Noël... Ca fait vraiment bizarre quand il fait plus de 30°C et qu'on a l'impression d'être au mois d'août! 

 

Par la suite, nous rencontrons un vent de face qui nous ralentit et nous fatigue. C'est donc avec beaucoup de reconnaissance que nous nous installons dans une fazenda juste après Maracaju. Nous nous trouvons un endroit agréable et installons la tente avec toutes les affaires. Pendant la nuit, un orage arrive et déverse des cordes sur la tente. L'affaire fait grand bruit, mais à l'intérieur nous sommes au sec et la nuit ne fait que commencer. Au bout d'une demi-heure, la pluie tombe toujours autant et Tetef se rend compte qu'il y a de l'eau sous la tente. En fait, nous sommes sur un véritable matelas d'eau alors que nous sommes toujours au sec à l'intérieur. Tetef vérifie alors à l'extérieur : un filet d'eau descend du champ, mais il grossit de plus en plus, alimenté par les trombes d'eau. Finalement, il se décide à sortir, pour creuser un fossé autour de la tente, afin de détourner l'eau. Mais cette fois, ce n'est plus possible : les vélos sont tombés, les piquets de la tente sont arrachés, les chaussures flottent, et Bibou à l'intérieur tente de garder son calme alors que l'eau commence à rentrer par la moustiquaire (!!!)... Finalement, nous nous retrouvons sous les cordes à déplacer tout le matériel vers le hangar à quelques mètres de là. Le lendemain matin, nous retrouvons à la place de notre ancien emplacement une petite rivière qui continue de couler du champ alors que cela fait plusieurs heures qu'il ne pleut plus:

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Le propriétaire de la fazenda nous annonce qu'il est tombé 200mm de pluie dans la nuit... Au final, nous sommes plutôt chanceux : malgré l'oued (!), la tente est restée un bon moment au sec, nous avons eu le temps de proteger le maximum de choses, ce qui fait que peu d'affaires ont été trempées. En fait y'a juste le PQ de foutu! Après un séchage rapide sous la grange en pleine nuit, nous avons pu nous recoucher serein : la tente flotte!

 

Le lendemain est une journée sans pluie, mais toujours aussi venteuse. On a l'impression que le Brésil nous ralentit pour qu'on ne parte pas tout de suite (on a le droit de rêver, non?)... Alors que nous prenons notre 2ème petit-déjeuner à Vista Alegre, nous nous faisons aborder par tout le personnel du lanchonette : ils veulent savoir d'où on vient, où on va, pourquoi, comment on mange, comment on dort... Finalement, on doit faire un peu sale, puisqu'ils nous proposent de prendre une douche et de laver les vêtements... On laisse notre amour propre de côté, et on accepte avec plaisir la proposition du lavage de vêtements. On se retrouve donc au fond du magasin, avec la machine d'un côté et Tetef qui essore de l'autre. On repart avec des vélos-tancarville, et surtout le moral regonflé par cette équipe :

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Nous passons notre dernière nuit au Brésil près d'Itamaraty, dans une charmante propriété où la pelouse est aussi confortable qu'un matelas. La nuit est fraîche, il ne pleut pas et les coqs ne chantent qu'au lever du solei : on passe donc une très bonne nuit avant de continuer notre route vers Ponta Pora. Merci à vous les filles!

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C'est ensuite presque un parcours de santé : peu de dénivelé, soleil et presque pas de vent. Le Paraguay nous appelle (et il veut qu'on fasse du vélo...):

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Seul bémol : la route n'est pas toujours en très bon état, on se fatigue donc sur les nids de poules. Nous arrivons finalement à Ponto Pora, située au Brésil, mais la ville continue côté paraguayen et s'appelle Pedro Juan Caballero, une seule rue séparant les 2 pays :

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On commence à aller tout droit (au Brésil) pour se faire une churrascaria, où les serveurs passent apporter de la viande grillée au barbecue à volonté :

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On continue ensuite à droite (au Paraguay) pour se trouver un hotel pour les 2 jours qui viennent. Au programme : formalités de sortie du Brésil, formalités d'entrée au Paraguay, préparation de notre trajet au Paraguay et repos!

 

Nous passons donc au Paraguay. Nous reviendrons peut-être au Brésil par la suite, mais c'est l'occasion d'un...

 

Bilan de notre trajet au Brésil

 

Nous avons parcouru près de 4 000 km pour traverser le Brésil, depuis Rio de Janeiro, en passant par Ouro Preto, Diamantina, Brasilia, Goias Velho, Coxim et Campo Grande. Et pourtant, quand on regarde notre trajet sur la carte du Brésil, c'est finalement peu et on devrait faire 3 ou 4 fois ça pour en faire le tour...

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Mais en tout cas, c'était une introduction magnifique à notre projet. Nous avons découvert une culture pas si différente de la nôtre, ancrée elle aussi dans la société de consommation et qui continue de se développer grâce à un territoire immense. Nous avons pu comprendre l'histoire du pays, vu les nombreux campements en bord de route des paysans sans terre, mais aussi une certaine réussite dans l'intégration des immigrés et une certaine mixité. 

 

En revanche, ce qui nous a parfois mis mal à l'aise, c'est la juxtaposition de la pauvreté et de l'extrème richesse, il est alors facile de comprendre la jalousie que peut entraîner la proximité d'autant d'argent. Pour notre part, depuis le début, nous essayons d'être discret, de ne pas attirer la convoitise, et malgré toutes les mises en garde de tout le monde ("Attention, Brasilandia, c'est dangereux", "Ne prenez pas cette route, c'est dangereux", "Ne laissez pas vos lunettes sur la table, c'est dangereux", "Attention virage dangereux"...), rien ne nous est arrivé. Peut-être grâce à la chance, à une bonne étoile ou aux statistiques (bientôt notre tour...). Mais ce que nous avons aussi vu, c'est que la télé diffuse à longueur de journée des images de guérilla urbaine, d'assaut de la police, d'accidents (comme en France parfois, non?)... Evidemment, ça doit participer au sentiment d'insécurité et tout le monde se sent obligé de nous prévenir. Au moins, ça nous aura permis d'apprendre un mot en portugais : perigoso!

