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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 11:25

Dans cet épisode, vous allez découvrir nos péripéties, nombreuses et variées sur ce trajet. Il nous a fallu vaincre les éléments, grosses chaleurs, orages et pluies; combattre des plantes, des insectes qui voulaient momifier nos objets et les terribles fourmies mangeuses d'hommes; enfin survivre aux beaufs alcoolisés du samedi soir... Pourtant au bout de 3000 km on devrait le savoir, et tout ça nous rappelle qu'il faut rester vigilant.

 

Nous étions ravis de quitter Brasilia, nous sommes sortis de la ville en métro pour éviter une derniere fois ces autoroutes trop dangereuses.

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Apres avoir quitté la capitale on retrouve des paysages qui nous sont maintenant familiers, entre les champs, les petites forêts et surtout les collines qu'ils faut continuellement grimper pour aussitôt les redescendre... Voilà en gros l'ambiance dans l'état du Goias. A cela s'ajoute de superbes paysages avec de belles cascades.

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Rouler sans contrainte nous donne satisfaction, on trouve même notre 1er camping ...

 

Aprés la longue etape en partant de Brasilia, on apercoit un lac et meme un camping. ça sera notre premier vrai camping au Bresil, en plus c'est pas cher et on peut se baigner... Mais nous sommes samedi soir et forcement les gens sortent, font des barbecues au bord du lac, du jet ski, boivent de la biere comme nous (enfin eux ils ont une enorme glaciere) et surtout avec leur voiture ils ont une discotheque ambulante avec eux... On avait deja remarqué ces voitures où à la place du coffre il y a les enceintes... Bref ces bagnoles crachent toutes le meme son, mélange de musiques ayant toujours le même rythme. Avant de nous coucher on repère des petits gîtes derrière lesquels on espère s'isoler du son. De toute facon c'est marqué en gros à l'entrée du camping qu'il faut éteindre a 22h. Et en effet à l'heure dite, plus de bruit... Sauf une voiture qui vient se placer juste à côté d'un gîte et de notre tente... Les basses sont insuportables et nous empêche de dormir. Tetef va demander gentiment de baisser le son. Au lieu de ça l'un des mecs se met a pisser derrire le gite ( c'est la biere) et va demander aux jeunes qui sont a cote de mettre egalement leur musique... Bref si avec ça nous ne comprenons pas que nous n'avons pas notre place ici... On embarque nos velos, la tente et on part s'installer derriere l'accueil pour finir la nuit... Non sans une certaine vengance... Bibou a fait semblant d'uriner sur leur voiture... Autant vous dire qu'on touchait a ce qu'ils ont de plus precieux... Mais de voir leurs tetes stupefaites c'etait super!

 

Apres ce debut de nuit fort agité, on s'est tout de meme repose, nous avons pris le temps de visiter Pirenopolis, en plein festival, avec pleins de jeunes. On s'est egalement fait 2 copines d'un certain age..

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La ville comptait de nombreux campings, mais, échaudés par le camping précédent, nous avons prefere notre bon vieux bivouac, avec en plus une riviere pour nous et un superbe feu de camp. Mais parfois le bivouac reserve des surprises...

 

Nous avons subi plusieurs attaques. Tout d'abord un matin en foret en se levant on a constate que nos affaires a l'exterieur etaient recouvertes de cupims (termites) et de leurs galeries en terre. Une journee de plus et nous aurions été momifiées...

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L'autre attaque fut beaucoup plus feroce... Certes on nous a prevenu des nombreux dangers au Bresil : "attention au vols", " telle ville est dangereuse", " Il y a des onças", " les routiers sont fous" ... Mais jusqu'à present rien ne s'est produit. C'est finalement un soir en se couchant que nous avons eu la pire attaque. Nous entendons des " crick crack crick crack". On s'apercoit qu'un cote de la tente et les sacoches qui sont en dessous sont recouvertes de fourmis qui littéralememt "grignotent" nos affaires et la tente. Ces fourmis ont d'enormes mandibules! Elles ont sectionnees un lien de la tente. On a beau mettre de l'anti moustique elles s'agrippent et decoupent... On se dit qu'on pourrait juste deplacer la tente, qu'on est sur leur fourmiliere. Mais il fait nuit on a prepare toutes nos affaires pour dormir et il commence a bien pleuvoir.. Une fois la tente deplacee, la plupart des fourmis sont parties... Sauf celles qui sont dans la tente, elles sont surement rentrées en meme temps que nous? Et là stupeur et tremblement, il y a un trou dans la toile, puis un deuxieme en train d'etre decoupe.. Trop c'est trop on embarque tout, toujours sous la pluie on va s'installer hors de la foret et de ses monstres... Au final on a repare la tente avec une rustine vu que Jerome en ce moment n'en a plus besoin (plus de 1000 km sans crevaison!!! mis à part un voilage de roue arrière....) et on a remarqué 8 trous au final dans le tapis de sol elles ont meme commencé à grignoter la moustiquaire.. Notre maison.. On est pas pressé de bivouaquer de nouveau en foret...