 

Ensuite, le Brésil a été le pays où nous avons pris nos marques dans notre nouvelle vie de nomades. Il est finalement difficile, au début, de quitter notre confort pour partir sur les routes, en ne sachant pas où nous allons dormir, si nous allons avoir de l'eau potable à disposition, si le temps va tourner à la pluie ou à l'orage. On se sent à la fois contraint par toutes ces choses, mais au final libres, puisqu'on n'a besoin que de ça. Nous pouvons choisir de changer notre trajet si nécessaire, nous pouvons nous arrêter plus longtemps dans une ville qui nous plaît. Grâce aux vélos, on attire une curiosité certaine et de la sympathie. Ca facilite le contact et nous permet d'être accueilli plus facilement pour la nuit. Une des seules contraintes à la fin de notre trajet au Brésil reste notre passeport : nous ne pouvons pas rester plus de 3 mois à moins de payer pour prolonger notre séjour. Nous devons donc sortir du pays avant le 12 décembre.

 

Aujourd'hui, notre rythme nous convient, nous avons pris un peu de retard par rapport à ce qu'on s'imaginait (on ne sera pas à Buenos Aires pour Noël...), mais peu importe. Nous avançons à notre rythme, ce qui nous permet de profiter de chaque journée. Et lorsqu'on voit toutes les choses différentes qu'on a vécues en plus de 2 mois dans 1 seul pays, on a hâte de continuer vers les autres pays pour découvrir d'autres cultures, d'autres langues, d'autres plats typiques (ça, c'est important!) et, on espère, d'autres manières de conduire sur les routes...

 

Brésil - Ce qui va nous manquer

- Pao de queijo (et le 2e petit dej)

- La bière toujours fraîche et les bars au milieu de nulle part

- Les jus de fruits frais

- Restaurant au kilo

- Glaces au kilo

- Les perroquets et les toucans

- Le portugais : on commençait à s'habituer, il va falloir changer de langue (espagnol et guarani au Paraguay)

 

Brésil - Ce qui ne va surtout pas nous manquer

- Borracharias et leurs gangs...

- Les camions 'fous'

- Le manque de panneau sur les routes

- Les enceintes incrustées dans les portes de voitures

- Les élections brésiliennes

- Les adultes avec des appareils dentaires

- Les fourmis à tête de pioche (mangeuses de tente...)

- Les moustiques et les centaines de piqûres après 3 jours dans le Pantanal...

 

Et notre parcours au Brésil n'aurait pas été le même sans toutes les personnes que nous y avons rencontrées, plus ou moins rapidement, mais toujours avec l'envie de discuter et de nous faire découvrir leur pays. Que ce soit organisé avec Couchsurfing ou Warmshowers, lorsqu'on demande l'hospitalité dans les fazendas ou ailleurs, autour d'une table d'un bar ou d'un restaurant...

Alors, muitos obregados a Léo, Louri, Léonardo, Heleni, Guiherme, Gabriela et sa lapine, Raniery e Juliana, Julia et ses colocs, Carlos, Ana, Antonio e Icaro, Mario e Roselina, Arnold, Alysson, Eduardo e Arthuro, Ronaldo, Renaldo, Icaro, Eleni e Elena, Marialuz e Natalia, Vincent e Monica, Camila, Josue, Fabila, Roselino, Maria e Fabrizo, Douglas and Rute, Luna, Daniel, Claudio, Elise, Vadimir e Joa Pedro, Jaïl, Seille e Ramon, Veroni, Marta, Gracela, Gabi e Natalia!!!

L album complet est disponible au lien suivant

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 21:10
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Par quoi commencer? Peut-être en vous situant un peu les personnages, le matériel, les conditions pour créer une véritable aventure au coeur du Pantanal, le plus grand marais du monde...

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Les personnages :

- Douglas

rps20121118 192207Cet americain vit depuis plusieurs années à Coxim avec sa femme Rute. Nous avons été hébergé chez lui et il a préparé l'aventure dans le Pantanal. Il connait parfaitement la faune, il a pu nous donner les noms des animaux en anglais et portugais. De plus avec sa connaissance des lieux et surtout de personnes nous avons eu la chance de rencontrer ses amis. Ce guide haut en couleur, nous l'avons surnommé Crocodile Doogie...

- Claudio

rps20121118 192251Ce Brésilien vit le long de la rivière Taquari. Depuis 15 ans, il exerce le métier de pêcheur. En ce moment la pêche est interdite, faut bien laisser ces petites bêtes se reproduire. Il s'occupe donc d'une quinzaine de ruches. Nous avons passé 2 jours et 2 nuits chez lui. Il vit dans une bicoque construite de quelques planches. L'eau est pompée directement dans la rivière, il n'y a pas de toilettes et les seules signes de richesses sont : son congelateur, son antenne pour brancher son portable et bien sûr sa barque. Grâce à lui nous avons pu naviguer et explorer à coup de machettes les environs.

- Elise

rps20121118 192131Cette jeune Allemande de 22 ans nous a accompagnée dans cet aventure. Elle voyage seule en Amérique du Sud, mais comme dit Douglas, elle a tout compris par rapport à nous, elle fait ça en bus.  Pour ceux qui lisent l'allemand, voici l'adresse de son blog : http://lisbett-on-tour.blogspot.com 

   

- Tétéf et Bibou

rps20121119 055421Enfin après 3000 km, nous lachons nos vélos pour découvrir le Pantanal.  Au cours de cette aventure, Bibou est le photographe officiel (comme pour le reste du voyage), Tétéf lui tourne quelques séquences vidéo.

 

 

Le matériel :
Le pick up de Douglas

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Pour explorer le Pantanal, surtout à la saison des pluies, quoi de mieux qu'un Pick up Toyota "Bandeirantes", tout branlant, rouillé et qu'il faut pousser à chaque démarage! Franchement on a vraiment cru que c'était une blague, mais non ce véhicule sans essuie glace, sans ceinture de securite, sans sièges, sans plafond nous a transporter tout au long du périple, en nous transbahutant, en tressautant et en toussant.


Franchement quand nous sommes arrivés chez Douglas, il nous paraissait impossible qu'on parte avec, surtout que certaines pieces de la traction etaient démontées et il n'avait plus de réduction. Pour les non mécanos que nous sommes tous, en gros si on est pris dans la boue on peut s'enliser et c'est un risque que l'on ne peut pas prendre. Mais au bout d'une journée de réparation Douglas a remis son véhicule en état de marche...
Nous venons de vous dire qu'il n'y avait pas de sièges... Pas de problème, nous embarquons le canapé du salon à l'arrière. Et comme nous deux et Elise nous avons rencontré Douglas grâce au Couchsurfing, ça va de soit... Pour celles et ceux ayant des difficultés en anglais, 'Couchsurfing' signifie: surfer sur les canapés!

Voilà l'intrigue se met en place, il nous reste plus qu'à faire le plein de Diesel et d'essence, de prendre une roue de secours (Deux pneus sont au bord de l'explosion... Quand on vous parle des Borracharias c'est pas pour rien!), faire les courses pour 3 jours (ça, on s'en ai occupé et l'organisation ne laissait pas à désirer) et préparation des bagages dans nos sacoches de vélo puisqu'elles sont warterproof. (Faut que je traduise?)

C'est parti!
Nous faisons sensation dans les rues de Coxim. Imaginez, deux français, une allemande, un americain dans un pick up japonais, le tout avec un canapé en guise de siège et une bâche orange pour être bien voyant. Très vite on sors de la ville par une route en terre, ce qui n'est pas sans nous rappeler des choses. A chaque bosse, nous faisons des bonds, on aurait peut être dû mettre nos casques de velo? Le paysage est encore fait de colines. Nous passons la première nuit dans une famille adorable.
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Ils vivent dans une baraque en tole sans l'eau et l'electricité. Le père vient de récupérer un lopin de terre et construit lui même sa maison. Ils n'ont rien mais nous recoivent comme si nous étions de la famille. On est pas venu les mains vides on a pris un gros morceau de filet de boeuf pour le churrasco! Leur fille Luna est mignonne à souhait et la mamie crie par moment, mais faut pas s'inquieter! La nuit nous dormons dans notre tente tandis qu'Elise et Douglas eux sont dans un hamac. Oui nous aurions pu nous aussi dormir dans le hamac... Mais quand il y a pleins de moustiques et surtout la pluie à 2 h du mat', notre tente nous convient parfaitement!

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Le lendemin nous partons aux aurores. Nous souhaitons voir une multitudes d'animaux, Douglas connait d'ailleurs toutes les espèces d'oiseaux et nous les montre à chaque occasion ( En tout on en a vu une cinquantaine differentes). On voit notamment un road runner ... bip bip ... Avec son cri caractéristique, nous l'avions déjà rapidement croisé ... bip bip ...

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Dans un champ on aperçoit un Tamanoir, aussi appellé fourmilier. A la queue leu leu nous partons à sa rencontre face au vent. Car l'animal a l'odorat très développé, mais l'ouïe et la vue sont quasiment inexistantes... Cela nous permet de nous approcher très près, d'entendre les bruits qu'il fait avec sa très longue langue et d'apprécier sa grandeur.

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Après une pause dans un boui boui pour faire le plein de bière, on arrive chez Claudio. On part faire une rando le long de la rivière Taquari et on aperçoit notre premier caïman. On voit egalement un tatou, un iguane et de nombreux oiseaux.

Juste après notre repas, il se met à pleuvoir, c'est l'occasion d'une douche improvisée pour Bibou et Elise.

Une fois l'orage passé, nous embarquons pour traverser la rivière ( soit dit en passant déjà bien grosse) et partir explorer les sous bois.

Nous y voyons des chevreuils, des oiseaux, des cochons sauvages et un petit caïman réfugié dans un trou. Si vous aviez vu le bond qu'à fait Tetef en le voyant!

rps20121118 190237Le soir nous nous occupons de la popotte. Tout est calme chez Claudio... sauf les hordes de moustiques qui sont venus à bout de 2 spays insecticides... On pourrait croire qu'ils sont rouges mais en fait quand on les éclate, c'est notre sang...

 

- Spotligthing :

Kezako? Le spotligthing est l'action d'éclairer par un spot les animaux la nuit. Ça se fait lors de safaris. C'est super rigolo, mais dans le véhicule de Douglas et sur les pistes pleines de troues c'est du sport. Imaginez nous une main pour se tenir, une autre pour chercher avec le spot des yeux qui brillent et donc la présence d'une bête. Comme pour les animux c'est la nuit, la lumière les attire, les intrigue et donc ils ne bougent pas. C'est dur à croire avec le boucan d'enfer que fait le vehicule. Pourtant on croise sur la route 2 tapirs ( le plus gros mamifère local), un chat (super!) et plusieurs chevreuils qu'on a pu approcher en marchant doucement et en braquant la lumiere sur eux.
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La Croisiere s'amuse...