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Mais rassurez-vous il nous en faut plus pour nous decourager! Et les paysages du Goias sont sublimes avec certaines montagnes rouges et ses grands plateaux. En plus la saison des pluie commence, presque tous les soirs nous avons droit a des orages, ce qui rafraichit et mouille un peu... Bref on se confronte aux éléments...

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Tous les jours nous voyons de superbes oiseaux, des toucans, des emeus et des aras... Quelle beauté! Eux nous attaquent pas!

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Enfin nous sommes superbement recus par les gens. A Itaberaí nous sommes logés par Camila qui nous a fait decouvrir un plat typique : la panelinha (sorte de paella). Nous avons fait quelques camping à la ferme (entre les poules, le coq, les cochons, les vaches et les chevaux. On etait presque en Vendee), là la famille nous a ramassé des mangues et on a eu le droit au petit dej le matin...

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Belles rencontres qui nous encourage à aller demander l'hospitalité, meme si finalement nous avons essuye quelques refus (parce que nous sommes sales? parce que nous sommes des mecs? parce qu'il y a moins de gens dans la region?). Dans le Mato Grosso do Sul deux familles nous ont accueilli, notamment lors d'un terrible orage où la foudre est tombée 2 fois dans le champ d'à côté.

 

A Goias Velho, classée à l'unesco, nous sommes logés dans la superbe maison de Vincent et Monica. On prend le temps de visiter, de se ressourcer et de prendre part aux traditions. Notamment un voisin qui offre un repas gargantuesque pour tous ceux qui veulent rentrer dans sa maison et la cour. Autant vous dire que c'etait delicieux et que nous n'etions pas les seuls... Le tout accompagne de danses et de chants religieux.      

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Ce long parcours jusqu'au Pantanal a reservé de nombreuses autres surprises. Nous sommes loin du Brésil des cartes postales. On a traversé des champs gigantesques de coton, de cannes a sucres. Parfois lorsqu'on s'arrete dans un bar tout le monde nous parle lorsque par exemple les joueurs de foot sont là puisque le balon est crevé... Au pays du football c'est drôle non? On nous offre à manger, à boire... Certains nous certifient nois avoir vu à la TV. Y'a même deux femmes qui, avec presque les restes d'une jupe, nous auraient bien offert leur services.. Mais là on était un peu naïf quand le bar fait dortoir et s'apelle le relais des routiers... forcement...

 

Bref une etape pleine de contradictions, on quittait Brasilia en metro pour eviter l'affluence sur l'autoroute, on est passe sur des routes trouees comme si elles avaient ete bombardees, et enfin on termine sur une autoroute toute neuve sans voiture et sans camion.

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Enfin, pour les fans de velos et de stats :

- poids des velos avec les bagages et les bouteilles d'eau : environ 30 kg

- vitesse moyenne sur terrain plat : 22/23 km/h

- vitesse moyenne sur terrain vallone : 18 km/h

- vitesse moyenne sur 'montagnes russes' (quand ca monte et ca descend severement...) : 15 km/h

- vitesse moyenne sur piste de terre vallonee : 13 km/h - vitesse max : 69,5 km/h

- vitesse min : 2 km/h (en poussant le velo sur une piste de terre et dans les rues pentues de Ouro Preto...)

 

Pour la suite, nous prévoyons de visiter le Pantanal pendant quelques jours (mais nous ne savons pas encore a partir d'ou et comment) et ensuite nous descendrons tranquillement vers le Paraguay. Seule contrainte actuellement, nous devons sortir du Bresil avant le 12 decembre, visa oblige...