Nous embarquons le lendemain de nouveau sur la barque de Claudio, cette fois pour un tour d'une journée pour voir les animaux qui viennent boire au bord de la rivière. On se dit qu'au moins le moteur lui est fiable et qu'on aura pas à pousser si il cale contrairement à la voiture de Douglas. Mais au bout d'une heure il y a des problemes. Finalement on passe chez un pêcheur et on embarque son moteur au cas ou...Encore une fois on voit de nombreux oiseaux : hérons, echassiers, toucans, ...
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On fait la découverte des capivaras, sorte de gros rat avec un pif d'hippopotame.

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Enfin, le jacaré... Que nous appelons le caïman. Il est sur les bords, sur les bans de sable. Avec le bruit du moteur généralement il fuit...
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Mais la nuit, nous embarquons de nouveau pour cette fois faire du spotligting sur la barque... Ils faut voir tous ces yeux rouges qui reflètent la lumière. Les caïmans sont partout... Cette fois la lumière les attire et nous pouvons les toucher... On évite, c'est pas la peine de perdre un doigt, on pourrait bien en chopper un mais il n'y a que la queue qui se mange.

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Le dernier jour nous partons de chez Claudio, non sans prendre une série de photos, pour immortaliser les aventuriers.
On fait quelques photos au bord du fleuve avec le canapé.

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Claudio a même été chercher une planche d'alvéoles dans une de ses ruches, pour nous faire goûter du miel frais, et il nous offert le reste du miel dans une bouteille pour la suite de nos aventures à vélo!
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Sur le chemin du retour on croise encore un Tamanoir et cette fois on y va sans Douglas pour l'approcher.


Nous allons pour nous rafraichir voir une superbe cascade.

 

La rivière est propre on s'y baigne, c'est magique après ces 3 jours sans vraie douche!

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On retourne voir la famille qui nous a accueillie la première nuit. Les fondations sont terminées. On va chercher de l'eau à la rivière pour les aider. Et on s'y baigne, ça ressemble presque à un spa...


Conclusion

C'est difficile pour nous de décrire ces journées d'aventures. Mais elles nous ont fait un bien fou. Et il aurait été dangereux de s'engager avec les vélos dans le Pantanal. Tout d'abord parce que ce sont des pistes ensablées, parce qu'il est difficile de s'approvisionner en eau et enfin nous étions complètement novices. De plus ces quelques jours à Coxim nous avons profité de l'hospitalité de Douglas et Rute, tout ça avec beaucoup de simplicité et de sincérité. C'est avec ces images pleins la tête qu'on repart gonflés à bloc soit vers Bonito un superbe site, ou peut être directement vers la frontière du Paraguay...

 

En tout cas merci pour votre fidélité, vos commentaires variés et fleuris, ça nous fait beaucoup de bien! Continuez!! N'oubliez pas d'aller voir l'album photo sur le Pantanal, on a pas pu tout mettre ici...

Pour vous remercier, en bonus la danse de l'autruche par Ttf et bibou :

L album complet est disponible au lien suivant :

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Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Brasil
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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 11:25

Dans cet épisode, vous allez découvrir nos péripéties, nombreuses et variées sur ce trajet. Il nous a fallu vaincre les éléments, grosses chaleurs, orages et pluies; combattre des plantes, des insectes qui voulaient momifier nos objets et les terribles fourmies mangeuses d'hommes; enfin survivre aux beaufs alcoolisés du samedi soir... Pourtant au bout de 3000 km on devrait le savoir, et tout ça nous rappelle qu'il faut rester vigilant.

 

Nous étions ravis de quitter Brasilia, nous sommes sortis de la ville en métro pour éviter une derniere fois ces autoroutes trop dangereuses.

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Apres avoir quitté la capitale on retrouve des paysages qui nous sont maintenant familiers, entre les champs, les petites forêts et surtout les collines qu'ils faut continuellement grimper pour aussitôt les redescendre... Voilà en gros l'ambiance dans l'état du Goias. A cela s'ajoute de superbes paysages avec de belles cascades.

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Rouler sans contrainte nous donne satisfaction, on trouve même notre 1er camping ...

 

Aprés la longue etape en partant de Brasilia, on apercoit un lac et meme un camping. ça sera notre premier vrai camping au Bresil, en plus c'est pas cher et on peut se baigner... Mais nous sommes samedi soir et forcement les gens sortent, font des barbecues au bord du lac, du jet ski, boivent de la biere comme nous (enfin eux ils ont une enorme glaciere) et surtout avec leur voiture ils ont une discotheque ambulante avec eux... On avait deja remarqué ces voitures où à la place du coffre il y a les enceintes... Bref ces bagnoles crachent toutes le meme son, mélange de musiques ayant toujours le même rythme. Avant de nous coucher on repère des petits gîtes derrière lesquels on espère s'isoler du son. De toute facon c'est marqué en gros à l'entrée du camping qu'il faut éteindre a 22h. Et en effet à l'heure dite, plus de bruit... Sauf une voiture qui vient se placer juste à côté d'un gîte et de notre tente... Les basses sont insuportables et nous empêche de dormir. Tetef va demander gentiment de baisser le son. Au lieu de ça l'un des mecs se met a pisser derrire le gite ( c'est la biere) et va demander aux jeunes qui sont a cote de mettre egalement leur musique... Bref si avec ça nous ne comprenons pas que nous n'avons pas notre place ici... On embarque nos velos, la tente et on part s'installer derriere l'accueil pour finir la nuit... Non sans une certaine vengance... Bibou a fait semblant d'uriner sur leur voiture... Autant vous dire qu'on touchait a ce qu'ils ont de plus precieux... Mais de voir leurs tetes stupefaites c'etait super!

 

Apres ce debut de nuit fort agité, on s'est tout de meme repose, nous avons pris le temps de visiter Pirenopolis, en plein festival, avec pleins de jeunes. On s'est egalement fait 2 copines d'un certain age..

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La ville comptait de nombreux campings, mais, échaudés par le camping précédent, nous avons prefere notre bon vieux bivouac, avec en plus une riviere pour nous et un superbe feu de camp. Mais parfois le bivouac reserve des surprises...

 

Nous avons subi plusieurs attaques. Tout d'abord un matin en foret en se levant on a constate que nos affaires a l'exterieur etaient recouvertes de cupims (termites) et de leurs galeries en terre. Une journee de plus et nous aurions été momifiées...

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L'autre attaque fut beaucoup plus feroce... Certes on nous a prevenu des nombreux dangers au Bresil : "attention au vols", " telle ville est dangereuse", " Il y a des onças", " les routiers sont fous" ... Mais jusqu'à present rien ne s'est produit. C'est finalement un soir en se couchant que nous avons eu la pire attaque. Nous entendons des " crick crack crick crack". On s'apercoit qu'un cote de la tente et les sacoches qui sont en dessous sont recouvertes de fourmis qui littéralememt "grignotent" nos affaires et la tente. Ces fourmis ont d'enormes mandibules! Elles ont sectionnees un lien de la tente. On a beau mettre de l'anti moustique elles s'agrippent et decoupent... On se dit qu'on pourrait juste deplacer la tente, qu'on est sur leur fourmiliere. Mais il fait nuit on a prepare toutes nos affaires pour dormir et il commence a bien pleuvoir.. Une fois la tente deplacee, la plupart des fourmis sont parties... Sauf celles qui sont dans la tente, elles sont surement rentrées en meme temps que nous? Et là stupeur et tremblement, il y a un trou dans la toile, puis un deuxieme en train d'etre decoupe.. Trop c'est trop on embarque tout, toujours sous la pluie on va s'installer hors de la foret et de ses monstres... Au final on a repare la tente avec une rustine vu que Jerome en ce moment n'en a plus besoin (plus de 1000 km sans crevaison!!! mis à part un voilage de roue arrière....) et on a remarqué 8 trous au final dans le tapis de sol elles ont meme commencé à grignoter la moustiquaire.. Notre maison.. On est pas pressé de bivouaquer de nouveau en foret...

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Mais rassurez-vous il nous en faut plus pour nous decourager! Et les paysages du Goias sont sublimes avec certaines montagnes rouges et ses grands plateaux. En plus la saison des pluie commence, presque tous les soirs nous avons droit a des orages, ce qui rafraichit et mouille un peu... Bref on se confronte aux éléments...

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Tous les jours nous voyons de superbes oiseaux, des toucans, des emeus et des aras... Quelle beauté! Eux nous attaquent pas!

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Enfin nous sommes superbement recus par les gens. A Itaberaí nous sommes logés par Camila qui nous a fait decouvrir un plat typique : la panelinha (sorte de paella). Nous avons fait quelques camping à la ferme (entre les poules, le coq, les cochons, les vaches et les chevaux. On etait presque en Vendee), là la famille nous a ramassé des mangues et on a eu le droit au petit dej le matin...

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Belles rencontres qui nous encourage à aller demander l'hospitalité, meme si finalement nous avons essuye quelques refus (parce que nous sommes sales? parce que nous sommes des mecs? parce qu'il y a moins de gens dans la region?). Dans le Mato Grosso do Sul deux familles nous ont accueilli, notamment lors d'un terrible orage où la foudre est tombée 2 fois dans le champ d'à côté.

 

A Goias Velho, classée à l'unesco, nous sommes logés dans la superbe maison de Vincent et Monica. On prend le temps de visiter, de se ressourcer et de prendre part aux traditions. Notamment un voisin qui offre un repas gargantuesque pour tous ceux qui veulent rentrer dans sa maison et la cour. Autant vous dire que c'etait delicieux et que nous n'etions pas les seuls... Le tout accompagne de danses et de chants religieux.      

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Ce long parcours jusqu'au Pantanal a reservé de nombreuses autres surprises. Nous sommes loin du Brésil des cartes postales. On a traversé des champs gigantesques de coton, de cannes a sucres. Parfois lorsqu'on s'arrete dans un bar tout le monde nous parle lorsque par exemple les joueurs de foot sont là puisque le balon est crevé... Au pays du football c'est drôle non? On nous offre à manger, à boire... Certains nous certifient nois avoir vu à la TV. Y'a même deux femmes qui, avec presque les restes d'une jupe, nous auraient bien offert leur services.. Mais là on était un peu naïf quand le bar fait dortoir et s'apelle le relais des routiers... forcement...

 

Bref une etape pleine de contradictions, on quittait Brasilia en metro pour eviter l'affluence sur l'autoroute, on est passe sur des routes trouees comme si elles avaient ete bombardees, et enfin on termine sur une autoroute toute neuve sans voiture et sans camion.

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Enfin, pour les fans de velos et de stats :

- poids des velos avec les bagages et les bouteilles d'eau : environ 30 kg

- vitesse moyenne sur terrain plat : 22/23 km/h

- vitesse moyenne sur terrain vallone : 18 km/h

- vitesse moyenne sur 'montagnes russes' (quand ca monte et ca descend severement...) : 15 km/h

- vitesse moyenne sur piste de terre vallonee : 13 km/h - vitesse max : 69,5 km/h

- vitesse min : 2 km/h (en poussant le velo sur une piste de terre et dans les rues pentues de Ouro Preto...)