 

PS : notre outillage informatique ne nous permet pas d'etre precis au niveau des accents, veuillez donc nous excusez pour les horreurs orthographiques...

L album complet est disponible au lien suivant :

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Published by Roues Libres - dans Récit de voyage Brasil
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commentaires

Stephoroo 14/11/2012 14:07


Oh les mecs !
trop bon, vous avez rencontré la mère de Mick Jagger. C'est pas donné à tout le monde ça -et ceux a qui on l'a donné l'on vite rendu.
Bibou, bien vu la technique, tu te mets près de la roue et tu sors le crik. Je pense que le string à le meme effet que l'intérieur du slip que les chaussures trop petites ont sur les pieds des
petites chinoises, du coup t'as du les calmer.


Vous avez eu de la chance, parce que c'est la saisons des pluies, imaginez en été avec la cigalle qui chante et la fourmi qui fait des trous. Manque plus qu'un corbeau avec un camembert qu ipue
et c'est la bérésina.
C'est fou, chaque fois que je vois des fourmis en masse je pense à cette episode de Mc Guiver, comme quoi on a tous été touchée.
En parlant de nuque longue, j'ai fais un Time's up custom ici et une nana a essayé de faire deviner un mec, un écossais. ça a duré une minute avec juste "c'est un mec, un ecossais"  ->
c'était Mc Guiver !


Génial la photos des émeux. C'est impressionant ! j'en ai vu en liberté et en australie on dit "Well, if you see a f****g emu, hit him, dont try to avoid it". Je suis pas sur que ça marche en
vélo par contre. Je sais toujours pas si on peut manger les oeufs de ces bestioles. Ca doit etre très émouvant comme moment.


Merci pour les stats, c'est du très bon.
Vous avez les températures aussi ?
Vous buvez quelle quantité de flote par jour ?
Vous avez eu quoi comme avaries à par les pneu ? (c'est quoi cette histoire de roue voilée) 


Comme ça on peut savoir si vous etes dans un climat tropical, continental, désertique, méditéranéen (pour faire croire à Noliv ;).


Continuez de pédaler, évitez les trous sur la routes et dans les pneus et surtout arreter de prendre des mamies en photos ! 


Bises à vos dos,
Stephoroo 

Florence 13/11/2012 09:35


Et bien encore un grand merci pour ce fabuleux récit . Le début de ma journée commence bien avec l'impression d'avoir voyagé en vous lisant!! Bon courage et bonne route à vous deux


Bises


Flo

K-ro 12/11/2012 20:11


Cette histoire de fourmis me rapelle un épisode de Mac Guyver avec des fourmis mangeuses d'hommes. J'en ai fait des cauchemars... Sachez qu'une rivière ne les arrêtent pas, elles peuvent faire
des petits bateaux avec des feuilles !!!!!! Pour votre survie, je vous donne le tuyau de Mac Guyver : il faut les bruler, c'est la seule solution !

Anaïs 12/11/2012 20:01


Super ces nouvelles, même si les fourmis, j'en frémis d'avance... Donc c'est pas que dans Indiana Jones ces petites choses là ! Sinon, Goias Velho ressemble un peu à Trinidad à Cuba, c'est
rigolo, et je vous souhaite que ça ait été aussi joli.


La bise, et vivement le récit des 3000 prochains km

Pétronille 12/11/2012 19:49


Waooo c'est vraiment l'aventure et vous êtes de vrais aventuriers!!! C'est super de vous suivre comme ça, merci pour ces chouettes photos et pour ces récits palpitants!

SLK & FD 12/11/2012 18:56


Magnifique reportage comme toujours, on les attend avec impatience !


Nous sommes très contents de vous savoir heureux dans cette belle aventure.


Bises

AJ Family 12/11/2012 16:46


merci.. encore :)


superbes photos, supers récits.. digne des plus grands producteurs américains pour donner le suspens de la tente qui va finir en morceaux et vous avez.. dévorés par les p"tites betes ! Qui a dit
que les petites betes ne mangeaient pas les grosses? D'ailleurs n'est ce pas nos petits marmots qui mangent toute l'énergie de leurs parents ;-)


vivement les prochaines découvertes, et les prochaines lectures !

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Au 04/09/2014 Au 04/09/2014
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