 

Pour la suite, nous prévoyons de visiter le Pantanal pendant quelques jours (mais nous ne savons pas encore a partir d'ou et comment) et ensuite nous descendrons tranquillement vers le Paraguay. Seule contrainte actuellement, nous devons sortir du Bresil avant le 12 decembre, visa oblige...

 

PS : notre outillage informatique ne nous permet pas d'etre precis au niveau des accents, veuillez donc nous excusez pour les horreurs orthographiques...

L album complet est disponible au lien suivant :

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 18:18

Nous y voilà dans cette capitale tant attendue! L'euphorie de l'arrivée a malheureusement laissé place à un tout autre sentiment. La raison? Voilà un début de réponse en vidéo :

En effet, cette ville a été construite ex nihilo à la fin des annés 50, à l'époque où la  voiture était déjà reine... Le plan de la ville ressemble à un avion dont le fuselage et  les ailes sont traversés de grandes autoroutes pensées par l'urbaniste Lucio Costa : le tout fait penser à un immense plat de spaghetti, sur lequel les vélos (et les piétons) ne sont pas les bienvenus.

Retour sur le 'macking off' de cette photo:
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Lors de notre arrivée à Brasilia, nous avons été happés par ces autoroutes sans trouver de moyen simple d'arriver sur la Place des Trois Pouvoirs, 'cockpit' de Brasilia. Après avoir traversé une autoroute, nous nous sommes retrouvés derrière les ministères, alors que nous souhaitions aller devant... Comme il n'y avait pas de routes, nous avons dû traverser un parking entre 2 ministères, et nous avons enfin pu rejoindre (par les  trottoirs...) le congrès où nous avons pris cette photo!


Malheureusement, le calvaire n'était pas encore terminé... Nous avons dû ensuite rejoindre la maison de notre hôte, à Aguas Claras, à environ 15km du centre de Brasilia. Nous avions étudié la route pour y aller, il n'y avait pas trop le choix, une seule route allant vers cette ville. A mesure que nous sortions de la ville, la rue s'est transformée en boulevard, puis en autoroute, sans bande d'arrêt d'urgence, et dont la voie de droite est réservée aux bus. Pour compliquer le tout, c'était l'heure de la débauche, avec un fort trafic... Nous ne sommes pas vraiment froussards, nous avons déjà pris des 4 voies et des autoroutes, des pistes pleines de camions, mais au bout de quelques kilomètres sur cette autoroute, nous avons eu peur. Finalement, nous avons rebroussé chemin pour traverser l'autoroute sur une passerelle, et nous retrouver à Guara. C'est la ville limitrophe d'Aguas Claras, mais elles sont reliées uniquement par l'autoroute. Après un petit moment de déprime, nous faisons une pause dans un bar qui a le wifi : Google map nous indique une route qui traverse la rivière séparant, mais nous la trouvons pas.. Finalement nous reprenons une portion d'autoroute , sur le bas côté ( à contre sens) afin d'atteindre enfin notre destination. Mission accomplie! Mais avec quelles difficultés et en se demandant comment nous ferons pour aller visiter Brasilia...
Alysson, notre hôte, nous apprend qu'un métro passe à 1 km de chez lui, va directement dans le centre de Brasilia et que les vélos sont autorisés gratuitement! Arg! Si on l'avait su avant... En tout cas, nous nous endormons le soir, serein pour la suite du séjour!

Même si la ville n'est pas faite poir les cyclistes, le velo reste un bon moyen pour la decouvrir, puisqu'elle n'est pas a taille humaine. Nous commencons par les monuments qui sont sur l'Eixe Monumental:


rps20121029 140354 Memorial au president Juselino Kubitchek. Rappelez vous nous avions visité sa maison natale a Diamantina. C'est lui qui a la suite de son election impulsa la construction de la nouvelle capitale, au grand dam des Fonctionnaires et des Ambassades qui durent quitter Rio et ses plages...

Mais la ville revele de majestueuses compositions architecturales, principalement d'Oscar Niemeyer architecte aujourd'hui centenaire....

 

rps20121029 135855La cathedrale

 

rps20121029 140706     Le magnifique Palais Alvorada, pendant la visite nous n'avons pas vu Dilma patauger dans la piscine...

 

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La Place des 3 pouvoirs, on a visité le congrès, assisté à 2 discours de députés alors que la chambre était vide. On a même testé la cafet' du parlement pour manger le midi.

 

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Autre choc visuel, un mariage exceptionel entre le béton et le verre, le sanctuaire Dom Bosco.

Voilà c'était un petit aperçu des principaux monuments. Nous avons aussi fait le plein d'expos, de bons restos et de belles rencontres notamment lors d'une soiree Couch Surfing.

Parmi les anecdotes, mous nous sommes fait virer d'un centre commercial parce qu'on avait nos velos (Pour y rentrer on avait escaladé un mur en portant les vélos). Tetef s'est fait refouler de l'Ambassade de France parce qu'il n'avait pas pris Rdv par telephone... Sympa la patrie. Enfin le dernier jour nous voulions profiter du Parc National, mais traverser une autoroute à 6 voies avec un flot continu de voitures autant dire que nous avons renoncé alors que nous étions juste en face...

Heureusement, voir la ville de nuit avec toutes ses bagnoles dans les bouchons quel beau moment:

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Bref vous l'aurez compris notre sejour etait contrasté, avec de tres beaux moments et nos premiers moments ou nous nous sommes sentis etranger, rejetés et exclus. Mais sans le vouloir nous nous sommes retrouvés dans une manif de cyclistes reclamant "plus de velos et de pistes cyclables et moins de voitures!" Voila notre mince contribution pour faire évoluer cette ville...

 

Pour la suite du periple, nous partons maintenant en direction du Pantanal, a plus de 1000 km d´ici! Sur le trajet, nous avons prevu de nous arreter a Pirenopolis et Goias Velho. Ensuite, nous aviserons selon les points d´interet, le denivele, la chaleur...

 

PS: Tetef a enfin trouvé un nom pour son velo... Ça sera Diabolo en souvenir de ces 5 jours dans une ville ou nous n'etions pas tout a fait en roues libres...

L album complet est disponible au lien suivant :

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 23:37

Les 2 jours de repos à Diamantina ont été bénéfiques : nous avons pu profiter de nos hôtes Carlos, Ana et Antonio. Ca a été l'occasion de discuter de nos vies respectives et de partager un peu du quotidien des Brésiliens. On a eu en particulier le droit à une ribambelle de plats typiques du Minas Gerais, et une soirée mémorable à boire de la bière, de la cachaca avec un guitariste chantant de la musique brésilienne!

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Pour couronner le tout, Ana et Antonio nous ont emmené voir une cascade pas très loin de Diamantina et on a atteri à Biribiri où le bar proposait moultes cachaca différentes!

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Après avoir été chouchoutés pendant ces 2 jours, il a bien fallu partir... En effet, nous avions choisi notre chemin (Curvelo, Pirapora, Brasilandia, Unai et Brasilia) et nous savions en particulier que nous devrions emprunter une piste en terre sur plus de 100 km... D'autre part, sur ce trajet, il n'y avait pas de sites 'touristisques', nous avions prevu de rouler sans faire de vraies pauses.

Nous avons donc quitté Diamantina, à 1300 m d'altitude, et nous avons descendu tranquillement vers Curvelo. Nous avons de nouveau retrouvé les grosses chaleurs, nous essayons dans ces cas-là de faire une pause plus longue le midi. On a par exemple visité la basilique Sao Geraldo, à Curvelo. 

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Et le temps que l'on revienne de notre balade, le Padre, étant lui-meme cycliste et ne pouvant pas venir car ayant un office, avait missionné une de ses fidèles pour nous prendre en photo! On doit donc peut-etre se retrouver sur le site internet du Padre : www.peandersontrevenzolicssr.blogspot.com

Comme il fait chaud, on s'arrête régulièrement demander de l'eau, en particulier dans les bars, où on peut en plus profiter d'une bonne bière fraîche, ou faire le plein pour le repas du soir (cf. l'article culinaire précédent...)! Le seul problème, c'est que les bouteilles de verre sont consignées, on ne peut donc pas les emmener... Mais une  barmaid a trouvé la solution [oui oui c est bien de la biere qui se cache sur cette photo] :

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Heureusement, la chaleur se transforme en fin d'après-midi en orage impressionant :

Et comme le beau temps revient, on a même eu le droit à un arc en ciel magnifique :

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Sur le chemin, nous sommes tout de même passé à Corinto, ville situé au centre du Minas Gerais, région que nous traversons depuis presque 1 mois .

Après ces quelques jours de vélo sans pause, nous sommes arrivés dans la grande ville de Pirapora. Une fois n'est pas coutume, nous avons pris une chambre d'hotel pour nous reposer, mais surtout pour nous préparer pour les 100km de piste en terre... Nous pensions bien dormir, entre 4 murs et avec de vrais matelas. Finalement la nuit a été  courte à cause tout d'abord de la chaleur, et ensuite des moustiques voraces qui passaient à travers la moustiquaire trouée de la fenêtre!

Heureusement, nous avions tout de même le wifi, nous avons donc pu préparer les kilomètres à venir et repérer les éventuelles maisons/villages où nous pourrions faire le plein d'eau sur la piste...

Pour profiter pleinement de la ville, on s'est fait un très bon churascaria et Tetef a fini  dans une cabine poisson..

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Enfin arrive notre épreuve : la piste en terre! 

Tout avait bien commencé : en quittant Pirapora, la route était belle, roulante, après une belle côte nous sommes arrivés sur un plateau avant de bifurquer vers la piste :

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Avant de nous y engager, nous entrons dans une propriété que nous avions repéré avant (merci Google Map...). Nous trouvons des mécanos au fond. Après avoir expliqué  notre voyage, le patron nous accompagne pour nous donner de l'eau. Finalement il nous invite aussi pour le café et nous explique qu'ils travaillent pour la reforestation après l'utilisation des terres par les mines (Minas Gerais...) et que les mécanos réparent les camions servant à lutter contre les incendies!

Après cette longue pause, nous démarrons vraiment la piste : elle s'avère en plutôt bon état et en légère descente! Nous terminons donc la journée de bonne humeur et cela continue puisque nous pouvons faire notre premier feu de camp du voyage:

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Le lendemain, nous continuons la descente sur la piste et nous arrivons au bord de la rio do sono, petite rivière qui nous réserve une belle surprise:

Nos réserves en eau diminuant, nous refaisons le plein à la rivière en espérant tout de même trouver de l'eau potable plus loin. C'est effectivement le cas lorsque nous arrivons à  un  bar au milieu de nulle part, où nous rencontrons des chercheurs de diamants (!!). Vu le nombre de bouteilles sur leur table, ils n'avaient pas l'air de chercher grand chose (ou alors ils avaient déjà trouvé...).

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Après cette pause nous continuons sur une piste qui s'est transformée tantôt en pierrier, tantôt en bac à sable, voire les 2 en même temps (sisi, c'est possible...). Après une après-midi difficile, nous bivouaquons au bord d'une forêt, où nous apercevons tout d'abord des petits singes dans les arbes et ensuite, pour la première fois, 2 magnifiques perroquets!

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Pour la dernière matinée de piste, nous n'avons plus beaucoup d'eau. Nous économisons au maximum, nous partons tôt afin de profiter de la fraîcheur. La piste s'améliore un peu mais nous sommes dans une zone désertique en termes de population, les terres étant occupées par des immenses plantations d'eucalyptus!  Nous apercevons même la fin d'un abattage complet d'arbres, au bulldozer...

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A ce moment-là, nous commençons à être inquiet pour l'eau. Il ne nous en reste plus  beaucoup, et la chaleur commence à arriver. Finalement, au croisement avec une autre piste, nous trouvons une petite église ouverte, un ouvrier travaillant à l'intérieur. Il nous propose de remplir nos bouteilles au robinet et nous offre en plus de l'eau gelée qu'il avait ramené pour lui!

Nous arrivons finalement au bout de la piste, content de retrouver l'asphalte! [Ci joint commentaire a chaud de Bibou]

Ces 48h de pistes auront été très éprouvant physiquement. Nous arrivons en fin de matinée à Brasilandia, nous nous trouvons un hotel et dès la fin du repas nous faisons une sieste de 2 heures! En fin d'après-midi, nous nous balladons un peu, et nous recroisons de nouveau l'ouvrier de l'église (qui nous a offert de l'eau le matin même) avec sa famille!

La suite du trajet s'avère facile : peu de dénivelé, peu de circulation et une route refaite depuis moins de 2 ans, très roulante... Autant dire un bonheur après les 100 kilomètres de piste! Nous longeons d'immenses champs circulaires, dus à l'irrigation en arc de cercle. D'ailleurs, on peut les voir avec Google Map sur la route après Brasilandia.

Après avoir chercher en vain un endroit pour bivouaquer, nous entrons finalement dans une fazenda. Nous expliquons au propriétaire, Mario, que nous cherchons seulement un endroit pour dormir, et que nous avons tout le reste (eau, nourriture...). Il accepte qu'on s'installe dans son champ. Après avoir installé la tente et mangé, le proprio revient et nous dit qu'il nous invite avec sa femme, Roselina, pour manger...  Finalement ils nous offrent une bière, et nous passons une partie de la soirée avec eux à discuter. Ils s'assurent que nous avons bien tout et nous offre des biscuits pour le lendemain matin. Roselina en particulier veut que nous gardions une bonne image de l'accueil dans le Minas Gerais... C'est réussi! La nuit est pourtant mouvementée : nous nous réveillons au milieu de la nuit, avec tout d'abord de fortes respirations près de la tente, avec des bruits de pas, puis une sorte de bruit de fontaine... C'est le troupeau entier de vaches qui nous encercle! Tetef prend quelques photos avec flash pour les effrayer :

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Ca ne marche pas... Finalement, alors que Tetef etait sorti lui aussi pour faire des bruits de fontaine, une des vaches commence à courrir, et c'est le troupeau entier qui suit,  faisant trembler  la tente et Bibou qui était dedans...

Ensuite, nous nous dirigeons vers Unai, ville sans grand intérêt, sauf celui de nous ravitailler (primordial!). Nous demandons de nouveau l'hospitalité pour la nuit. Arnold et Mariajose nous permettent de nous installer au fond de leur champ, près de la rivière. Alors que l'orage arrive et qu'il pleut de plus en plus, Arnold vient nous voir pour nous proposer de nous installer sous l'abri de la voiture. Finalement, comme tout est déjà installé et que nous sommes confiant dans notre matériel, nous préférons rester à notre endroit. Et nous avions raison : malgré la forte pluie et le vent, nous sommes rester au sec sous la tente!

Enfin arrive la dernière ligne droite vers Brasilia. Nous quittons Unai, et entamons l'ascension vers le plateau à plus de 1000m d'altitude. La route monte tranquillement, et surtout le temps est couvert, ce qui limite la chaleur. Arrivé en haut, nous apercevons un restau. Nous décidons de refaire le plein d'eau. Mais nous sommes dimanche et il est fermé. Nous croisons les propriétaires qui finalement nous rouvrent les portes pour nous donner de l'eau...

L'arrivée sur le plateau nous fait changer complètement de paysage. Ici, tout est cultivé à perte de vue, une sorte de Beauce proche de la capitale du Brésil. Nous retrouvons les champs circulaires, cette fois plus nombreux qu'à Brasilandia.

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Après une nuit en bivouac sur une propriété abandonnée, nous partons vers la capitale. Après une dernière ascension, nous terminons le trajet sur une piste cyclable jusqu'aux portes de Brasilia. Nous commençons à être euphoriques, à la fois heureux et fiers d'avoir parcourus près de 2000 km depuis Rio de Janeiro pour arriver ici. Dans la dernière descente, nous apercevons le pont JK qui traverse le lac de Brasilia, grandiose et magnifique :

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Les derniers km se font cette fois sans piste cyclable, sur de grands boulevards et des autoroutes, pas forcément agréables (mauvais présage qui se révélera un enfer.... nous vous en parlerons la prochaine fois...), mais nous parvenons enfin devant un des batiments emblématiques de Brasilia, le Congrès National, symbole de notre arrivée :

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Nous pensons rester 5 jours pour visiter Brasilia, et nous allons être logés chez l'habitant. Ce sera l'occasion de découvrir la capitale du Brésil, la vie quotidienne avec nos hôtes, mais aussi 5 jours d'intenses visites, de repos, de ravitaillement, d'achats divers pour les vélos et sûrement de préparation de la route à venir pour la suite!

 

PS : au fait, Bibou a crevé seulement 2 fois sur ces 850 km (dont la 1ère crevaison sur la roue avant!), et tordu sa roue avant de vélo... Tétéf toujours rien...

L album complet est disponible au lien suivant :

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Au 04/09/2014 Au 04/09/2014
30 431km Cayenne

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